{"id":3536,"date":"2010-01-06T16:13:49","date_gmt":"2010-01-06T15:13:49","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-01-06T16:13:49","modified_gmt":"2010-01-06T14:13:49","slug":"3536","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3536\/","title":{"rendered":"Bilan : Pluie de r\u00e9compenses sur les sc\u00e8nes"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e 2009 a permis au th\u00e9\u00e2tre camerounais de se remettre en exergue. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>D&eacute;but octobre, lors des 6e Jeux de la Francophonie organis&eacute;s &agrave; Beyrouth, l&rsquo;univers feutr&eacute; de Kareyce Fotso a s&eacute;duit le jury du concours &quot;chanson&quot;, qui lui a attribu&eacute; la m&eacute;daille d&rsquo;argent apr&egrave;s sa prestation sur la sc&egrave;ne du casino. Moment fort en &eacute;motion. Pendant l&rsquo;attente des r&eacute;sultats, anxieuse, elle est all&eacute;e s&rsquo;enfermer dans sa loge. &quot;Les gens venaient toquer &agrave; ma porte, mais je ne sortais pas. Lorsque le palmar&egrave;s a &eacute;t&eacute; connu, ma premi&egrave;re r&eacute;action a &eacute;t&eacute; d&rsquo;&eacute;clater en sanglots. Et &agrave; l&rsquo;instant, j&rsquo;avais envie de me retrouver dans mon pays, de partager ma joie avec ma famille, mes amis, ceux qui ont cru en moi pour leur dire qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas mis&eacute; sur le mauvais cheval.&quot; Confiait alors sur Rfi la jeune artiste, malheureuse finaliste au concours de musique &laquo;D&eacute;couvertes Rfi&raquo;.<\/p>\n<p>Cette distinction de la jeune artiste a rappel&eacute; aux acteurs de la sc&egrave;ne musicale camerounaise la c&eacute;l&eacute;bration, en d&eacute;cembre 2008 de la 7&egrave;me &eacute;dition du Festival national des arts et de la culture (Fenac) ressuscit&eacute; par la ministre de la Culture, Ama Tutu Muna, &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;&eacute;dition de Maroua. Une &eacute;dition de cette f&ecirc;te culturelle nationale particuli&egrave;rement attendue qui a v&eacute;cu sans pour autant convaincre sur les capacit&eacute;s de l&rsquo;organisation. Si les populations de Maroua, pas habitu&eacute;es &agrave; accueillir autant de monde dans leur ville, ont montr&eacute; un enthousiasme ind&eacute;niable, c&rsquo;est avec un go&ucirc;t d&rsquo;inachev&eacute; que les diff&eacute;rentes d&eacute;l&eacute;gations avaient en effet quitt&eacute; Maroua le 24 d&eacute;cembre 2009. D&eacute;&ccedil;ues de ce que, contrairement &agrave; ce que laissaient pr&eacute;sager les pr&eacute;paratifs et l&rsquo;engouement de la ministre de la Culture, Ama Tutu Muna dans l&rsquo;organisation de cette 7&egrave;me &eacute;dition attendue depuis six ans, la f&ecirc;te a souffert de mille maux.<\/p>\n<p>Des souvenirs que ne garderont cependant pas les po&egrave;tes camerounais de cette ann&eacute;e 2009. En cette soir&eacute;e du mardi 10 novembre en effet, dans l&rsquo;un des salons de l&rsquo;h&ocirc;tel Hilton de Yaound&eacute;, c&rsquo;est une ambiance de f&ecirc;te qui bat son plein. La raison de ces r&eacute;jouissances, la c&eacute;r&eacute;monie de lancement des Instants po&eacute;tiques du Cameroun qui a fait courir les amoureux de la po&eacute;sie camerounaise. Organis&eacute;e par madame la ministre de la culture. Pour l&rsquo;occasion, de nombreux amoureux de la po&eacute;sie ont assist&eacute; &agrave; cette c&eacute;r&eacute;monie au cours de laquelle Jean Claude Awono, le pr&eacute;sident de la Ronde des po&egrave;tes a remerci&eacute; le gouvernement &agrave; travers la ministre de la Culture, instigatrice et caution &eacute;tatique de ces &quot;instants po&eacute;tiques du Cameroun&quot;.<\/p>\n<p>Il a souhait&eacute; que les po&egrave;tes camerounais soient plus connus et que cette instance soit le lieu de fructification des g&eacute;nies et de renouvellement de la pens&eacute;e et de la cr&eacute;ativit&eacute;. A cette occasion, des prix ont &eacute;t&eacute; distribu&eacute;s aux laur&eacute;ats 2007-2008. Ainsi, le prix de la po&eacute;sie Rondine 2007 a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; &agrave; Andr&eacute; Ngah, le Grand prix Patrice Kayo 2007 &agrave; Zebaze Joseph D&eacute;sir&eacute;, le Prix de po&eacute;sie de langue fran&ccedil;aise de l&rsquo;acad&eacute;mie internationale &quot;Il Convivio&quot; 2008 &agrave; Rose Ndjoumessi , le prix du centre d&rsquo;&eacute;tudes po&eacute;tiques de Madrid 2007 &agrave; Guy Merlin Nana, Tadoun, le Grand prix Bleuet International 2008 &agrave; Njoumoni Tamango, le Grand prix de po&eacute;sie L&eacute;opold S&eacute;dar Senghor 2008 &agrave; Fernando d&rsquo;Almeida.<\/p>\n<p><strong>Orientations<\/strong><br \/>Des r&eacute;compenses qui arrivaient apr&egrave;s celles remises &agrave; sept femmes de la sc&egrave;ne du th&eacute;&acirc;tre. C&rsquo;&eacute;tait &agrave; l&rsquo;occasion de la 17&egrave;me &eacute;dition des Rencontres internationales du th&eacute;&acirc;tre du Cameroun (Retic) plac&eacute;es sous le th&egrave;me &laquo;femmes artistes de th&eacute;&acirc;tre&raquo; et qui se sont tenues du 17 au 24 novembre 2009 &agrave; Yaound&eacute;. Les Camerounaises Were Were Liking, Rabiatou Njoya, Massan &agrave; Biroko et Anne Tanyi Tang ont &eacute;t&eacute; prim&eacute;es aux c&ocirc;t&eacute;s de leurs coll&egrave;gues &agrave; l&rsquo;exemple de la Tchadienne Maryam Mayoumbila, de la Gr&egrave;ce Lia Karavia et de la Fran&ccedil;aise Martine Quentric. Des hommes et femmes de th&eacute;&acirc;tre qui avaient mis &agrave; profit la semaine pour se voir, se parler, &eacute;changer. Pour le bien d&rsquo;un art qui commence &agrave; rena&icirc;tre au Cameroun apr&egrave;s une longue travers&eacute;e du d&eacute;sert. <\/p>\n<p>Et qui ne trouvera son salut qu&rsquo;avec l&rsquo;implication des pouvoirs publics que Were Were Liking a appel&eacute; de tous ses v&oelig;ux dans son allocution de circonstance.<br \/>De th&eacute;&acirc;tre, il a &eacute;galement &eacute;t&eacute; question le 14 d&eacute;cembre dernier, jour o&ugrave; Guy Marc Tony Mefe directeur artistique des sc&egrave;nes nationales du th&eacute;&acirc;tre camerounais pr&eacute;sentait les nouvelles orientations de son festival : &laquo;Nous souhaitons faire de cet &eacute;v&eacute;nement un moment de r&eacute;conciliation entre le public camerounais et l&rsquo;art th&eacute;&acirc;tral. Nous voulons &eacute;galement faire &eacute;merger de jeunes talents car ceux-ci n&rsquo;ont pas toujours la possibilit&eacute; de d&eacute;montrer tout leur savoir-faire &agrave; cause d&rsquo;une absence de plate-forme pouvant leur permettre de r&eacute;veiller leur g&eacute;nie&raquo;. <\/p>\n<p>On se souvient que c&rsquo;est en 2008 que l&rsquo;histoire est n&eacute;e. Les sc&egrave;nes nationales du th&eacute;&acirc;tre camerounais entament une mue qui transforme le projet en festival international de th&eacute;&acirc;tre. &laquo;Cette mutation qui a commenc&eacute; par la programmation aux troupes professionnelles locales puis &eacute;trang&egrave;res, avait pour but de susciter l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des programmateurs internationaux pour le festival et donner ainsi aux compagnies th&eacute;&acirc;trales locales l&rsquo;opportunit&eacute; de se produire devant des professionnels capables de leur offrir la possibilit&eacute; d&rsquo;acc&eacute;der au grand large&raquo;, raconte Guy Marc Tony Mefe. Mais en r&eacute;ponse &agrave; l&rsquo;appel pressent des professionnels et des artistes invit&eacute;s lors de la derni&egrave;re &eacute;dition des Sc&egrave;nes du th&eacute;&acirc;tre francophone, le festival est devenu un concours th&eacute;&acirc;tral interafricain ouvert aux troupes install&eacute;es en Afrique centrale. <\/p>\n<p>Malgr&eacute; tout, cette euphorie dans laquelle semble se terminer l&rsquo;ann&eacute;e n&rsquo;oblit&egrave;re gu&egrave;re le probl&egrave;me r&eacute;current dans le domaine des soci&eacute;t&eacute;s de gestion collectives du droit d&rsquo;auteur. Alors qu&rsquo;en septembre 2009, la Chambre administrative de la Cour supr&ecirc;me du Cameroun r&eacute;unie le 09 septembre 2009 aux fins d&rsquo;examiner les recours en cassation introduits par le Minist&egrave;re de la Culture contre les ordonnances du 17 d&eacute;cembre 2008 de la Cour supr&ecirc;me du Cameroun, ordonnant un sursis &agrave; ex&eacute;cution contre la d&eacute;cision de la Ministre de la Culture retirant l&rsquo;agr&eacute;ment &agrave; la Cmc et cr&eacute;ant la Socam, et celle du 05 mai 2009 d&eacute;clarant irrecevable le recours en r&eacute;vision introduit le 13 f&eacute;vrier 2009 par le Minist&egrave;re de la Culture contre l&rsquo;ordonnance du 17 d&eacute;cembre 2009, a &agrave; nouveau d&eacute;bout&eacute; le Mincult. Rien ne semble vouloir s&rsquo;am&eacute;liorer dans ce domaine, malgr&eacute; la tentative de m&eacute;diation de quelques artistes.<\/p>\n<p><strong>Rep&egrave;res<\/strong><br \/>janvier  2009: <br \/>Fermeture en cascade des salles de cin&eacute;ma au Cameroun. La derni&egrave;re salle de cin&eacute;ma du Cameroun, Cin&eacute;ma le Wouri bas&eacute;e au quartier Akwa &agrave; Douala ferme ses portes le 19 du m&ecirc;me mois. L&rsquo;ind&eacute;licatesse de la gestion de la salle est &agrave; l&rsquo;origine de la d&eacute;cision prise par le groupe Fotso, son propri&eacute;taire. Me Jacob Mbettang, avocat du groupe Fotso, propri&eacute;taire de la salle et ordonnateur de la fermeture, qui l&rsquo;explique. Il indique que, c&rsquo;est suite &agrave; un d&eacute;saccord entre le groupe Fotso et la soci&eacute;t&eacute; Cin&eacute; News distribution, g&eacute;rante de la salle. <\/p>\n<p>7 mars 2009: <br \/>La styliste peintre Mad&eacute; Jong a r&eacute;alis&eacute; la 6&egrave;me &eacute;dition du carnaval de Douala, &quot;Images de Reines&quot;. Pr&egrave;s de 3000 femmes sont particip&eacute; &agrave; cet &eacute;v&egrave;nement, tr&egrave;s couru depuis cinq ans. La manifestation avait aussi un nouvel ancrage et itin&eacute;raire : Fin goudron Axe lourd &agrave; Bepanda-Pont Bonabassem-&eacute;cole publique Deido-Deido plage-rond point Deido-rond point 4e-carrefour Soudanaise-&eacute;changeur Joss-place du gouvernement. <\/p>\n<p>Jeudi 12 mars 2009:  <br \/>12 ans apr&egrave;s son d&eacute;c&egrave;s, la succession d&rsquo;Eboa Lotin &agrave; travers &quot;Eboa Lotin, family and friends&quot; a mis dans les bacs un coffret collector labellis&eacute; Remember Eboa Lotin au Centre Culturel fran&agrave;ais Blaise cendrars de Douala. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une compilation du cru d&rsquo;Emmanuel Eboa Lotin, repr&eacute;sentant une partie de son immense r&eacute;pertoire, contenue dans un coffret riche de trois compact disk (Cd) ayant 12 titres chacun. <\/p>\n<p>9 avril 2009: <br \/>pr&eacute;sentation du premier album de Charlotte Dipanda aux Camerounais. Le spectacle a eu lieu au Centre culturel de Douala avec le public des grands jours qui a fait le plein d&rsquo;oeuf de la salle de spectacle. Elle &eacute;tait parti du Cameroun il y&rsquo;a 8 ans et la petite fille de 23 ans revenait au pays avec dans ces bagages un album de 12 titres : Mispa.<\/p>\n<p>13 juin 2009: <br \/>la Soci&eacute;t&eacute; camerounaise de l&rsquo;art musical (Socam) f&ecirc;te son premier anniversaire au lendemain de la d&eacute;mission de son directeur g&eacute;n&eacute;ral, Richard Mbapp&egrave; Koum. La c&eacute;l&eacute;bration de ce premier anniversaire a &eacute;t&eacute; l&rsquo;occasion pour la Pca, Odile Ngaska pour installer de nouveaux responsables.<br \/>5 d&eacute;cembre 2009&ensp;: Ange Ebogo Em&eacute;rent c&eacute;l&egrave;bre ses 40 ans de musique sans appui institutionnel. <\/p>\n<p><em>Dorine Ekw&egrave;<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ann\u00e9e 2009 a permis au th\u00e9\u00e2tre camerounais de se remettre en exergue. &#8211; D&eacute;but octobre, lors des 6e Jeux de la Francophonie organis&eacute;s &agrave; Beyrouth, l&rsquo;univers feutr&eacute; de Kareyce Fotso a s&eacute;duit le jury du concours &quot;chanson&quot;, qui lui a attribu&eacute; la m&eacute;daille d&rsquo;argent apr&egrave;s sa prestation sur la sc&egrave;ne du casino. 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