{"id":3893,"date":"2010-07-15T10:09:44","date_gmt":"2010-07-15T08:09:44","guid":{"rendered":""},"modified":"2010-07-15T10:09:44","modified_gmt":"2010-07-15T08:09:44","slug":"3893","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/3893\/","title":{"rendered":"Khadizah Oumar : La nouvelle voix du Sahel"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>La jeune fille vient de commettre un opus de dix titres o\u00f9 elle appelle \u00e0 la patience des jeunes et \u00e0 la compr\u00e9hension des parents. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Ce  n&rsquo;est pas tous les jours qu&rsquo;une princesse se livre &agrave; la musique. En  public en tout cas. Et surtout quand il est question d&rsquo;une princesse  peuhle du Nord Cameroun o&ugrave; beaucoup de familles continuent de croire que  jouer la musique et en faire une profession n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;ordre du jour  de la jeune fille qui doit penser avant tout &agrave; se marier et &agrave; fonder  une famille plut&ocirc;t que de se livrer &agrave; ce que beaucoup consid&egrave;re l&agrave;-bas  comme &eacute;tant une activit&eacute; &laquo;d&eacute;viante&raquo;.<br \/>\nLe premier m&eacute;rite de la jeune  Khadizah Oumar &ndash;elle est n&eacute;e en 1994- est sans doute l&agrave;. Avec &laquo;Dounya  Sey Mougnal&raquo;, un album de dix titres, elle vient de franchir en quelque  sorte le rubicond de l&rsquo;interdit. Donnant corps &agrave; un r&ecirc;ve et une passion  qui l&rsquo;anime depuis ses cinq ans et ce fameux jour o&ugrave; son paternel lui  offrit un jouet qui avait la forme d&rsquo;un piano. Prenant sans doute ce  geste paternel pour un signe du destin, elle s&rsquo;est mise corps et &acirc;me &agrave;  la musique, fredonnant des airs de son berceau natal, &eacute;coutant la  musique dite profane pour finir par composer la sienne. Qu&rsquo;elle a mis &agrave;  la disposition des m&eacute;lomanes depuis quelques jours.<\/p>\n<p>Un album qui  constitue pour elle le moyen de dire &agrave; ceux qui lui consacreront leurs  oreilles que &laquo;dans la vie, il faut &ecirc;tre patient, tout s&rsquo;acquiert au bout  de la peine&raquo;, la traduction du titre phare de l&rsquo;album qui est en m&ecirc;me  temps celui de l&rsquo;opus. Et pour le dire, elle recourt &agrave; plusieurs  rythmes. Avec plus ou moins de r&eacute;ussite. Car &agrave; l&rsquo;&eacute;couter, l&rsquo;on est  envahi par une sorte d&rsquo;apaisement sans doute li&eacute; &agrave; sa voix qui pour une  premi&egrave;re se fond parfaitement sur les notes d&rsquo;instruments de son  environnement de croissance ou de ceux qu&rsquo;elle a crois&eacute;s en grandissant.  Une voix qui met un point d&rsquo;honneur &agrave; articuler toutes les syllabes &agrave;  un rythme qui tranche d&rsquo;avec son &acirc;ge.<br \/>\nA 16 ans en effet, on est plus  port&eacute; sur la saccade du fait de l&rsquo;adolescence qui frappe &agrave; la porte de  la croissance. Mais avec Khadizah, foin de cela. Sauf peut-&ecirc;tre pour ce  qui est des rythmes. Ici, elle fait une intrusion dans la vari&eacute;t&eacute; o&ugrave; le  reggae et les rythmes du sahel participent &agrave; donner toute la mesure de  son chant. Un chant qui se veut surtout moralisateur. En direction de  ceux qui continuent de tuer le g&eacute;nie musical chez les filles, elle leur  sert une troisi&egrave;me plage pour les appeler &agrave; plus de respect pour les  choix artistiques d&rsquo;une jeunesse qui n&rsquo;en n&rsquo;a plus malheureusement  beaucoup. Au passage, elle distille &agrave; cette m&ecirc;me jeunesse le conseil de  la pers&eacute;v&eacute;rance et de l&rsquo;endurance devant les &eacute;preuves de la vie. <\/p>\n<p>Une  vie qui est loin d&rsquo;&ecirc;tre tranquille avec le sida et le paludisme qui  r&ocirc;dent telles des pr&eacute;dateurs insatiables et redoutables. Elle consacre  deux titres &agrave; ces probl&eacute;matiques actuelles pour sensibiliser les uns et  les autres sur deux fl&eacute;aux de notre temps qui vont en s&rsquo;aggravant. Deux  titres qui lui ont permis dans un pass&eacute; r&eacute;cent de remporter des concours  nationaux organis&eacute;s par des organismes sp&eacute;cialis&eacute;s. Et qui lui ont  permis de faire face &agrave; son premier public. Avant une escapade artistique  en Guin&eacute;e Equatoriale d&rsquo;o&ugrave; elle est revenue avec un titre de  remerciements.<br \/>\nMais un titre qui comme les trois derniers qui  composent l&rsquo;album souffrent des arrangements. Car &agrave; bien &eacute;couter Dounya  Sey Mougnal, on a comme l&rsquo;impression que les six premiers titres ont  connu un labeur certain qui tranche avec le reste. Ou encore cette voix  parfois trop enfantine. Qu&rsquo;importe ! A 16 ans, cette princesse qui  fr&eacute;quente le coll&egrave;ge Montesquieu &agrave; Yaound&eacute; et attend impatiemment les  r&eacute;sultats du Probatoire a ouvert un sillon appel&eacute; &agrave; se creuser au fil de  sa croissance. Surtout que son p&egrave;re, cadre d&rsquo;administration y veille. <\/p>\n<p><i>Parfait  Tabapsi <\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La jeune fille vient de commettre un opus de dix titres o\u00f9 elle appelle \u00e0 la patience des jeunes et \u00e0 la compr\u00e9hension des parents. &#8211; &nbsp; Ce n&rsquo;est pas tous les jours qu&rsquo;une princesse se livre &agrave; la musique. En public en tout cas. 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