{"id":3555,"date":"2010-01-08T13:38:52","date_gmt":"2010-01-08T12:38:52","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-01-08T13:38:52","modified_gmt":"2010-01-08T11:38:52","slug":"3555","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3555\/","title":{"rendered":"G\u00e9d\u00e9on Mpando : Histoire naturelle d&rsquo;un enfant l\u00e9gitime de la joie"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le sculpteur du monument de la R\u00e9unification du Cameroun a pris une retraite modeste et heureuse, d&rsquo;o\u00f9 il observe l&rsquo;\u00e9volution sociale d&rsquo;un pays dont il souhaite ardemment voir \u00e9clore le g\u00e9nie. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/mpa-ndo.gif\" alt=\"\" \/>&quot;C&rsquo;est moi ! G&eacute;d&eacute;on Mpando, fils de Mpando, et de&hellip;, et de&hellip;, et de&hellip;&quot; Impossible de l&rsquo;arr&ecirc;ter. Il est heureux d&rsquo;en parler, et s&rsquo;amuse de constater qu&rsquo;il vous faut tant apprendre pour remonter votre g&eacute;n&eacute;alogie sur une dizaine de g&eacute;n&eacute;rations sans la moindre h&eacute;sitation. Le vieil homme, qui loge dans une modeste chambre d&rsquo;une demeure qui, autrefois, dut pr&eacute;senter un visage harmonieux, au c&oelig;ur de Mvog-Ada &agrave; Yaound&eacute;, est d&rsquo;une compagnie plaisante. A l&rsquo;ombre, son teint cuivr&eacute; et son visage oblongue pr&eacute;c&eacute;d&eacute; par une paire de lunettes de soleil cachent sa vue fortement d&eacute;grad&eacute;e, mais &eacute;tonnamment resplendissante de joie.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;a pas recherch&eacute; autre chose dans sa vie, G&eacute;d&eacute;on Mpando : &ecirc;tre heureux et vivre autour de gens joyeux. Alors, c&rsquo;est quoi le bonheur ? Manger des p&acirc;tes alimentaires au lieu du manioc, comme son homonyme, son petit-fils G&eacute;d&eacute;on, qui lui tient compagnie. Ha, ha, ha ! Le voil&agrave; reparti dans l&rsquo;un de ces francs &eacute;clats de rire, qui vous invite &agrave; la rigolade comme entre vieux complices &agrave; qui il confierait qu&rsquo;il a un nouvel amour. Une jeune beaut&eacute;, &agrave; qui il pr&eacute;f&egrave;rera consacrer la suite de sa journ&eacute;e. Mais il est bien gentil, M. Mpando, et va encore vous ouvrir le livre de son exp&eacute;rience du bonheur qui a d&eacute;but&eacute; &quot;le 5 mai 1932 &agrave; Yabassi, dans un village basa&rsquo;a&quot;.<\/p>\n<p>L&agrave;-bas, dans la for&ecirc;t du Nkam, le futur sculpteur, connu au-del&agrave; des fronti&egrave;res camerounaises, &eacute;tait &quot;un enfant heureux&quot;. &quot;Mon p&egrave;re &eacute;tait un homme qui d&eacute;sirait ardemment le bien de tous&quot;, confesse l&rsquo;artiste. Des neuf qualit&eacute;s que ce chr&eacute;tien rattache &agrave; l&rsquo;Esprit-Saint, Mpando p&egrave;re avait fait l&rsquo;objet de la recherche quotidienne de sa vie : l&rsquo;amour, la joie, la paix, la patience, la bont&eacute;, la bienveillance, la foi, la douceur et la ma&icirc;trise de soi. Il n&rsquo;en dira pas plus. Ce sont des affaires familiales. Presque secr&egrave;tes. Comme l&rsquo;origine de sa vocation pour les arts. C&rsquo;est peut-&ecirc;tre cet amour de la nature qui le fit venir au m&eacute;tier de sculpteur, &agrave; l&rsquo;image du grand architecte de l&rsquo;univers. <\/p>\n<p>&quot;Vous vous imaginez toutes ces belles choses dans la cr&eacute;ation ! Il en faut du talent pour faire le soleil ; mais, moi, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;en recherchant Dieu, l&rsquo;on peut voir qu&rsquo;il existe de petits soleils sur la terre&quot;, analyse l&rsquo;homme qui s&rsquo;amuse de ce que tant d&rsquo;hommes n&rsquo;ont pas compris le sens de la vie. L&rsquo;enfant, qui fol&acirc;trait sur les berges du Nkam pour comprendre le myst&egrave;re permettant aux carpes de se tenir en &eacute;quilibre dans l&rsquo;eau, alors qu&rsquo;elles &eacute;taient plus plates que les autres poissons, est devenu sculpteur comme la main va &agrave; la bouche. C&rsquo;&eacute;tait son destin. Naturel. Comme d&rsquo;autres, tel son cadet au village, Ebenezer Njoh-Mouelle, sur les bancs de l&rsquo;&eacute;cole pr&eacute;paratoire o&ugrave; l&rsquo;on s&rsquo;initiait au duala, puis de &quot;l&rsquo;&eacute;cole du blanc o&ugrave; l&rsquo;on apprenait le fran&ccedil;ais&quot;, ont fait du chemin ailleurs.<\/p>\n<p><strong>Mongolie<\/strong><br \/>&quot;Quand mon p&egrave;re est mort [dans la deuxi&egrave;me moiti&eacute; des ann&eacute;es 1940], je me trouvais &agrave; Makak o&ugrave; mon fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; &eacute;tait chef de gare, explique-t-il. Il m&rsquo;avait fait venir pour achever la premi&egrave;re ann&eacute;e du cours moyen. Ce d&eacute;c&egrave;s m&rsquo;a pein&eacute; &eacute;norm&eacute;ment et, naturellement, je suis rentr&eacute; aupr&egrave;s de ma m&egrave;re et de mes cadets. L&rsquo;&eacute;cole &eacute;tait finie. Dans notre entendement, il n&rsquo;y avait rien d&rsquo;autre &agrave; faire. C&rsquo;&eacute;tait normal d&rsquo;aller prot&eacute;ger la famille, de p&ecirc;cher, de chasser pour nourrir les miens. Papa n&rsquo;&eacute;tait plus l&agrave;.&quot; Ainsi se d&eacute;m&ecirc;le l&rsquo;&eacute;cheveau d&rsquo;un destin qui suit un fil d&rsquo;Ariane : le petit homme qui a pris le nom de son p&egrave;re pour le rendre fier, un jour o&ugrave; il avait tu&eacute; une panth&egrave;re, revient au village o&ugrave; ses talents de sculpteur s&rsquo;exercent sur toute mati&egrave;re suffisamment noble. Bois d&rsquo;&eacute;b&egrave;ne, pierre taillable se transforment ainsi en jolies figurines.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une &eacute;volution, une fois encore, naturelle. Les figures que reproduisait le petit &eacute;colier amoureux de courses folles &agrave; travers les sous-bois, de baignades et d&rsquo;escapades sur les fertiles montagnes voisines du village, ont pris chair. Le croquis est devenu une belle pi&egrave;ce. Comme ces bustes de Charles de Gaulle ou d&rsquo;Ahmadou Ahidjo, &eacute;tablissant son r&eacute;gime dans ce Cameroun des ann&eacute;es 60. &quot;Il avait plu &agrave; Mme Germaine Ahidjo. Mais c&rsquo;est plus tard qu&rsquo;Ahidjo se laissa convaincre qu&rsquo;il me fallait une bourse pour aller &eacute;tudier &agrave; l&rsquo;Ecole des beaux arts &agrave; Paris. J&rsquo;avais en effet remport&eacute; le premier prix d&rsquo;un concours qui consistait &agrave; repr&eacute;senter les populations camerounaises dans leur diversit&eacute;. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en 1969, j&rsquo;ai pu me rendre en France durant une ann&eacute;e et demi&quot;, raconte le sculpteur en parlant de ses &eacute;tudes sommaires, qui peuvent tromper le non averti.<\/p>\n<p>Du conseiller qui joua un grand r&ocirc;le dans l&rsquo;&eacute;closion du g&eacute;nie d&rsquo;Alexandre Legrand en passant par Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, les grandes batailles de Napol&eacute;on, et plus loin encore le d&eacute;tail des p&eacute;r&eacute;grinations suppos&eacute;es des juifs de l&rsquo;Egypte pharaonique, c&rsquo;est un voyage dont il r&ecirc;ve de &quot;parler aux d&eacute;put&eacute;s de la Knesset&quot; afin de leur expliquer qu&rsquo;Isra&euml;l doit &ecirc;tre un vecteur de paix, et non le contraire. On ne s&rsquo;ennuie pas, avec G&eacute;d&eacute;on Mpando, &agrave; parler du monde qui court &agrave; sa perte avec ces missiles balistiques que l&rsquo;on fabrique &agrave; tour de bras. Il d&eacute;crit Samuel Eto&rsquo;o comme un jeune fan de foot, capable de participer &agrave; n&rsquo;importe quel quiz de culture g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision. Avec la mani&egrave;re : &agrave; cet &acirc;ge, il sait encore se tenir de mani&egrave;re &agrave; s&eacute;duire. Plaire, pour lui, est un devoir ; c&rsquo;est son job, sa raison d&rsquo;&ecirc;tre bien avant la gloire qui adviendra apr&egrave;s son retour de France.<\/p>\n<p>&quot;On m&rsquo;avait confi&eacute; la r&eacute;alisation de la statue qui repose au monument de la R&eacute;unification. Je suis alors devenu un grand parmi les grands de la cour. Le pr&eacute;sident m&rsquo;appelait de temps en temps pour me voir, pour me faire participer &agrave; telle r&eacute;flexion, se pr&eacute;occuper de ce que je faisais. Il me tutoyait. C&rsquo;&eacute;tait tr&egrave;s aimable de sa part&quot;, confie celui qui entame alors &quot;l&rsquo;&oelig;uvre de [sa] vie&quot; : &quot;J&rsquo;&eacute;tais certes habit&eacute; par le discours que l&rsquo;on tenait sur le Cameroun, dans les milieux o&ugrave; se trouvaient les autorit&eacute;s, mais cette sculpture est venue des tr&eacute;fonds de mon &acirc;me. Je pensais qu&rsquo;il fallait que l&rsquo;on sache que nous avons parcouru du chemin depuis la colonisation, car j&rsquo;ai vu cette &eacute;poque et ses injustices. Un jour, &agrave; Yabassi, un commer&ccedil;ant grec a fait placer des sacs de noix sur le ventre d&rsquo;un g&eacute;rant de son &eacute;tablissement pour 70.000 francs, je crois. L&rsquo;homme, un Camerounais, en est mort. Je n&rsquo;arrivais pas &agrave; y croire, mais il n&rsquo;est rien arriv&eacute; au commer&ccedil;ant. C&rsquo;&eacute;tait tr&egrave;s triste.&quot;<\/p>\n<p><strong>Qualit&eacute;s <\/strong><br \/>Mourir ou vivre pour de l&rsquo;argent est une r&eacute;alit&eacute; &agrave; laquelle G&eacute;d&eacute;on Mpando semble n&rsquo;avoir jamais adapt&eacute; son existence quotidienne. Il pr&eacute;f&egrave;re l&rsquo;&eacute;vasion et l&rsquo;apaisement qu&rsquo;offrent les psaumes bibliques dont son langage est fleuri. David, le roi po&egrave;te, reconna&icirc;trait bien cet amoureux des belles lettres qui fut riche. Multimillionnaire, m&ecirc;me. &quot;Tu vois, fiston, c&rsquo;est encore mieux la vie, avec du manioc et des l&eacute;gumes, la sant&eacute; et le rire&hellip; compar&eacute;e &agrave; la mort&quot;, observe-t-il, l&rsquo;air pas du tout pein&eacute; par le manque et le besoin qui caract&eacute;risent son quotidien. Il a re&ccedil;u de l&rsquo;aide, et il en est reconnaissant. C&rsquo;est tout. Il n&rsquo;aime pas &agrave; parler de cela. Comme de sa famille, des enfants et des autres. &quot;Tout le monde ne per&ccedil;oit pas ces choses-l&agrave; de la m&ecirc;me fa&ccedil;on.&quot; On sort donc du jardin secret sans y &ecirc;tre vraiment entr&eacute;. Il est cependant &eacute;crit, au portillon en feuilles vertes qui le referme, qu&rsquo;ici vit un homme qui n&rsquo;a pas de regret. Ou presque pas.<\/p>\n<p>C&rsquo;est vrai qu&rsquo;il pleure souvent papa, maman et deux de &quot;ses sept fr&egrave;res qui ont surv&eacute;cu aux ravages de la mortalit&eacute; infantile&quot;, sans piti&eacute; pour les treize de sa fratrie. Ce p&egrave;re et cette m&egrave;re qui se ressemblaient tant par leurs qualit&eacute;s. Un peu comme lui aimait Popo, cette ni&egrave;ce d&eacute;funte, &eacute;lue parmi les autres, bien qu&rsquo;il les &quot;pr&eacute;f&egrave;re tous&quot;. Il avait pari&eacute; sur cette enfant qui lui sautait au cou &agrave; sa mani&egrave;re, bien plus forte que les autres certainement. Elle est partie. Ils sont morts. C&rsquo;est dur d&rsquo;y penser, m&ecirc;me si &agrave; loisir il cite les promesses de J&eacute;hovah, qui permettra bient&ocirc;t de retrouver tous ces bien-aim&eacute;s. De la mani&egrave;re dont il parle, on se demande pourquoi les hommes d&rsquo;Eglise, du haut de leur chaire, ne parviennent pas &agrave; convaincre tout le monde de la r&eacute;alisation future de cette promesse divine. Lui semble en conna&icirc;tre les moindres d&eacute;tails. Alors pourquoi pleurer ? <\/p>\n<p>Croyez-le si vous voulez, mais G&eacute;d&eacute;on Mpando n&rsquo;a pas de regrets. S&rsquo;il devait refaire cette vie-l&agrave;, elle ne diff&eacute;rerait pas. Il aurait toujours cet amour pour les Tchadiens, ces &quot;gens simples et proches de la nature qui savent reconna&icirc;tre les vraies valeurs&quot;. Comme ce directeur de la Beac &agrave; N&rsquo;Djamena, qui se refusait &agrave; voir &eacute;riger une grande sculpture &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;agence de la banque d&rsquo;&eacute;mission. Plus tard, regardant l&rsquo;&oelig;uvre, il vint dire &agrave; l&rsquo;artiste : &quot;C&rsquo;est vrai que, plus grande, elle aurait &eacute;t&eacute; plus belle.&quot; Peut-&ecirc;tre aurait-il sur&eacute;lev&eacute; quelque peu le p&egrave;re et ses enfants qui jaillirent de ses doigts pour l&rsquo;&eacute;rection du monument de la R&eacute;unification. Un m&egrave;tre. Pour qu&rsquo;ils soient mieux mis en exergue. Il pense que l&rsquo;ouvrage s&rsquo;affaisse. Il serait cependant un peu fou d&rsquo;y rem&eacute;dier. Parce que le tout est lourd, &quot;mais surtout d&eacute;licat&quot;, assure celui dont des tableaux de sculpture ornent le hall de la gare ferroviaire de Ngaound&eacute;r&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Jean Zoa<\/strong><br \/>Ses &oelig;uvres sont &eacute;parpill&eacute;es &agrave; travers le monde: Moscou, Chicago, Antanarivo, P&eacute;kin, etc. Sa vie, comme ses sculptures, ne sont pas &agrave; lui. M&ecirc;me les plus belles. Il les a voulus conformes aux objectifs que l&rsquo;une et les autres devraient poursuivre : louer un autre sculpteur qu&rsquo;il ne voit pas, mais qu&rsquo;il c&ocirc;toie chaque jour. Une qu&ecirc;te presque incompr&eacute;hensible, qui pousse cet homme dans ces ann&eacute;es 70 o&ugrave; les t&eacute;moins de J&eacute;hovah ne sont pas en odeur de saintet&eacute;, et, c&rsquo;est peu dire, &agrave; embrasser leur foi. Lui, le fils d&rsquo;un cat&eacute;chiste protestant, reconna&icirc;t que c&rsquo;&eacute;tait os&eacute;. Mais Ahidjo avait un faible pour lui. &quot;J&rsquo;avais rencontr&eacute; Mgr Jean Zoa pour lui parler de mon besoin spirituel profond de comprendre quelle est la vraie foi. Il m&rsquo;a r&eacute;pondu que beaucoup de questions demeureraient sans r&eacute;ponse jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; nous serons au ciel. Marie devrait nous y accueillir sp&eacute;cialement.<\/p>\n<p> Un pasteur connu, Eug&egrave;ne Mallo, m&rsquo;avait quant &agrave; lui expliqu&eacute;, en duala : &lsquo;Mais, mon fils, est-ce que nous &eacute;tions l&agrave; quand tout cela a commenc&eacute;. Nous nous contentons aussi de suivre&rsquo;.&quot; C&rsquo;&eacute;tait trop peu, pour le chercheur de joies qui ne souhaite plus rien recevoir de la vie. Pour lui-m&ecirc;me. En sortant pour prendre de l&rsquo;air, il projette quand m&ecirc;me quelque chose &quot;pour la post&eacute;rit&eacute;&quot; : un hommage en pierre pour les Lions indomptables. S&rsquo;il se r&eacute;tablit. D&rsquo;ailleurs, le voil&agrave; qui s&rsquo;amuse &agrave; danser, levant sa b&eacute;quille, pour laisser voir sa vigueur &agrave; venir. C&rsquo;est fini ? Non. Il voudrait aussi voir le pr&eacute;sident Biya, afin de trouver le moyen de &quot;r&eacute;aliser les v&oelig;ux des Camerounais avant que ne vienne le r&egrave;gne imminent de Dieu&quot; : &quot;Nous avons un pays extraordinaire. On a du g&eacute;nie, dans la musique et dans le football. C&rsquo;est prouv&eacute;. On peut donc r&eacute;ussir partout ailleurs, et faire de ce pays un jardin qui offre &agrave; manger &agrave; ceux qui n&rsquo;en ont pas.&quot; Paroles d&rsquo;une sculpture de Dieu. <\/p>\n<p><em>Jean Baptiste Ketchateng<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sculpteur du monument de la R\u00e9unification du Cameroun a pris une retraite modeste et heureuse, d&rsquo;o\u00f9 il observe l&rsquo;\u00e9volution sociale d&rsquo;un pays dont il souhaite ardemment voir \u00e9clore le g\u00e9nie. &#8211; &quot;C&rsquo;est moi ! G&eacute;d&eacute;on Mpando, fils de Mpando, et de&hellip;, et de&hellip;, et de&hellip;&quot; Impossible de l&rsquo;arr&ecirc;ter. 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