{"id":3752,"date":"2010-05-04T11:17:18","date_gmt":"2010-05-04T09:17:18","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-05-04T11:17:18","modified_gmt":"2010-05-04T09:17:18","slug":"3752","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3752\/","title":{"rendered":"Douala : les journalistes pleurent Bibi Ngota"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Un sit-in devant les services du gouverneur de la r\u00e9gion du Littoral aura marqu\u00e9 la c\u00e9l\u00e9bration de la journ\u00e9e mondiale de la libert\u00e9 de la presse le 3 mai 2010. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"cap\" title=\"I\"><span>I<\/span><\/span>ls &eacute;taient finalement  une cinquantaine. La meute d&rsquo;hommes et de femmes des m&eacute;dias qui ont  investi les services du gouverneur de la r&eacute;gion du Littoral lundi 3 mai  2010, jour de la c&eacute;l&eacute;bration de la journ&eacute;e mondiale de la libert&eacute; de la  presse. Motif de cette mobilisation, les ouvriers de la plume et du  microphone ont tenu d&rsquo;abord  &agrave; marquer d&rsquo;une pierre blanche une  c&eacute;l&eacute;bration sur fond de deuil. En effet, la journ&eacute;e du 3 mai de cette  ann&eacute;e a malheureusement co&iuml;ncid&eacute; avec le d&eacute;c&egrave;s du journaliste et pas  moins directeur de publication de l&rsquo;hebdomadaire Cameroun Express, mort  en sa qualit&eacute; de pr&eacute;venu &agrave; la prison centrale de Kondengui. Pour  signifier leurs condol&eacute;ances &agrave; la famille &eacute;prouv&eacute;e et honorer la m&eacute;moire  d&rsquo;un confr&egrave;re aujourd&rsquo;hui disparu dans des conditions qui r&eacute;veillent le  d&eacute;bat sur la question de l&rsquo;exercice au quotidien du plus beau m&eacute;tier du  monde, les journalistes exer&ccedil;ant dans la capitale &eacute;conomique du  Cameroun, sont sortis en grand nombre.<\/p>\n<p>Il a &eacute;t&eacute; ensuite, question pour les gladiateurs de la presse &eacute;crite  et de l&rsquo;audiovisuel de d&eacute;poser une copie du m&eacute;morandum adress&eacute; au  gouvernement  au sujet des probl&egrave;mes de la presse au Cameroun. Sans  surprise, d&rsquo;une mani&egrave;re spontan&eacute;e, les journalistes issus de divers  organes de presse ayant pignon sur rue &agrave; Douala, ont choisi se v&ecirc;tir en  noir, en grande partie, quand ils n&rsquo;avaient pas nou&eacute; un foulard noir aux  bras droits. Pendant environ 90 minutes, les professionnels du  journalisme ont fait un sit-in pacifique devant un des symboles des  institutions r&eacute;publicaines de la capitale &eacute;conomique du Cameroun. En  guise de sollicitude, Me Alice Akom, avocate au barreau du Cameroun,  Anicet Ekane, ex-pr&eacute;sident du MANIDEM et Njohreur alias Tiger de  passage, ont exprim&eacute; leur soutien &agrave; la clique des journalistes  endeuill&eacute;s.<\/p>\n<p><strong> Manifestation d&rsquo;une indignation<\/strong><\/p>\n<p>Sur ces entrefaites, une demande d&rsquo;audience est adress&eacute;e au  gouverneur Francis Fa&iuml; Yengo, histoire de lui remettre en mains propres  une copie du m&eacute;morandum adress&eacute; au Premier ministre Phil&eacute;mon Yang,  demande d&rsquo;audience remplie par Alex Gustave Azebaze, premier secr&eacute;taire  par int&eacute;rim du Syndicat national de journalistes du Camaroun (SNJC)  qu&rsquo;accompagnait Honor&eacute; Foimoukom, coordonnateur de la r&eacute;daction de Le  Messager, en charge de l&rsquo;&eacute;dition. Parce qu&rsquo;attendu au vernissage de  l&rsquo;exposition photos organis&eacute; par la d&eacute;l&eacute;gation r&eacute;gionale de la  communication du Littoral dans le cadre des festivit&eacute;s inh&eacute;rentes &agrave; la  c&eacute;l&eacute;bration de la journ&eacute;e mondiale de la libert&eacute; de la presse,  le  num&eacute;ro 1 de la r&eacute;gion du Littoral instruira le  pr&eacute;fet du Wouri de  recevoir Az&eacute;baz&eacute; et sa d&eacute;l&eacute;gation &eacute;toff&eacute;e par la pr&eacute;sence de  Marie-Pauline Poinsier Manyinga, Denis Kwebo du quotidien Le Jour et  P&egrave;re Antoine Depadoue Chonang.<\/p>\n<p>Estomaqu&eacute;, le patron du Wouri ne passera pas par quatre chemins pour  questionner le port du noir par ses inhabituels h&ocirc;tes. Le premier  secr&eacute;taire du SNJC r&eacute;pondra en arguant de ce que &laquo;l&rsquo;ensemble de la  corporation des journalistes a d&eacute;cid&eacute; de manifester son indignation &agrave; la  suite du d&eacute;c&egrave;s de Bibi Ngota, ce 3 mai 2010, journ&eacute;e mondiale de la  libert&eacute; de la presse. Nous nous sentons concern&eacute;s par ce d&eacute;c&egrave;s car nous  pensons que, les circonstances qui ont conduit ce confr&egrave;re en d&eacute;tention  pr&eacute;ventive &agrave; Kondengui o&ugrave; il d&eacute;c&eacute;dera plus tard pour faute de soins,  sont cons&eacute;cutives &agrave; l&rsquo;exercice d&rsquo;une profession aujourd&rsquo;hui menac&eacute;e&raquo;  argumentera-t-il avant de conclure&nbsp;: &laquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une atteinte grave aux  droits de l&rsquo;Homme. Cette situation est symptomatique du m&eacute;pris qu&rsquo;un  certain nombre d&rsquo;administrations de ce pays ont envers les  journalistes&raquo;.Le pr&eacute;fet du Wouri, Bernard Okalia Bila&iuml;, dans son r&ocirc;le  dira qu&rsquo;il &laquo;&nbsp;partage les condol&eacute;ances adress&eacute;es &agrave; la famille du disparu  avant de se r&eacute;jouir que la manif des journalistes soit pacifique dans un  contexte o&ugrave; les rapports entre les autorit&eacute;s de Douala et la presse son  plut&ocirc;t bons&raquo; a-t-il d&eacute;clar&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Devoir moral accompli<\/strong><\/p>\n<p>Apr&egrave;s un briefing devant ses pairs, Alex Gustave Az&eacute;b&eacute;z&eacute; et les  autres confr&egrave;res se sont d&eacute;port&eacute;s &agrave; l&rsquo;esplanade de la d&eacute;l&eacute;gation  r&eacute;gionale de la Communication du Littoral, o&ugrave; le ma&icirc;tre des c&eacute;ans,  Mich&egrave;le Ebongue, &eacute;tait la cheville ouvri&egrave;re d&rsquo;une exposition photos et  une projection de documentaire sur l&rsquo;&eacute;tat de la libert&eacute; de la presse au  Cameroun, une manif &agrave; laquelle ont pris part d&rsquo;autres journalistes  inconscients (?) de ce qu&rsquo;ils sont des &laquo;Bibi Ngota en puissance&raquo;. Sur  les lieux, alors que Rachel Senkong, chef de la division des affaires  juridiques dans les services du gouverneur, le sous-pr&eacute;fet de Douala Ier  et le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du gouvernement aupr&egrave;s de la Communaut&eacute; urbaine de  Douala, Fritz Nton&egrave; Nton&egrave; et d&rsquo;autres autorit&eacute;s administratives l&egrave;vent  l&rsquo;ancre, la meute des journalistes entonnent l&rsquo;hymne national sous le  vrombissement assourdissant des bolides dans lesquels ils se sont  engouffr&eacute;s, sans au passage jeter un regard d&eacute;daigneux sur des citoyens  qui expriment leur amour pour la patrie via l&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;un chant de  ralliement, de surcro&icirc;t notre hymne national&hellip;<\/p>\n<p>Au terme d&rsquo;une mission accomplie, les journalistes partageront un vin  d&rsquo;honneur dans un espace appropri&eacute; avant de rejoindre leurs r&eacute;dactions  respectives non sans exprimer le sentiment d&rsquo;un devoir moral rempli avec  fiert&eacute;. Ainsi va la c&eacute;l&eacute;bration de la journ&eacute;e mondiale de la presse &agrave;  Douala&hellip;<\/p>\n<p><span>LeMessager<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un sit-in devant les services du gouverneur de la r\u00e9gion du Littoral aura marqu\u00e9 la c\u00e9l\u00e9bration de la journ\u00e9e mondiale de la libert\u00e9 de la presse le 3 mai 2010. &#8211; Ils &eacute;taient finalement une cinquantaine. 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