{"id":3632,"date":"2010-03-03T13:23:47","date_gmt":"2010-03-03T12:23:47","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-03-03T13:23:47","modified_gmt":"2010-03-03T11:23:47","slug":"3632","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3632\/","title":{"rendered":"Spectacle : Le conte dans\u00e9 selon Bertrand Baleguel"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>L&rsquo;artiste \u00e9tait sur les planches de \u00ab\u00a0Urban village\u00a0\u00bb \u00e0 Yaound\u00e9 samedi dernier pour pr\u00e9senter sa r\u00e9cente cr\u00e9ation. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"><br \/>\nPour l&rsquo;ouverture de sa nouvelle saison te de sa  nouvelle formule, &quot;Urban village&quot; a eu le nez creux. Tr&egrave;s creux m&ecirc;me si  l&rsquo;on en croit les applaudissements et la bonne humeur qui s&rsquo;est d&eacute;gag&eacute;e  du public ayant fait le d&eacute;placement de l&rsquo;espace culturel sis au lmieu  dit &quot;Sonel Mimboman&quot; samedi 27 f&eacute;vrier dernier. Cela &agrave; la faveur d&rsquo;un  spectacle de conte qui aura marqu&eacute; les esprits par la qualit&eacute; de la  prestation sc&eacute;nique d&rsquo;un Bertrand Baleguel qui gagnerait &agrave; mieux &ecirc;tre  connu dans l&rsquo;environnement artistique de son pays et m&ecirc;me au-del&agrave;.<\/p>\n<p>Durant  pr&egrave;s d&rsquo;une heure en effet, ce jeune conteur a tenu en haleine le public  au moyen d&rsquo;une performance de classe. Un public qui s&rsquo;est rendu compte,  et tr&egrave;s vite, que le conte chez cet artiste vient en appoint d&rsquo;autres  postures artistiques au rang desquelles figure en bonne place la danse.  Dans une alchimie ma&icirc;tris&eacute;e, le conteur a explor&eacute; les histoires du  &quot;Vieux sage&quot; d&rsquo;un village imaginaire qui avait pour nom Tetem. Village  o&ugrave; se cotoyaient all&egrave;grement avares, pauvres, nantis, malins et autres  aigris. Une panoplie qui de prime abord aurait pu donner du tournis au  jeune conteur qui ne s&rsquo;est pourtant pas laiss&eacute; conter. Lui qui trouvait &agrave;  chaque fois l&rsquo;astuce n&eacute;cessaire pour passer d&rsquo;un r&ocirc;le &agrave; un autre, fort  de ce que le conte est avant tout &quot;un r&eacute;cit de fiction g&eacute;n&eacute;ralement  assez bref qui rapporte des aventures ou des &eacute;v&eacute;nements imaginaires,  parfois merveilleux&quot; comme il allait l&acirc;cher plus tard, sa besogne  accomplie et le souffle court.<\/p>\n<p>L&rsquo;autre facette et non moins  difficult&eacute; aura &eacute;t&eacute; cette mani&egrave;re de se mouvoir sur la sc&egrave;ne. Son  interpr&eacute;tation a en effet donn&eacute; le sentiment que tout &eacute;tait calcul&eacute; et  que chaque recoin des planches avait une signbification particuli&egrave;re  dans le d&eacute;roul&eacute; de cinq contes qui constituaient l&rsquo;ensemble de la  prestation. Une performance qui t&eacute;moignait &eacute;galement du travail de mise  en sc&egrave;ne assur&eacute; par France Ngo Mbock dans le cadre de la compagnie Diben  qu&rsquo;elle a cr&eacute;&eacute; voici une d&eacute;cennie. En associant donc cette mani&egrave;re  particuli&egrave;re de se mouvoir sur la sc&egrave;ne, qui ne faisait pas l&rsquo;&eacute;conomie  de grimaces et de singeries, &agrave; un art de conter bien affin&eacute;, le r&eacute;sultat  ne pouvait que suivre.<br \/>\nSur les petites histoires, l&rsquo;on retiendra  pour l&rsquo;essentiel, et malgr&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de continuit&eacute; dans les  r&eacute;cits, le c&ocirc;t&eacute; absurde d&rsquo;une humanit&eacute; o&ugrave; l&rsquo;homme appara&icirc;t bien souvent  sous les traits d&rsquo;un loup pour son semblable.<\/p>\n<p>Bien s&ucirc;r, cette  dimension didactique propre &agrave; ce genre artistique n&rsquo;a pas manqu&eacute;. L&rsquo;on  ne manquera pas aussi de saluer la qualit&eacute; de l&rsquo;&eacute;criture qui a aussi  bien puis&eacute; dans des textes connus -comme &quot;Le roi qui voulait tuer les  vieux&quot; du r&eacute;pertoire du sage Amadou Hamp&acirc;t&eacute; B&acirc; que le conteur a r&eacute;&eacute;crit-  et la cr&eacute;ation personnelle. Un m&eacute;lange qui a donn&eacute; une saveur bien  particuli&egrave;re &agrave; ce que Bertrand Baleguel pr&eacute;sente comme &quot;les situations  cocasses du v&eacute;cu quotidien&quot;; des contes qui finalement &quot;tournent en  d&eacute;rision la mentalit&eacute; diverse et ondoyante au moyen de sujets &eacute;vidents  ou sensibles tel que la conception de l&rsquo;amour en couple, de l&rsquo;&eacute;galit&eacute;  entre les hommes, de responsabilit&eacute; et de pouvoir&quot;. Le tout enrob&eacute;, on  l&rsquo;a d&eacute;j&agrave; dit, d&rsquo;un jeu que l&rsquo;on pourrait qualifier de conte dans&eacute;. Le  public s&rsquo;en est all&eacute; repue de cette sagesse de Tetem qui pr&ocirc;ne l&rsquo;amour  du prochain et proscrit le mal. Sans toutefois avoir une envie de revoir  bient&ocirc;t, &agrave; Urban village ou ailleurs, une nouvelle repr&eacute;sentation qui  gagnera alors en maturit&eacute; pour le bien du conte chez nous.<\/p>\n<p><i>Parfait  Tabapsi<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;artiste \u00e9tait sur les planches de \u00ab\u00a0Urban village\u00a0\u00bb \u00e0 Yaound\u00e9 samedi dernier pour pr\u00e9senter sa r\u00e9cente cr\u00e9ation. &#8211; Pour l&rsquo;ouverture de sa nouvelle saison te de sa nouvelle formule, &quot;Urban village&quot; a eu le nez creux. 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