{"id":3739,"date":"2010-04-28T10:28:06","date_gmt":"2010-04-28T08:28:06","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-04-28T10:28:06","modified_gmt":"2010-04-28T08:28:06","slug":"3739","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3739\/","title":{"rendered":"Art-contemporain: Yaound\u00e9 d\u00e9couvre les \u00ab D\u00e9calages \u00bb"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>La manifestation apparaissait in\u00e9dite. Jamais en effet dans \u00ab la ville aux 7 \u00bb collines et certainement au Cameroun, on avait vu un travail artistique dans le domaine des arts visuels d\u2019une telle dimension et d\u2019une telle technicit\u00e9. Ce qui fait que lors du vernissage le 15 avril 2010 au Centre culturel fran\u00e7ais de Yaound\u00e9 par Bruno [&#8230;]<br \/>\n &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"cap\" title=\"L\"><span>L<\/span><\/span>a manifestation  apparaissait in&eacute;dite. Jamais en effet dans &laquo;&nbsp;la ville aux 7&nbsp;&raquo; collines  et certainement au Cameroun, on avait vu un travail artistique dans le  domaine des arts visuels d&rsquo;une telle dimension et d&rsquo;une telle  technicit&eacute;. Ce qui fait que lors du vernissage le 15 avril 2010 au  Centre culturel fran&ccedil;ais de Yaound&eacute; par Bruno Gain, ambassadeur de  France au Cameroun, en pr&eacute;sence de Ama Tutu Muna, ministre camerounais  de la Culture, les critiques de l&rsquo;art contemporain, les m&eacute;lomanes  amoureux et consommateurs du bonheur que procurent les arts visuels en  &eacute;taient fortement impressionn&eacute;s. &laquo;&nbsp;Il s&rsquo;agit d&rsquo;un travail professionnel  qui s&eacute;duit davantage pour la puissance de sa mise en sc&egrave;ne&nbsp;&raquo;, a lanc&eacute; un  artiste camerounais &agrave; la fin du vernissage.<\/p>\n<p>L&rsquo;id&eacute;e a consist&eacute; &agrave; organiser une exposition d&rsquo;art contemporain au  Cameroun &agrave; partir des oeuvres acquises en France par l&rsquo;Etat  fran&ccedil;ais,  et rassembl&eacute;es au sein d&rsquo;une collection connue sous le nom de fonds  national d&rsquo;art contemporain que g&egrave;re le Centre national d&rsquo;arts  plastiques (CNAP) dans l&rsquo;Hexagone. La manifestation mise en route par  Anne-Marie Charbonneaux et Richard Lagrange respectivement pr&eacute;sidente et  directeur g&eacute;n&eacute;ral du Centre national des arts plastiques en France, a  &eacute;t&eacute; confi&eacute;e &agrave; l&rsquo;expertise de Claude Allemand-Cosneau de la direction du  Fonds national d&rsquo;art contemporain (FNAP) qui fait office de commissaire  g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;exposition. Le projet dans sa r&eacute;alisation a trois volets.  Il y a le volet de Douala au centre Doual&rsquo;art, puis celui de Bandjoun &agrave;  l&rsquo;espace Bandjoun station fond&eacute;e par l&rsquo;artiste plasticien Barth&eacute;lemy  Toguo, et enfin le volet de Yaound&eacute;, localis&eacute; au Centre culturel  fran&ccedil;ais Fran&ccedil;ois Villon, et qui retient pr&eacute;sentement notre attention  avec comme th&egrave;me &laquo;&nbsp;D&eacute;calages&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>Claude Allemand-Cosneau, anim&eacute; par sa volont&eacute; de r&eacute;aliser un travail  de qualit&eacute; a r&eacute;ussi &agrave; adapter le hall du CCF de Yaound&eacute; (long de pr&egrave;s 25  m&egrave;tres, et large de 3 m&egrave;tres), et aller squatter une minuscule salle au  premier niveau de l&rsquo;immeuble qui abrite le centre culturel Fran&ccedil;ois  Villon et en faire l&rsquo;exposition &laquo;&nbsp;D&eacute;calages&nbsp;&raquo;. Ainsi, dans le hall, le  visiteur d&eacute;couvre de l&eacute;gers panneaux color&eacute;s install&eacute;s d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, avec  en face une proportion de tableaux color&eacute;s. En fait, on vit l&agrave; la  r&eacute;activation &laquo;&nbsp;des installations dont la collection ne conserve que le  protocole qui r&eacute;pond pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; la question essentielle du rapport  que la cr&eacute;ation entretient au lieu et au r&eacute;el&nbsp;&raquo;, pour reprendre un  commentaire de Claude Allemand-Cosneau. Il s&rsquo;agit ainsi des &oelig;uvres  d&rsquo;Etienne Bossut et de Pierre Bismuth, deux artistes dont la collection  des &oelig;uvres se trouve au Centre national des arts plastiques en France.  Les deux artistes traitent &agrave; leur mani&egrave;re de la sculpture. Etienne  Bossut sculpte en ajustant en vitesse tous les objets de la vie  quotidienne, de la louche de cuisine, au tableau monochrome de la cabane  de chantier, &agrave; l&rsquo;eau de bain. Pierre Bismuth quant &agrave; lui fait d&eacute;couvrir  &laquo;&nbsp;Des choses en moins des choses en plus&nbsp;&raquo; qui constitue des sculptures  al&eacute;atoires. On peut en tout cas rester un moment fig&eacute; sur place pour  d&eacute;couvrir la richesse du message que veulent traduire les deux artistes.<\/p>\n<p>Dans la salle du premier &eacute;tage du CCF, le visiteur d&eacute;couvre l&rsquo;&eacute;chelle  r&eacute;duite du mus&eacute;e en valise de Johan Creten avec les formes diversifi&eacute;es  des statuettes. De m&ecirc;me que la minuscule maison de petits pois de Koo  Jeong-A, une artiste d&rsquo;origine cor&eacute;enne qui vit en France depuis 30 ans.  Tout comme les porcelaines de Christine Crozat qui marque une sculpture  &agrave; la fois imposante et fragile.  On oubliera pas l&rsquo;&oelig;uvre intitul&eacute; &laquo;&nbsp;La  voix de son ma&icirc;tre&nbsp;&raquo; de Damien Deroublaix, qui pr&eacute;sente un gros chien en  train d&rsquo;attendre les ordres de son ma&icirc;tre, ou encore  &laquo;&nbsp;Les mots de mai  68&nbsp;&raquo; de Philipe Cazal, qui t&eacute;moigne d&rsquo;une volont&eacute; d&rsquo;&eacute;largir les  fronti&egrave;res conceptuelles de l&rsquo;art en adoptant de mani&egrave;re critique des  &eacute;v&egrave;nements esth&eacute;tiques et strat&eacute;giques associ&eacute;s  &agrave; la publicit&eacute; et au  marketing. En continuant la visite, on tombe sur l&rsquo;&oelig;uvre de Pascal  Convert qui a beaucoup travaill&eacute; sur les mat&eacute;riaux traditionnels comme  le bois, le verre ou la c&eacute;ramique et qui utilise des techniques de  reproduction comme la gravure, l&rsquo;empreinte ou la moulage. L&rsquo;oeuvre que  le public de Yaound&eacute; d&eacute;couvre au cours de cette exposition a pour titre  &laquo;&nbsp;Vases anthropomorphes&nbsp;&raquo;. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une esp&egrave;ce de main avec de veines  ressorties, et coup&eacute;e au niveau des doigts. On passe par la suite aux  dessins de Wim Delvoye qui traduit une forme de repr&eacute;sentation naturelle  de son moi profond. On pense ainsi &agrave; son visage mis sous la forme d&rsquo;un  chien.<\/p>\n<p>\n<span>jean.francois.channon<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La manifestation apparaissait in\u00e9dite. Jamais en effet dans \u00ab la ville aux 7 \u00bb collines et certainement au Cameroun, on avait vu un travail artistique dans le domaine des arts visuels d\u2019une telle dimension et d\u2019une telle technicit\u00e9. Ce qui fait que lors du vernissage le 15 avril 2010 au Centre culturel fran\u00e7ais de Yaound\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3739","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3739","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3739"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3739\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3739"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3739"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3739"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3739"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}