{"id":3539,"date":"2010-01-06T16:18:41","date_gmt":"2010-01-06T15:18:41","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-01-06T16:18:41","modified_gmt":"2010-01-06T14:18:41","slug":"3539","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3539\/","title":{"rendered":"Hamad Kalkaba Malboum : L\u2019athl\u00e9tisme au Cameroun n\u2019est pas un sport banal"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Pour un colonel \u00e0 la retraite, il a gard\u00e9 le physique et l\u2019allure d\u2019un capitaine d\u2019active. Le sourire qui accompagne chacune de ses phrases indique qu\u2019il a tourn\u00e9 la page de l\u2019arm\u00e9e, apr\u00e8s de bons et loyaux services.  &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/kalkaba.gif\" alt=\"\" \/> <em>Pour un colonel &agrave; la retraite, il a gard&eacute; le physique et l&rsquo;allure d&rsquo;un capitaine d&rsquo;active. Le sourire qui accompagne chacune de ses phrases indique qu&rsquo;il a tourn&eacute; la page de l&rsquo;arm&eacute;e, apr&egrave;s de bons et loyaux services. Mais entre le Comit&eacute; national olympique et sportif du Cameroun qu&rsquo;il dirige, la Conf&eacute;d&eacute;ration africaine d&rsquo;athl&eacute;tisme qu&rsquo;il dirige et de nombreux autres projets auxquels il est r&eacute;guli&egrave;rement associ&eacute;, Hamad Kalkaba Malboum est rest&eacute; un homme hyper occup&eacute;, et qui passe les deux tiers de l&rsquo;ann&eacute;e hors du pays &agrave; sillonner le monde entier. S&rsquo;il n&rsquo;a jamais totalement quitt&eacute; l&rsquo;actualit&eacute; depuis de nombreuses ann&eacute;es, il a particuli&egrave;rement &eacute;t&eacute; propuls&eacute; sur les devants de la sc&egrave;ne il y a quelques jours avec l&rsquo;organisation, en sa qualit&eacute; de pr&eacute;sident du Cnosc, du Panth&eacute;on de la gloire du Sport camerounais. Il en tire les premi&egrave;res le&ccedil;ons en m&ecirc;me temps que, comme dirigeant de la Conf&eacute;d&eacute;ration africaine d&rsquo;athl&eacute;tisme, il fait le bilan de l&rsquo;ann&eacute;e 2009 qui s&rsquo;ach&egrave;ve. L&rsquo;ancien pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration camerounaise d&rsquo;athl&eacute;tisme (Fca) porte par ailleurs un regard sur cette discipline sur le plan national, tout en indiquant couler de jours heureux depuis sa retraite de l&rsquo;arm&eacute;e camerounaise, qu&rsquo;il a quitt&eacute; au grade de colonel. <\/em><\/p>\n<p><strong>Quel bilan faites-vous du Panth&eacute;on de la gloire du Sport que vous avez organis&eacute; ? <\/strong><br \/>C&rsquo;est un bilan hautement positif. Les personnes concern&eacute;es se sont reconnues dans l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement. En effet, tous nos sportifs qui ont remport&eacute; des victoires et ont, &agrave; un moment donn&eacute;, &eacute;t&eacute; sous les feux de la rampe Elles avaient le sentiment d&rsquo;attendre cette reconnaissance, dans notre propre mouvement. f&eacute;licit&eacute;s par les autorit&eacute;s publiques. Ces derni&egrave;res leurs ont exprim&eacute; la reconnaissance de la nation. <br \/>Mais en tant que mouvement sportif, nous n&rsquo;avons rien pu faire pour ces sportifs-l&agrave;. Il faut savoir que le mouvement olympique donne l&rsquo;impulsion, organise les manifestations et contr&ocirc;le la gestion des &eacute;v&egrave;nements. Il y avait donc comme un manque de notre part de ne pas reconna&icirc;tre ceux, qui sont nos membres et qui participent aux comp&eacute;titions organis&eacute;es par notre mouvement. Et ce d&eacute;ficit m&eacute;ritait d&rsquo;&ecirc;tre combl&eacute;. Et je pense que tous ceux qui &eacute;taient l&agrave;, les vieux, les moins vieux, les jeunes, les personnes concern&eacute;es directement ont appr&eacute;ci&eacute; l&rsquo;initiative. C&rsquo;&eacute;tait &eacute;galement le cas du gouvernement. <\/p>\n<p><strong>Quel sens symbolique et politique vouliez-vous donner &agrave; cette initiative ? <\/strong><br \/>Nous avions voulu passer un message, celui de la lutte contre l&rsquo;oubli de ces personnes qui ont fait r&ecirc;ver &agrave; un moment donn&eacute; de leur carri&egrave;re les jeunes et m&ecirc;me toute la nation. Car, ces personnes, une fois retrait&eacute;es, sont oubli&eacute;es et vivent dans des conditions qu&rsquo;on ignore. Finalement, la reconnaissance d&rsquo;un jour ne continue plus. <br \/>Nous avons aussi voulu susciter en tous ceux qui peuvent aider le sportif &agrave; mieux s&rsquo;ins&eacute;rer apr&egrave;s sa p&eacute;riode de gloire &agrave; pouvoir le faire. &Ccedil;a peut &ecirc;tre les entreprises, l&rsquo;Etat ou nous-m&ecirc;me. Le message est pass&eacute; quand nous avons entendu la r&eacute;ponse du ministre des Sports et de l&rsquo;Education physique. Ceci est une nouvelle page pour la g&eacute;n&eacute;ration de sportifs &agrave; venir. Toutefois, nous devons mener la r&eacute;flexion pour que ceux qui ont gagn&eacute; de mani&egrave;re d&eacute;terminante et significative sur la sc&egrave;ne internationale soient suivis dans leur reconversion. <\/p>\n<p><strong>Quels en &eacute;taient les crit&egrave;res de s&eacute;lection ? <\/strong><br \/>Quand on prend la d&eacute;finition du mot panth&eacute;on, il y a en a trois. La premi&egrave;re c&rsquo;est que c&rsquo;est l&rsquo;ensemble des Dieux de la Gr&egrave;ce antique, des dieux bien vivants et non des dieux morts. En outre, c&rsquo;est l&rsquo;endroit o&ugrave; les divinit&eacute;s, donc ces dieux se retrouvaient pour d&eacute;cider des grandes causes. Et avec l&rsquo;&eacute;volution, c&rsquo;est devenu l&rsquo;endroit o&ugrave; les personnes les plus c&eacute;l&egrave;bres d&rsquo;un endroit, qui marqu&eacute; par leur contribution, reposent quand ils sont morts. Nous avons voulu donner un sens aux dieux vivants. Parce que la g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;aujourd&rsquo;hui peut les voir physiquement et leurs poser des questions. <\/p>\n<p><strong>L&rsquo;organisation de cette manifestation a suscit&eacute; de nombreux grincements de dents&hellip;<\/strong><br \/>En organisant le Panth&eacute;on, nous n&rsquo;&eacute;tions pas partis pour avoir 20\/20, en note. Ce n&rsquo;&eacute;tait d&rsquo;ailleurs pas notre ambition. Celui qui obtient un dipl&ocirc;me comme le baccalaur&eacute;at ou la licence, ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il a eu cette note. Le plus important est que nous ayons atteint notre cible, &agrave; savoir les personnes concern&eacute;es. <br \/>Nous les avons remis sur le podium. Les gens se sont souvenus d&rsquo;eux, ceux qui les ont vu &agrave; un moment donn&eacute;. Ceux qui ne les ont jamais vu, mais qui ont entendu parler d&rsquo;eux, ont eu la possibilit&eacute; de les voir. Ils ont r&eacute;apparu, ils ont occup&eacute; la sc&egrave;ne. En plus, les pouvoirs publics se sont engag&eacute;s &agrave; se souvenir d&rsquo;eux. Sur ce plan l&agrave;, je me dis que le panth&eacute;on a &eacute;t&eacute; positif. <\/p>\n<p><strong>Et la s&eacute;lection des personnalit&eacute;s ? <\/strong><br \/>Il y a trois d&eacute;finitions du mot Panth&eacute;on. Premi&egrave;rement, c&rsquo;est l&rsquo;ensemble des Dieux de la Gr&egrave;ce antique, des dieux bien vivants et non des dieux morts. Deuxi&egrave;mement, c&rsquo;est l&rsquo;endroit o&ugrave; les divinit&eacute;s, donc ces dieux se retrouvaient pour d&eacute;cider des grandes causes. Et troisi&egrave;mement, avec l&rsquo;&eacute;volution, c&rsquo;est devenu l&rsquo;endroit o&ugrave; les personnes les plus c&eacute;l&egrave;bres, qui ont marqu&eacute; par leur contribution, reposent quand ils sont morts. Nous avons voulu donner un sens aux dieux vivants. Parce que la g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;aujourd&rsquo;hui puisse les voir et leurs des questions, s&rsquo;inspirer de leurs exemples. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs cet aspect qui nous a le plus pr&eacute;occup&eacute;. <\/p>\n<p><strong>Est-ce pour cette raison qu&rsquo;on a constat&eacute; l&rsquo;absence des nomin&eacute;s comme Marc Vivien Foe mort dans un stade en juin 2005 ou encore Abed Nego Messang ?<\/strong><br \/>Effectivement. D&rsquo;autant plus que les d&eacute;funts ont eu les &eacute;loges au moment o&ugrave; nous organisions leurs obs&egrave;ques. Nous ne les avons pas totalement oubli&eacute; du syst&egrave;me. Nous les avons conserv&eacute; dans une rubrique &laquo;In Memoriam&raquo;, de telle sorte que quand nous aurons v&eacute;ritablement &eacute;difi&eacute; le Panth&eacute;on, les noms de ces personnes d&eacute;c&eacute;d&eacute;es soient en bonne place. <br \/>En fait, notre projection est d&rsquo;abord de constituer, d&rsquo;introduire, d&rsquo;introniser les personnes. Ensuite, cr&eacute;er un endroit qu&rsquo;on peut, de temps en temps, visiter afin de retrouver les physionomies de ces personnes d&eacute;c&eacute;d&eacute;es ou vivantes. Imaginez que nous ayons choisi 50 personnes d&eacute;j&agrave; d&eacute;c&eacute;d&eacute;es, quel sens aurait-on donn&eacute; &agrave; la soir&eacute;e ? On n&rsquo;aurait vu personne. <br \/>Ceux qui ont pos&eacute; des questions sur les morts doivent savoir que nous les avons consid&eacute;r&eacute; dans notre perception. Nous ne pouvons pas oublier Mbappe Lepp&eacute;, Marc Vivien Foe ou Abed Nego Messang dans les m&eacute;dias. Nous &eacute;tions conscients de tout cela, mais la finalit&eacute; &eacute;tait de faire une rencontre de diff&eacute;rentes g&eacute;n&eacute;rations pour que les plus jeunes puissent rencontrer les plus &acirc;g&eacute;s, et qu&rsquo;ils puissent avec ces personnes pour leur donner l&rsquo;exemple. Bien s&ucirc;r, que si on avait pris quelqu&rsquo;un qui nous a quitt&eacute;, il &eacute;tait difficile qu&rsquo;il serve comme p&eacute;dagogue pour les athl&egrave;tes &agrave; venir.<\/p>\n<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qui peut expliquer qu&rsquo;on ait 1500 nomin&eacute;s pour 50 r&eacute;compens&eacute;s ? <\/strong><br \/>C&rsquo;est un travail intense que nous avons fait pendant tr&egrave;s longtemps. Notre mouvement sportif n&rsquo;a pas d&rsquo;archives. Les f&eacute;d&eacute;rations n&rsquo;en ont pas. Le ministre lui-m&ecirc;me n&rsquo;en a pas, alors que le comit&eacute; olympique a tr&egrave;s peu d&rsquo;archives. Nous avons fait les recherches en contactant des personnes ou les enfants des athl&egrave;tes d&eacute;c&eacute;d&eacute;s. Nous avons voulu ratisser large. Je pense que c&rsquo;est un m&eacute;rite que nous ayons pu recenser depuis 1959 jusqu&rsquo;en 2009, 1500 Camerounais ayant particip&eacute; &agrave; divers niveaux de comp&eacute;titions sportives. <br \/>Pour la s&eacute;lection, nous avons divis&eacute; les 50 ans en d&eacute;cennies. Et nous avons essay&eacute; de regrouper les 1500 par d&eacute;cennie. Naturellement, nous avons &eacute;num&eacute;r&eacute; les crit&egrave;res, qui partent des podiums olympiques, des championnats du monde, de la coupe du monde de football ; puis les jeux interm&eacute;diaires, comme les jeux du Commonwealth, ceux de la Francophonie. En outre, on arrive aux jeux continentaux comme les jeux africains, puis les championnats continentaux et au bas du tableau, les championnats r&eacute;gionaux d&rsquo;Afrique centrale. <br \/>A chaque podium, un athl&egrave;te marquait les points. On a totalis&eacute; les points et par d&eacute;cennie, ceux qui en ont marqu&eacute; se sont d&eacute;gag&eacute;s, on a &eacute;limin&eacute; donc au fur et &agrave; mesure. Sur les 1500, on a tamis&eacute; pour arriver &agrave; une pr&eacute;s&eacute;lection de 150 camerounais. Et &agrave; la fin, on a 50 parce que nous avons conventionnellement d&eacute;cid&eacute; que le Panth&eacute;on commence par 50, dont 50 ans &agrave; raison d&rsquo;une personne par ann&eacute;e.<\/p>\n<p><strong>On a d&rsquo;ailleurs not&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas que les athl&egrave;tes&hellip;<\/strong><br \/>C&rsquo;est exact. Nous avons &eacute;galement tenu &agrave; r&eacute;compenser les dirigeants des institutions, ceux qui ont particip&eacute; &agrave; la promotion du sport, ceux qui ont encadr&eacute; les athl&egrave;tes, comme les m&eacute;decins, les journalistes, les arbitres. Nous avons tenu compte de tous les intervenants du mouvement sportif. <br \/>Dans une &eacute;mission de t&eacute;l&eacute;vision, quelqu&rsquo;un a dit qu&rsquo;on aurait d&ucirc; penser aux managers. Mais, &agrave; cette &eacute;poque, le manager n&rsquo;existait pas. Nous ne faisions que le sport amateur, il n&rsquo;y avait pas de professionnalisme. Le manager fait son apparition avec le football professionnel. C&rsquo;est r&eacute;cent. A l&rsquo;avenir, on tiendra compte du manager. <br \/>Nous avons fait un travail avec le maximum d&rsquo;&eacute;quit&eacute; et d&rsquo;objectivit&eacute;. En cela, nous n&rsquo;avons rien &agrave; nous reprocher. M&ecirc;me si d&rsquo;autres personnes, de mani&egrave;re subjective, ont estim&eacute; qu&rsquo;elles auraient pu y &ecirc;tre. C&rsquo;est vrai, moi-m&ecirc;me, j&rsquo;aurai pu y &ecirc;tre. Mais, je n&rsquo;y suis pas. <\/p>\n<p><strong>N&rsquo;&eacute;tait-ce pas trop de pr&eacute;tendant au d&eacute;part pour plusieurs frustrations apr&egrave;s les r&eacute;sultats ? <\/strong><br \/>Je ne pense pas que les gens contestent v&eacute;ritablement ceux qui ont &eacute;t&eacute; &eacute;lus. Chaque g&eacute;n&eacute;ration des sportifs est marqu&eacute;e par des gens. Qui peut contester Fran&ccedil;oise Mbango, Th&eacute;ophile Ab&eacute;ga, Roger Milla, Samuel Eto&rsquo;o, Issa Hayatou ? Parmi les journalistes ont a choisi un par support, radio, t&eacute;l&eacute;vision et presse &eacute;crite. On n&rsquo;a pas d&eacute;sig&eacute;n ceux qui font du cyberjournalisme. Les g&eacute;n&eacute;rations, qui ne sont pas tr&egrave;s r&eacute;centes, savent que sans Abel Mbengue et Zachary Nkwo, ils n&rsquo;auraient jamais suivi les performances de leur &eacute;quipe de football ou celle de leurs athl&egrave;tes. On peut les contester parce que sur le plan individuel, on n&rsquo;aime pas ou n&rsquo;appr&eacute;cie pas la personne. Mais, on ne peut pas effacer les actions pos&eacute;es par ceux-ci. On a &eacute;galement pens&eacute; aux reporters photographes. Le Cameroun avait jou&eacute; au Togo, une rencontre &eacute;maill&eacute;e par des actes de violence. Le photographe distingu&eacute; avait d&rsquo;ailleurs film&eacute; les diff&eacute;rentes sc&egrave;nes et cach&eacute; ces pellicules dans un pagne. De retour au Cameroun, il a pr&eacute;sent&eacute; les photos aux membres du jury de la conf&eacute;d&eacute;ration, qui a disqualifi&eacute; le Togo au profit du Cameroun, &agrave; cause des violences. Il faut reconna&icirc;tre la contribution au patriotisme. <\/p>\n<p><strong>50 ans apr&egrave;s, avez-vous l&rsquo;impression que les athl&egrave;tes camerounais se sont appropri&eacute;s l&rsquo;esprit olympique dans la pratique de leurs disciplines sportives respectives, quand on sait qu&rsquo;il y a toujours les bagarres dans les stades et que les r&eacute;sultas sont souvent contest&eacute;s ? <\/strong><br \/>Tout &agrave; fait. Contrairement &agrave; d&rsquo;autres pays, nous avons connu tr&egrave;s peu, au cours de ces 50 ans, les actes antisportifs de la part des sportifs camerounais, et m&ecirc;me du public camerounais. Quelques fois, quand on a franchi le pas, c&rsquo;est parce que nous avions &eacute;t&eacute; pouss&eacute;s &agrave; bout par nos adversaires. Globalement, aussi bien les athl&egrave;tes, les dirigeants que le public sportif, ont gard&eacute; eu une attitude correcte. C&rsquo;est pour cela que nous sommes respect&eacute;s, connus comme grande nation de sport. <\/p>\n<p><strong>Le week-end dernier &agrave; Ngaound&eacute;r&eacute;, vous avez lanc&eacute; le compte &agrave; rebours des Dixiades 2010. N&rsquo;est-il pas trop t&ocirc;t pour le faire ? <\/strong><br \/>Non, justement. Normalement, un &eacute;v&egrave;nement comme celui-l&agrave; se pr&eacute;pare pendant quatre ann&eacute;es. C&rsquo;est &agrave; cela que nous voulons tendre, c&rsquo;est-&agrave;-dire attribuer l&rsquo;organisation des jeux &agrave; une ville quatre ann&eacute;es avant. En r&eacute;alit&eacute;, il y a beaucoup de choses &agrave; faire. A Ngaound&eacute;r&eacute;, je me suis rendu compte qu&rsquo;il y avait beaucoup de choses &agrave; faire au niveau de la mise &agrave; niveau des infrastructures sportives pour que cet &eacute;v&egrave;nement national se d&eacute;roule sur des installations convenables. Ce n&rsquo;est pas le cas &agrave; Ngaound&eacute;r&eacute; en ce moment. Finalement, une ann&eacute;e pourrait ne pas &ecirc;tre suffisant pour entreprendre un tel projet. Or, c&rsquo;est &agrave; Ngaound&eacute;r&eacute; qu&rsquo;on pourra d&eacute;tecter ceux qui pourront faire la fiert&eacute; du Cameroun aux jeux olympiques 2016. Mais, le compte &agrave; rebours, on devrait le lancer un peu plus t&ocirc;t pour les &eacute;ditions &agrave; venir, pour nous permettre de sensibiliser tous ceux qui peuvent nous aider &agrave; r&eacute;ussir l&rsquo;organisation des jeux. Cette derni&egrave;re concerne notamment les infrastructures et les lieux d&rsquo;h&eacute;bergement. Tous les &eacute;quipements techniques qui permettront que chaque &eacute;preuve soit bien organis&eacute;e, la couverture m&eacute;diatique. Il est &eacute;galement important que la population qui accueille la manifestation, petit &agrave; petit, s&rsquo;approprie l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement jusqu&rsquo;&agrave; son d&eacute;roulement. Tout cela prendra du temps. <\/p>\n<p><strong>Est-ce qu&rsquo;en 2010, le Cnosc retiendra-t-il toujours les 10 disciplines retenues l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re ? <\/strong><br \/>Aux dix (athl&eacute;tisme, le tennis de table, le judo, la lutte, le volley-ball, le football, le handball, basket-ball, la gymnastique et la boxe) de l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, nous avons ajout&eacute; deux autres &agrave; savoir le cyclisme, qui est un sport populaire, que les Camerounais aiment et l&rsquo;halt&eacute;rophilie, qui nous a donn&eacute; de nombreuses m&eacute;dailles. Nous avons donc port&eacute; le nombre de disciplines sportives &agrave; 12. Toutefois, le concept dixiades reste le contenu, c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;on peut diminuer ou augmenter, mais le noyau est de dix disciplines, comme c&rsquo;est le cas aux jeux olympiques, o&ugrave; en compte 28. <\/p>\n<p><strong>Vous &ecirc;tes par ailleurs pr&eacute;sident de la Conf&eacute;d&eacute;ration africaine d&rsquo;athl&eacute;tisme. Quel bilan faites-vous de cette ann&eacute;e 2009? <\/strong><br \/>Cette ann&eacute;e, nous avons eu comme &eacute;v&egrave;nements majeurs sur le continent, les championnats d&rsquo;Afrique juniors organis&eacute;s avec beaucoup de succ&egrave;s &agrave; l&rsquo;Ile Maurice. Apr&egrave;s, nous sommes all&eacute;s aux championnats du monde d&rsquo;athl&eacute;tisme o&ugrave; l&rsquo;Afrique s&rsquo;est bien distingu&eacute;e. Nous avons remport&eacute; 23 m&eacute;dailles, un peu plus que ce que nous avons ramen&eacute; d&rsquo;Osaka, il y a deux ans. Nous avons normalement poursuivi la formation de nos cadres. Nous avons poursuivi l&rsquo;organisation des meetings d&rsquo;un jour, qui se d&eacute;roulent sur le continent avec une certaine r&eacute;ussite. Nos activit&eacute;s r&eacute;gionales ont &eacute;t&eacute; normalement men&eacute;es par celles-ci. Je pense qu&rsquo;en gros, l&rsquo;athl&eacute;tisme africain a accompli ce qu&rsquo;il avait &agrave; faire au cours de cette ann&eacute;e.<\/p>\n<p><strong>Qu&rsquo;en est-il des perspectives? <\/strong><br \/>En outre, nous avons pu attribuer les comp&eacute;titions &agrave; venir. Du 28 juillet au 1er ao&ucirc;t 2010, le Kenya va organiser pour la premi&egrave;re fois les championnats d&rsquo;Afrique seniors. Au cours de ceux-ci, nous s&eacute;lectionnerons l&rsquo;&eacute;quipe du continent, qui participera &agrave; la coupe du monde. Ce tournoi mettra en comp&eacute;tition, les s&eacute;lections des diff&eacute;rents continents en septembre en Croatie. Nous avons &eacute;galement entrepris le d&eacute;veloppement de la discipline, qui concerne les jeunes des cat&eacute;gories cadets ou juniors. Ils participent &agrave; des comp&eacute;titions internationales et sont reconnus comme de bons athl&egrave;tes, mais ne peuvent pas directement entrer dans les centres de haute performance qui existent en ce moment, notamment au S&eacute;n&eacute;gal, au Kenya et &agrave; l&rsquo;Ile Maurice. Pour les pr&eacute;parer et ne pas les perdre, nous avons cr&eacute;&eacute; des centres interm&eacute;diaires, baptis&eacute;s des centres espoirs. L&rsquo;exp&eacute;rimentation est en court au Togo. 11 athl&egrave;tes venant de trois pays y sont d&eacute;j&agrave;. Le but est que la r&eacute;gion Afrique de l&rsquo;Ouest puisse envoyer ses athl&egrave;tes dans ce centre. Mais, nous voulons cr&eacute;er plusieurs centres de cette nature au Cameroun, au Congo, au Kenya ou au Botswana. Ce projet convainc aussi bien les Africains que nos partenaires internationaux. Je crois que l&rsquo;athl&eacute;tisme africain s&rsquo;&eacute;labore mieux dans son organisation, dans son programme de d&eacute;veloppement et nous avons aussi pu publier une strat&eacute;gie de d&eacute;veloppement sur 10 ans : 2009-2019, qui a &eacute;t&eacute; approuv&eacute; et qui va &ecirc;tre mis en &oelig;uvre. <\/p>\n<p><strong>Quel regard portez-vous sur l&rsquo;athl&eacute;tisme africain ? <\/strong><br \/>L&rsquo;athl&eacute;tisme africain progresse beaucoup. Nous avons toute la satisfaction de figurer parmi les meilleurs au monde. Je dirai m&ecirc;me qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les championnats du monde sans Africains seraient sans attrait. En m&ecirc;me temps, nous sommes humbles en reconnaissant qu&rsquo;il y a des disciplines dans lesquelles nous brillons par notre absence. C&rsquo;est surtout les concours &agrave; l&rsquo;instar du marteau de la perche, du poids, du disque, du javelot. Nous sommes conscients de cette faiblesse et ne comprenons pas pourquoi c&rsquo;est le cas. Des disciplines qui auraient pu int&eacute;resser les Africains puisque nous avons observ&eacute; que certains noirs am&eacute;ricains ont pu &ecirc;tre champions du monde. Donc, les Africains ne peuvent pas ne pas l&rsquo;&ecirc;tre. Nous avons des difficult&eacute;s dans les sprints aussi, alors que ce sont les noirs des cara&iuml;bes et des &Eacute;tats-Unis, qui les dominent. Alors que les noirs africains n&rsquo;y arrivent pas depuis que Francky Fredericks a fait ses exploits, il y a quelques ann&eacute;es. <br \/>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour toutes ces raisons que nous ouvrons tous ces centres. Nous pensons que l&rsquo;environnement de pr&eacute;paration est insuffisant. Et quand nous envoyons les meilleurs chez les autres, ils finissent par les naturaliser. Donc nous perdons forc&eacute;ment des athl&egrave;tes qui auraient pu nous rapporter des m&eacute;dailles. Nous devons donc nous organiser en Afrique avec le potentiel dont nous disposons en faisant venir des experts, en y associant les moyens techniques et m&eacute;dicaux, qui nous permettront de pr&eacute;parer l&rsquo;athl&egrave;te dans les m&ecirc;mes conditions que ceux des Cara&iuml;bes et des Etats-Unis.<\/p>\n<p><strong>Vos athl&egrave;tes sont vieillissants !<\/strong><br \/>A l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; j&rsquo;&eacute;tais pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration camerounaise d&rsquo;athl&eacute;tisme, j&rsquo;avais entrepris un certain nombre de projets. A l&rsquo;instar de la cr&eacute;ation des &eacute;quipes d&rsquo;athl&eacute;tisme dans les &eacute;tablissement scolaires. J&rsquo;avais aussi suscit&eacute; la motivation chez les jeunes en primant les podiums aux meetings nationaux. Ceci avait donn&eacute; un &eacute;lan tr&egrave;s important &agrave; nos comp&eacute;titions d&rsquo;athl&eacute;tisme. Je me souviens d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;une ann&eacute;e, nous avons battu 23 records du Cameroun, qui &eacute;taient rest&eacute;s pendant pr&egrave;s de 20 ans. <br \/>Quand j&rsquo;ai quitt&eacute; la f&eacute;d&eacute;ration, je ne me voyais en tant que pr&eacute;sident du Cnosc, continuer &agrave; diriger l&rsquo;athl&eacute;tisme, peut-&ecirc;tre que mes successeurs n&rsquo;ont pas eu les m&ecirc;mes ambitions. Mais, ils avaient des r&eacute;sultats entre les mains, qu&rsquo;ils ont g&eacute;r&eacute; sans continuer toute l&rsquo;ouvre de prospection, de maturation, de sensibilisation des &eacute;coles &agrave; la pratique de l&rsquo;athl&eacute;tisme. Je crois qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, les fruits sont l&agrave;, Fran&ccedil;oise Mbango est un peu le r&eacute;sultat de tous ces efforts. Mais il faut que cette f&eacute;d&eacute;ration poursuive cette &oelig;uvre afin d&rsquo;implanter l&rsquo;athl&eacute;tisme dans toutes les &eacute;coles et de mettre sur pied des comp&eacute;titions bien structur&eacute;es et bien organis&eacute;es pour toutes les cat&eacute;gories d&rsquo;&acirc;ge. Bien s&ucirc;r, avec une motivation. <br \/>Je sais que la f&eacute;d&eacute;ration n&rsquo;a pas les moyens de pouvoir faire tout cela. Mais, je pense qu&rsquo;elle peut s&rsquo;appuyer sur les pouvoirs publics pour l&rsquo;aider. L&rsquo;athl&eacute;tisme au Cameroun n&rsquo;est pas un sport banal avec les deux m&eacute;dailles d&rsquo;or olympique de Fran&ccedil;oise Mbango. On ne doit pas seulement la regarder, mais surtout consid&eacute;rer la famille sportive d&rsquo;o&ugrave; elle est issue. On doit pouvoir investir sur les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations pour que d&rsquo;autres Mbango arrivent, pas forc&eacute;ment dans le triple saut, mais dans d&rsquo;autres &eacute;preuves de cette discipline sportive. C&rsquo;est le message que je pourrai transmettre en faveur de l&rsquo;athl&eacute;tisme camerounais. <\/p>\n<p><strong>L&rsquo;ann&eacute;e 2009 a &eacute;galement &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par votre &eacute;chec &agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;Association des comit&eacute;s nationaux olympiques d&rsquo;Afrique (Acnoa). Qu&rsquo;est-ce qui vous a motiv&eacute; &agrave; poser votre candidature ? <\/strong><br \/>J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; sollicit&eacute; par un certain nombre de camardes, qui estimaient que l&rsquo;Acnoa ne marchait pas bien. Ils pensaient donc qu&rsquo;avec mon parcours sur le plan national et international, j&rsquo;avais la capacit&eacute; de donner &agrave; l&rsquo;Acnoa une impulsion. Effectivement, j&rsquo;ai &eacute;labor&eacute; un programme, qui a &eacute;t&eacute; soumis aux Africains. Pour des consid&eacute;rations, qui n&rsquo;ont peut-&ecirc;tre rien &agrave; voir avec la r&eacute;alit&eacute; des programmes, je n&rsquo;ai pas &eacute;t&eacute; &eacute;lu. J&rsquo;ai pris cela avec toute la philosophie. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une partie remise. En plus, il ne me manquait pas de choses &agrave; faire. J&rsquo;ai encore beaucoup de choses &agrave; donner au sport africain, puisque je g&egrave;re la conf&eacute;d&eacute;ration africaine d&rsquo;athl&eacute;tisme, qui est l&rsquo;une des conf&eacute;d&eacute;rations les plus performantes. C&rsquo;est celle dont l&rsquo;Afrique est fi&egrave;re, dans la mesure o&ugrave;, aux derniers Jeux olympiques, le continent a gagn&eacute; 40 m&eacute;dailles, dont 28 en athl&eacute;tisme. Sur les 12 m&eacute;dailles en or de l&rsquo;Afrique, l&rsquo;athl&eacute;tisme en a compt&eacute; 10. <\/p>\n<p><strong>Vous d&eacute;bordez d&rsquo;activit&eacute;s, mais nourrissez toujours d&rsquo;autres ambitions au plan international. A quoi pensez-vous en ce moment comme nouveau projet personnel ? <\/strong><br \/>En ce moment, je pr&eacute;f&egrave;re r&eacute;ussir totalement ce que j&rsquo;ai &agrave; faire, c&rsquo;est-&agrave;-dire la Conf&eacute;d&eacute;ration africaine d&rsquo;athl&eacute;tisme. Je pense que le continent a besoin de se sentir fi&egrave;re dans les comp&eacute;titions majeures comme les Jeux olympiques ou les championnats du monde. Je voudrais affirmer la position du continent au sein de ce monde de l&rsquo;athl&eacute;tisme. Je suis d&eacute;j&agrave; membre du conseil d&rsquo;administration de la F&eacute;d&eacute;ration internationale d&rsquo;athl&eacute;tisme. En outre, le pr&eacute;sident du Comit&eacute; international olympique m&rsquo;a fait confiance en me d&eacute;signant conseiller &agrave; la Commission Sport et Environnement de cette institution sportive. C&rsquo;est une mission nouvelle, qui pr&eacute;occupe l&rsquo;humanit&eacute; enti&egrave;re, je voudrais aussi apporter ma contribution de mani&egrave;re significative au sein de cette commission. La communaut&eacute; internationale est tr&egrave;s pr&eacute;occup&eacute;e par la question de l&rsquo;environnement. <\/p>\n<p><strong>Comment vivez-vous le fait d&rsquo;avoir pris votre retraite de l&rsquo;Arm&eacute;e camerounaise au grade de colonel ? <\/strong><br \/>Je la vis bien parce que je l&rsquo;ai bien pr&eacute;par&eacute;. Je suis parti fier d&rsquo;avoir accompli une mission. Bien que je reste &agrave; la disposition de l&rsquo;arm&eacute;e, puisque mon statut me maintient &agrave; disposition. Mais, &ccedil;a me lib&egrave;re des charges quotidiennes et me permet de me consacrer plus &agrave; ma passion qu&rsquo;est le sport. En regardant avec le temps, je peux me convertir &agrave; une activit&eacute; qui permettrait au plan &eacute;conomique, &agrave; la jeunesse de se trouver une voie. Il faut se reconvertir quelque part. Si je ne fais pas de l&rsquo;agriculture ou de l&rsquo;&eacute;levage, peut-&ecirc;tre que je mener une activit&eacute;, qui pourra permettre &agrave; de jeunes camerounais de trouver un emploi. <\/p>\n<p><strong>Vous arrive-t-il encore de jouer de la musique ? <\/strong><br \/>Malheureusement non. Ecouter, oui. <\/p>\n<p><strong>A quand la publication de vos premiers m&eacute;moires, pour y consigner les souvenirs de votre longue et riche exp&eacute;rience dans l&rsquo;Arm&eacute;e, le sport et la musique?<\/strong><br \/>Il y a des journalistes qui m&rsquo;ont approch&eacute; &agrave; ce sujet. Je ne me suis pas encore d&eacute;termin&eacute;. Mais, j&rsquo;aimerai bien un jour partager mon exp&eacute;rience avec les jeunes. Au Cameroun, on a par exemple, un sentiment tr&egrave;s r&eacute;pandu, qui consiste &agrave; dire que si vous n&rsquo;avez pas de parapluie et de godasses, vous ne r&eacute;ussissez pas. Ce qui n&rsquo;&eacute;tait pas mon cas du tout. J&rsquo;ai r&eacute;ussi par ma volont&eacute; de travailler, par une discipline que je me suis impos&eacute; et par la gestion de la r&eacute;alit&eacute; des choses. Consid&eacute;rer l&rsquo;&eacute;chec comme une motivation pour r&eacute;ussir des choses &agrave; venir. Et le succ&egrave;s comme une &eacute;tape qui satisfait, mais qui ne doit pas &ecirc;tre une fin en soi. Je me dis donc que d&rsquo;o&ugrave; je suis parti, de mon village pr&egrave;s de ce n&rsquo;est pas une petite aventure. Il est important de dire aux jeunes, vous pouvez aussi r&eacute;ussir, si vous travaillez, si vous avez la possibilit&eacute; de vous battre contre les pr&eacute;jug&eacute;s, contre un certain nombre de difficult&eacute;s que vous devez surmonter. Je pense qu&rsquo;au bout du compte, je laisserai des m&eacute;moires pour les g&eacute;n&eacute;rations &agrave; venir, pour mes petits-enfants, pour ma descendance. Pour que ce que j&rsquo;ai pu faire puisse &ecirc;tre connu. <\/p>\n<p><em>Entretien men&eacute; par Priscille G. Moadougou<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour un colonel \u00e0 la retraite, il a gard\u00e9 le physique et l\u2019allure d\u2019un capitaine d\u2019active. 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