{"id":3779,"date":"2010-05-12T21:02:41","date_gmt":"2010-05-12T19:02:41","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-05-12T21:02:41","modified_gmt":"2010-05-12T19:02:41","slug":"3779","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3779\/","title":{"rendered":"Art contemporain: Dak\u2019Art 2010 sous le signe de la Renaissance africaine"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le chef de l\u2019Etat s\u00e9n\u00e9galais a inaugur\u00e9 vendredi 7 mai 2010 \u00e0 Dakar la 9\u00e8 \u00e9dition de la Biennale de l\u2019art africain contemporain<br \/>\n &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"cap\" title=\"A\"><span>A<\/span><\/span>&eacute;roport international  L&eacute;opold S&eacute;dar Senghor de Dakar Yoff, jeudi 6 mai 2010. Il est 15h 14,  heure locale (16h14 &agrave; Yoko). Un avion de la compagnie Air Ivoire parti  d&rsquo;Abidjan trois heures avant vient de se poser sur le tarmac. Le  commandant Yago annonce personnellement aux passagers sa joie d&rsquo;avoir pu  les amener jusqu&rsquo;&agrave; la capitale s&eacute;n&eacute;galaise, &laquo;&nbsp;la ville de la  Renaissance africaine&nbsp;&raquo;. Il annonce aussi la temp&eacute;rature locale&nbsp;: 25  degr&eacute;, temps frais. Et il finit son propos en invitant  les passagers &agrave;  passer un bon s&eacute;jour au pays de la Teranga, et surtout, de jeter un  regard  face &agrave; l&rsquo;a&eacute;rogare. &laquo;&nbsp;Vous y verrez une merveille&nbsp;&raquo;.  Naturellement, apr&egrave;s le d&eacute;sarmement des topos gangs, et l&rsquo;ouverture des  portes de l&rsquo;avion, les passagers ob&eacute;issent &agrave; &nbsp;l&rsquo;injonction amicale de  leur sympathique commandant de bord. Sous leurs yeux, &agrave; quelques 500 m  plus loin, face &agrave; l&rsquo;a&eacute;rogare de l&rsquo;a&eacute;roport international L&eacute;opold S&eacute;dar  Senghor, se dresse majestueusement l&rsquo;immense monument de la Renaissance  africaine r&eacute;cemment inaugur&eacute; &agrave; l&rsquo;occasion des 50 ans de l&rsquo;ind&eacute;pendance  du S&eacute;n&eacute;gal. Tous les passagers qui n&rsquo;avaient pas encore eu l&rsquo;occasion de  voir cet ouvrage sont dans une esp&egrave;ce d&rsquo;hallucination. &laquo;&nbsp;Il s&rsquo;agit  d&rsquo;une folie d&rsquo;Abdoulaye Wade&nbsp;&raquo;, lance, l&rsquo;air apparemment agac&eacute;, un  gaillard s&eacute;n&eacute;galais qui semble ne pas beaucoup porter l&rsquo;actuel pr&eacute;sident  de la R&eacute;publique s&eacute;n&eacute;galais dans son c&oelig;ur. En tout cas au moment o&ugrave; les  passagers (dont beaucoup sont des invit&eacute;s officiels de la 9&egrave; &eacute;dition de  la Biennale de l&rsquo;art africain contemporain Dak&rsquo;Art)  prennent place  dans le bus qui les conduit vers l&rsquo;a&eacute;rogare, beaucoup ne cessent de  savourer du regard cet immense &oelig;uvre d&rsquo;art qui annonce et confirme en  quelque sorte que le S&eacute;n&eacute;gal est un grand pays de culture.<\/p>\n<p>Et justement, l&rsquo;art et la culture sont depuis ce 6 mai 2010 au centre  d&rsquo;un &eacute;v&egrave;nement culturel majeur en Afrique. Il s&rsquo;agit de la Biennale de  l&rsquo;art africain contemporain, la fameuse Dak&rsquo;Art. Pr&egrave;s d&rsquo;un millier des  professionnels du monde des arts visuels, et de l&rsquo;art contemporain sont  en effet pr&eacute;sents dans la capitale s&eacute;n&eacute;galaise pour la 9&egrave; &eacute;dition de  cette manifestation dont le th&egrave;me est &laquo;&nbsp;R&eacute;trospective et perspectives&nbsp;&raquo;.  Voila 20 ans qu&rsquo;elle existe. La c&eacute;r&eacute;monie officielle d&rsquo;ouverture tr&egrave;s  courue par les Hommes de cultures venus du monde entier, a eu lieu dans  la matin&eacute;e du vendredi 7 mai 2010 au mythique Th&eacute;&acirc;tre national Daniel  Sorano situ&eacute; dans le centre ville de Dakar. Elle &eacute;tait pr&eacute;sid&eacute;e par Me  Abdoulaye Wade, pr&eacute;sident de la R&eacute;publique du S&eacute;n&eacute;gal en personne,  qu&rsquo;accompagnait son &eacute;pouse Viviane. Le chef de l&rsquo;Etat s&eacute;n&eacute;galais est  arriv&eacute; au Sorano sous les sons des cr&eacute;pitements des tam-tams Djembe, des  guitares Goni et des hurlements d&rsquo;une foule de griots traditionnels  wolofs.  En fait, le pr&eacute;sident s&eacute;n&eacute;galais et son &eacute;pouse &eacute;taient venus  vivre leur passion commune de la culture. Car au pays de la Teranga, Me  Abdoulaye Wade est consid&eacute;r&eacute; comme le &laquo;&nbsp; Protecteur des arts, des  lettres, et de la culture&nbsp;&raquo;. Son &eacute;pouse Vivianne elle, est appel&eacute;e  &laquo;&nbsp;L&rsquo;amie des artistes&nbsp;&raquo; pour l&rsquo;accompagnement incessant qu&rsquo;elle apporte  aux hommes de culture et aux cr&eacute;ateurs des &oelig;uvres de l&rsquo;esprit. Une  esp&egrave;ce de symbolique que tous les intervenants pendant la c&eacute;r&eacute;monie  d&rsquo;ouverture officielle ont tenu &agrave; mentionner lors de leur prise de  parole. On pense notamment a G&eacute;rard Senac, pr&eacute;sident du Comit&eacute;  d&rsquo;orientation de Dak&rsquo;Art 2010 et &agrave; Remi Sagna, repr&eacute;sentant du  secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Organisation internationale de la Francophonie,  grand soutien de la Biennale de Dakar. Le premier qui &eacute;tait &agrave; sa  deuxi&egrave;me &eacute;dition &agrave; ce poste, s&rsquo;est f&eacute;licit&eacute; de l&rsquo;implication au plus  haut niveau des autorit&eacute;s s&eacute;n&eacute;galaises dans le financement de la  Biennale, alors que le second qui est d&rsquo;ailleurs ancien secr&eacute;taire  g&eacute;n&eacute;ral de cette manifestation s&rsquo;est dit heureux du fait que &laquo;&nbsp;la  Biennale de Dakar est un cadre exceptionnel de connaissance, de  promotion, de valorisation et de diffusion de diverses expressions de la  cr&eacute;ation contemporaine.&nbsp;&raquo; Il s&rsquo;est aussi f&eacute;licit&eacute; du th&egrave;me retenu par  le conseil d&rsquo;orientation de Dak&rsquo;Art 2010&nbsp;: &laquo;&nbsp;R&eacute;trospective et  perspectives&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est assur&eacute;ment pour suivre l&rsquo;adage qu&rsquo;il nous propose  de regarder ce qui a &eacute;t&eacute; fait jusqu&rsquo;ici pour tracer les voies de  l&rsquo;avenir&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p><strong>Wade veut le m&eacute;c&eacute;nat culturel<\/strong><\/p>\n<p>Me Abdoulaye Wade, toujours relativement solide du haut de ses 85  ans, a parl&eacute; pendant pr&egrave;s d&rsquo;une heure. Pour lui,&laquo;&nbsp;la tenue de la  pr&eacute;sente &eacute;dition de la Biennale de l&rsquo;art africain contemporain se situe  dans la perspective de la Renaissance africaine &agrave; travers le  Cinquantenaire des Ind&eacute;pendances des pays africains, avec comme clou, la  tenue en d&eacute;cembre prochain du 3&egrave; festival des arts n&egrave;gres&nbsp;&raquo;, a indiqu&eacute;  le pr&eacute;sident s&eacute;n&eacute;galais.  Me Wade a par la suite eu des applaudissements  nourris lorsqu&rsquo;il a annonc&eacute; que l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale s&eacute;n&eacute;galaise va  dans les prochains jours adopter une loi sur le m&eacute;c&eacute;nat culturelle, loi  qui va obliger  les entreprises publique et priv&eacute;e du S&eacute;n&eacute;gal &agrave; financer  la culture en g&eacute;n&eacute;ral et l&rsquo;art africain contemporain en particulier.<\/p>\n<p>C&ocirc;t&eacute; artistique maintenant, ils sont exactement 28 artistes africains  et de la diaspora (dont des artistes ha&iuml;tiens &agrave; qui le pr&eacute;sident Wade a  rendu un vibrant hommage) qui ont &eacute;t&eacute; s&eacute;lectionn&eacute;s et qui ont l&rsquo;honneur  de figurer sur le catalogue 2010 de la Biennale. Ils ont fourni des  travaux de r&ecirc;ve qui questionnent en fait le v&eacute;cu quotidien de l&rsquo;Afrique  et du monde. Le plus illustre d&rsquo;entre eux, &agrave; savoir le Grand prix  L&eacute;opold S&eacute;dar Senghor 2010, d&rsquo;une valeur de 5 millions de Fcfa est  Moridja Kitenge Banza. Artiste de nationalit&eacute; congolaise n&eacute; en 1980 &agrave;  Kinshasa, il a produit et r&eacute;alis&eacute; un travail qui en fait sort du lot. Il  s&rsquo;agit d&rsquo;une vid&eacute;o o&ugrave; l&rsquo;on aper&ccedil;oit l&rsquo;artiste tout nu et sous plusieurs  visages, en train de chanter l&rsquo;espoir d&rsquo;un monde meilleur en Afrique.  Il a aussi mis un ensemble de tableaux constitu&eacute;s de petites cuill&egrave;res,  signe de disette sur un continent pourtant tr&egrave;s riche. Tout comme il  peint une multitude de billets de banques, synonyme de d&eacute;pendance  mon&eacute;taire de l&rsquo;Afrique.  Son travail a s&eacute;duit &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute; les membres  du jury. Tout comme le prix du ministre de la Culture du S&eacute;n&eacute;gal  attribu&eacute; concomitamment &agrave; la Tunisienne Mouna Jemal, et &agrave; la  Sud-africaine Svea Josephy.  Les autres &oelig;uvres sont expos&eacute;es au Mus&eacute;e  national de l&rsquo;IFAN, o&ugrave; a eu lieu  le vernissage de l&rsquo;exposition  officielle qui ira jusqu&rsquo;au 6 juin prochain.<\/p>\n<p>En terme de r&eacute;trospective, la Biennale Dak&rsquo;Art a choisi de revisiter  les travaux des anciens laur&eacute;ats. On peut ainsi revivre les merveilles  des diff&eacute;rentes cr&eacute;ations qui auront en leur temps marqu&eacute; l&rsquo;histoire de  la Biennale de Dakar. Tout comme le colloque qui se tient depuis le 8  mai au Mus&eacute;e national essaye de faire le bilan des 20 ans de la  Biennale, en formulant sans aucune complaisance des autocritiques. Au  final, il y a du plaisir &agrave; visiter les travaux de ces artistes de r&ecirc;ves.  Que ce soient &agrave; l&rsquo;exposition officielle, ou alors &agrave; l&rsquo;exposition non  officielle (off), tout le g&eacute;nie cr&eacute;ateur de l&rsquo;art contemporain africain  &eacute;clate comme en p&eacute;tiole, en questionnant la vie en Afrique, les  perspectives du d&eacute;veloppement africain,  et davantage comment faire  rena&icirc;tre l&rsquo;Afrique, et en faire un continent v&eacute;ritablement &eacute;mergent.<\/p>\n<p>\n<span>jean.francois.channon<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le chef de l\u2019Etat s\u00e9n\u00e9galais a inaugur\u00e9 vendredi 7 mai 2010 \u00e0 Dakar la 9\u00e8 \u00e9dition de la Biennale de l\u2019art africain contemporain &#8211; A&eacute;roport international L&eacute;opold S&eacute;dar Senghor de Dakar Yoff, jeudi 6 mai 2010. Il est 15h 14, heure locale (16h14 &agrave; Yoko). 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