{"id":4025,"date":"2011-02-08T23:12:43","date_gmt":"2011-02-08T22:12:43","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-02-08T23:12:43","modified_gmt":"2011-02-08T21:12:43","slug":"4025","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/4025\/","title":{"rendered":"Profession : O\u00f9 sont pass\u00e9s les photojournalistes&#8194;?"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>A d\u00e9faut d\u2019Internet, les r\u00e9dactions pr\u00e9f\u00e8rent utiliser des images de terrain faites par des reporters. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Jeudi  2 septembre au minist&egrave;re de la Communication. Les hommes de m&eacute;dias  couvrent l&rsquo;installation du nouveau secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de ce d&eacute;partement  minist&eacute;riel nomm&eacute; deux jours plus t&ocirc;t. Au moment de la s&eacute;ance-photos,  journalistes et autres chasseurs d&rsquo;images sortent chacun un appareil de  prise d&rsquo;images : t&eacute;l&eacute;phones portables, Ipod, appareils num&eacute;riques de  petit gabarit et autres. Pour assurer une bonne prise de vues, ces  derniers sont oblig&eacute;s de se rapprocher des personnalit&eacute;s qui ont pris  place sur l&rsquo;estrade. Ce qui irrite fortement Fabrice Ngon photographe &agrave;  Cameroon tribune, et d&rsquo;autres professionnels de la photo. &laquo;Vous qui avez  les appareils num&eacute;riques et les t&eacute;l&eacute;phones portables, vous n&rsquo;&ecirc;tes pas  des professionnels ; laissez-nous faire des photos que nous allons vous  donner&raquo;, rousp&egrave;te le photographe. <\/p>\n<p>Connivence  ou hasard de  calendrier, cette r&eacute;action de d&eacute;pit du photographe du quotidien  gouvernemental intervient le m&ecirc;me jour qu&rsquo;un quotidien fran&ccedil;ais  appartenant au groupe Bollor&eacute; questionne dans ses colonnes l&rsquo;avenir  photojournalisme en Hexagone &agrave; travers un dossier de deux pages. <br \/>\nAu  Cameroun, la question que se posent les professionnels des m&eacute;dias vise &agrave;  savoir s&rsquo;il existe des photojournalistes dans les diff&eacute;rentes  r&eacute;dactions du pays, au regard de la place marginale qu&rsquo;occupe la photo  dans les journaux. &laquo;Le probl&egrave;me c&rsquo;est que la photo est la derni&egrave;re chose  &agrave; laquelle on pense quand on r&eacute;dige un article ; du coup, recruter un  photographe simplement on un photojournaliste devient compliqu&eacute;&raquo;,  explique Parfait Siki, directeur de la r&eacute;daction de l&rsquo;hebdomadaire  Rep&egrave;res. Pour Laurent Abah, r&eacute;dacteur en chef adjoint du quotidien  Cameroon tribune, la photo constitue un bouche-trou. &laquo;Le   photojournalisme est une forme d&rsquo;&eacute;criture parce que la photo doit  refl&eacute;ter la quintessence d&rsquo;un fait ; or les photojournalistes qui  existent m&ecirc;me dans les r&eacute;dactions ne travaillent pas assez, ils  pr&eacute;f&egrave;rent aller dans les s&eacute;minaires&raquo;, explique-t-il.<\/p>\n<p>Pour Cl&eacute;ment  Tjomb, ancien photojournaliste, ancien de Cameroon tribune aujourd&rsquo;hui  directeur de l&rsquo;agence de photos Images du Cameroun (Idc) qui confirme la  tendance alimentaire des photojournalistes, la question de la  prosp&eacute;rit&eacute; de ce m&eacute;tier r&eacute;side dans la formation. &laquo;Aucune &eacute;cole de  formation ne sp&eacute;cialise les photographes dans un domaine pr&eacute;cis ; on a  des fourre-tout, des presse-boutons et autres. Ceux qui sont employ&eacute;s  par des maisons s&eacute;rieuses, pr&eacute;f&egrave;rent r&eacute;pondre aux besoins de leurs  employeurs de peur de compromettre leur emploi&raquo;, tranche-t-il. Pour lui,  l&rsquo;absence de photos de presse dans les journaux proc&egrave;de de l&rsquo;ignorance  volontaire des journalistes du travail des photographes. &laquo;Non seulement  ils refusent de payer les photos, mais aussi ils ne veulent pas signer  celles que nous leur offrons gracieusement pour ne pas payer les droits  d&rsquo;auteur&raquo;, souligne Cl&eacute;ment Tjomb.<br \/>\nLa carence de bonnes photos de  presse se justifie aussi selon Jean-Jacques Ewong, patron de l&rsquo;agence  d&rsquo;images Aras, par l&rsquo;absence voulue et entretenue des reporters photos  dans les conf&eacute;rences de r&eacute;daction. &laquo;Sur le terrain, c&rsquo;est le journaliste  qui sur la base du papier qu&rsquo;il va r&eacute;diger, indique au photographe le  type de photo dont il a besoin. Mais sur le terrain, chacun joue sa  partition et on fait avec ce qu&rsquo;on a quand le journaliste ne fait pas  lui-m&ecirc;me une photo&raquo;, explique le photojournaliste qui poursuit en  indiquant que les patrons de presse se refusent &agrave; recruter les  photojournalistes parce que ces dernier apparaissent comme des  free-lance qui ont du mal &agrave; rester stables. <\/p>\n<p>Pendant que  plusieurs photographes de presse excipent le manque de reconnaissance de  la part des patrons de presse, Laurent Charles Boyomo Assala, directeur  de l&rsquo;Esstic, pense que les raisons &eacute;conomiques justifient leur absence  des salles de r&eacute;daction. &laquo;Les r&eacute;dactions pr&eacute;f&egrave;rent recruter un  journaliste plut&ocirc;t qu&rsquo;un photographe parce qu&rsquo;il co&ucirc;te cher ; soit on  exploite les connaissances sommaires d&rsquo;un reporter en photographie, soit  on se rabat sur Internet.&raquo; Pour le directeur de l&rsquo;agence d&rsquo;images Aras,  le budget allou&eacute; &agrave; la recherche des photos dans les r&eacute;dactions, est  r&eacute;v&eacute;lateur de sa place dans un journal. Du coup, les photojournalistes  se tournent vers les m&eacute;dias &eacute;trangers qui acceptent de payer le prix  qu&rsquo;il faut. &laquo;Pour les photojournalistes qui exercent au Cameroun, leurs  productions se retrouvent dans les magasines &eacute;trangers de sports, de  mode et de culture, o&ugrave;, non seulement on accepte de payer comme il faut,  mais on pr&eacute;finance m&ecirc;me certaines commandes&raquo;, indique Jean-Jacques  Ewong pour qui, le bon photojournaliste ne coure apr&egrave;s les anniversaires  et les mariages pour vivre. <\/p>\n<p>Si l&rsquo;&acirc;ge d&rsquo;or de la photo est  arriv&eacute; &agrave; son terme &agrave; cause d&rsquo;Internet qui constitue la voie de la  facilit&eacute; selon certains professionnels des m&eacute;dias et de la photo, le  professeur Boyomo Assala pense plut&ocirc;t le contraire. &laquo;Dans notre  contexte, m&ecirc;me si on va vers la toile, on a toujours besoin d&rsquo;avoir une  copie physique du journal ; et puis ce n&rsquo;est pas le m&ecirc;me public qui va  sur la toile qui lit les journaux&raquo;, explique le directeur de l&rsquo;Esstic.<br \/>\nMalgr&eacute;  ce d&eacute;samour entre les photojournalistes et les diff&eacute;rentes r&eacute;dactions,  le m&eacute;tier, selon les professionnels, a visiblement de beaux jours devant  lui. &laquo;On n&rsquo;imagine pas un journal sans illustrations &agrave; fortiori sans  photo ; parce que m&ecirc;me les journaux qui ont longtemps paru sans photo  s&rsquo;y sont mis ; cela parce que le public commence &agrave; exiger des  respirations ou encore des images qui hurlent&raquo;, souligne Jean-Jacques  Ewong.<\/p>\n<p><i>Pierre C&eacute;lestin Atangana<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A d\u00e9faut d\u2019Internet, les r\u00e9dactions pr\u00e9f\u00e8rent utiliser des images de terrain faites par des reporters. &#8211; &nbsp; Jeudi 2 septembre au minist&egrave;re de la Communication. 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