{"id":3613,"date":"2010-02-21T18:22:59","date_gmt":"2010-02-21T17:22:59","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-02-21T18:22:59","modified_gmt":"2010-02-21T16:22:59","slug":"3613","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3613\/","title":{"rendered":"Mondialisation : Pourquoi l\u2019Afrique n\u2019est pas partie"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Dans son dernier ouvrage, Joseph Kuiekem passe en revue les freins \u00e0 l\u2019essor \u00e9conomique du continent. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"><br \/>\nCe n&rsquo;est pas &eacute;crit dans  l&rsquo;introduction, mais c&rsquo;est tout comme: ceci n&rsquo;est pas un court &ndash; ni m&ecirc;me  un long &ndash; trait&eacute; d&rsquo;&eacute;conomie appliqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;intention des &eacute;rudits. Ce  n&rsquo;est pas non plus une recette miracle, du genre que con&ccedil;oivent les  sherpas des instances financi&egrave;res internationales &agrave; partir de leurs  bureaux climatis&eacute;s, qu&rsquo;ils font appliquer aux r&eacute;publiques du Tiers-monde  en proie &agrave; des crises structurelles et de gouvernance.<br \/>\nAvec &laquo;La  mondialisation et l&rsquo;Afrique, la fin des Etats &lsquo;vaches &agrave; lait&rsquo;&raquo;  (Diano&iuml;a), Joseph Kuiekem revisite un sillon trac&eacute; depuis 2006 chez le  m&ecirc;me &eacute;diteur avec &laquo;Immigration : le temps des solutions au Sud&raquo;. Il  s&rsquo;agit donc de prendre le contrepied des dogmes &eacute;dict&eacute;s par les grands  manitous de la finance internationale, dont les prescriptions aux grands  malades sous ajustement structurel, parce que fond&eacute;es sur des  diagnostics &laquo;pr&ecirc;t-&agrave;-porter&raquo;, ignorent les r&eacute;alit&eacute;s du terrain et  aboutissent le plus souvent &agrave; des r&eacute;sultats au mieux biais&eacute;s.<\/p>\n<p>La  mondialisation, selon l&rsquo;auteur, est devenue cette hydre qui sacralise  les forces du capital au m&eacute;pris des forces du travail, les services  marchands et le profit &eacute;tant devenus le centre de toutes les attentions,  et les plateformes non solvables affect&eacute;es aux organismes humanitaires.  Les m&eacute;canismes qui cr&eacute;ent la pauvret&eacute; et la mis&egrave;re au Sud ne sont pas  l&rsquo;apanage des seuls responsables de cette &egrave;re g&eacute;ographique. En  s&rsquo;int&eacute;ressant &agrave; l&rsquo;extraversion des &eacute;conomies de l&rsquo;Afrique noire, par  exemple, il est ind&eacute;niable que les investissements viennent de  l&rsquo;&eacute;tranger o&ugrave; repartent les b&eacute;n&eacute;fices. De m&ecirc;me que les techniciens  r&eacute;put&eacute;s de haut niveau, qui rapatrient le traitement financier tir&eacute; de  leur travail.<\/p>\n<p>Dans un style didactique et g&eacute;n&eacute;ralement d&eacute;pouill&eacute;  de formules &eacute;sot&eacute;riques, Joseph Kuiekem passe en revue la situation de  l&rsquo;entreprise en Afrique, le dilemme des projets d&rsquo;infrastructures, la  vision mondiale de la nouvelle &eacute;conomie, les d&eacute;s&eacute;quilibres  macro&eacute;conomiques et l&rsquo;instabilit&eacute; des entreprises, pointe les  administrations publiques du continent comme &eacute;tant les principaux freins  au d&eacute;veloppement. La crise &eacute;conomique qui a lourdement frapp&eacute; les pays  du continent ne date pas du milieu des ann&eacute;es 80, l&rsquo;Afrique ayant  pr&eacute;sent&eacute;, bien avant, des signes d&rsquo;une crise durable de ses entreprises  publiques et parapubliques.<\/p>\n<p>Selon Joseph Kuiekem, il ne suffit  pas d&rsquo;augmenter les budgets des secteurs productifs pour obtenir les  r&eacute;sultats escompt&eacute;s, mais davantage de disposer de projets de  stimulation sectorielle &agrave; financer. Les syst&egrave;mes d&rsquo;imposition, parce que  &laquo;transplant&eacute;s&raquo;, ont produit des effets pervers en Afrique noire qui ne  peuvent conduire qu&rsquo;&agrave; des r&eacute;sultats partiels, qui consistent &agrave; accroitre  les recettes des Etats par le harc&egrave;lement du secteur moderniste, en  laissant le secteur traditionnel mal exploit&eacute;.Pour des pays exportant  des produits bruts, qui importent plus qu&rsquo;ils ne vendent &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur  en monnaie constante, sont automatiquement frapp&eacute;s par la d&eacute;t&eacute;rioration  des termes de l&rsquo;&eacute;change, subissent l&rsquo;extraversion permanente des  liquidit&eacute;s, ont des monnaies faibles, d&eacute;pr&eacute;ci&eacute;es ou d&eacute;valu&eacute;es, la  banqueroute guette &agrave; tous les virages. Autre paradoxe, et non des  moindres : ceux qui g&egrave;rent aujourd&rsquo;hui les Etats africains ont souvent  &eacute;t&eacute; form&eacute;s dans les meilleurs &eacute;coles dans leurs domaines respectif,  cens&eacute;es former des hommes tourn&eacute;s vers la modernit&eacute;. Mais l&rsquo;auteur, par  ailleurs administrateur de soci&eacute;t&eacute;s dans le civil, les voit plus dans le  r&ocirc;le de &laquo;v&eacute;ritables chefs traditionnels de leur village au c&oelig;ur de  l&rsquo;Etat&raquo;.<\/p>\n<p><i>F&eacute;lix C. Ebol&eacute; Bola<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son dernier ouvrage, Joseph Kuiekem passe en revue les freins \u00e0 l\u2019essor \u00e9conomique du continent. &#8211; Ce n&rsquo;est pas &eacute;crit dans l&rsquo;introduction, mais c&rsquo;est tout comme: ceci n&rsquo;est pas un court &ndash; ni m&ecirc;me un long &ndash; trait&eacute; d&rsquo;&eacute;conomie appliqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;intention des &eacute;rudits. Ce n&rsquo;est pas non plus une recette miracle, du genre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3613","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3613","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3613"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3613\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3613"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3613"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3613"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3613"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}