{"id":4483,"date":"2012-03-07T20:41:47","date_gmt":"2012-03-07T19:41:47","guid":{"rendered":""},"modified":"2012-03-07T20:41:47","modified_gmt":"2012-03-07T18:41:47","slug":"4483","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/4483\/","title":{"rendered":"Vos origines vous suivent"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>\nRoman. \u00ab Je la voulais lointaine \u00bb, le dernier livre de Gaston-Paul Effa, explore une autre facette du choc culturel entre Europe et Afrique. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Tout va bien pour Obama jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; : &laquo; Un cauchemar me r&eacute;veilla&hellip;  Mon crime, c&rsquo;&eacute;tait d&rsquo;avoir reni&eacute; mes origines ou d&rsquo;avoir cru &ndash; c&rsquo;est la  m&ecirc;me chose &ndash; les avoir reni&eacute;es.&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">D&rsquo;avoir c&eacute;d&eacute; &agrave; la vieille fascination pour l&rsquo;Europe, comme ces exil&eacute;s  qui se souviennent et que la r&eacute;alit&eacute; de leur terre ne cessera de hanter.  &raquo; Le tournant dans &laquo; Je la voulais lointaine &raquo;, le tout nouveau roman  de Gaston-Paul Effa, &eacute;crit avec la po&eacute;sie habituelle et le m&ecirc;me souci  d&rsquo;une langue fran&ccedil;aise orthodoxe. Obama, comme de nombreux autres jeunes  Africains, s&rsquo;en va poursuivre des &eacute;tudes en Europe, &agrave; Strasbourg,  pr&eacute;cis&eacute;ment. D&rsquo;ailleurs, dit-il &laquo; l&rsquo;Afrique &eacute;tait derri&egrave;re moi, je la  voulais lointaine &raquo;. Il finit enseignant et &eacute;crivain, vit avec une femme  blanche et s&rsquo;int&egrave;gre parfaitement &agrave; son nouvel environnement.  Seulement, bien des choses le rattachent &agrave; sa terre natale.&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Dans l&rsquo;enfance, Obama a re&ccedil;u de El&eacute;, son grand-p&egrave;re gu&eacute;risseur, un  colis sp&eacute;cial, quelque temps avant la mort de ce dernier. &laquo; Je t&rsquo;annonce  que tu es officiellement propri&eacute;taire de ce sac&hellip; Ce sac te fera passer  les barrages sans probl&egrave;me. Tu ne r&eacute;v&eacute;leras ce secret &agrave; personne, sous  peine de le voir dispara&icirc;tre. &raquo; Le sac, Obama l&rsquo;enfouit dans le sol,  quelque part en brousse, avant, plus tard, de fuir pour ainsi dire le  village. Mais, le sac &eacute;tait accompagn&eacute; d&rsquo;une mise en garde de El&eacute; : &laquo; La  vie est un chemin de souffrance &raquo;. Obama entame d&egrave;s lors un long  parcours d&rsquo;apprentissage qui finit par le ramener &agrave; la case d&eacute;part. Il  doit au demeurant &ecirc;tre digne du nom qu&rsquo;il porte, Obama, l&rsquo;aigle, parce  que &laquo; &ecirc;tre digne de son nom est le souci majeur de l&rsquo;existence, au point  qu&rsquo;un homme, &agrave; toutes les &eacute;tapes de sa croissance, a besoin de  s&rsquo;assurer qu&rsquo;il peut, sans risquer de ch&acirc;timent &eacute;ternel, mourir, l&agrave;,  tout de suite, s&rsquo;il porte mal son nom &raquo;.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Obama doit bien porter son nom. Il a cru fuir et se d&eacute;barrasser du sac  et de tout ce qu&rsquo;il charrie. Erreur. Dans sa nouvelle vie, des indices  et des signes viennent lui rappeler qu&rsquo;il a des devoirs. &Ccedil;a devient si  pressant &agrave; un moment que Obama ne peut plus rien y faire. &laquo; La vie en  France m&rsquo;&eacute;tait apparue impossible, je pris la d&eacute;cision de retourner en  Afrique, de me r&eacute;concilier avec les morts &raquo;. Une telle d&eacute;cision ne  surprend pas chez Obama et chez les h&eacute;ros de Gaston-Paul Effa en  g&eacute;n&eacute;ral. Toujours d&eacute;chir&eacute;s entre deux mondes ou entre deux cultures,  th&eacute;matique favorite de l&rsquo;auteur de &laquo; Nous, enfants de la tradition &raquo;,  qui puise all&egrave;grement dans son exp&eacute;rience personnelle pour nourrir son  &oelig;uvre. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, la rationalit&eacute; et le mat&eacute;rialisme, et de l&rsquo;autre, une  autre forme de spiritualit&eacute; o&ugrave; l&rsquo;irrationnel et la mystique occupent une  place importante. Ce qui rappelle la qu&ecirc;te de &laquo;L&rsquo;enfant noir &raquo; de  Camara Laye.&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: right; \" id=\"cke_pastebin\"><em>St&eacute;phane Tchakam<\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: center; \" id=\"cke_pastebin\">Gaston-Paul Effa<\/div>\n<div style=\"text-align: center; \" id=\"cke_pastebin\"><strong>Je la voulais lointaine<\/strong><\/div>\n<div style=\"text-align: center; \" id=\"cke_pastebin\">Paris, Actes Sud<\/div>\n<div style=\"text-align: center; \" id=\"cke_pastebin\">F&eacute;vrier 2012<\/div>\n<div style=\"text-align: center; \" id=\"cke_pastebin\">134 pages<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">&nbsp; \t<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Roman. \u00ab Je la voulais lointaine \u00bb, le dernier livre de Gaston-Paul Effa, explore une autre facette du choc culturel entre Europe et Afrique. &#8211; &nbsp; Tout va bien pour Obama jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; : &laquo; Un cauchemar me r&eacute;veilla&hellip; Mon crime, c&rsquo;&eacute;tait d&rsquo;avoir reni&eacute; mes origines ou d&rsquo;avoir cru &ndash; c&rsquo;est la m&ecirc;me chose [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-4483","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4483","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4483"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4483\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4483"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4483"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4483"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=4483"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}