{"id":3540,"date":"2010-01-06T16:20:10","date_gmt":"2010-01-06T15:20:10","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-01-06T16:20:10","modified_gmt":"2010-01-06T14:20:10","slug":"3540","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3540\/","title":{"rendered":"Mathias Eric Owona Nguini : La stabilit\u00e9 du Cameroun n\u2019est qu\u2019une apparence"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le politologue analyse les probl\u00e8mes dominants de l\u2019ann\u00e9e qui se termine; il projette un regard sur celle qui commence. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/owona-nguini.gif\" alt=\"\" \/><strong>Le discours de fin d&rsquo;ann&eacute;e du chef de l&rsquo;Etat &agrave; la nation a &eacute;t&eacute; plac&eacute; sous le signe de l&rsquo;espoir. Il est sorti de son propos habituel impersonnel pour parler de mani&egrave;re engag&eacute;e. <\/strong><br \/>Mais &agrave; l&rsquo;analyse il convient d&rsquo;&ecirc;tre prudent. En fait d&rsquo;espoir, il s&rsquo;agit d&rsquo;un espoir trop bon march&eacute; pour que l&rsquo;on soit convaincu de sa pertinence. Il y a dans la posture adopt&eacute;e par le chef de l&rsquo;Etat camerounais, un certain nombre de vis&eacute;es, notamment transactionnelles en termes de calculs pr&eacute;visionnels pr&eacute;&eacute;lectoraux. Ce n&rsquo;est pas seulement en homme d&rsquo;Etat que Paul Biya s&rsquo;est exprim&eacute;, mais &eacute;galement en chef politique pr&eacute;occup&eacute; de l&rsquo;horizon &eacute;lectoral imminent. Et c&rsquo;est &agrave; ce titre qu&rsquo;il essaie de sortir de sa posture habituelle qui est celle de la promesse &eacute;vasive, pour dessiner des promesses qui paraissent un peu plus fermes. Maintenant, une chose est de promettre, une autre est de r&eacute;aliser.<\/p>\n<p><strong>Qu&rsquo;est-ce appara&icirc;trait selon vous comme l&rsquo;acte politique le plus significatif sur le plan interne en 2009 ?<\/strong><br \/>Incontestablement le processus de d&eacute;signation des membres de l&rsquo;organe &eacute;lectoral sens&eacute; &ecirc;tre ind&eacute;pendant qu&rsquo;est Elecam Aussi bien la d&eacute;signation de son directeur g&eacute;n&eacute;ral et de son adjoint que la d&eacute;signation de son conseil &eacute;lectoral. A l&rsquo;occasion de cette d&eacute;cision importante, il est apparu qu&rsquo;au niveau du pouvoir, on n&rsquo;avait pas plac&eacute; cette nomination sous le signe d&rsquo;un organisme &eacute;lectoral effectivement neutre. Mais il s&rsquo;agit d&rsquo;un organisme contr&ocirc;l&eacute;.<\/p>\n<p><strong>En 2009 l&rsquo;opposition aura &eacute;t&eacute;  encore inexistante au sein des appareils et &agrave; l&rsquo;assembl&eacute;e. <\/strong><br \/>L&rsquo;opposition camerounaise s&rsquo;est largement distingu&eacute;e au cours de cette ann&eacute;e 2009 par son atonie. O&ugrave; l&rsquo;on voit que cette opposition est &eacute;galement frapp&eacute;e par l&rsquo;inertie et que peut-&ecirc;tre m&ecirc;me, elle est plus frapp&eacute;e par l&rsquo;inertie que le pouvoir, m&ecirc;me si celui-ci en est fortement affect&eacute;. On n&rsquo;a pas constat&eacute; dans le d&eacute;ploiement des diff&eacute;rents &eacute;tats-majors des partis politiques d&rsquo;opposition, de grandes man&oelig;uvres, aussi bien en termes de pr&eacute;parations des futures &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales qu&rsquo;en termes de red&eacute;ploiement et de r&eacute;orientation doctrinale. On l&rsquo;impression qu&rsquo;elle est largement essouffl&eacute;e ; les partis d&rsquo;opposition les plus s&rsquo;agit&eacute;s ne sont pas n&eacute;cessairement ceux qui ont la plus grande pr&eacute;sence institutionnelle. A l&rsquo;instar du Manidem, qui essaie tant bien que mal d&rsquo;animer le front social. Mais qui reste handicap&eacute;e par son absence de repr&eacute;sentation institutionnelle et la difficult&eacute; de mobiliser politiquement le potentiel qu&rsquo;il essaie de se constituer en &eacute;largissant le champ politique au plan social.<\/p>\n<p><strong>Cette inertie est une entorse &agrave; la d&eacute;mocratie.       <\/strong>  <br \/>Le fait que les diff&eacute;rents partis d&rsquo;opposition et principalement ceux qui sont les plus importants tel que le Social democratic front, l&rsquo;Union nationale pour la d&eacute;mocratie et le progr&egrave;s, l&rsquo;Union d&eacute;mocratique Camerounaise ou l&rsquo;Union des populations du Cameroun.. L&rsquo;inertie dont font preuve ces formations politiques est &eacute;vidente. C&rsquo;est une dynamique n&eacute;gative pour l&rsquo;installation et la consolidation de la d&eacute;mocratie pluraliste au Cameroun. Bien entendu, les responsables de l&rsquo;opposition pourront &eacute;voquer &agrave; juste titre, un jeu politique qui n&rsquo;est pas toujours loyal. Un jeu politique o&ugrave; le groupe au pouvoir &agrave; travers sa repr&eacute;sentation qu&rsquo;est le Rdpc, s&rsquo;assure la part du lion. Mais on peut &eacute;galement constater que les diff&eacute;rents leaders de l&rsquo;opposition et leurs groupes partisans ne sont pas suffisamment combatifs pour pr&eacute;server leurs positions dans le syst&egrave;me d&eacute;mocratique pluraliste camerounais qui devient de plus en plus virtuel.<\/p>\n<p><strong>La soci&eacute;t&eacute; civile et les m&eacute;dias occupent donc cet espace vacant!<\/strong><br \/>Le fait que la soci&eacute;t&eacute; civile et les m&eacute;dias s&rsquo;activent dans l&rsquo;espace public n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement une mauvaise chose pour la qualit&eacute; et la solidit&eacute; d&rsquo;un processus d&eacute;mocratique.<br \/>Mais encore convient-il que chacun de ces organes respecte une division du travail qui est n&eacute;cessaire dans une d&eacute;mocratie pluraliste. Le travail de la soci&eacute;t&eacute; civile n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement un travail de repr&eacute;sentation et d&rsquo;actions proprement politiques. La soci&eacute;t&eacute; civile a peut-&ecirc;tre une certaine capacit&eacute; de mobilisation et m&ecirc;me de pression, mais elle ne peut se substituer aux organes sp&eacute;cifiquement politiques que sont les partis. Et si dans la soci&eacute;t&eacute; civile, on voit na&icirc;tre des ambitions politiques, il est important que ses leaders se constituent en formation politique..<\/p>\n<p><strong>Avec le d&eacute;but du bornage de la fronti&egrave;re terrestre entre le Cameroun et le Nigeria, la visite du pape ainsi que celle de trois chefs d&rsquo;Etat de la sous r&eacute;gion Cemac en une seule ann&eacute;e, incontestablement la diplomatie camerounaise a repris sa place. <\/strong><br \/>Cameroun-Nig&eacute;ria, il faut mettre cette am&eacute;lioration au compte du gouvernement. Cela montre qu&rsquo;il parvient a calmer les relations conflictuelles, essaie d&rsquo;engager un processus de rass&eacute;r&egrave;nement avec le voisin. Un processus de r&eacute;chauffement qui est n&eacute;cessaire compte tenu des possibilit&eacute;s et potentialit&eacute;s productives qu&rsquo;il peut y avoir dans une v&eacute;ritable coop&eacute;ration camerouno nig&eacute;riane. Quant au regain diplomatique en Afrique centrale, cela est aussi un signe positif. Il faut seulement s&rsquo;interroger s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une &eacute;volution durable. Certainement que la mort d&rsquo;Omar Bongo Ondimba a contribu&eacute; &agrave; redonner de l&rsquo;attention &agrave; Paul Biya. Maintenant c&rsquo;est &agrave; son niveau qu&rsquo;il faudrait savoir s&rsquo;il est pr&ecirc;t &agrave; s&rsquo;engager durablement et de mani&egrave;re consistante dans la gestion des affaires diplomatiques de cette sous-r&eacute;gion, et &agrave; occuper de mani&egrave;re pertinente le r&ocirc;le de leader que ses homologues &agrave; l&rsquo;exception de certains, lui promettent.<\/p>\n<p><strong>Le grand banditisme a chang&eacute; de tactique dans le grand Nord : on prend otages, on revendique ran&ccedil;on<\/strong><br \/>Le s mutations du grand banditisme, fait des coupeurs de routes est tout &agrave; fait compr&eacute;hensible. Ces forces sp&eacute;cifiques du d&eacute;sordre s&rsquo;adaptent &agrave; la riposte qui a &eacute;t&eacute; mise en place par le gouvernement en mati&egrave;re militaire et s&eacute;curitaire. Et cette mutation peut poser des probl&egrave;mes &agrave; la riposte que l&rsquo;Etat essaie d&rsquo;apporter &agrave; ce ph&eacute;nom&egrave;ne. Cette r&eacute;ponse s&rsquo;est manifest&eacute;e de fa&ccedil;on rigoureuse depuis un certain nombre d&rsquo;ann&eacute;es, mais est aujourd&rsquo;hui contrainte de s&rsquo;adapter &agrave; la mutation de ce ph&eacute;nom&egrave;ne. Et ici, il se pose d&rsquo;abord un probl&egrave;me d&rsquo;analyse strat&eacute;gique. Avant de mettre en place le dispositif op&eacute;rationnel pour lutter contre le grand banditisme des coupeurs de routes qui est en mutation, il convient d&rsquo;y voir une menace qui est mouvante. Qui peut &agrave; la fois prendre des formes militaires ainsi que des formes criminelles. Donc l&rsquo;Etat doit savoir analyser strat&eacute;giquement la menace pour mettre en place le dispositif qui pourrait y riposter. En int&eacute;grant &agrave; la fois dans ce dispositif ce qui rel&egrave;ve du volet proprement militaire, et ce qui rel&egrave;ve du volet policier et en essayant de populariser la lutte contre les coupeurs de routes. Parce que ce qui est essentiel, c&rsquo;est d&rsquo;ass&eacute;cher le mar&eacute;cage pour que les mauvais poissons n&rsquo;y prosp&egrave;rent plus.<\/p>\n<p><strong>Et les bandits &agrave; col blanc, leur nombre a accru en 2009 dans les prisons. Le chef de l&rsquo;Etat annonce la poursuite de l&rsquo;Op&eacute;ration &eacute;pervier en 2010 ? <\/strong><br \/>Je reste extr&ecirc;mement septique et r&eacute;serv&eacute; sur la pertinence de l&rsquo;Op&eacute;ration &eacute;pervier. Au niveau juridico technique, au niveau politico strat&eacute;gique. Cette op&eacute;ration est une op&eacute;ration est &agrave; mon avis une mission impossible. Le syst&egrave;me politique et social camerounais est trop ancr&eacute; dans la corruption pour qu&rsquo;on puisse le r&eacute;soudre de mani&egrave;re pacifique et efficace par le moyen d&rsquo;un r&egrave;glement purement judiciaire, sans pour autant qu&rsquo;il y eu une r&eacute;volution l&eacute;gale. C&rsquo;est-&agrave;-dire en restant dans le m&ecirc;me syst&egrave;me d&eacute;cisionnel et manag&eacute;rial. La corruption est devenue un &eacute;l&eacute;ment co-constitutif de notre soci&eacute;t&eacute;. Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est une &eacute;vidence, on ne pas discuter. Et pour lutter contre la corruption, on ne peut pas dans ces conditions reposer essentiellement sur les moyens seulement r&eacute;pressifs. Il important de renforcer de mani&egrave;re pertinente et cr&eacute;dible la lutte par la pr&eacute;vention. Et celle-ci passe par la mise en &oelig;uvre des dispositions constitutionnelles qui peuvent permettre au pouvoir public de garantir, de pr&eacute;server et de consolider l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; dans la gestion publique. Ce sont donc les dispositions constitutionnelles de l&rsquo;article 66 et la loi d&rsquo;application qu&rsquo;il faut pouvoir concr&egrave;tement mettre en place, en faisant intervenir tr&egrave;s rapidement la commission de d&eacute;claration des biens et avoirs. Il n&rsquo;y aura pas de lutte pertinente contre la corruption, tant que les pouvoirs publics, les partis politiques et l&rsquo;ensemble de la communaut&eacute; nationale n&rsquo;auront pas progress&eacute; en termes de civisme et culture de la transparence. <\/p>\n<p><strong>Existe-t il une r&eacute;elle volont&eacute; politique pour parvenir &agrave; cela? <\/strong><br \/>Les tergiversations des pouvoirs publics quant &agrave; la mise en application effective de l&rsquo;article 66 et de sa loi d&rsquo;application, montrent que la volont&eacute; de lutte contre la corruption est moins ferme qu&rsquo;il parait. On ne peut pas comprendre que les dispositions constitutionnelles relatives &agrave; la d&eacute;claration des biens et des avoirs par un certain nombre de gestionnaire de charges &eacute;tatiques soient disponibles depuis Janvier 1996, et qu&rsquo;en 2010<\/p>\n<p><strong>&laquo; Sant&eacute; pour tous en 2000 &raquo; proclam&eacute;e il y a 20 ans reste un slogan &agrave; la fin de 2009 ?  <\/strong><br \/>Le d&eacute;ficit qui se manifeste dans les politiques publiques de la sant&eacute; n&rsquo;est que l&rsquo;expression des d&eacute;ficits qui existent dans les autres secteurs. Ici ce qui nous semble &ecirc;tre le probl&egrave;me fondamental, c&rsquo;est celui de la mise en coh&eacute;rence des diff&eacute;rentes exigences en mati&egrave;re sanitaire. Les exigences de la sant&eacute; lib&eacute;rale, celle qui est assur&eacute;e par la m&eacute;decine lib&eacute;rale, les exigences de la sant&eacute; publique et celles de la sant&eacute; communautaire. L&rsquo;&eacute;l&eacute;ment d&eacute;cisif pour v&eacute;ritablement d&eacute;mocratiser la sant&eacute; au Cameroun, c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment de mettre en place des structures qui puissent amener la sant&eacute; vers les populations. Et qui puissent faire que les populations qui ne sont n&eacute;cessairement pas dot&eacute;es de grands moyens, puissent effectivement avoir acc&egrave;s aux services de sant&eacute;. Ces probl&egrave;mes ne seront r&eacute;gl&eacute;s de mani&egrave;re d&eacute;cisive, tant que le Cameroun n&rsquo;aura pas un syst&egrave;me g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; de couverture des besoins de sant&eacute;. Et pour avoir un tel syst&egrave;me, cela suppose qu&rsquo;on ait fait au pr&eacute;alable des r&eacute;formes au niveau de l&rsquo;&eacute;conomie qui puissent nous permettre de produire suffisamment de ressources dont une part sera consacr&eacute;e &agrave; la redistribution par la voie de l&rsquo;acc&egrave;s de tous les Camerounais &agrave; la sant&eacute;. A une sant&eacute; bon march&eacute; qui soit en m&ecirc;me temps op&eacute;rationnelle et efficace.<\/p>\n<p><strong>Le chef de l&rsquo;Etat a cr&eacute;e la veille de son d&eacute;part pour le sommet de Copenhague un Observatoire de changements climatique<\/strong><br \/>Je crois que la d&eacute;cision du pr&eacute;sident Biya est un affichage. Autrement dit, il s&rsquo;est simplement agit de se doter d&rsquo;un instrument normatif, sans s&rsquo;assurer n&eacute;cessairement que celui-ci puisse corresponde &agrave; un droit cadral. C&rsquo;est-&agrave;-dire un droit qui soit effectivement traduit dans l&rsquo;action quotidienne des pouvoirs publics, en mati&egrave;re de prise en charge des probl&egrave;mes de changements climatiques. Et si on veut mettre en place une strat&eacute;gie nationale en termes de changements climatiques, il est important de le faire sur une base beaucoup plus consistante. D&rsquo;abord en termes d&rsquo;expertises en mobilisant non seulement des experts de l&rsquo;Etat, mais aussi des experts de la recherche et de la science ind&eacute;pendante, et les experts de la Soci&eacute;t&eacute; civile &eacute;galement. Il est &eacute;galement important que l&rsquo;on d&eacute;finisse les strat&eacute;gies qui correspondent aux diff&eacute;rents volets d&rsquo;une v&eacute;ritable politique de lutte contre les changements diplomatiques o&ugrave; on prenne en compte &agrave; la fois, les exigences &eacute;cologiques et les n&eacute;cessaires adaptations technologiques, que ces exigences appellent.<\/p>\n<p><strong>Quelle lecture faites-vous de la d&eacute;claration politique issue de Copenhague ?<\/strong><br \/>La d&eacute;claration politique de Copenhague est la manifestation d&rsquo;un &eacute;chec. Un &eacute;chec attendu, un &eacute;chec pr&eacute;visible et &eacute;chec effectivement constat&eacute;. Cette d&eacute;claration traduit la forte divergence d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts de vie aux opinions qui existent entre les diff&eacute;rents acteurs de la sc&egrave;ne internationale actuelle. Aussi bien les grands Etats industrialis&eacute;s qui n&rsquo;ont pas n&eacute;cessairement les m&ecirc;mes int&eacute;r&ecirc;ts sur la question <\/p>\n<p><strong>La gestion du patrimoine culturel national pose toujours des probl&egrave;mes. On n&rsquo;est pas sorti de l&rsquo;orni&egrave;re en cette ann&eacute;e qui fini <\/strong><br \/>Ce qui pose probl&egrave;me c&rsquo;est le manque d&rsquo;un inventaire s&eacute;rieux du patrimoine culturel national. C&rsquo;est que la vision culturelle des pouvoirs publics et du n&rsquo;appara&icirc;t pas tr&egrave;s coh&eacute;rente, ni tr&egrave;s consistante. On ne peut pas mettre en place une d&eacute;marche pertinente d&rsquo;inventaire du patrimoine culturel national, sans qu&rsquo;on ait au pr&eacute;alable des orientations doctrinales morales fortes, en termes de fa&ccedil;onnement culturel de la soci&eacute;t&eacute; et de l&rsquo;Etat. En l&rsquo;absence de telles pr&eacute;alables, il n&rsquo;est pas possible que la d&eacute;marche d&rsquo;un inventaire national du patrimoine culturel soit une d&eacute;marche appropri&eacute;e, avis&eacute;e, perspicace et sagace.<br \/>Ce qu&rsquo;il est important de faire, c&rsquo;est de construire un consensus sur ce qu&rsquo;on entend par patrimoine culturel national. C&rsquo;est un tr&eacute;sor qui ne concerne que la R&eacute;publique du Cameroun. O&ugrave; est-ce un tr&eacute;sor qui se compose des richesses culturelles qui viennent des diff&eacute;rentes composantes sociales, culturelles et historiques du Cameroun? Et qui trouvent leur place donc dans un grand ensemble culturel. C&rsquo;est sur la base d&rsquo;un tel travail dont un certain nombre d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments existent, mais n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; concr&egrave;tement r&eacute;alis&eacute;s qu&rsquo;il faut pouvoir op&eacute;rer, pour d&eacute;boucher sur une strat&eacute;gie v&eacute;ritablement pertinente d&rsquo;inventaire. <\/p>\n<p><strong>Pensez-vous que le fond sp&eacute;cial d&rsquo;aide aux initiatives culturelles dot&eacute; d&rsquo;un milliard de francs par an soit suffisant, ne faut-il pas songer &agrave; autre m&eacute;thode plus efficace ?<\/strong><br \/>Je ne pense pas qu&rsquo;il faille arr&ecirc;ter une telle initiative, m&ecirc;me si elle est insuffisante. Une v&eacute;ritable politique de promotion et de consolidation culturelle nous semble exiger beaucoup plus de moyens. <\/p>\n<p><strong>Avec la cr&eacute;ation effective de l&rsquo;universit&eacute; de Maroua et celle du Sud annonc&eacute;e, ce sont des avanc&eacute;es significatives en mati&egrave;re de l&rsquo;Enseignement sup&eacute;rieur.<\/strong><br \/>Non, les probl&egrave;mes de l&rsquo;&eacute;ducation en ce qui concerne l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur ne trouveront pas une solution d&eacute;cisive avec ces initiatives. Cela dit, m&ecirc;me si on peut consid&eacute;rer qu&rsquo;elles sont insuffisantes, c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; bien qu&rsquo;on aille dans ce sens. Mais encore, il faut pouvoir pour am&eacute;liorer la qualit&eacute; du syst&egrave;me &eacute;ducatif camerounais, en arriver &agrave; un v&eacute;ritable bilan. Or on n&rsquo;a pas fait v&eacute;ritable bilan de la r&eacute;forme universitaire telle quelle a &eacute;t&eacute; initi&eacute; en 1993, et on est pass&eacute; sans &eacute;valuations publiques, ce qui est essentiel &agrave; une nouvelle r&eacute;forme qui est sens&eacute;e apporter un souffle nouveau &agrave; notre syst&egrave;me. <\/p>\n<p><strong> Le chef de l&rsquo;Etat substitue les bourses aux aides ponctuelles. Il a annonc&eacute; trois milliards aux universit&eacute;s.<\/strong><br \/>C&rsquo;est le mode r&eacute;gulation qui a &eacute;t&eacute; choisi par le pouvoir. Je serai d&rsquo;accord avec vous qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un mode largement opportuniste, l&agrave; o&ugrave; il s&rsquo;agit de mettre en place plut&ocirc;t un mode syst&eacute;mique et structurant, c&rsquo;est-&agrave;-dire un m&eacute;canisme qui soit une gestion permanente de cette question. Et en cela, il est important que l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur apparaisse comme une priorit&eacute; pour le pouvoir. On peut tout &agrave; fait comprendre que le gouvernement n&rsquo;ait plus les moyens de financer compl&egrave;tement le syst&egrave;me. <\/p>\n<p><strong>Il existe un goulot d&rsquo;&eacute;tranglement entre les formations sup&eacute;rieures et le d&eacute;but de l&rsquo;insertion professionnelle. Les annonces faites par le pr&eacute;sident vont d&eacute;boucher ce goulot?<\/strong><br \/>Ces mesures ne peuvent pas permettre de r&eacute;soudre le probl&egrave;me que pose ce goulot d&rsquo;&eacute;tranglement. Parce que ce goulot tient &agrave; la structure &eacute;conomique camerounaise. Celle-ci demeure une &eacute;conomie de rente et de traite. C&rsquo;est-&agrave;-dire une &eacute;conomie d&rsquo;h&eacute;ritage colonial. Cela signifie qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas constitu&eacute;e autour d&rsquo;un syst&egrave;me de production &eacute;largi et massive de richesses. Laquelle production est la condition pour cr&eacute;er les emplois. La fonction publique ne r&eacute;sout pas le probl&egrave;me de l&rsquo;emploi dans un pays.<\/p>\n<p><strong>Les Lions indomptables, Can et Mondial, la coupe est pleine mais il faut dire qu&rsquo;on revient de loin ! <\/strong><br \/>Je serai beaucoup plus mesur&eacute; que vous sur le caract&egrave;re positif de ce bilan pour une raison simple : en termes de rapports de force footballistique, il n&rsquo;y avait pas match. A aucun instant, je n&rsquo;ai jamais pens&eacute; que le Cameroun ne se qualifierait pas, parce qu&rsquo;en face il n&rsquo;y avait pas l&rsquo;opposition pour pouvoir emp&ecirc;cher cette qualification. Le seul pays qui potentiellement pouvait le faire, c&rsquo;&eacute;tait le Maroc. Or ce dernier &eacute;tait dans une mauvaise passe. Et vu le potentiel footballistique qui est celui du Cameroun, cela aurait &eacute;t&eacute; une v&eacute;ritable incongruit&eacute; que nous ne puissions pas battre le Togolais, le Gabon. Je crois qu&rsquo;en mati&egrave;re de football, le Cameroun fait le service minimum ; car si nous &eacute;tions bien organis&eacute;s au niveau manag&eacute;rial, au niveau gestionnaire, le Cameroun serait tr&egrave;s pris&eacute; et comp&eacute;titif. Au niveau de la Coupe du monde par exemple, si nous avions seulement le niveau d&rsquo;organisation qu&rsquo;il y a en Afrique du nord, notamment en Tunisie et en Egypte, je suis &agrave; peu pr&egrave;s s&ucirc;r que les Camerounais seraient d&eacute;j&agrave; au moins, vice champion du monde.<br \/>Il faut &eacute;galement dire que si l&rsquo;arriv&eacute;e de Paul le Guen a &eacute;t&eacute; un &eacute;l&eacute;ment positif, je crois qu&rsquo;on n&rsquo;a pas laiss&eacute; suffisamment de temps aux techniciens camerounais, m&ecirc;me si on a pu voir les limites de leur gestion du match Cameroun-Maroc. Permettez-moi de donner ici, une le&ccedil;on de strat&eacute;gie. Aucune &eacute;quipe nationale de football n&rsquo;a gagn&eacute; la coupe du monde, avec un s&eacute;lectionneur &eacute;tranger depuis au moins 1958. Si Paul le Guen parvenait &agrave; nous ramener ici le troph&eacute;e de la Coupe du monde, attendons d&rsquo;abord de voir si nous n&rsquo;aurions pas un Cameroun-France. On verrait.<\/p>\n<p><strong>Le march&eacute; publicitaire est &eacute;troit au Cameroun pour jouer son r&ocirc;le d&rsquo;accompagnateur dans le d&eacute;veloppement de la presse au regard de ce qui se passe dans les pays anglophones du continent. Y aurait-il une autre voie de sortie ? <\/strong><br \/>Pour qu&rsquo;il y ait une v&eacute;ritable &eacute;closion du march&eacute; m&eacute;diatique et celui de la presse en particulier, cela suppose &eacute;videment qu&rsquo;il y ait d&rsquo;abord des initiatives d&rsquo;op&eacute;rateurs priv&eacute;s. Mais la place de l&rsquo;Etat est une place essentielle. L&rsquo;Etat camerounais doit donner un contenu concret &agrave; sa politique et montrer que le renouveau communicationnel est autre chose qu&rsquo;un simple slogan incantatoire. Cela doit s&rsquo;incarner par des mesures de soutien &agrave; la presse, comme on en voit dans les pays africains homologues ; il faut que cela soit des mesures significatives. Il ne nous semble pas cependant, que du point de vue des groupes dominants qui sont au pouvoir, il y ait une v&eacute;ritable volont&eacute; d&rsquo;avoir un espace public m&eacute;diatique qui soit un espace consistant et pluraliste. Parce qu&rsquo;un tel espace serait autonome, et ne serait plus strictement contr&ocirc;l&eacute; de mani&egrave;re directe ou indirecte par les forces du pouvoir. Or, la logique profonde qui reste visible de notre syst&egrave;me gouvernant est toujours une logique moniste et monopolistique venue de la culture du parti unique qui veut que les &eacute;lites du pouvoir continuent de contr&ocirc;ler l&rsquo;aspect communicationnel et informationnel, aussi bien par les moyens de la l&eacute;gislation et de la r&eacute;glementation que part le contr&ocirc;le m&ecirc;me des moyens de gestion mat&eacute;rielle. Et vous avez soulign&eacute; dans votre question, l&rsquo;&eacute;troitesse du march&eacute; publicitaire. C&rsquo;est la preuve que nous ne sommes pas encore v&eacute;ritablement dans un syst&egrave;me digne de concurrence m&eacute;diatique, un syst&egrave;me de pluralisme m&eacute;diatique digne d&rsquo;une d&eacute;mocratie v&eacute;ritable.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;aide de l&rsquo;Etat &agrave; la presse est pass&eacute;e de 150 &agrave; 280 millions de francs en 2009&hellip;<\/strong><br \/>Je vous ai dit qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de volont&eacute; parce que s&rsquo;il y en avait une, cela se manifesterait dans les mesures d&rsquo;aides. Et on voit des pays de niveau comparable comme le Gabon ou m&ecirc;me la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire mettre &agrave; la disposition de leur presse beaucoup plus de moyens. Au Cameroun apparemment, on pr&eacute;f&egrave;re tenir la presse en laisse et l&rsquo;activer pour r&eacute;gler des comptes au sein m&ecirc;me de la classe dirigeante. Activant notamment des intrigues journalistiques, politiquement et bureaucratiquement orchestr&eacute;es. C&rsquo;est ce type de presse qui est attrayante pour nos &eacute;lites du pouvoir et non une presse autonome, une presse qui soit digne d&rsquo;un v&eacute;ritable syst&egrave;me pluraliste.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;Union internationale de la presse francophone a enfin tenu ses assises au Cameroun. Elle a propos&eacute; la suppression des peines d&rsquo;emprisonnement pour d&eacute;lits de presse. Au lendemain de cet &eacute;v&egrave;nement, un journaliste a &eacute;t&eacute; envoy&eacute; en prison avant la fin de l&rsquo;ann&eacute;e. <\/strong><br \/>Notre droit de la presse conserve encore un certain nombre de structures r&eacute;pressives. De structures d&rsquo;Etat napol&eacute;onien et ici le crime de l&egrave;se majest&eacute; demeure encore et se manifeste &agrave; travers l&rsquo;outrage aux autorit&eacute;s constitu&eacute;es, notamment au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. C&rsquo;est un moyen commode pour le pouvoir de tenir en laisse une presse souvent insolente. Et l&rsquo;affaire Jean Bosco Talla l&rsquo;a encore d&eacute;montr&eacute;, m&ecirc;me si celui-ci n&rsquo;est pas tout &agrave; fait exempt de tous reproches, on a bien l&agrave; l&rsquo;impression qu&rsquo;il y avait la logique du crime de l&egrave;se majest&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Que pensez-vous du contenu de la presse nationale en ce moment ?<\/strong><br \/> Je ne pense que le contenu se soit particuli&egrave;rement am&eacute;lior&eacute;, mais ne s&rsquo;est pas nettement d&eacute;grad&eacute; aussi. En fait cela d&eacute;pend de chaque sous-secteur du champ m&eacute;diatique, et du type de l&rsquo;organe auquel on a &agrave; faire face. <\/p>\n<p><strong>Cela fait 50 ans que le Cameroun a obtenu son ind&eacute;pendance&hellip;<\/strong><br \/>Ce sont des marques de notre souverainet&eacute;. On c&eacute;l&egrave;bre cet grand &eacute;v&egrave;nement dans l&rsquo;incoh&eacute;rence gouvernante. Particuli&egrave;rement en ce qui concerne les questions de m&eacute;moires. Il n&rsquo;y a pas de politique rigoureuse ni de politique s&eacute;rieuse en mati&egrave;re de m&eacute;moires au Cameroun. Parce que le Cameroun refuse de grandir, il refuse d&rsquo;assumer sa souverainet&eacute; l&eacute;gale qui a commenc&eacute; &agrave; &ecirc;tre mis en place au moins depuis les ann&eacute;es 1960 et ensuite en 1961.<\/p>\n<p><strong>Sous quels auspices entrevoyez-vous 2010 ?<\/strong><br \/>2010 ne nous semble pas &ecirc;tre une ann&eacute;e d&eacute;cisive, sauf si dans les man&oelig;uvres dirigeantes, on en arrive effectivement &agrave; bouleverser l&rsquo;agenda &eacute;lectoral pour y introduire l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Mais pour que cela soit men&eacute; de mani&egrave;re l&eacute;gitime, il faudrait avoir des adaptations constitutionnelles, pour que cette d&eacute;marche ne soit pas une d&eacute;marche hors la loi fondamentale. 2010 nous semble devoir rest&eacute;e une ann&eacute;e de routine, pour la simple raison que le malaise du Cameroun est un malaise syst&eacute;mique, c&rsquo;est un malaise structurel et c&rsquo;est surtout un malaise qui se traduit dans la configuration de nos institutions politiques et &eacute;conomiques. Ces institutions ne sont pas celles d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; moderne ou d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; qui envisage de mani&egrave;re efficace sa modernisation autonome, productive et constructive.<br \/>Sans faire dans la contestation syst&eacute;matique quitte &agrave; &ecirc;tre accus&eacute; de propager des calomnies et des mensonges, nous dirons que 2010 ne r&eacute;soudra pas les probl&egrave;mes structurels du Cameroun. Et ceux-ci se refl&egrave;tent dans un certain nombre d&rsquo;indicateurs qui montrent que le Cameroun n&rsquo;est pas performant, ni au niveau africain, ni au niveau mondial. S&rsquo;agissant par exemple du D&eacute;veloppement Humain, nous sommes 153 &egrave;me sur 192 pays dans le monde. En ce qui concerne nos perceptions dans l&rsquo;&eacute;conomie globale capitaliste lib&eacute;rale, nous sommes 111&egrave;me sur &agrave; peu pr&egrave;s 133 Etats dans le classement du Competitiv Global Report qui est fait par le Forum &eacute;conomique de Davos. En ce qui concerne le Doing Buisness, nous sommes 171&egrave;me sur 183 Etats ; en mati&egrave;re d&rsquo;industrialisation, 118&egrave;me sur 122 sur le rapport de l&rsquo;Onudi. Le classement des Etats en faillite en 2009, positionne le Cameroun 150&egrave;me sur 177. Et en termes d&rsquo;Instabilit&eacute;, le Cameroun est le 27&egrave;me pays le plus instable au monde ; et les experts ayant effectu&eacute; ce classement ont fait une alerte sp&eacute;ciale sur notre pays. Voil&agrave; quelques indications qui d&eacute;mentent les affirmations de nos dirigeants qui vantent &agrave; longueur de journ&eacute;e la soit disant stabilit&eacute; du Cameroun.<\/p>\n<p><em>Entretien men&eacute; par <br \/>Xavier Mess&eacute;, L&eacute;ger Ntiga, Dorine Ekw&egrave; et<br \/>Abel Ntonga(Stagiaire)<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le politologue analyse les probl\u00e8mes dominants de l\u2019ann\u00e9e qui se termine; il projette un regard sur celle qui commence. &#8211; Le discours de fin d&rsquo;ann&eacute;e du chef de l&rsquo;Etat &agrave; la nation a &eacute;t&eacute; plac&eacute; sous le signe de l&rsquo;espoir. Il est sorti de son propos habituel impersonnel pour parler de mani&egrave;re engag&eacute;e. 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