{"id":3772,"date":"2010-05-07T11:40:45","date_gmt":"2010-05-07T09:40:45","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-05-07T11:40:45","modified_gmt":"2010-05-07T09:40:45","slug":"3772","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3772\/","title":{"rendered":"Filouterie : Donatien Koagne est mort, vive le \u00ab\u00a0tchoucka\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Dans son roman intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Le Triangle\u00a0\u00bb, Eric Mendi d\u00e9voile l&rsquo;une des pratiques d&rsquo;arnaque via Internet d\u00e9velopp\u00e9e ces derniers temps au Cameroun. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Les techniques ont donc &eacute;volu&eacute; dans le monde de la &quot;  feymania &quot;. Il ne s&rsquo;agit plus, seulement, des bouts de papiers que l&rsquo;on  transforme en billets de banque. Les regards sont aujourd&rsquo;hui tourn&eacute;s  vers certains objets rares &agrave; qui on donne une certaine valeur. Dans  d&rsquo;autres situations, il s&rsquo;agit de graines d&rsquo;une vari&eacute;t&eacute; v&eacute;g&eacute;tale rare,  tr&egrave;s recherch&eacute;e dans certains pays pour ses soit disant multiples  vertus. <br \/>\nMais ici, ce sont des statuettes qui datent d&rsquo;un certain &acirc;ge  et qui non seulement du fait de cette anciennet&eacute;, mais surtout par leur  pouvoir suppos&eacute; magique, lui procure de l&rsquo;importance. Et le sc&eacute;nario  qui conduit &agrave; la capture d&rsquo;une &quot;proie&quot; &agrave; une autre est presque identique  : un &quot;Am&eacute;ricain&quot; qui se trouve en voyage au Cameroun, tombe sur un  guide camerounais qui l&rsquo;am&egrave;ne au festival Bamoun, le &quot;Ngoun&quot; et l&agrave; il  d&eacute;couvre sur le lieu des expositions des statuettes atypiques qu&rsquo;il  souhaite plus tard acqu&eacute;rir &agrave; un prix fort. Dans ce roman de 50 pages  sorti en septembre 2009 aux &eacute;ditions &quot;Le Club des muses&quot;, l&rsquo;auteur  souligne que tout commence donc par un message &eacute;lectronique, le &quot;  moronto &quot;.<\/p>\n<p>&quot; C&rsquo;est le premier mail que le tchoucka envoie au  mougoh. Il doit &ecirc;tre perspicace, convaincant. Ce n&rsquo;est pas toujours  facile de convaincre le mougoh. &Ccedil;a peut prendre des mois et parfois &ccedil;a  ne mord pas &quot;, explique Eric Mendi, dans un style simple. Un m&eacute;lange de  narration et de dialogue. C&rsquo;est apr&egrave;s cet app&acirc;t que le long processus  d&rsquo;arnaque se met en branle et appara&icirc;t le triangle. Il y a donc au  d&eacute;part le &quot; tchoucka &quot;. C&rsquo;est celui qui d&eacute;clenche l&rsquo;op&eacute;ration, apr&egrave;s  avoir identifi&eacute; le &quot; mougoh &quot;. L&rsquo;adresse de ce dernier est obtenue  souvent par le biais de ses amis. En de fins psychologues, il jour sur  le c&ocirc;t&eacute; sentimental de leur proie qui devrait jouer le jeu pour ne pas  f&acirc;cher son &quot; beau fr&egrave;re &quot;. Pour le cas d&rsquo;esp&egrave;ce, c&rsquo;est la na&iuml;ve  Patricia, employ&eacute;e dans un grand magasin &agrave; Bonapriso (Douala) qui va &quot;  livrer &quot; sans le savoir son &quot; blanc &quot;, un certain Bernard, architecte  qui vient de toucher une importante somme d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>Il y a, pour  compl&eacute;ter le tableau peint pendant les &eacute;meutes de f&eacute;vrier 2008 au  Cameroun, l&rsquo;Am&eacute;ricain. <br \/>\nL&rsquo;imaginaire touriste tr&egrave;s int&eacute;ress&eacute; par les  statuettes. A travers des messages &eacute;lectroniques, il donne les  assurances de son existence. Les pages de son passeport sont m&ecirc;me  envoy&eacute;es &agrave; Bernard. Des avances sur le paiement sont effectu&eacute;es. Alors  qu&rsquo;il se trouve &agrave; Nice, en France, il re&ccedil;oit &agrave; son domicile le  repr&eacute;sentant de l&rsquo;Am&eacute;ricain venu lui remettre un ch&egrave;que repr&eacute;sentant  l&rsquo;avance pour les objets. La d&eacute;marche est tellement bien mont&eacute;e qu&rsquo;elle  n&rsquo;attire apparemment aucune m&eacute;fiance. Sur place au Cameroun, le guide  met la pression sur Bernard, l&rsquo;acheteur, en lui faisant miroiter le  b&eacute;n&eacute;ficie qu&rsquo;ils vont se faire en revendant ces objets &agrave; &quot; l&rsquo;Am&eacute;ricain&quot;.  Il brandit, pour acc&eacute;l&eacute;rer le processus, l&rsquo;impatience des villageois,  qui veulent &agrave; un moment donn&eacute; changer d&rsquo;avis. <\/p>\n<p>Comment donc  refuser une telle opportunit&eacute;, c&rsquo;est-&agrave;-dire acheter &agrave; vil prix ces  statuettes pour les revendre &agrave; de centaines de milliers de dollars ?  Apr&egrave;s r&eacute;flexion, et sur conseils de son avocat, il envoie finalement de  l&rsquo;argent au Cameroun. Les objets sont livr&eacute;s. Ils refl&egrave;tent bel et bien  les images qu&rsquo;il a re&ccedil;ues quelques jours auparavant. C&rsquo;est l&agrave; que  survient le coup de th&eacute;&acirc;tre. Alors qu&rsquo;il attendait le paiement, il  apprend &agrave; travers un message re&ccedil;u dans sa boite &eacute;lectronique, le d&eacute;c&egrave;s  de l&rsquo;Am&eacute;ricain. Le fait est accompli. S&rsquo;ouvre alors une autre phase  d&rsquo;enqu&ecirc;te. Interpol s&rsquo;y m&ecirc;le. Bernard apprend qu&rsquo;il vient de se faire  arnaquer. Le soit disant Am&eacute;ricain a bel et bien exist&eacute;. Apr&egrave;s sa mort,  son passeport a &eacute;t&eacute; r&eacute;cup&eacute;r&eacute; par ces malfaiteurs qui &eacute;cument  actuellement le monde. A Douala, il en existerait plus de six triangles.  Plusieurs noms sont entre les mains de la police. <\/p>\n<p><i>Lazare  Kolyang<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son roman intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Le Triangle\u00a0\u00bb, Eric Mendi d\u00e9voile l&rsquo;une des pratiques d&rsquo;arnaque via Internet d\u00e9velopp\u00e9e ces derniers temps au Cameroun. &#8211; &nbsp; Les techniques ont donc &eacute;volu&eacute; dans le monde de la &quot; feymania &quot;. Il ne s&rsquo;agit plus, seulement, des bouts de papiers que l&rsquo;on transforme en billets de banque. Les regards sont [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-3772","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3772","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3772"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3772\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3772"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3772"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3772"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=3772"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}