{"id":4468,"date":"2012-02-08T15:06:34","date_gmt":"2012-02-08T14:06:34","guid":{"rendered":""},"modified":"2012-02-08T15:06:34","modified_gmt":"2012-02-08T13:06:34","slug":"4468","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/4468\/","title":{"rendered":"Livre: Ce qu\u2019est un Camerounais"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Jean-Claude Mbarga publie dans un manuel, un ensemble d\u2019us et de postures qui fondent mieux que d\u2019autres selon lui la \u00abcamerounit\u00e9\u00bb. \u00abManuel d\u2019ingr\u00e9dients culturels camerounais\u00bb. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;Le titre de cet ouvrage,  paru en 2011 chez l&rsquo;Harmattan, 285 pages, est &agrave; lui tout seul r&eacute;v&eacute;lateur  de la d&eacute;marche de son auteur: Convoquer des faits apparemment anodins  et ordinaires de la vie quotidienne au Cameroun, les th&eacute;oriser et les  rendre intelligibles. Mais davantage montrer comment, par leur  permanente et constante actualisation dans la sc&egrave;ne publique  camerounaise, ils d&eacute;finissent mieux que d&rsquo;autres, ce qu&rsquo;est un  Camerounais.Ces faits s&rsquo;objectivent dans la fa&ccedil;on de se v&ecirc;tir, dans le  ph&eacute;nom&egrave;ne de la mendicit&eacute;, dans les rythmes musicaux et notamment dans  le Bikut-si, et de fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, dans les comportements des  Camerounais face &agrave; certaines situations de la vie ordinaire. Autant de  pistes, de domaines d&rsquo;observation somme toute ordinaires. Mais qui  livrent, dans l&rsquo;ouvrage de Jean-Claude Mbarga, tous leurs  enseignements.Mais pour leur arracher ces secrets, il a fallu r&eacute;gler au  moins deux pr&eacute;alables: Etre en mesure de d&rsquo;observer la soci&eacute;t&eacute;  camerounaise c&rsquo;est-&agrave;-dire avoir &eacute;t&eacute; &laquo;capacit&eacute;&raquo; &agrave; le faire. De ce point  de vue, c&rsquo;est un truisme de dire que l&rsquo;auteur de &laquo;Manuel d&rsquo;ingr&eacute;dients  culturels camerounais&raquo;, est un initi&eacute; dans &laquo;l&rsquo;intelligibilisation&raquo; des  signes. Professeur des universit&eacute;s, enseignant &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Yaound&eacute;  I (Il enseigne dans cette derni&egrave;re institution universitaire notamment  la s&eacute;miotique de la publicit&eacute;) Vice pr&eacute;sident de l&rsquo;Association  internationale de s&eacute;miotique&hellip; Jean-Claude Mbarga, multiplie les  aptitudes et les casquettes.Il a ensuite fallu se soumettre &agrave; une  observation et une analyse cliniques de la sc&egrave;ne publique camerounaise.  Le r&eacute;sultat de cet exercice d&rsquo;asc&egrave;te se d&eacute;cline en un panorama de  &laquo;v&eacute;rit&eacute;s camerounaises qui, &agrave; y regarder de pr&egrave;s, sont des v&eacute;rit&eacute;s  universelles&raquo; pour reprendre l&rsquo;auteur lui-m&ecirc;me.Mais &laquo;Manuel  d&rsquo;ingr&eacute;dients culturels camerounais&raquo; n&rsquo;est pas seulement une analyse  critique des traits caract&eacute;ristiques du Camerounais. C&rsquo;est aussi une  invite. Une invite &agrave; l&rsquo;introspection. Une invite &agrave; la prise de  conscience. De nos qualit&eacute;s, mais aussi de nos limites. Celles qui  appellent de notre part, et d&rsquo;urgence, un changement de paradigme, un  retour aux v&eacute;ritables valeurs, un &laquo;changement radical de nos  mentalit&eacute;s&raquo;. &laquo;V&eacute;rit&eacute;s camerounaises, mais v&eacute;rit&eacute;s universelles&raquo; dit donc  l&rsquo;auteur. Car si le gros oeuvre est consacr&eacute; au Cameroun, Jean-Claude  Mbarga n&rsquo;a fait l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;une analyse de la sc&egrave;ne internationale. A  ce titre, il pose un premier constat. Le capitalisme a fait &eacute;talage de  ses c&ocirc;t&eacute;s pervers. Apr&egrave;s quoi, Jean-Claude Mbarga engage son plaidoyer.  Plaidoyer pour &laquo;l&rsquo;humano-capitalisme&raquo; (L&rsquo;expression est de lui),  c&rsquo;est-&agrave;-dire un capitalisme &agrave; visage humain. Plaidoyer pour un monde  meilleur. C&rsquo;est dans ce monde meilleur qu&rsquo;apr&egrave;s avoir op&eacute;r&eacute; sa mue et  apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;barrass&eacute; de ces v&ecirc;tements qui le rapetissent, le  Camerounais pourra s&rsquo;int&eacute;grer.&laquo;Manuel d&rsquo;ingr&eacute;dients culturels  camerounais&raquo; appara&icirc;t in fine, vu du lecteur, comme une contribution,  celle d&rsquo;un homme averti, au d&eacute;veloppement culturel de l&rsquo;Homme. Vu de son  auteur, il appara&icirc;t davantage comme un devoir. Celui de partager ce  qu&rsquo;il a, ce qu&rsquo;il sait. Car comme disait Norbert Zongo, repris par  Jean-Claude Mbarga, &laquo;Le pire ce n&rsquo;est pas la m&eacute;chancet&eacute; des hommes  mauvais, mais le silence des hommes bons&raquo;.   <\/p>\n<p>\nSerge D. Bontsebe\t\t\t\t\t<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Claude Mbarga publie dans un manuel, un ensemble d\u2019us et de postures qui fondent mieux que d\u2019autres selon lui la \u00abcamerounit\u00e9\u00bb. \u00abManuel d\u2019ingr\u00e9dients culturels camerounais\u00bb. &#8211; &nbsp;Le titre de cet ouvrage, paru en 2011 chez l&rsquo;Harmattan, 285 pages, est &agrave; lui tout seul r&eacute;v&eacute;lateur de la d&eacute;marche de son auteur: Convoquer des faits apparemment anodins [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-4468","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4468","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4468"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4468\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4468"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4468"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4468"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=4468"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}