{"id":3546,"date":"2010-01-06T16:40:25","date_gmt":"2010-01-06T15:40:25","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-01-06T16:40:25","modified_gmt":"2010-01-06T14:40:25","slug":"3546","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3546\/","title":{"rendered":"Viviane Etienne: \u00abLa gestion du droit d\u2019auteur est chaotique au Cameroun\u00bb"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>ITW &#8211; <span class=\"highslide\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.lemessager.net\/show_image_NpAdvPost.php?filename=\/2010\/01\/vivianne_etienne.png&amp;cat=3&amp;pid=5046&amp;cache=false\" alt=\"Viviane Etienne:  \u00abLa gestion du droit d\u2019auteur est chaotique au Cameroun\u00bb\" class=\"lazyload alignleft\" \/><\/span><\/p>\n<p><strong><span title=\"Q\" class=\"cap\"><span>Q<\/span><\/span>u&rsquo;est-ce qui justifie votre pr&eacute;sence en terre camerounaise&nbsp;?<\/p>\n<p><\/strong>Une cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision nationale qui m&rsquo;a sollicit&eacute;e dans le cadre de la production de plusieurs &eacute;missions. Par ailleurs je profite de mon s&eacute;jour pour non seulement, peaufiner la r&eacute;alisation du clip <em>Bonam, <\/em>un titre extrait de l&rsquo;album intitul&eacute; <em>M&eacute;lodies d&rsquo;amour<\/em>, sorti en 2007. Mais aussi faire un clin d&rsquo;&oelig;il aux enfants d&eacute;sh&eacute;rit&eacute;s et autres orphelins.<\/p>\n<p><strong>Doit-on conclure qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas une nouvelle galette musicale dans vos bagages&nbsp;? <\/strong><\/p>\n<p>Non pour l&rsquo;instant. Il n&rsquo;y a pas un nouvel album de Viviane Etienne dans les bacs. Parce que je suis occup&eacute;e par mes activit&eacute;s professionnelles. En fait j&rsquo;avais pris un repos sabbatique dans l&rsquo;optique de mieux suivre mes activit&eacute;s professionnelles en France o&ugrave; je vis. Quand vous &ecirc;tes &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;une entreprise, &ccedil;a ne rigole pas. Il faut g&eacute;rer le personnel, suivre des dossiers, faire des projections entre autres. Vous savez, la musique pour moi est une passion. Ce n&rsquo;est pas une activit&eacute; que je m&egrave;ne en plein temps. J&rsquo;avais mis la musique entre parenth&egrave;se au cours de cette p&eacute;riode, il faut l&rsquo;avouer.&nbsp; Un disque, c&rsquo;est au minimum 10 chansons qui demandent du travail et une bonne dose de rigueur. Je ne peux pas injecter toutes mes chansons sur le march&eacute; au m&ecirc;me moment.<\/p>\n<p><strong>Quelle place accordez-vous au texte dans vos chansons&nbsp;?<\/strong><\/p>\n<p>Ma musique a pour fondement de base l&rsquo;amour. Mais alors l&rsquo;amour avec la lettre &laquo;a&raquo; majuscule, c&rsquo;est &agrave; dire au sens noble du terme. Dans &laquo;<em>Gigolo&raquo;<\/em> par exemple je fustige le comportement de certains hommes qui manquent du respect &agrave; la gent f&eacute;minine, affiche des comportements indignes, se croient oblig&eacute;s de vivre en faisant du chantage &agrave; la femme. &laquo;<em>Bonam&raquo;<\/em> est un hymne au partage. Il faut aimer autrui, partager avec lui, &eacute;viter les &eacute;go&iuml;smes de toutes sortes. Dans les titres comme &laquo;<em>Maman&raquo;<\/em>, je demande &agrave; toute conscience de savoir dire merci &agrave; sa maman. Celle l&agrave; qui vous met au monde, vous accompagne, vous encadre, vous assiste en toutes circonstances. Parfois nos mamans sont l&rsquo;objet de raillerie, d&rsquo;insultes et sont tax&eacute;es de tous les noms d&rsquo;oiseaux lorsqu&rsquo;il y a des incompr&eacute;hensions. Alors je dis, il faut avoir du respect pour sa maman. De m&ecirc;me, j&rsquo;invite les uns et les autres &agrave; avoir un brin d&rsquo;amour pour les enfants de la rue qui m&eacute;ritent qu&rsquo;on leur accorde une seconde chance dans leurs vies. En gros les relations interpersonnelles occupent une place de choix dans la th&eacute;matique que j&rsquo;aborde dans mes chansons.<\/p>\n<p><strong>Une th&eacute;matique qui rev&ecirc;t plusieurs formes d&rsquo;expressions musicales. Le zouk, un makossa hot avec une propension au &laquo;couper d&eacute;caler&raquo; bien marqu&eacute;e&hellip;<\/strong><\/p>\n<p>Effectivement. Je fais de la musique par passion. Je fais ce que je sens. C&rsquo;est pour cette raison que j&rsquo;y m&ecirc;le tout ce qui me pla&icirc;t.<strong> <\/strong>Je n&rsquo;ai pas<strong> <\/strong>un esprit<strong> <\/strong>cantonn&eacute;. Je ne suis pas prisonni&egrave;re d&rsquo;un rythme. Par exemple<em> &laquo;&nbsp;Gigolo&raquo;<\/em> &agrave; la base est du makossa avec des animations ivoiriennes que j&rsquo;aime beaucoup. <em>&laquo;Bonam<\/em> &raquo; est une chanson ex&eacute;cut&eacute;e en duala, alors que je ne suis pas de cette aire ethnique. Je suis basa&rsquo;a et je ne fais pas de l&rsquo;assiko tout simplement parce que je ne le sens pas. Si j&rsquo;invite &agrave; titre d&rsquo;exemple Chantal Ayissi, Hugo Nyam&eacute; ou Lady Ponce &agrave; faire un featuring avec moi, je ne vais pas les conditionner. Je vais leur demander tout simplement de s&rsquo;&eacute;clater, de rester authentique et non leur imposer une camisole de force dans l&rsquo;expression musicale. S&rsquo;il a une influence de ma part, il y aura forc&eacute;ment un manque d&rsquo;originalit&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Quelle est la nature de vos relations avec les autres artistes camerounais qui vivent en Hexagone o&ugrave; ailleurs?<\/strong><\/p>\n<p>C&rsquo;est le respect mutuel. Je ne suis pas &agrave; Paris qui est la plaque tournante et o&ugrave; vivent bon nombre d&rsquo;artistes camerounais. Je suis &agrave; Montpellier o&ugrave; je m&egrave;ne mes affaires. Mais cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas que nos retrouvailles soient empreintes de beaucoup de chaleur conviviale. J&rsquo;&eacute;coute toutes les musiques. Celles de mes coll&egrave;gues ne sont pas en reste. Je pars de Beethoven &agrave; Majoie A&iuml;.<\/p>\n<p><strong>Vous &ecirc;tes s&ucirc;rement au courant des &eacute;pisodes ubuesques de la gestion du droit d&rsquo;auteur au Cameroun. Un coup c&rsquo;est la Cour supr&ecirc;me qui donne raison &agrave; la Cameroon music corporation (CMC), un autre c&rsquo;est la Soci&eacute;t&eacute; civile de l&rsquo;art musical (SOCAM) qui ne l&acirc;che pas prise. Quelle est la lecture que vous en faites?<\/strong><\/p>\n<p>Le droit d&rsquo;auteur c&rsquo;est en quelque sorte le salaire de l&rsquo;artiste. Je n&rsquo;ai pas de commentaire particulier &agrave; faire sur cette question. C&rsquo;est un sujet qui me concerne, il s&rsquo;agit de notre chapelle. Je dois avouer que je suis perdue. Il y a un vrai bordel dans la gestion du droit d&rsquo;auteur au Cameroun. Il faut que le gouvernement frappe la main sur la table. Si la Cour supr&ecirc;me prend une d&eacute;cision il faut que l&rsquo;on ex&eacute;cute. Il s&rsquo;agit, sauf erreur de ma part d&rsquo;une institution r&eacute;publicaine. Tout cela fait d&eacute;sordre. Il faut que l&rsquo;on revienne sur les rails. Les gens doivent taire leurs &eacute;go&iuml;smes pour permettre &agrave; l&rsquo;artiste de vivre de son art. La SOCAM fait son bonhomme de chemin. Je ne sais pas quel est le statut de la CMC aujourd&rsquo;hui. Dans la vie, je pense qu&rsquo;il faut savoir mettre un terme aux conneries. Tout le bazar qu&rsquo;il y a dans la gestion du droit d&rsquo;auteur p&eacute;nalise les artistes.<\/p>\n<p><span>Alain NJIPOU <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ITW &#8211; Qu&rsquo;est-ce qui justifie votre pr&eacute;sence en terre camerounaise&nbsp;? Une cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision nationale qui m&rsquo;a sollicit&eacute;e dans le cadre de la production de plusieurs &eacute;missions. Par ailleurs je profite de mon s&eacute;jour pour non seulement, peaufiner la r&eacute;alisation du clip Bonam, un titre extrait de l&rsquo;album intitul&eacute; M&eacute;lodies d&rsquo;amour, sorti en 2007. 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