{"id":3620,"date":"2010-04-18T10:32:06","date_gmt":"2010-04-18T08:32:06","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-04-18T10:32:06","modified_gmt":"2010-04-18T08:32:06","slug":"3620","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3620\/","title":{"rendered":"Musique : Nostalgie fa\u00e7on Kidjo"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>\u00ab Oyo \u00bb, le tout dernier album de la chanteuse b\u00e9ninoise, est une incursion dans un pass\u00e9 personnel, africain et universel.  &#8211; <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&laquo; Oyo &raquo;, le tout dernier album de la chanteuse b&eacute;ninoise, est une incursion dans un pass&eacute; personnel, africain et universel. Madame Ang&eacute;lique Kidjo est partout, ces temps-ci. Au Cap pour le tirage de la Coupe du monde de football. A Copenhague pour la conf&eacute;rence sur le climat. A Vancouver pour les jeux Olympiques d&rsquo;hiver.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et dans les bacs aussi. Depuis janvier, en effet, un nouvel album est venu agrandir la riche discographie de l&rsquo;interpr&egrave;te de &laquo; Niniv&eacute; &raquo;, produit il y a une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es par Ekambi Brillant. Ang&eacute;lique Kpasseloko Hinto Hounsinou Kango Manta Zogbinqui, qui aime tant &agrave; se laisser aller &agrave; sa fantaisie, remet &ccedil;a. Avec, cette fois, une incursion dans le pass&eacute; musical dans lequel elle a grandi, l&agrave;-bas au pays du vaudou. Les Kidjo, c&rsquo;&eacute;tait une famille ouverte sur le monde et o&ugrave; l&rsquo;on &eacute;coutait des rythmes venus de partout. Bien des sons tombaient dans les oreilles de la petite Ang&eacute;lique, qui, devenue un monstre sacr&eacute; de la chanson africaine, s&rsquo;en souvient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un vrai travail de m&eacute;moire qui ram&egrave;ne Kidjo &agrave; son mentor, la Makeba, dont elle se risque &agrave; reprendre deux titres, dont la toute premi&egrave;re chanson de la l&eacute;gende disparue, &laquo; Lakutshona Ilanga &raquo;. Il y en a aussi pour une autre diva qui, m&ecirc;me tr&egrave;s t&ocirc;t d&eacute;c&eacute;d&eacute;e, est rest&eacute;e dans l&rsquo;esprit d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;Africains : la Togolaise Bella Bellow, cornaqu&eacute;e &agrave; ses d&eacute;buts par Manu Dibango dans une collaboration qui produira le mythique &laquo; Rokia &raquo;. Plus nostalgique encore, la chanson &laquo; Kelele &raquo;, un swingu&eacute; et chaloup&eacute; high life auquel la chanteuse s&rsquo;essaye brillamment. Parti du Ghana, le high life, &laquo; haute vie &raquo;, &eacute;tait destin&eacute; &agrave; la bonne soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;&eacute;poque coloniale. S&rsquo;&eacute;tant r&eacute;pandu en Afrique de l&rsquo;Ouest et m&ecirc;me centrale, on l&rsquo;aura sans doute dans&eacute; de Dakar, &agrave; Kinshasa lors des ind&eacute;pendances.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&Ccedil;a tombe bien. Partout, on f&ecirc;te le cinquantenaire que Kidjo c&eacute;l&egrave;bre, elle aussi, cette ann&eacute;e. N&eacute;e quelques semaines avant &laquo; l&rsquo;ind&eacute;pendance cha cha &raquo; de son pays, Kidjo aura 50 ans le 14 juillet prochain. Un anniversaire qui nous vaut ces photos des d&eacute;buts, lorsque Ang&eacute;lique, la vingtaine, portait des nattes ou m&ecirc;me des tresses au fil. In&eacute;dit. Install&eacute;e aux Etats-Unis et m&ecirc;me influenc&eacute;e par la pop, cette figure de ce qu&rsquo;on appelle afro-funk a conserv&eacute; un ancrage dans les rythmes du terroir cristallis&eacute;s dans la juju. &laquo; Atcha Houn &raquo;, la chanson traditionnelle de sa premi&egrave;re sc&egrave;ne, est revisit&eacute;e. A vous arracher doucement les &eacute;paules. Et puis, &laquo; Oyo &raquo;, nom de l&rsquo;ancien royaume, s&rsquo;envole vers d&rsquo;autres horizons : Aretha Franklin, Sidney Bechet, Carlos Santana, etc. Kidjo se souvient m&ecirc;me d&rsquo;une musique de film hindou qui marchait bien dans les ann&eacute;es 70 sur le continent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&laquo; Oyo &raquo;, 16 titres, confirme l&rsquo;&eacute;clectisme de la grande dame et un talent d&rsquo;interpr&egrave;te qui ne craint aucun registre. L&rsquo;avant dernier album, &laquo; Djin Djin &raquo; (2007), a d&rsquo;ailleurs re&ccedil;u un Grammy Award aux Etats-Unis. Incontournable lorsqu&rsquo;on &eacute;voque la sc&egrave;ne africaine &agrave; travers le monde, Ang&eacute;lique Kidjo, artiste militante, rend un fier service aux m&eacute;lomanes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui en les replongeant dans le hier qu&rsquo;ils n&rsquo;ont ni &eacute;cout&eacute; ni dans&eacute;. Les raisons ne manquent pas pour lesquelles feue Elise Mpacko, animatrice &agrave; Africa N&deg;1 dans les ann&eacute;es 80 et 90, lui aurait accord&eacute; l&rsquo;honneur qu&rsquo;elle ne r&eacute;servait qu&rsquo;aux chanteuses africaines accomplies. En guise de r&eacute;v&eacute;rence, elle lui aurait en effet donn&eacute; du &laquo; madame Ang&eacute;lique Kidjo &raquo;.<\/p>\n<p>&laquo; Oyo &raquo;, Ang&eacute;lique Kidjo, janvier 2010, Na&iuml;ve.<\/p>\n<p>\n<a href=\"http:\/\/ad.zanox.com\/ppc\/?9550343C2138525499T&amp;ULP=[[http:\/\/recherche.fnac.com\/search\/quick.do?text=ANGELIQUE+KIDJO+OYO]]\" target=\"_blank\"><strong>ACHETEZ<\/strong><\/a><\/p>\n<p>\n<span class=\"author\">St&eacute;phane Tchakam<\/p>\n<p>http:\/\/www.myspace.com\/angeliquekidjo<\/p>\n<p><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Oyo \u00bb, le tout dernier album de la chanteuse b\u00e9ninoise, est une incursion dans un pass\u00e9 personnel, africain et universel. &#8211; &laquo; Oyo &raquo;, le tout dernier album de la chanteuse b&eacute;ninoise, est une incursion dans un pass&eacute; personnel, africain et universel. Madame Ang&eacute;lique Kidjo est partout, ces temps-ci. 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