{"id":3736,"date":"2010-04-28T10:19:01","date_gmt":"2010-04-28T08:19:01","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-04-28T10:19:01","modified_gmt":"2010-04-28T08:19:01","slug":"3736","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3736\/","title":{"rendered":"Jean Pierre Bekolo: \u00abLe Cameroun n\u2019a pas financ\u00e9 le film sur Eto\u2019o Fils\u00bb"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Quelles sont les raisons de votre s\u00e9jour au Cameroun?<br \/>\nJ\u2019ai beaucoup de choses \u00e0 faire, \u00e0 pr\u00e9senter et \u00e0 proposer. En plus je suis chez moi, il n\u2019y a pas forc\u00e9ment \u00e0 justifier pourquoi on est chez soi. Mon agenda, pendant ce s\u00e9jour a deux axes principaux. Je ressens une esp\u00e8ce de fatigue dans le [&#8230;]<br \/>\n &#8211; <\/p>\n<p><strong> <span class=\"cap\" title=\"Q\"><span>Q<\/span><\/span>uelles sont  les raisons de votre s&eacute;jour au Cameroun?<br \/>\n<\/strong>J&rsquo;ai beaucoup de choses &agrave; faire, &agrave; pr&eacute;senter et &agrave; proposer. En  plus je suis chez moi, il n&rsquo;y a pas forc&eacute;ment &agrave; justifier pourquoi on  est chez soi. Mon agenda, pendant ce s&eacute;jour a deux axes principaux. Je  ressens une esp&egrave;ce de fatigue dans le cin&eacute;ma camerounais, c&rsquo;est une  esp&egrave;ce de coup de blues, personne ne croit plus en rien, les gens se  lassent, tout le monde est pessimiste, des salles de cin&eacute;ma n&rsquo;existent  plus&hellip; Je me dis que face &agrave; cette ambiance morose, il faut faire quelque  chose. La dynamique vient de l&rsquo;homme, il n&rsquo;y a pas une intervention  providentielle, un destin qui plane n&eacute;gativement sur le cin&eacute;ma  camerounais. C&rsquo;est dans cet &eacute;lan que j&rsquo;essaye de faire quelque chose qui  va se d&eacute;cliner dans les prochains jours. Je suis &eacute;galement au Cameroun  parce qu&rsquo;il y a cette opportunit&eacute; qui ne faut pas rater. La Coupe du  monde de football.  Pr&egrave;s de 2 milliards de t&eacute;l&eacute;spectateurs vont regarder  l&rsquo;Afrique et des images. En tant qu&rsquo;homme d&rsquo;images, je pense que j&rsquo;ai  mon r&ocirc;le &agrave; jouer. Pour ce faire, j&rsquo;ai commenc&eacute; par le projet de r&eacute;aliser  un film sur Samuel Eto&rsquo;o. Cela a d&eacute;bouch&eacute; sur une s&eacute;rie d&rsquo;&eacute;missions  t&eacute;l&eacute; dans lesquelles le Cameroun pr&eacute;sente l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Afrique au  reste du monde. Le Cameroun en tant que leader bien entendu, car c&rsquo;est  gr&acirc;ce &agrave; lui que l&rsquo;Afrique abrite pour la premi&egrave;re fois une phase finale  de la Coupe du monde de football.<\/p>\n<p><strong>Depuis plusieurs ann&eacute;es, vous &ecirc;tes sur les traces du gol&eacute;ador  camerounais Samuel Eto&rsquo;o &agrave; l&rsquo;effet de r&eacute;aliser un film. O&ugrave; en &ecirc;tes-vous  avec ce projet&nbsp;?<\/strong><\/p>\n<p>Il faut comprendre pourquoi ce film est int&eacute;ressant. Je ne suis d&eacute;j&agrave;  pas un fan de foot avant ce projet. Vous savez, quand on parle d&rsquo;Eto&rsquo;o  d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, ce n&rsquo;est pas une affaire nationale, mais plut&ocirc;t mondiale.  Le cin&eacute;ma africain souffre et il a besoin d&rsquo;un traitement de choc. Le  film sur Samuel Eto&rsquo;o r&eacute;solvait le probl&egrave;me du mal &ecirc;tre du cin&eacute;ma  africain. On a une star, on a un &eacute;v&eacute;nement majeur (la Coupe du monde,  Ndlr), on a tous les cr&eacute;ateurs camerounais et africains qui peuvent se  retrouver dans plusieurs m&eacute;tiers et autres domaines comme le graphisme,  la prise de son, l&rsquo;animation la fabrication des costumes, la musique&hellip;  autour d&rsquo;un produit qui peut se vendre &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale. Ce film  aurait suffi pour faire rena&icirc;tre le cin&eacute;ma africain. Un film d&rsquo;envergure  comme celui-l&agrave;, n&rsquo;est pas toujours facile &agrave; r&eacute;aliser en Afrique et par  les Africains.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, depuis plusieurs ann&eacute;es, ce projet de faire un film  sur Eto&rsquo;o tarde &agrave; d&eacute;coller&nbsp;?<\/strong><\/p>\n<p>En r&eacute;alit&eacute;, nous avons raisonn&eacute; de plusieurs mani&egrave;res, car le montage  financier d&rsquo;un film se fait &eacute;galement de mani&egrave;re classique. Il y a des  partenaires qui apportent autour de la table leurs contributions et  chacun met du sien. Je n&rsquo;ai rien invent&eacute;. Dans le montage financier de  ce film, nous n&rsquo;avons jamais eu le Cameroun. Cela a jou&eacute; plusieurs fois  contre nous. Nous avons les Sud-africains qui misaient tr&egrave;s gros. Le  projet en lui-m&ecirc;me devait mobiliser 4 milliards FCfa pour rapporter 17  milliards FCfa. 6millions d&rsquo;Euros pour 17 millions d&rsquo;euros de b&eacute;n&eacute;fice.  Je dois pr&eacute;ciser que 6 millions d&rsquo;Euros (environ 4 milliards FCfa, Ndlr)  est le prix moyen du film en France. Or si l&rsquo;on se situe sur  l&rsquo;&eacute;chiquier mondial, quatre milliards c&rsquo;est raisonnable et Eto&rsquo;o Fils  est une star plan&eacute;taire. Ce chiffre est &agrave; la dimension de l&rsquo;homme. Nous  pouvons faire des choses qui touchent le monde parce que nous avons de  la valeur. Nous avons eu les Sud-africains, &agrave; travers une cha&icirc;ne de  t&eacute;l&eacute;vision (SNBC) qui a fait une offre tr&egrave;s int&eacute;ressante, des Espagnols,  en l&rsquo;occurrence un investisseur catalan et jamais le Cameroun. A un  moment donn&eacute;, les Sud-africains se sont mis &agrave; poser des questions.  Pourquoi c&rsquo;est &agrave; un Camerounais que l&rsquo;on laisse faire ce film alors que  c&rsquo;est nous qui finan&ccedil;ons. Ca c&rsquo;est pos&eacute; comme question. Toujours est-il  que l&rsquo;autre raison pour laquelle, les Sud-africains ont plong&eacute; est le  conflit qui a oppos&eacute; Jacob Zuma &agrave; Thabo Mb&eacute;ki au conseil  d&rsquo;administration de la cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision que nous avons &eacute;voqu&eacute;e plus  haut. Il n&rsquo;y a pas une sorte de consensus autour de ce projet. Bien  d&rsquo;autres en ont souffert. Moi, j&rsquo;ai opt&eacute; par ailleurs de ne rien  demander &agrave; Eto&rsquo;o car je pensais que c&rsquo;&eacute;tait un moyen d&rsquo;avoir ma propre  libert&eacute;. Je suis cin&eacute;aste et pas quelqu&rsquo;un qui fait la promotion d&rsquo;un  joueur. Le film ambitionne de montrer aux jeunes des rep&egrave;res &agrave; travers  le parcours d&rsquo;une star de football, mod&egrave;le d&rsquo;ascension sociale. Si une  figure comme Eto&rsquo;o peut permettre &agrave; cette jeunesse sans rep&egrave;res de  trouver des valeurs, des essences, peu importe dans le football ou  ailleurs.<\/p>\n<p><strong>Doit-on &agrave; ce jour dire adieu &agrave; ce projet, y a-t-il des  chances que les &eacute;cueils financiers dont vous faites allusion soient  surmont&eacute;s?<\/strong><\/p>\n<p>En fait, une affaire d&rsquo;Eto&rsquo;o n&rsquo;est pas l&rsquo;affaire d&rsquo;un individu  surtout &agrave; cette &eacute;chelle l&agrave;. J&rsquo;esp&egrave;re que tout le monde va y mettre du  sien, y compris Eto&rsquo;o Fils lui-m&ecirc;me. Nous voulons faire quelque chose  pour notre continent. C&rsquo;est pour cela que nous sommes ouverts et  invitons tout le monde autour de la table. Aussi bien le gouvernement  que d&rsquo;autres op&eacute;rateurs. Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est Eto&rsquo;o, demain &ccedil;a pourrait  bien &ecirc;tre quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Si nous sommes unanimes que ce projet est  porteur pour l&rsquo;Afrique, il faut que l&rsquo;on cesse de penser qu&rsquo;il s&rsquo;agit   d&rsquo;une affaire d&rsquo;un seul individu. On ne peut pas r&eacute;aliser un tel projet  si l&rsquo;on ne joue pas collectif. D&rsquo;ailleurs, le football est collectif. Je  suis quelqu&rsquo;un qui va jusqu&rsquo;au bout. Pour l&rsquo;instant, je ne peux pas  renoncer &agrave; ce projet. Je ne comprends pas pourquoi jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent au  Cameroun on n&rsquo;a pas encore mis en place une politique culturelle qui  prendrait en compte la d&eacute;finition du statut de l&rsquo;artiste&hellip; Les artistes  sont clochardis&eacute;s au quotidien, d&rsquo;autres en meurent dans l&rsquo;indiff&eacute;rence  g&eacute;n&eacute;rale. Je trouve que c&rsquo;est dommage de ne pas pr&eacute;voir car on sait que  demain, ces artistes iront &agrave; la retraite. On laisse les artistes se  d&eacute;brouiller, amuser la galerie. Je pense que m&ecirc;me le pr&eacute;sident Paul Biya  doit veiller &agrave; ce que l&rsquo;on mette sur pied une politique culturelle dans  ce pays.<\/p>\n<p><strong>Dans le montage financier du film sur Eto&rsquo;o, vous semblez  dire que le gouvernement du Cameroun rechigne &agrave; apporter sa  contribution. Or, on sait que la r&eacute;alisation de votre long m&eacute;trage   &laquo;&nbsp;Les Saignantes&nbsp;&raquo; a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; du coup de pouce financier du minist&egrave;re  de la Culture via le compte sp&eacute;cial d&rsquo;affectation et de soutien &agrave; la  politique culturelle, on reste quand m&ecirc;me songeur&hellip; Qu&rsquo;elle explication  pouvez vous y apporter&nbsp;?<\/strong><\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas de logique. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;actions concert&eacute;es. Vous  parlez  Des Saignantes, ce long m&eacute;trage a failli &ecirc;tre censur&eacute; toujours  par le m&ecirc;me gouvernement. Il n&rsquo;y a pas de vision, c&rsquo;est de la navigation  &agrave; vue. On fait une chose et son contraire. J&rsquo;ai &eacute;crit des lettres &agrave; qui  de droit et jamais je n&rsquo;ai eu de r&eacute;ponse. Je me suis renseign&eacute;, on m&rsquo;a  dit que le film &eacute;tait trop cher. Je n&rsquo;ai jamais re&ccedil;u une r&eacute;ponse  officielle. Il ne faut pas perdre  l&rsquo;objectif. Peut-&ecirc;tre ce dont je r&ecirc;ve  n&rsquo;est pas utile. Je ne suis pas en train de dire que j&rsquo;ai la potion  magique qui sauvera le cin&eacute;ma africain. Avec Eto&rsquo;o, j&rsquo;essaye de f&eacute;d&eacute;rer  tous les talents camerounais autour d&rsquo;un projet fiable dont l&rsquo;acteur est  aussi fiable.<\/p>\n<p><strong>Vous arrivez au Cameroun au moment o&ugrave; il n&rsquo;existe plus de  salles de cin&eacute;ma. Que vous inspire cette actualit&eacute; culturelle morose&nbsp;?<\/strong><\/p>\n<p>Le mod&egrave;le &eacute;conomique de ces salles ne tenait pas &agrave; la base. Quelqu&rsquo;un  qui ne paye pas ses loyers pendant 15 ans, vous n&rsquo;allez quand m&ecirc;me pas  lui demander de rester l&agrave;. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un probl&egrave;me de gestion. Le g&eacute;rant  de ces salles vivaient &agrave; Paris avec des subventions qu&rsquo;on lui  accordait. Qu&rsquo;il nous dise ce qu&rsquo;il a fait de cet argent. La diffusion  des films dans ces salles &eacute;pousait une coloration coloniale. Les copies  de films diffus&eacute;s en France parachutaient au Cameroun. A un moment  donn&eacute;, on s&rsquo;est essouffl&eacute;. A un moment donn&eacute;, j&rsquo;ai r&eacute;uni Jos&eacute;phine  Ndagnou pour un projet de construction d&rsquo;une salle. Je savais que l&rsquo;on  devrait en arriver l&agrave;. Mais ce n&rsquo;est pas une raison. Si c&rsquo;est le priv&eacute;  qui se r&eacute;sume aujourd&rsquo;hui &agrave; quelques compagnies de t&eacute;l&eacute;phone, qui doit  tout faire, je dis il y a un probl&egrave;me. Les salles de cin&eacute;ma, c&rsquo;est  l&rsquo;&eacute;quivalent des centres culturels. Des personnalit&eacute;s de ce pays ont  b&acirc;ti des villas, des ch&acirc;teaux gr&acirc;ce &agrave; la fortune publique qu&rsquo;elles ont  croqu&eacute;e. Pourquoi ne pas saisir ces immeubles pour en faire des maisons  de la culture&nbsp;? On nous dit qu&rsquo;il y a des fonds PPTE, je n&rsquo;en sais pas  grand-chose. Mais on nous dit qu&rsquo;on n&rsquo;arrive pas &agrave; d&eacute;bloquer de  l&rsquo;argent. La proc&eacute;dure est-elle plus compliqu&eacute;e que les besoins&nbsp;? Les  proc&eacute;dures ne doivent pas primer sur les besoins. Elles ne doivent non  plus &ecirc;tre des reines. J&rsquo;ai le sentiment qu&rsquo;on ne s&rsquo;occupe pas de  l&rsquo;essentiel. Si vous avez un caillou dans la chaussure, il faut  l&rsquo;enlever. Il ne faut pas dire qu&rsquo;il faut y verser de l&rsquo;eau glac&eacute;e, ou  des gla&ccedil;ons.<\/p>\n<p><strong>En attendant la r&eacute;alisation de ce film sur Eto&rsquo;o&nbsp;; vous vous  &ecirc;tes engouffr&eacute; dans un projet &eacute;ditorial, peut-on  en avoir les  contours&nbsp;?<\/strong><\/p>\n<p>J&rsquo;avais fait un plan par rapport &agrave; cette Coupe du monde depuis de  longues ann&eacute;es. J&rsquo;avais pr&eacute;vu des &eacute;missions TV entre autres, mais aussi  un magazine baptis&eacute; Footura, comme pour dire que nous avons besoin du  football pour parler des choses importantes et faire des choses pour  notre d&eacute;veloppement. Ce magazine est pr&ecirc;t. Il est en anglais. Il ne  concerne pas tous les &laquo;&nbsp;footeux&nbsp;&raquo;. On y parle d&rsquo;architecture, &agrave; savoir  la construction des stades, de la sant&eacute; avec le c&oelig;ur de Lilian Thuram  qui a mis fin &agrave; sa carri&egrave;re de footballeur,&nbsp;de la  spiritualit&eacute; avec des  joueurs qui prient, qui croient en Dieu, de la politique avec tous ces  footballeurs qui aujourd&rsquo;hui veulent devenir pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.  Le football est la porte d&rsquo;entr&eacute;e. Ce magazine sera dans les kiosques  sud-africains. C&rsquo;est une opportunit&eacute; pour les annonceurs camerounais de  se retrouver dans ces kiosques d&egrave;s le d&eacute;but de la Coupe du monde (d&eacute;but  juin, Ndlr).<\/p>\n<p><strong>Rep&egrave;res <\/strong><\/p>\n<p>1966 Naissance &agrave; Yaound&eacute;<\/p>\n<p>C&eacute;libataire, p&egrave;re d&rsquo;enfants<\/p>\n<p>1984 Obtention du Baccalaur&eacute;at<\/p>\n<p>1986 Monteur &agrave; la Cameroon television (CTV) apr&egrave;s concours.<\/p>\n<p>1987 Etudiant en physiques et chimie, Universit&eacute; de Yaound&eacute;<strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>Filmographie<\/strong><\/p>\n<p>1992  Quartier Mozart (Long m&eacute;trage)<\/p>\n<p>1996  -Le Complot d&rsquo;Aristote (Long m&eacute;trage)<\/p>\n<p>&#8211; La grammaire de grand-m&egrave;re (Court m&eacute;trage)<\/p>\n<p>2007  Les Saignantes (Long m&eacute;trage)<\/p>\n<p>2008 &ndash; Un Africain dans l&rsquo;espace (Installation vid&eacute;o)<\/p>\n<p>&#8211; Imagine Africa (S&eacute;rie TV)<\/p>\n<p>2010 &ndash; 50 ans vus par JP Bekolo<\/p>\n<p>&#8211; Eto&rsquo;o (Long m&eacute;trage en cours)<\/p>\n<p>&#8211; The big Africa show (Emissions TV panafricaines)<\/p>\n<p>&#8211; G&eacute;rard Essomba, portrait. (Court m&eacute;trage)<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p>2009 Africa for the futur, Ach&egrave;res, France, 2009, 160&nbsp;p.<\/p>\n<p><span>Alain NJIPOU<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelles sont les raisons de votre s\u00e9jour au Cameroun? J\u2019ai beaucoup de choses \u00e0 faire, \u00e0 pr\u00e9senter et \u00e0 proposer. En plus je suis chez moi, il n\u2019y a pas forc\u00e9ment \u00e0 justifier pourquoi on est chez soi. Mon agenda, pendant ce s\u00e9jour a deux axes principaux. 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