{"id":3573,"date":"2010-02-04T10:41:25","date_gmt":"2010-02-04T09:41:25","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-02-04T10:41:25","modified_gmt":"2010-02-04T08:41:25","slug":"3573","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3573\/","title":{"rendered":"Fatima Megma pr\u00e9sente sa nouvelle collection"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Trois jours n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 suffisant pour l\u2019une des meilleures artistes sculpteur du Royaume bamoun \u00e0 pr\u00e9senter la cr\u00e9ativit\u00e9 et la richesse de ses nouvelles ouvres sculpt\u00e9es, les masques qu\u2019elle a travaill\u00e9s tant \u00e0 Foumban sa ville d\u2019origine qu\u2019\u00e0 Yaound\u00e9, la ville aux sept collines. &#8211; <\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">Cette artiste qui sculpte depuis le berceau et qui a retrouv&eacute; le chemin des galeries du Cameroun, apr&egrave;s une longue tourn&eacute;e en Europe, avait pourtant pr&eacute;vu de faire &eacute;talage de son know how du jeudi 21 au 23 janvier dernier, dans sa propre galerie qu&rsquo;elle s&rsquo;est cr&eacute;&eacute;e &agrave; son domicile de la Cit&eacute; Verte &agrave; Yaound&eacute;. Mais l&rsquo;exposition vente d&rsquo;&oelig;uvres sculpt&eacute;es sur bois dont le th&egrave;me est <em>&laquo;&nbsp;Bas-relief&nbsp;&raquo;<\/em> fait les prolongations. Dans son atelier, l&rsquo;observateur qui arrive sur les lieux est s&eacute;duit par la trentaine de pi&egrave;ces parmi lesquelles des portes, fen&ecirc;tres, chaises, coffres, des tableaux de d&eacute;coration et plusieurs objets d&rsquo;art africain. Le travail de Fatima Megma est un v&eacute;ritable r&eacute;gal artistique. Juste une mosa&iuml;que de pi&egrave;ces sculpt&eacute;es, des instruments de travail que sont&nbsp;: le Mah&eacute;, les ciseaux, le gouge et un assemblage de couleurs&hellip; <br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">L&rsquo;exploitation de l&rsquo;espace fait observer &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur comme &agrave; l&rsquo;esplanade de sa &laquo;&nbsp;<em>galerie de fortune<\/em> &raquo;, des tableaux et &oelig;uvres sculpt&eacute;s qui sont soient&nbsp;: une sc&egrave;ne de justice devant le Sultan, Roi des bamoun, le couple coupable est condamn&eacute; &agrave; la pendaison&nbsp;; la pr&eacute;sentation des produits de chasse au monarque par des coups de feu&nbsp;; une sc&egrave;ne de p&ecirc;che compos&eacute;e de femmes et des hommes&nbsp;; les symboles des bamoun (l&rsquo;araign&eacute;e, la double cloche, le serpent &agrave; deux t&ecirc;tes)&nbsp;; une sc&egrave;ne de cuisine en communaut&eacute; par les femmes bamoun&nbsp;; le retour de la chasse et la pr&eacute;sentation des gibiers au Sultan. Des pi&egrave;ces de grande port&eacute;e sociale et culturelle ont aussi leur place dans le travail de Fatima Megma. C&rsquo;est le cas pour des travaux tels que&nbsp;: la maternit&eacute; traditionnelle&nbsp;; les symboles bamoun parmi lesquels&nbsp;: la danse, la cuisson, l&rsquo;honneur du Sultan, la cueillette, la travaux champ&ecirc;tres. A cela s&rsquo;ajoutent&nbsp;: un guerrier bamoun avec son troph&eacute;e&nbsp;; une f&ecirc;te au village&nbsp;; un mortier repr&eacute;sentant les activit&eacute;s des femmes au village&nbsp;; une caisse de bijoux&nbsp;; des tam-tams repr&eacute;sentant les sc&egrave;nes de r&eacute;jouissance&nbsp;; les masques et statuts pounou&nbsp;; le jeu de Mbee &laquo;&nbsp;songo&nbsp;&raquo;&hellip; <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><strong>Sculpteur d&egrave;s le berceau <\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">N&eacute;e le 10 avril 1982 &agrave; Foumban, la capitale des arts et de la sculpture, dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest Cameroun, Fatima Megma est tr&egrave;s t&ocirc;t passionn&eacute;e par la sculpture. &laquo;&nbsp;<em>Mon amour pour l&rsquo;art commence d&egrave;s ma tendre enfance quand je suis confi&eacute;e par mon feu p&egrave;re (paix &agrave; son &acirc;me) &agrave; un ma&icirc;tre sculpteur du nom de Maloun Tapom Moussa. Lui qui avait pour devise&nbsp;: travail, endurance, assiduit&eacute;, rigueur et travail, r&eacute;ussit &agrave; inculquer &agrave; la jeune fille de 14 ans que j&rsquo;&eacute;tais, les clefs et les m&eacute;thodes de travail.<\/em> <em>Pr&eacute;cisons que dans un contexte culturel bamoun et musulman o&ugrave; les filles de mon &acirc;ge &eacute;taient pr&eacute;destin&eacute;es au mariage pr&eacute;coce, j&rsquo;&eacute;tais la seule fille de l&rsquo;atelier et fait in&eacute;dit, j&rsquo;&eacute;tais soumise au m&ecirc;me traitement de rigueur comme les autres apprenants de sexe masculin<\/em> &raquo; affirme-t-elle. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">Apr&egrave;s cinq ann&eacute;es d&rsquo;apprentissage, l&rsquo;artiste a d&eacute;cid&eacute; de voler de ses propres ailes. Elle s&rsquo;est m&ecirc;me fix&eacute;e l&rsquo;objectif d&rsquo;&ecirc;tre l&rsquo;ambassadrice de l&rsquo;art africain en g&eacute;n&eacute;ral, de la sculpture sur bois en particulier pour exprimer les vertus et les vices de la soci&eacute;t&eacute; africaine &agrave; travers le monde. A ce jour, on l&rsquo;a retrouv&eacute;e dans des expositions tant&ocirc;t &agrave; Zurich, &agrave; Munich, &agrave; Paris, &agrave; Madrid, &agrave; Parme. A l&rsquo;&eacute;chelle nationale, Fatima Megma a donn&eacute; du sien et revaloris&eacute; sa sculpture au Massao, &agrave; Promote, mais surtout lors des &eacute;ditions du &laquo;&nbsp;Nguon&nbsp;&raquo;. <\/p>\n<p><\/span><span>souley.onoholio <\/span> <span style=\"font-size: small;\"><br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><br \/>\n<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trois jours n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 suffisant pour l\u2019une des meilleures artistes sculpteur du Royaume bamoun \u00e0 pr\u00e9senter la cr\u00e9ativit\u00e9 et la richesse de ses nouvelles ouvres sculpt\u00e9es, les masques qu\u2019elle a travaill\u00e9s tant \u00e0 Foumban sa ville d\u2019origine qu\u2019\u00e0 Yaound\u00e9, la ville aux sept collines. &#8211; Cette artiste qui sculpte depuis le berceau et qui [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3573","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3573","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3573"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3573\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3573"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3573"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3573"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3573"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}