{"id":3790,"date":"2010-05-14T23:29:50","date_gmt":"2010-05-14T21:29:50","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-05-14T23:29:50","modified_gmt":"2010-05-14T21:29:50","slug":"3790","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3790\/","title":{"rendered":"La cuisine camerounaise cherche ses marques"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Malgr\u00e9 leur diversit\u00e9, les mets camerounais peinent \u00e0 se faire conna\u00eetre au plan international. &#8211; <\/p>\n<div class=\"dossier\">\n<div class=\"texte\">\n<h1>&nbsp;<\/h1>\n<p>Combien de mets compte le  Cameroun ? Difficile &agrave; dire, mais il convient de noter que la  gastronomie camerounaise est aussi vari&eacute;e que les aires culturelles  pr&eacute;sentes dans le triangle national. Ainsi, si l&rsquo;on recense plus de 200  groupes ethniques au Cameroun, on pourrait en dire autant sinon plus,  des mets. Ceux-ci ont la particularit&eacute; de r&eacute;unir de grands ensembles qui  se reconnaissent &agrave; l&rsquo;&eacute;vocation de l&rsquo;une de ces sp&eacute;cificit&eacute;s culinaires.  Chaque r&eacute;gion a, en effet, un plat qui lui est propre. Alors que la  notori&eacute;t&eacute; du Ndol&egrave;, un plat essentiellement consomm&eacute; par le peuple duala  a travers&eacute; les fronti&egrave;res de cette aire culturelle et nationale, le  Koki se partage aussi bien &agrave; l&rsquo;Ouest, au Centre (Mbam et Inoubou) qu&rsquo;au  Littoral. Le Nnam Ngon (mets de pistache) se mange aussi bien au Centre,  au Sud qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;Est, alors qu&rsquo;au Littoral, on conna&icirc;t le m&ecirc;me plat sous  le nom de Ngondo Mukon.<\/p>\n<p>Face &agrave; cette diversit&eacute; culinaire,  B&eacute;nijour Tchuingwa, pr&eacute;sident de l&rsquo;Association pour le d&eacute;veloppement et  la promotion de la cuisine camerounaise (Adpc) pense qu&rsquo;il faudrait, au  pr&eacute;alable, &quot;effectuer un recensement des recettes locales afin d&rsquo;&eacute;valuer  le patrimoine culinaire camerounais, ensuite identifier lesdites  recettes, puis les codifier&quot;. Ce d&rsquo;autant plus que Jean-Marie Leroy,  restaurateur bas&eacute; &agrave; Douala, pense que le Cameroun est en train de perdre  son identit&eacute; culinaire.<br \/>\nEn effet, malgr&eacute; cette diversit&eacute; de mets que  l&rsquo;on rencontre, les restaurateurs camerounais sont d&rsquo;avis que la  cuisine locale ne se vend pas autant que ses homologues ivoiriennes ou  encore s&eacute;n&eacute;galaises. Pourtant, poursuit Bernard Akoa du restaurant &quot;Aux  Fines herbes&quot; situ&eacute; &agrave; la nouvelle route Bastos &agrave; Yaound&eacute;, &quot;La cuisine  camerounaise peut mieux se vendre&quot;. D&rsquo;apr&egrave;s ce dernier, &quot;Le Cameroun est  naturellement riche. Nous avons des produits tr&egrave;s vari&eacute;s. Il ne d&eacute;pend  que des techniciens chimistes que nous sommes pour faire des recherches  et avoir une cuisine de bien meilleure qualit&eacute;&quot;. <\/p>\n<p><strong>Tra&ccedil;abilit&eacute;<\/strong><br \/>\nB&eacute;nijour  Tchuingwa de l&rsquo;Adpc poursuit que la recherche scientifique permettrait  en effet de mieux conna&icirc;tre la cuisine camerounaise et les apports  calorifiques des mets. Ce qui, pour le moment, n&rsquo;est pas encore codifi&eacute;.  Il propose de favoriser l&rsquo;expression des &eacute;l&eacute;ments qui facilitent la  tra&ccedil;abilit&eacute; de cette cuisine. Ce n&rsquo;est que lorsque ces &eacute;l&eacute;ments seront  r&eacute;pertori&eacute;s que la gastronomie et la cuisine d&rsquo;ici pourront &ecirc;tre  valoris&eacute;es. <br \/>\n&quot;Ainsi, selon B&eacute;nijour Tchuingwa, &agrave; la place de Poulet  Basquaise, on devrait avoir sur une carte d&rsquo;un restaurant de Douala ou  Yaound&eacute;, Poulet de la L&eacute;ki&eacute;. Au lieu de B&oelig;uf Strongonhoff, avoir B&oelig;uf  aux &eacute;pices du village&quot;, par exemple. Un point de vue que ne partage pas  Bernard Akoa. &quot;Quand on parle de mondialisation, la cuisine n&rsquo;est pas  exclue. La nouvelle cuisine internationale veut qu&rsquo;on prenne la  m&eacute;thodologie culinaire des Blancs et nos produits et en ressortir  quelque chose d&rsquo;unique, de singulier. Une chose est de produire. L&rsquo;autre  est de commercialiser. Quand je dis Ndomba Kabat, on sait bien que  c&rsquo;est le Ndomba de ch&egrave;vre. Mais quelqu&rsquo;un de curieux va vous poser la  question : -il s&rsquo;agit de quoi ?- Cela va permettre au ma&icirc;tre d&rsquo;h&ocirc;tel de  s&rsquo;expliquer. C&rsquo;est aussi l&agrave; une autre fa&ccedil;on de vendre&quot;. <\/p>\n<p>La  promotion est &eacute;galement un autre &eacute;cueil de la gastronomie camerounaise.  Et ceci, parce qu&rsquo;il manque des informations sur notre cuisine. Les  recettes de nos plats ne sont pas toujours connues. Parfois m&ecirc;me, elles  n&rsquo;existent pas. Voil&agrave; pourquoi, disent les restaurateurs, nous n&rsquo;avons  pas une identit&eacute; culinaire. &quot;Le 20 mai devait &ecirc;tre, par exemple, le jour  par excellence o&ugrave; la pr&eacute;sidence de R&eacute;publique offre une vari&eacute;t&eacute; de mets  camerounais comme le font les Fran&ccedil;ais le 14 juillet. Mais ce n&rsquo;est pas  le cas&quot;, sugg&egrave;re B&eacute;nijour Tchuingwa. Ce qui fait dire alors &agrave; Bernard  Akoa que &quot;il n&rsquo;existe pas du tout une promotion de la cuisine  camerounaise. Et bien m&ecirc;me quand c&rsquo;est le cas, elle se fait &agrave; tatillon&quot;.  <br \/>\nMalgr&eacute; ce clair obscur, des initiatives sont n&eacute;anmoins mises sur  pied. Certains d&eacute;fenseurs de l&rsquo;identit&eacute; culinaire camerounaise se sont  r&eacute;unis en Association pour le d&eacute;veloppement et la promotion de la  cuisine camerounaise (Acdp). Il s&rsquo;agit d&rsquo;un groupe de professionnels de  la gastronomie, des arts de tables, des industries agroalimentaires et  des esth&egrave;tes, tous anim&eacute;s de la m&ecirc;me passion pour &quot;le m&eacute;tier et fervents  d&eacute;fenseurs de ce qui est l&rsquo;un des piliers de leur culture. Car il ne  fait aucun doute que la cuisine est un rayon phare du tourisme. &quot;Il n&rsquo;y a  pas de tourisme sans gastronomie&quot;, d&eacute;fend alors M. Tchuingwa.<\/p>\n<p><strong>Initiatives<\/strong><br \/>\n2007  va marquer un tournant d&eacute;cisif pour l&rsquo;Adpc. L&rsquo;association entend  organiser plusieurs actions de promotion de la cuisine camerounaise.  Deux des temps forts de ce calendrier seront &quot;La grande popote&quot;, en  f&eacute;vrier et les &quot;Marmites d&rsquo;or 2007&quot;. Ce dernier &eacute;v&eacute;nement que  l&rsquo;Association annonce grandiose est, en r&eacute;alit&eacute;, la vitrine du programme  d&rsquo;action de l&rsquo;association et vise &agrave; &quot;cr&eacute;er l&rsquo;&eacute;mulation de la  comp&eacute;tition et d&eacute;cerner les troph&eacute;es de la cuisine et de la restauration  aux professionnels&quot;, d&eacute;clare B&eacute;nijour Tchuingwa. <br \/>\nConcr&egrave;tement, les  &quot;Marmites d&rsquo;or&quot; commenceront par un &eacute;chantillonnage d&rsquo;&eacute;tablissements  dans les secteurs de la restauration et de l&rsquo;h&ocirc;tellerie, &eacute;tablissements  observant les normes en la mati&egrave;re. Ensuite, une qualification des  &eacute;tablissements sera effectu&eacute;e pour la s&eacute;lection finale et ce, sur la  base d&rsquo;une enqu&ecirc;te men&eacute;e aupr&egrave;s d&rsquo;un &eacute;chantillon de consommateurs  choisis.<\/p>\n<p>45 maisons seront nomin&eacute;es et seront pass&eacute;es au crible  par quelques membres du jury de la comp&eacute;tition. Neuf troph&eacute;es seront  remis au cours d&rsquo;une soir&eacute;e de gala d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; pr&eacute;vue le 7 avril  2007.<br \/>\nDes initiatives similaires ont &eacute;galement vu le jour il y a  quelques ann&eacute;es. Celles-ci sont l&rsquo;&oelig;uvre de la tenanci&egrave;re du restaurant  l&rsquo;Agora, Marie-Th&eacute;r&egrave;se Atedzoe, plus connue sous le nom de Ma&iuml;t&eacute;. Depuis  plusieurs ann&eacute;es, celle-ci &oelig;uvre pour la promotion de l&rsquo;art culinaire  camerounais. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle a cr&eacute;&eacute; le concept &quot;La nuit des  restaurateurs&quot;. Comme son nom l&rsquo;indique, cet &eacute;v&eacute;nement regroupe, le  temps d&rsquo;une soir&eacute;e, les professionnels des m&eacute;tiers de la bouche.  L&rsquo;objectif de cette manifestation est de valoriser et faire la promotion  de la gastronomie camerounaise aupr&egrave;s des d&eacute;cideurs, du corps  diplomatique&#8230;<\/p>\n<p><em><em><strong>Bertille  M. Bikoun <\/strong><\/em><\/em> <\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 leur diversit\u00e9, les mets camerounais peinent \u00e0 se faire conna\u00eetre au plan international. &#8211; &nbsp; Combien de mets compte le Cameroun ? Difficile &agrave; dire, mais il convient de noter que la gastronomie camerounaise est aussi vari&eacute;e que les aires culturelles pr&eacute;sentes dans le triangle national. 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