{"id":3753,"date":"2010-05-04T11:18:38","date_gmt":"2010-05-04T09:18:38","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-05-04T11:18:38","modified_gmt":"2010-05-04T09:18:38","slug":"3753","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3753\/","title":{"rendered":"S\u00e9questration: Joe La Conscience interpell\u00e9 par la gendarmerie"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Prenant pour pr\u00e9texte la comm\u00e9moration de la journ\u00e9e internationale de la libert\u00e9 de la presse, et dans un contexte particuli\u00e8rement triste pour la presse camerounaise, l\u2019acteur iconoclaste de la soci\u00e9t\u00e9 civile, Joe La Conscience a de nouveau fait parler de lui. &#8211; <\/p>\n<p>C&rsquo;&eacute;tait hier 3 mai 2010, dans les rues de Douala. Tout a commenc&eacute; &agrave;  8h30, lorsque Joe et ses compagnons dont le leader politique Nkwetchoua  ont pris d&rsquo;assaut le quartier Nkololoun. Pour ce grand d&eacute;fenseur des  libert&eacute;s, l&rsquo;op&eacute;ration consiste &agrave; &laquo;&nbsp;d&eacute;montrer au yeux du monde la  r&eacute;pression des autorit&eacute;s camerounaises qui voudraient voir les  journalistes &hellip;&agrave; la morgue&nbsp;&raquo;. Pour ce faire, l&rsquo;artiste a confectionn&eacute; un  cercueil dans lequel il s&rsquo;est install&eacute;. Cette &laquo;&nbsp;pseudo d&eacute;pouille&nbsp;&raquo; dans  un pousse-pousse devrait arpenter les principales art&egrave;res de la ville de  la capitale &eacute;conomique. Mais apr&egrave;s quelques kilom&egrave;tres de marche,  pr&eacute;cis&eacute;ment au lieu dit Pk5, &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e du camp Yabassi, cette  procession est interrompue par un nombre important de gendarmes. Ces  bidasses venus dans deux camions et des pick-up vont mettre fin aux  ambitions de Joe La Conscience. Sur le cercueil on pouvait lire,  &laquo;&nbsp;justice pour Bibi Ngota assassin&eacute; pour n&rsquo;avoir voulu faire que son  travail&nbsp;&raquo;, &laquo;lib&eacute;rez la presse, les m&eacute;dias, c&rsquo;est le 4e pouvoir&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;un  tour au cimeti&egrave;re, tel est le triste sort que l&rsquo;Etat camerounais r&eacute;serve  aux journalistes un peu trop curieux&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p><strong>S&eacute;questr&eacute; pendant quatre heures<\/strong><\/p>\n<p>Les pandores, d&eacute;cid&eacute;s &agrave; restaurer l&rsquo;ordre, ont fait une razzia dans  le coin. Les journalistes, les vendeurs &agrave; la sauvette, les badauds, le  &laquo;&nbsp;combattant&nbsp;&raquo; Nkwetchoua, le &laquo;&nbsp;pousseur&nbsp;&raquo; r&eacute;quisitionn&eacute; pour conduire  le cercueil, &ndash;les forces de l&rsquo;ordre ont ferm&eacute; le couvercle de la bi&egrave;re  avec Joe &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur, -ont tous &eacute;t&eacute; embarqu&eacute;s manu militari pour  l&rsquo;escadron de Mboppi. Joe la conscience (assist&eacute; de Me Mbami) et ses  compagnons d&rsquo;infortune furent entendus et lib&eacute;r&eacute;s apr&egrave;s quatre longues  heures, s&eacute;questr&eacute;s  dans les locaux de cette unit&eacute; de gendarmerie. Si  Joe la conscience est libre, il faut relever que son cercueil et le  pousse-pousse sont toujours entre les mains de la gendarmerie.<\/p>\n<p>Joe la conscience, pour ses faits d&rsquo;arme, a organis&eacute; une longue  marche de protestation en 2008, lors des &eacute;meutes de f&eacute;vrier. Marche qui  l&rsquo;a conduit de Loum dans la r&eacute;gion du Littoral jusqu&rsquo;&agrave; Yaound&eacute; si&egrave;ge des  institutions o&ugrave; il a entrepris une gr&egrave;ve de la faim pour s&rsquo;opposer &agrave; la  modification de la constitution et &agrave; la vie ch&egrave;re.<\/p>\n<p><strong>Jacques Willy Ntoual<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Prenant pour pr\u00e9texte la comm\u00e9moration de la journ\u00e9e internationale de la libert\u00e9 de la presse, et dans un contexte particuli\u00e8rement triste pour la presse camerounaise, l\u2019acteur iconoclaste de la soci\u00e9t\u00e9 civile, Joe La Conscience a de nouveau fait parler de lui. &#8211; C&rsquo;&eacute;tait hier 3 mai 2010, dans les rues de Douala. 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