{"id":4449,"date":"2011-12-21T19:02:45","date_gmt":"2011-12-21T18:02:45","guid":{"rendered":""},"modified":"2011-12-21T19:02:45","modified_gmt":"2011-12-21T17:02:45","slug":"4449","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/4449\/","title":{"rendered":"Sortie : Mia Ngiamba a trouv\u00e9 sa juste note"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Son 2e album est un pot-pourri aux senteurs de maturit\u00e9, couch\u00e9 sur du live. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Le  public camerounais la d&eacute;couvre en 2008 avec son titre &laquo;Le fric je m&rsquo;en  fous&raquo;. Un album qui portait f&eacute;brilement les balbutiements d&rsquo;une jeune  fille en qu&ecirc;te de personnalit&eacute; musicale. Si ce fut un succ&egrave;s d&rsquo;estime,  le deuxi&egrave;me album sera un vrai succ&egrave;s. &laquo;Aoua&raquo; est l&rsquo;un des meilleurs  albums de l&rsquo;ann&eacute;e 2011. La r&eacute;ussite de ce deuxi&egrave;me opus de Mia Ngiamba  se construit sur trois &eacute;l&eacute;ments forts qui, on l&rsquo;esp&egrave;re, vont &ecirc;tre  d&eacute;sormais son empreinte existentielle dans le patchwork musical  camerounais. Il y a le choix technique d&rsquo;enregistrer un album  compl&egrave;tement en live o&ugrave; la place est donn&eacute;e aux instruments, vents et  orchestrations vraies, puis il y a la qualit&eacute; des textes qui s&rsquo;est  am&eacute;lior&eacute;e et, enfin la voix qui a gagn&eacute; en maturit&eacute;, en rondeur et en  justesse. Si on tourne la page de la technique, &laquo;Aoua&raquo; est d&rsquo;abord un  merveilleux voyage de la vie de l&rsquo;artiste, qui s&rsquo;ouvre &agrave; nous, sans  honte. <\/p>\n<p>La promenade que Mia Ngiamba offre dans son deuxi&egrave;me  album a dix stations. Des larmes, de l&rsquo;espoir, de l&rsquo;amour, du respect,  et l&rsquo;hymne &agrave; Dieu. Le premier arr&ecirc;t est Walga si, qui signifie  &laquo;l&egrave;ve-toi&raquo;. Un message pour ceux qui pensent que devant leur destin  s&rsquo;arr&ecirc;tent les probl&egrave;mes, la fille de Kribi leur demande de d&eacute;croiser  les bras et de se lever pour avancer. Un rythme d&rsquo;afro beat tr&egrave;s enlev&eacute;,  qui colore d&rsquo;ailleurs l&rsquo;ensemble de l&rsquo;album.<br \/>\nOn redescend dans une  ballade tr&egrave;s intimiste, &laquo;Tu seras&raquo;. Une m&egrave;re donne des conseils &agrave; son  enfant qui va la quitter. &laquo;Que l&rsquo;amour et le pardon dans ton coeur te  guideront chaque fois&hellip;Toi la chair de ma chair, j&rsquo;&eacute;cris les mots humble  et fier dans ta main pour que tu n&rsquo;oublies pas&raquo;. La vie ne lui ayant pas  toujours fait de cadeau, Mia rappelle dans &laquo;Par amour&raquo;, &laquo;qu&rsquo;au lieu de  perdre un oeil, je pr&eacute;f&egrave;re encore vivre toute seule. Pourquoi se  d&eacute;chirer, quand on peut vivre loin de l&rsquo;autre&hellip;&raquo;. Puis ce sont des titres  en anglais comme &laquo;Hope&raquo;, en Ngoumba comme Biweli (l&rsquo;absence), Oya,  Mioung, Nounga Me o&ugrave; elle rend gr&acirc;ce &agrave; Dieu, qui sont de vrais r&eacute;gals  pour l&rsquo;oreille avertie. La voix &eacute;pouse si bien les instruments, qu&rsquo;ils  font corps et parlent d&rsquo;une m&ecirc;me note juste, &agrave; l&rsquo;esprit et l&rsquo;&acirc;me.<\/p>\n<p>La  derni&egrave;re station &laquo;Celle l&agrave;&raquo; est un concentr&eacute; de bonheur, sur la qualit&eacute;  des textes et sur le chant o&ugrave; l&rsquo;artiste clame un po&egrave;me de femme seule  qui sait qu&rsquo;elle &laquo;n&rsquo;est pas une femme comme il faut, une &eacute;pouse, une  m&egrave;re, celle qui t&rsquo;a donn&eacute; un fils, tout ce qui fait ton bonheur. Je suis  celle qu&rsquo;on oublie, qu&rsquo;on fait semblant de ne pas voir, celle qui doit  sourire malgr&eacute; la honte et la douleur&hellip;&raquo;. La technique vocale est  impressionnante car l&rsquo;artiste marque un accent sur la prononciation des  voyelles qui augmente la cr&egrave;me de la musicalit&eacute; d&eacute;j&agrave; bien &eacute;labor&eacute;e par  un groupe de musiciens camerounais accomplis.<br \/>\nL&rsquo;arrangement et  l&rsquo;orchestration en live ont &eacute;t&eacute; faits par Alain Oyono, jeune g&eacute;nie du  saxophone. Moussa drums a assur&eacute; &agrave; la batterie et aux percussions tandis  que Arthur Manga et Martien Oyono ont inject&eacute; d&rsquo;impressionnante lignes  de guitares. Denis Moussinga et Christian Oyono ont donn&eacute; la chair &agrave;  &laquo;Aoua&raquo; avec des notes de piano chaudes, impertinentes et justes. Le  r&eacute;sultat est un beau vase de bonheur, qui en procurera sans aucun doute,  &agrave; chaque ouverture. Avec &laquo;Aoua&raquo;, Mia Ngiamba est pass&eacute;e de fille &agrave;  femme, puis d&rsquo;apprentie chanteuse &agrave; artiste. Une vraie artiste,  compl&egrave;te, g&eacute;n&eacute;reuse et mature.<\/p>\n<p><i>Marion Obam<\/p>\n<p><\/i> <\/span><\/p>\n<p><strong>Mia Ngiamba &#8211; &quot; L&rsquo;afro-beat me permet de m&rsquo;ouvrir au monde &quot; <\/strong><\/p>\n<p>A 32 ans, l&rsquo;auteur du titre &laquo;Le fric je m&rsquo;en fous&raquo; parle de son originalit&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Quelle est la th&eacute;matique de &laquo;Aoua&raquo; chanson phare de votre deuxi&egrave;me album de Dix titres?<\/strong><\/p>\n<p>Il est tr&egrave;s color&eacute; et les th&egrave;mes sont vari&eacute;s. Je parle principalement  des relations (amiti&eacute;, amour et respect) entre les &ecirc;tre humains, de  notre relation personnelle avec Dieu ind&eacute;pendamment de notre  appartenance &agrave; une religion.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi avoir choisi l&rsquo;Afro-beat comme genre musical?<\/strong><\/p>\n<p>C&rsquo;est la fusion id&eacute;ale des rythmes africains d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs. Je  l&rsquo;ai choisi pour m&rsquo;ouvrir au monde. Le premier album &eacute;tait enferm&eacute; &agrave;  l&rsquo;Afrique. C&rsquo;est un genre musical qu&rsquo;on appr&eacute;cie mieux dans d&rsquo;autre  pays.<\/p>\n<p>Je compte participer &agrave; plusieurs festivals. Je ne pouvais donc pas rester enferm&eacute; dans un style local.<\/p>\n<p><strong>A l&rsquo;&eacute;coute de l&rsquo;album on se rend compte que les instruments prennent le dessus sur les paroles. Est- ce un choix personnel?<\/strong><\/p>\n<p>C&rsquo;est fait express. Tout simplement parce que je crois qu&rsquo;il y a des  musiciens Camerounais qui font de tr&egrave;s bonnes choses. Mais qui ne sont  pas connus du public.<\/p>\n<p>C&rsquo;est en quelque sorte une mani&egrave;re pour moi de leur rendre hommage  pour le travail qu&rsquo;ils abattent au quotidien. Vous constaterez  d&rsquo;ailleurs que je n&rsquo;ai travaill&eacute; qu&rsquo;avec des musiciens camerounais.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ma fa&ccedil;on &agrave; moi de partager mon exp&eacute;rience avec la leur.  L&rsquo;enregistrement a &eacute;t&eacute; fait enti&egrave;rement en live. Ceci pour mettre en  avant ces musiciens qui devaient juste accompagner ma voix. Il n&rsquo;&eacute;tait  pas question dans ces titres d&rsquo;exploser, mais de faire accompagner ma  voix.<\/p>\n<p><strong>En parlant de l&rsquo;originalit&eacute;, pourquoi avoir choisi d&rsquo;int&eacute;grer  deux langues &eacute;trang&egrave;res dans cet album plut&ocirc;t que de rester dans le  registre de votre langue maternel qui est le Ngoumba ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Je rappelle en passant que je suis tri lingue je suis &agrave; la fois  francophone, anglophone et Ngoumba qui est ma langue maternelle. Ceci  pour montrer que je suis camerounaise, et l&rsquo;effectivit&eacute; du bilinguisme  tel que pratiqu&eacute; dans notre pays.<\/p>\n<p>L&rsquo;autre chose est que j&rsquo;ai voulu faire plaisir &agrave; tous les m&eacute;lomanes  qui aiment la musique. Mais sont frustr&eacute;s par le fait qu&rsquo;elles ne  comprennent pas ce qui est dit dans les chansons. C&rsquo;est ce qui explique  mes chansons soient expliqu&eacute; sur la pochette de mon album.<\/p>\n<p><strong>Entre votre premier album et le second, quatre ann&eacute;es sont pass&eacute;es. Que faisiez durant tout ce temps?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Cette marge de temps m&rsquo;a permis de mieux pr&eacute;parer ce second album.  C&rsquo;&eacute;tait un temps de r&eacute;flexion, de travail tr&egrave;s approfondi. Etant donn&eacute;  que le premier album a &eacute;t&eacute; fait un peu &agrave; la va vite.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai pris du temps pour travailler les diff&eacute;rents titres des dix  chansons que compte ce nouvel opus. Ceci d&rsquo;abord, parce que je suis mon  propre producteur et je n&rsquo;ai sign&eacute; de contrat qu&rsquo;avec moi-m&ecirc;me, le  public camerounais et mondial.<\/p>\n<p><strong>En dehors de la musique, comment meublez-vous votre temps?<\/strong><\/p>\n<p>Je suis au service de la s&eacute;curisation des donn&eacute;es maritimes &agrave; la  marine marchande ici Douala. Tout ce qui est acc&egrave;s portuaire, document  de la marine, des affaires maritimes, concernent le service dans lequel  je travail.<\/p>\n<p>Ceci entre 8h et 10h. Un boulot qui ne m&rsquo;occupe pas les week-ends. Et  donc le samedi et le dimanche je peux me consacrer &agrave; ma passion. C&rsquo;est  d&rsquo;ailleurs toujours pendant ces jours que j&rsquo;enregistre mes chansons.<\/p>\n<p><strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p class=\"reporter\">Aristide Ekambi<\/p>\n<p class=\"date\">1 Septembre 2011<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Son 2e album est un pot-pourri aux senteurs de maturit\u00e9, couch\u00e9 sur du live. &#8211; &nbsp; Le public camerounais la d&eacute;couvre en 2008 avec son titre &laquo;Le fric je m&rsquo;en fous&raquo;. Un album qui portait f&eacute;brilement les balbutiements d&rsquo;une jeune fille en qu&ecirc;te de personnalit&eacute; musicale. 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