{"id":4181,"date":"2011-03-07T11:00:55","date_gmt":"2011-03-07T10:00:55","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-03-07T11:00:55","modified_gmt":"2011-03-07T09:00:55","slug":"4181","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/4181\/","title":{"rendered":"FESPACO 2011 : le palmar\u00e8s fait la part belle \u00e0 tous les genres"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le Festival panafricain de cin\u00e9ma de Ouagadougou s\u2019est achev\u00e9 hier soir sur la proclamation des r\u00e9sultats. Toute l\u2019assistance du Stade du 4 ao\u00fbt attendait avec impatience de conna\u00eetre les films prim\u00e9s, le plus attendu \u00e9tant bien entendu le r\u00e9cipiendaire de l\u2019\u00c9talon d\u2019or, r\u00e9compense supr\u00eame pour les longs-m\u00e9trages de fiction. &#8211; <\/p>\n<p><strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Quand<strong><em> <a href=\"http:\/\/toukimontreal.com\/actualites\/2010\/11\/05\/un-homme-qui-crie-de-mahamat-saleh-haroun\/\">Un homme qui crie<\/a><\/em><\/strong>  du Tchadien Haroun Mahamat-Saleh, a re&ccedil;u l&rsquo;&Eacute;talon d&rsquo;argent, les  journalistes (occidentaux du moins) se sont regard&eacute;s avec des yeux  &eacute;tonn&eacute;s. Cette oeuvre magnifique, po&eacute;tique et dramatique avait pourtant  pour eux la carrure de l&rsquo;&Eacute;talon d&rsquo;or. Le prix a &eacute;t&eacute; re&ccedil;u par Youssouf  Djaoro, acteur principal du film, qui s&rsquo;est dit ravi.<\/p>\n<div id=\"attachment_13643\" class=\"wp-caption alignright\" style=\"width: 310px;\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" height=\"200\" width=\"300\" class=\"lazyload size-medium wp-image-13643\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 300 200'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/toukimontreal.com\/actualites\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/Moftakir-Etalon-d-or1-300x200.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">Mohamed Moftakir avec l&rsquo;Etalon d&rsquo;or pour P&eacute;gase.<\/p>\n<\/div>\n<p>C&rsquo;est un coursier, <strong><em>P&eacute;gase<\/em><\/strong>, qui a remport&eacute;  le prix le plus convoit&eacute;. L&rsquo;oeuvre du r&eacute;alisateur marocain Mohamed  Mouftakir a &eacute;t&eacute; salu&eacute;e par le jury pour l&rsquo;imagination dont fait preuve  le sc&eacute;nario.<\/p>\n<p>Il est vrai que ce thriller psychologique magnifiquement r&eacute;alis&eacute; n&rsquo;a  rien de conventionnel.Il fait sursauter le spectateur en mettant en  sc&egrave;ne des &eacute;talons, une fille d&eacute;guis&eacute;e en gar&ccedil;on &eacute;cras&eacute;e par l&rsquo;autorit&eacute;  de son p&egrave;re fou du Seigneur cheval, un h&ocirc;pital psychiatrique  glauquissime et des acteurs aux visages inqui&eacute;tants.<\/p>\n<p>Cependant, son sc&eacute;nario difficile &agrave; suivre, &agrave; la conclusion un peu bancale, ne nous laissait pas pr&eacute;voir une telle cons&eacute;cration.<\/p>\n<p>M.&nbsp;Mouftakir a soulign&eacute; que le Fespaco &eacute;tait un grand moment pour le  cin&eacute;ma africain, et que remporter ce prix &eacute;tait un grand moment pour  lui. &laquo;&nbsp;Vive l&rsquo;Afrique, vive le cin&eacute;ma africain&nbsp;&raquo;, a-t-il conclu.<\/p>\n<div id=\"attachment_13642\" class=\"wp-caption alignleft\" style=\"width: 310px;\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" height=\"200\" width=\"300\" class=\"lazyload size-medium wp-image-13642 \" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 300 200'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/toukimontreal.com\/actualites\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/Brown-Mec-ideal1-300x200.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">&Eacute;talon de bronze pour Le Mec ideal<\/p>\n<\/div>\n<p><a href=\"http:\/\/toukimontreal.com\/actualites\/2011\/03\/01\/le-mec-ideal-d%E2%80%99owell-brown-comedie-dramatique-a-l%E2%80%99ivoirienne\/\"><strong><em>Le mec id&eacute;al<\/em>,<\/strong><\/a>  d&rsquo;Owell Brown, remporte l&rsquo;&Eacute;talon de bronze. &Agrave; cette annonce, une  clameur de surprise et de joie s&rsquo;est &eacute;lev&eacute;e dans les tribunes du c&ocirc;t&eacute; de  la d&eacute;l&eacute;gation du film.<\/p>\n<p>Le r&eacute;alisateur, en venant chercher son prix, a d&eacute;clar&eacute; avant de  d&eacute;dier son titre &agrave; la jeunesse de C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire : &laquo;&nbsp;Pour nous, la  r&eacute;compense, c&rsquo;&eacute;tait d&rsquo;&ecirc;tre au Fespaco. Alors avoir ce prix, c&rsquo;est  inesp&eacute;r&eacute;&nbsp;&raquo;. Le jury a salu&eacute; un sc&eacute;nario rafra&icirc;chissant et de bons  acteurs.<\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;Le Fespaco prouve qu&rsquo;il s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; des films &agrave; toutes les g&eacute;n&eacute;rations&nbsp;&raquo;, a dit le pr&eacute;sentateur.<\/p>\n<p>En r&eacute;compensant ainsi l&rsquo;originalit&eacute; et des films de style autre que  le traditionnel film d&rsquo;auteur, le Festival a envoy&eacute; un message clair :  on veut que le cin&eacute;ma africain explore des th&egrave;mes et des formes  nouvelles, qu&rsquo;il ne demeure pas cantonn&eacute; dans un genre pr&eacute;cis,  dramatique, r&eacute;aliste ou engag&eacute;.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/toukimontreal.com\/actualites\/2011\/02\/28\/notre-etrangere-de-sarah-bouyain\/\"><strong><em>Notre &eacute;trang&egrave;re<\/em><\/strong><\/a>,  de Sarah Bouyain, ne repart pas les mains vide, puisqu&rsquo;il remporte deux  r&eacute;compenses&nbsp;: le prix Oumar Ganda, prix sp&eacute;cial, et le prix de l&rsquo;Union  europ&eacute;enne. <strong><em>Voyage &agrave; Alger<\/em><\/strong>, repart aussi avec  le Prix du meilleur sc&eacute;nario et le Prix de la meilleure interpr&eacute;tation  f&eacute;minine. Ce long m&eacute;trage de fiction a aussi gagn&eacute; le Prix du meilleur  sc&eacute;nario. Quant au Prix de la meilleure interpr&eacute;tation masculine, il est  all&eacute; au B&eacute;ninois Sylestre Amoussou, acteur principal et r&eacute;alisateur du  long m&eacute;trage <em>Un pas en avant, les dessous de la corruption<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Courts m&eacute;trages<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_13646\" class=\"wp-caption alignright\" style=\"width: 310px;\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" height=\"200\" width=\"300\" class=\"lazyload size-medium wp-image-13646\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 300 200'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/toukimontreal.com\/actualites\/wp-content\/uploads\/2011\/03\/Sarah-Notre-Etrangere1-300x200.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p class=\"wp-caption-text\">Sarah Bouyain<\/p>\n<\/div>\n<p>C&ocirc;t&eacute; courts, le Poulain de bronze va &agrave; <strong><em>Tinye So<\/em><\/strong>, du malien Daouda Coulibaly. <em><strong>Tabou<\/strong><\/em>, de la Tunisienne Meriem Riveill, repart avec l&rsquo;argent, et c&rsquo;est <strong><em>Garagouz<\/em><\/strong>, d&rsquo;Abdenour Zahzah, qui remporte le Poulain d&rsquo;or.<\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est la deuxi&egrave;me fois que je suis s&eacute;lectionn&eacute; pour le Fespaco. On  ne fait pas un film pour remporter des prix, mais c&rsquo;est encourageant&nbsp;&raquo;, a  d&eacute;clar&eacute; aux journalistes le r&eacute;alisateurs. D&rsquo;ailleurs, avec <strong><em>P&eacute;gase<\/em><\/strong>, <strong><em>Voyage &agrave; Alger<\/em><\/strong> et <strong><em>Garagouz<\/em><\/strong>, sans oublier <strong><em>Essaha<\/em><\/strong> et <strong><em>La Mosqu&eacute;e<\/em><\/strong> (respectivement Prix de la meilleure affiche et Prix de la meilleure image), ce Fespaco consacre le cin&eacute;ma maghr&eacute;bin.<\/p>\n<h3>T&eacute;l&eacute;vision : peut mieux faire<\/h3>\n<p>Pour les s&eacute;ries t&eacute;l&eacute;visuelles, le jury n&rsquo;a pas m&acirc;ch&eacute; ses mots :  pi&egrave;tre qualit&eacute;, sc&eacute;narios simplistes, manque d&rsquo;originalit&eacute;. Aucun prix  du meilleur sc&eacute;nario pour les s&eacute;ries t&eacute;l&eacute; n&rsquo;a &eacute;t&eacute; attribu&eacute;, et le jury a  appel&eacute; les organisateurs du festival &agrave; faire preuve d&rsquo;un peu plus de  rigueur dans la s&eacute;lection des oeuvres en comp&eacute;tition.<\/p>\n<p>C&ocirc;t&eacute; documentaires, le premier prix a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; &agrave; <strong><em>The unbroken spirit<\/em><\/strong> de Jane Murago-Munene (Kenya), suivi de <strong><em>The witches of Gambaga<\/em><\/strong> de Yaba Badoe (Ghana)&nbsp; et de<strong> <a href=\"http:\/\/toukimontreal.com\/actualites\/2011\/03\/02\/rencontre-avec-le-realisateur-idrissou-mora-kpai\/\"><em>Indochine, sur les traces d&rsquo;un m&egrave;re<\/em><\/a><\/strong> de Idrissou Mora-Kpai (B&eacute;nin), d&rsquo;une valeur de un million de francs CFA plus un troph&eacute;e.<\/p>\n<p>En r&eacute;sum&eacute;, les diff&eacute;rents jurys ont jou&eacute; un r&ocirc;le d&rsquo;arbitre de la  comp&eacute;tition, mais aussi de garants de la qualit&eacute; et de la diversit&eacute; des  oeuvres africaines pr&eacute;sent&eacute;es en comp&eacute;tition. C&rsquo;est un coup de semonce  pour certains, un encouragement pour les autres.<\/p>\n<p><strong>Par Floriane Denis, avec Romain Bros&eacute;us<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Festival panafricain de cin\u00e9ma de Ouagadougou s\u2019est achev\u00e9 hier soir sur la proclamation des r\u00e9sultats. 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