{"id":3676,"date":"2010-03-29T16:35:47","date_gmt":"2010-03-29T14:35:47","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-03-29T16:35:47","modified_gmt":"2010-03-29T14:35:47","slug":"3676","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3676\/","title":{"rendered":"Histoire : Destin quand tu nous tiens !"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le r\u00e9cit autobiographique de Dr Perrin d\u00e9crit aussi la souffrance des populations de l&rsquo;Ouest Cameroun durant la r\u00e9bellion contre l&rsquo;Upc. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Qui  en sept d&eacute;cennies de vie n&rsquo;a point n&rsquo;a point eu droit &agrave; une rencontre  d&eacute;terminante qui a s&eacute;rieusement boulevers&eacute; le cours de son existence ?  Ce genre de rencontre qui vous permet de vous accomplir comme &ecirc;tre  humain utile &agrave; la soci&eacute;t&eacute;. Pour ce qui est de Jean-Baptiste Tegankam dit  Docteur Perrin, deux rencontres ont s&eacute;rieusement modifi&eacute; le cours de  son destin, et cela dans le bon sens. Il y a d&rsquo;abord celle d&rsquo;avec la  Kamsi -nom donn&eacute; aux diseurs d&rsquo;avenir dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest  Cameroun- qui s&rsquo;offusqua de ce qu&rsquo;au gamin ait &eacute;chu &quot;le pire des noms&quot;. A  cette &eacute;poque le jeune Tegankam se nomme en effet Kakambi qui veut dire  dans sa langue maternelle &quot;le monde ne te veut pas&quot; ; un nom qui s&rsquo;&eacute;tait  impos&eacute; &agrave; ses parents du fait qu&rsquo;il &eacute;tait n&eacute; apr&egrave;s deux d&eacute;c&egrave;s  cons&eacute;cutifs des premiers rejetons de Messago. C&rsquo;est ainsi que le  garnement, &acirc;g&eacute; de cinq ans et qui continuait &agrave; t&eacute;ter le sein de sa m&egrave;re  Mayafo sera baptis&eacute; &agrave; nouveau Tegankam Mbouo T&eacute;gang. Un changement qui  allait lui permettre de sortir &quot;rapidement de sa carapace de maladif&quot;  pour embrasser une croissance et une vie plus normale.<\/p>\n<p>La  deuxi&egrave;me rencontre allait survenir des ann&eacute;es plus tard lorsque le jeune  &eacute;colier, &agrave; la fin de ses &eacute;tudes primaires allait croiser le chemin d&rsquo;un  compatriote. Habitant alors avec un pr&ecirc;tre loin de son village natal,  il se demandait comment il allait poursuivre ses &eacute;tudes au coll&egrave;ge, et  ce quand bien m&ecirc;me il avait r&eacute;ussi le concours d&rsquo;entr&eacute;e en 6&egrave; dans un  &eacute;tablissement public de Bafoussam. Face &agrave; la volont&eacute; de son p&egrave;re de ne  pas le voir continuer ses &eacute;tudes et le manque de moyens, la providence  permettra &agrave; celui qui portait depuis peu le pr&eacute;nom de Jean-Baptiste  cette rencontre d&rsquo;avec Jean-Romain Amougou, un militaire originaire du  Sud Cameroun et affect&eacute; dans la r&eacute;gion. Il allait dans sa sympathie  envers le gamin lui offrir les 10.000 francs n&eacute;cessaires &agrave; sa scolarit&eacute;.<\/p>\n<p>La  troisi&egrave;me, &quot;fortuite&quot;, allait arriver dans la foul&eacute;e sous le visage du  p&egrave;re Joseph Perrin, &quot;un pr&ecirc;tre blanc&quot; de France. En ce 10 juillet 1966,  le destin venait de basculer pour le petit coll&eacute;gien du petit s&eacute;minaire  de M&eacute;long qui bien qu&rsquo;admis en 5&egrave; se creusait les m&eacute;ninges pour savoir  o&ugrave; il trouverait de l&rsquo;argent pour poursuivre ces &eacute;tudes, et ce malgr&eacute;  plusieurs tentatives aupr&egrave;s de connaissances. Non seulement il  d&eacute;couvrira &agrave; son retour &agrave; M&eacute;long que son &quot;nouveau p&egrave;re&quot; a r&eacute;gl&eacute; la  facture de sa pension, mais aussi lui a envoy&eacute; des habits.<br \/>\nUne  histoire au final int&eacute;ressante.<\/p>\n<p>D&rsquo;abord par le r&eacute;cit alerte d&rsquo;un  parcours comme il devait y en avoir tr&egrave;s souvent dans cette r&eacute;gion qui  sub&icirc;t avec sto&iuml;cisme des fois la dure r&eacute;alit&eacute; de la r&eacute;bellion et de la  lutte acharn&eacute;e que lui livrait le pouvoir de Yaound&eacute;. Int&eacute;ressant aussi  dans ce souci du d&eacute;tail qui permet au lecteur qui ne conna&icirc;t pas le coin  de se le repr&eacute;senter. L&rsquo;autre option &agrave; souligner aura &eacute;t&eacute; celle de  faire des chapitres courts qui vont droit au but ; le tout agr&eacute;ment&eacute; de  photos d&rsquo;&eacute;poques tr&egrave;s &agrave; propos. Toutes choses qui n&#8217;emp&ecirc;chent pas  cependant pas au lecteur de rester sur sa faim tant le r&eacute;cit  autobiographique s&rsquo;ach&egrave;ve brusquement. Surtout que l&rsquo;auteur, qui parle  de lui &agrave; la troisi&egrave;me personne, semble en avoir sous la plume. L&rsquo;on  soulignera aussi le travail d&rsquo;&eacute;dition pas tr&egrave;s au point comme on  le  voit d&egrave;s la couverture. Car l&rsquo;&eacute;crivain est-il Dr Perrin comme c&rsquo;est le  cas en couverture ou alors Jean-Baptiste Tegankam comme mentionn&eacute; &agrave; la  quatri&egrave;me &agrave; la suite du premier nom ? La formulation du titre aussi  para&icirc;t pour le moins interrogateur. Surtout qu&rsquo;il s&rsquo;agit dans le texte  de l&rsquo;histoire d&rsquo;un individu -qui a certes chang&eacute; plusieurs fois de nom-  mais dont le parcours et les rencontres significatives ont paru plus  importants.<\/p>\n<p><i>Parfait Tabapsi<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le r\u00e9cit autobiographique de Dr Perrin d\u00e9crit aussi la souffrance des populations de l&rsquo;Ouest Cameroun durant la r\u00e9bellion contre l&rsquo;Upc. &#8211; &nbsp; Qui en sept d&eacute;cennies de vie n&rsquo;a point n&rsquo;a point eu droit &agrave; une rencontre d&eacute;terminante qui a s&eacute;rieusement boulevers&eacute; le cours de son existence ? 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