{"id":41,"date":"2006-06-14T11:36:42","date_gmt":"2006-06-14T09:36:42","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-06-14T11:36:42","modified_gmt":"2006-06-14T09:36:42","slug":"41","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/41\/","title":{"rendered":"Missounga de Jean-Jacques Elangu\u00e9 : A heavy Sax is born"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Qui est donc cet impertinent subsaharien, robuste et typ\u00e9, bien mont\u00e9 sur une carrure de bantu, qui commence \u00e0 collectionner comme rarement sax africain l\u2019a fait, les critiques jalous\u00e9es des magazines sp\u00e9cialis\u00e9s de Jazz ? Ne cherchez plus, c\u2019est n\u2019est ni plus ni moins que Jean-Jacques Elangu\u00e9, qui a sign\u00e9 en 2005 un br\u00fblant cri sax jazz tir\u00e9 du tr\u00e9fonds de ses tripes \u00abMissounga\u00bb, apr\u00e8s une premi\u00e8re carte de visite sous forme d\u2019autoproduction, H\u00e9ritages [1998].   &#8211; &nbsp; <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"..\/bibliotheque\/JJElangue.jpg\" align=\"left\" border=\"0\" \/><\/p>\n<p>Le sax t\u00e9nor d&rsquo;Elangu\u00e9 raconte le voyage int\u00e9rieur et l&rsquo;exp\u00e9rience existentielle de ce passionn\u00e9 des premi&egrave;res heures de la tradition pr\u00e9 et post coltranienne, qui trouve une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 en Monk, en d\u00e9clinant astucieusement son viatique africain.<br \/>Le brillant saxophoniste est d&rsquo;abord une b&ecirc;te d&rsquo;exigence musicale. Premier prix de conservatoire &agrave; Marseille en 1995, Jean-Jacques Elangu\u00e9 qui enseigne la musique, s&rsquo;impose une lecture des plus rigoureuses et des plus fines des univers qu&rsquo;il aborde. Ainsi, son \u00e9criture en progression constante ne s&rsquo;exon&egrave;re aucun effort d&rsquo;approfondissement des th&egrave;mes qu&rsquo;il joue. Pour l&rsquo;interpr\u00e9tation comme pour ses compositions personnelles, Elangu\u00e9 passe par la case piano. L&agrave; il peut en jouant toutes les nuances harmoniques, grammaticales, donner la quintessence de sa l\u00e9gende personnelle exprim\u00e9e dans les fulgurances, contrastes et \u00e9ruptions de son sax t\u00e9nor en relecture permanente des standards et du vivant. C&rsquo;est ce que l&rsquo;artiste nomme lui-m&ecirc;me &laquo;la lecture horizontale -le th&egrave;me- et verticale -la richesse des accords-&raquo;, double en dehors duquel, la musique perdrait l&rsquo;essentiel de sa substance&nbsp;!<br \/>Avant l&rsquo;aboutissement de son projet &laquo;Missounga&raquo; en 2005, Jean-Jacques Elangu\u00e9 s&rsquo;est frott\u00e9 &agrave; des exp\u00e9riences diversement enrichissantes dans les directions compl\u00e9mentaires d&rsquo;un Jazz conventionnel, et d&rsquo;une vibration plus idiosyncrasique. C&ocirc;t\u00e9 standards, le sax \u00e9volue notamment avec un quartet tr&egrave;s relev\u00e9 -Alain Jean Marie au piano- qui se retrouve autour de th&egrave;mes contemporains &agrave; l&rsquo;instar de &laquo;Serra Do Mar&raquo; de McCoy Tyner ou &laquo;Brigitte&raquo; de Freddy Hubbard. Le cru le plus \u00e9pic\u00e9 du rendu d&rsquo;Elangu\u00e9 transpire abondamment, non sans \u00e9l\u00e9gance -toujours&nbsp;!- des prestations du groupe qu&rsquo;il a fond\u00e9, Los Africanos, une <em>dream team<\/em> en soi&nbsp;: Mario Canonge le canon Jazz et Jazz cara&iuml;be, le g\u00e9nial Lindley Marthe, nouvelle coqueluche de la Jazz basse et chouchou de Joe Zawinul, F\u00e9lix Sabal Lecco batteur flamboyant courant le monde de projets en projets, sans oublier le trompettiste et bugliste Nicolas Genest un r\u00e9gal de solos et d&rsquo;inspiration.&nbsp; &nbsp;<br \/>&nbsp;<br \/>&laquo;Missounga&raquo; propose une construction o&ugrave; la place accord\u00e9e &agrave; la distinction et &agrave; une aisance \u00e9clair\u00e9e du discours \u00e9labor\u00e9 s&rsquo;\u00e9quilibre avec l&rsquo;imp\u00e9tuosit\u00e9 du souffle vital qui balaie par surprises et irr\u00e9v\u00e9rences, le velours &agrave;-propos des m\u00e9lodies savantes. Des accents funky, africains, carib\u00e9ens mazurka, font la paix avec un Teru du ma&icirc;tre Wayne Shorter pas si short que &ccedil;a, et la composition d&rsquo;ensemble s&rsquo;affirme entre puissance, sens et classe &agrave; toute \u00e9preuve.<br \/>On comprend que des personnalit\u00e9s comme Brice Wassy ou les m\u00e9tissages Jazz de Claudine Fran&ccedil;ois se soient impos\u00e9es les services d&rsquo;une esp&egrave;ce de <em>New Pr&egrave;z <\/em>-r\u00e9f\u00e9rence &agrave; son ma&icirc;tre au sax Lester Young-, et la maison Cristal records n&rsquo;a pas fini de mettre le sax t\u00e9nor &agrave; contribution dans les arrangements -Tribute to the Mother of Groove -, la composition et les performances de l&rsquo;instrumentiste.<br \/>&laquo;Missounga&raquo; a tout pour plaire &agrave; ceux qui seraient d&rsquo;\u00e9coute pour un jazz exigeant, cultiv\u00e9, surprenant par la myriade d&rsquo;influences qu&rsquo;il ing&egrave;re entre Afrique et Am\u00e9riques et toujours honorablement f&ecirc;l\u00e9 d&rsquo;une profusion d&rsquo;improvisations d\u00e9bordant d&rsquo;inspiration et d&rsquo;\u00e9nergie.<br \/><strong>En guise de bio&nbsp;&nbsp; <br \/><\/strong>N\u00e9 &agrave; Clamart le 1er ao&ucirc;t 1967 de parents Camerounais, il \u00e9tudie la musique en autodidacte en suivant ses \u00e9tudes au coll&egrave;ge Vogt de Yaound\u00e9 (Cameroun), et d\u00e9veloppe sa connaissance du Jazz &agrave; travers la musique de Charlie Parker. <br \/>Il participe au festival &quot;Jazz sous les Manguiers&quot; &agrave; Yaound\u00e9 de 1990 &agrave; 1993 et y rencontre Pharoah Sanders. <br \/>Il revient en France en 1992 pour participer au spectacle &quot;Dom Juan&quot; mis en sc&egrave;ne par Alexandre Fabre. Il compose la musique de la pi&egrave;ce d&rsquo;Yves Borrini &quot;Pourquoi j&rsquo;ai mang\u00e9 mon p&egrave;re&quot; d&rsquo;apr&egrave;s Roy Lewis. Il enregistre avec le groupe &quot;Tchokola&quot; du batteur Brice Wassy. <br \/>Il int&egrave;gre la classe de Jazz du CNR de Marseille et d\u00e9croche un premier prix en 1995 avec le saxophoniste Rapha&euml;l Imbert. Il fonde la m&ecirc;me ann\u00e9e le Heml\u00e9 Orchestra qui se produit &agrave; la Cit\u00e9 de la Musique &agrave; Marseille, au Th\u00e9&acirc;tre des Salins &agrave; Martigues, au Festival International des Big Bands d&rsquo;Aix en Provence, &agrave; la &quot;Fiesta du Sud&quot; de Marseille en 1996&#8230; <br \/>En 1996, il tourne avec le batteur Brice Wassy en Afrique du Sud, &agrave; Berlin, enregistre &agrave; Londres et part au Cameroun avec le Quartet de la pianiste Claudine Fran&ccedil;ois avec laquelle il continue de se produire, en duo ou dans diff\u00e9rentes formations, M\u00e9tis Quintet notamment. <br \/>Il enregistre en Irlande et tourne en Europe, au Maroc, &agrave; Singapour et en Chine avec le groupe Accoules Sax. Il joue avec son propre trio et fonde un quartet de saxophones. <br \/>Il obtient le dipl&ocirc;me d&rsquo;\u00e9tat de jazz, et enseigne aux Conservatoires de Marseille et de Niort. <br \/>Il r\u00e9alise une prestation exceptionnelle avec plus de 100 musiciens sous sa direction lors des festivit\u00e9s marquant les 2600 ans de Marseille, ainsi qu&rsquo;une partie de la &quot;Marceleste&quot; en 2000. <br \/>Il rejoint <strong><a href=\"http:\/\/www.zzzt-productions.com\/boogaloo_baby.htm\" target=\"_blank\"><span>Boogaloo Baby<\/span><\/a><\/strong> en 2002 et fonde le groupe <strong><span>Los Africanos<\/span><\/strong> avec le trompettiste et bugliste <a href=\"http:\/\/www.zzzt-productions.com\/ng.htm\" target=\"_blank\"><span>Nicolas Genest<\/span><\/a>, le pianiste <a href=\"http:\/\/www.zzzt-productions.com\/mc.htm\" target=\"_blank\"><span>Mario Canonge<\/span><\/a>, le bassiste <a href=\"http:\/\/www.zzzt-productions.com\/lm.htm\" target=\"_blank\"><span>Lindley Marthe<\/span><\/a> et le batteur <a href=\"http:\/\/www.zzzt-productions.com\/fsl.htm\" target=\"_blank\"><span>F\u00e9lix Sabal Lecco<\/span><\/a> avec lequel il enregistre en septembre 2004 &agrave; Paris.<br \/><strong>Extrait de la critique du magazine de jazz Jazzman <\/strong>n&deg; 113 Edition Mai 2005<strong><br \/><\/strong><strong>REUSSI<br \/><\/strong>&laquo; Discret, mais tr&egrave;s actif, le saxophoniste Jean-Jacques Elangu\u00e9 d\u00e9veloppe une esth\u00e9tique qui raconte, entre les lignes, la biographie de ce musicien n\u00e9 en 1967 &agrave; Clamart de parents camerounais. C&rsquo;est autour de cette identit\u00e9 entre deux mondes qu&rsquo;il a grandi. Depuis quinze ans, cet admirateur de Lester Young a multipli\u00e9 les rencontres, dont celle notable avec l&rsquo;excellent Brice Wassy, tout en continuant &agrave; parfaire son jeu et son \u00e9criture. Pour preuve, cet enregistrement t\u00e9moigne de <strong>la vigueur de son phras\u00e9 et plus encore d&rsquo;un sens de la composition empreint de la tradition du jazz tel que pens\u00e9 au cours des ann\u00e9es 1960. Et ce n&rsquo;est pas un hasard si l&rsquo;unique reprise est sign\u00e9e Wayne Shorter (<em>Teru<\/em>). <\/strong>Pour autant cet univers se nourrit des couleurs de chacun de Los Africanos, groupe fond\u00e9 il y a moins de trois ans. Nicolas Genest s&rsquo;y taille (comem souvent) de forts beaux solos, tandis que la rythmique se montre aussi solide que souple, v\u00e9loce sur les tempos rapides que sensuelle sur les ballades. Jusque dans le final avec <em>This is You<\/em>, avec Emmanuel Djiob invit\u00e9 &agrave; chanter dans un registre qui devrait combler les amateurs de jazz <em>soul<\/em>, \u00e9voquant les belles voix des <em>bluesy seventies<\/em>. &raquo;<br \/>JAZZMAN, 3 \u00e9toiles, Jacques Denis, mai 2005<\/p>\n<p>Ezezek<\/p>\n<p>Source : <a href=\"http:\/\/www.afrikara.com\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.afrikara.com<\/a> <\/p>\n<p align=\"right\">&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qui est donc cet impertinent subsaharien, robuste et typ\u00e9, bien mont\u00e9 sur une carrure de bantu, qui commence \u00e0 collectionner comme rarement sax africain l\u2019a fait, les critiques jalous\u00e9es des magazines sp\u00e9cialis\u00e9s de Jazz ? 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