{"id":370,"date":"2007-06-15T19:54:18","date_gmt":"2007-06-15T17:54:18","guid":{"rendered":""},"modified":"2007-06-15T19:54:18","modified_gmt":"2007-06-15T17:54:18","slug":"370","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/370\/","title":{"rendered":"Exposition : Des fresques pour l&rsquo;unit\u00e9 nationale"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Une vitrine collective sur les arts plastiques se d\u00e9roule au Mus\u00e9e national depuis un mois. <br \/>\nJ. B. A.  &#8211; <\/p>\n<hr size=\"1\" \/> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/peinture.gif\" align=\"left\" border=\"1\" \/>Trente-cinq tableaux de diverses dimensions, trois statues et plusieurs objets d&rsquo;art c\u00e9ramique ornent depuis le 18 mai dernier les salles du Mus\u00e9e national. C&rsquo;est dans le cadre d&rsquo;une exposition collective relative &agrave; la f&ecirc;te nationale du 20 mai. Exposition intitul\u00e9e : &quot;Arts plastiques contemporains du Cameroun&quot;. Cette exposition, selon les responsables du minist&egrave;re de la Culture, vise &agrave; encourager les cr\u00e9ateurs d&rsquo;oeuvres de l&rsquo;esprit. Ainsi, les diff\u00e9rentes oeuvres proviennent des artistes les plus connus aux plus anonymes, avec des th&egrave;mes souvent similaires. <br \/>Pendant que Pierre Emile Youmbi, par exemple, parle des &quot;Enfants de la rue&quot;, Ezechiel Iloga, malentendant depuis son jeune &acirc;ge, insiste sur les &quot;Badauds de la nuit &agrave; la poste&quot;, tout en posant le probl&egrave;me de ch&ocirc;mage. &quot;Il est bien de vivre dans un pays en paix. Mais, la paix seule suffit-elle ?&quot;, s&rsquo;interroge-t-il, tout en expliquant le choix des couleurs sombres, pour traduire cette angoisse. La m&ecirc;me inqui\u00e9tude se lit sur le tableau de Pierre Batoum, qui lance un &quot;Sos&quot; pour les enfants &agrave; la recherche du savoir. Ce th&egrave;me, peut-&ecirc;tre avec des termes diff\u00e9rents, est abord\u00e9 sur plusieurs tableaux. La f&ecirc;te est illustr\u00e9e &agrave; travers &quot;les instruments africains&quot; d&rsquo;Ambroise Iya&rsquo;a, &quot;Mballa&quot;, le tam-tam en bois que Jean Calvin Voundi a incrust\u00e9 sur la toile; Joseph Foumane, qui entonne la &quot;chanson d&rsquo;appel pour l&rsquo;unit\u00e9 nationale&quot;, l&rsquo;hommage que Constant Tsague rend &agrave; la femme &agrave; travers un tableau sur la f&ecirc;te du 8 mars, &quot;le griot face aux \u00e9toiles&quot; de Joseph Sumegne, tr&egrave;s connu pour sa statue g\u00e9ante du rond point Deido &agrave; Douala. Tout comme Jean Kouam Tawadje, commissaire de l&rsquo;exposition. <\/p>\n<p>Le myst&egrave;re intervient dans cette vitrine &agrave; travers le tableau de Marie Marceline Fouda Omgba, qui parle des &ecirc;tres du &quot;monde sous-marin&quot;. Toutefois, l&rsquo;un des tableaux ayant suscit\u00e9 quelques commentaires des visiteurs mardi dernier est celui d&rsquo;Herv\u00e9 Mono. Il se demande, &quot;&agrave; quand la gu\u00e9rison&quot;, sur un tableau pr\u00e9sentant des personnes ayant la bouche, le nez, les oreilles et les yeux band\u00e9s par les billets de banques. <br \/>Cette exposition, la seconde du genre, met en exergue &quot;l&rsquo;implication des femmes&quot;, selon le minist&egrave;re de la Culture. La preuve, les femmes se retrouvent dans cette exposition avec des pinces et autres pinceaux en main, ou expos\u00e9es sur les murs comme mod&egrave;les. Sept femmes ont expos\u00e9 parmi les peintres. A l&rsquo;instar de Pulch\u00e9rie Ngabiko\u00e9 Etoundi dont l&rsquo;oeuvre, une partie de chasse au XIX si&egrave;cle dans le pays bamoun, est sculpt\u00e9e sur du bois. L&rsquo;un des mat\u00e9riaux utilis\u00e9s. Les plus constants \u00e9tant la toile et la peinture.<\/p>\n<p>L&rsquo;on y retrouve aussi l&rsquo;Obom (un tissu fait sur la base de d&rsquo;\u00e9corces d&rsquo;arbres) chez Ambroise Iya&rsquo;a, l&rsquo;assemblage chez Joseph Sumegne et Dieudonn\u00e9 Fokou, le papier chez Marie Marceline Fouda et l&rsquo;argile chez Ghislain T\u00e9l\u00e9. <br \/>L&rsquo;exposition collective, qui ferme ses portes lundi, 18 juin prochain, pr\u00e9sente ainsi les diff\u00e9rentes tendances et styles tels que le r\u00e9alisme, l&rsquo;abstrait, le symbolisme et m&ecirc;me les arts d\u00e9coratifs. Pour Pierre Emile Youmbi, &quot;une telle exposition permet aux artistes de pr\u00e9senter leurs &oelig;uvres&quot;. Mais, pense-t-il, &quot;il y a un risque d&rsquo;&ecirc;tre discr\u00e9dit\u00e9 du fait de la confusion possible entre les artistes confirm\u00e9s et les jeunes artistes, qui devraient le m\u00e9riter&quot;. Sur le plan technique, ce dernier estime que l&rsquo;allure est int\u00e9ressante. Toutefois, il dit avoir d\u00e9cel\u00e9 beaucoup de probl&egrave;mes sur les oeuvres de ses jeunes confr&egrave;res. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une vitrine collective sur les arts plastiques se d\u00e9roule au Mus\u00e9e national depuis un mois. J. B. A. &#8211; Trente-cinq tableaux de diverses dimensions, trois statues et plusieurs objets d&rsquo;art c\u00e9ramique ornent depuis le 18 mai dernier les salles du Mus\u00e9e national. 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