{"id":4488,"date":"2012-03-24T11:18:18","date_gmt":"2012-03-24T10:18:18","guid":{"rendered":""},"modified":"2012-03-24T11:18:18","modified_gmt":"2012-03-24T09:18:18","slug":"4488","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/4488\/","title":{"rendered":"Que des miettes pour les musiciens"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>\nR\u00e9tribution. Droits d\u2019auteur, vente de disques et autres prestations sc\u00e9niques ne suffisent toujours pas \u00e0 assurer le minimum aux artistes. &#8211; <\/p>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\"><em><strong><br \/>\n<\/strong><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Un coup de gueule pour commencer. Anne-Marie Nzi&eacute; s&rsquo;est d&eacute;plac&eacute;e ces  jours-ci pour aller toucher son &laquo; d&ucirc; &raquo; &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; camerounaise de  l&rsquo;art musical (Socam), &agrave; Yaound&eacute;, o&ugrave; une r&eacute;partition a eu lieu.&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Mme Ngaska, vous pouvez imaginer quelque chose pour traiter ce symbole  national avec la dignit&eacute; et la consid&eacute;ration infinies qu&rsquo;elle m&eacute;rite et  lui &eacute;viter ainsi ce qui, quoi qu&rsquo;on dise, ressemble &agrave; une humiliation.&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Des artistes plus jeunes, plus alertes, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me talentueux, eux,  peuvent venir &agrave; la Socam toucher le fruit de leur travail, leurs droits  d&rsquo;auteur donc. C&rsquo;est ce qu&rsquo;ils ont d&rsquo;ailleurs fait et ils ne savent pas  quand aura lieu le prochain rendez-vous. La Socam, elle-m&ecirc;me, ne le  sait pas avec certitude. Elle avait pr&eacute;vu quatre r&eacute;partitions par an et  les choses ne se passent pas tout &agrave; fait ainsi. Pour diverses raisons.  Avec une cons&eacute;quence, l&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute; du versement &agrave; ses soci&eacute;taires de  leur &laquo; salaire diff&eacute;r&eacute; &raquo;, selon le mot du directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Socam,  Kabelok Aron.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Les r&eacute;partitions sont donc irr&eacute;guli&egrave;res et on peut se demander de quoi  vivent les artistes musiciens au Cameroun entre-temps. Bien s&ucirc;r,  dirait-on, il y a bien les ventes des disques et les spectacles. Ce  sont, dans un contexte normal, les autres sources de r&eacute;tribution des  artistes musiciens en particulier. Seulement, et c&rsquo;est bien connu, le  contexte n&rsquo;est pas tout &agrave; fait normal lorsque la piraterie prosp&egrave;re au  nez et &agrave; la barbe de tous. Elle est devenue un ph&eacute;nom&egrave;ne r&eacute;gulier et les  consommateurs ne voient pas d&rsquo;inconv&eacute;nient &agrave; ne d&eacute;bourser que 500  francs Cfa, voire moins, pour s&rsquo;offrir un album de Lady Ponce ou de Beko  Sadey. Ceux qui r&eacute;ussissent encore &agrave; faire des albums ne se font pas  d&rsquo;illusions. Si le produit marche, c&rsquo;est les pirates qui en profiteront.  Et on n&rsquo;est plus surpris d&rsquo;entendre dire qu&rsquo;un tel ou un tel autre est  celui qui a vendu le plus d&rsquo;albums dans le circuit officiel : 2500 ou  3000. Si ce n&rsquo;est pas une mis&egrave;re !<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Le disque sert plus s&ucirc;rement de support &agrave; une carri&egrave;re qui va alors  s&rsquo;appuyer sur les prestations sc&eacute;niques. D&rsquo;ailleurs, m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle  internationale, le spectacle s&rsquo;impose aujourd&rsquo;hui comme la principale  activit&eacute; des musiciens. Le disque est partout en crise et passe &agrave;  pr&eacute;sent pour un produit d&eacute;riv&eacute; que l&rsquo;on n&rsquo;ach&egrave;te qu&rsquo;apr&egrave;s avoir vu le  spectacle et pour emporter un peu de l&rsquo;artiste avec soi. Pour tout dire,  pas grand-chose ne viendra de l&agrave;. Surtout lorsque, se plaint Jay Lou  Ava, musicien, &laquo; personne ne bouge &raquo;.&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\"><strong>Radios priv&eacute;es<\/strong><\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Le droit d&rsquo;auteur ne doit pas davantage faire illusion. Pour Jay Lou  Ava, &laquo; il est mal g&eacute;r&eacute; &raquo;. Peut-&ecirc;tre bien, mais la Socam rappelle qu&rsquo;elle  ne peut verser d&rsquo;argent que lorsqu&rsquo;il y en a. Pour l&rsquo;instant, explique  le directeur g&eacute;n&eacute;ral, &laquo; les grands usagers ne veulent pas payer. 10%  seulement des radios qui existent dans notre pays payent. Les radios  priv&eacute;es, elles, sont compl&egrave;tement en dehors du circuit et ne se  r&eacute;solvent m&ecirc;me pas &agrave; payer le forfait prescrit &raquo;. Seule la Crtv est en  r&egrave;gle et Rom&eacute;o Dika, autre artiste musicien, mart&egrave;le que les artistes  n&rsquo;ont &agrave; s&rsquo;en prendre qu&rsquo;&agrave; eux-m&ecirc;mes. &laquo; Au lieu de faire jouer leur  musique sur les radios priv&eacute;es qui ne reversent pas un sou, ils  devraient se tourner vers la Crtv. Qu&rsquo;ils ne soient donc pas surpris ou  &eacute;tonn&eacute;s de ne pas entrer en r&eacute;partition. On ne r&eacute;mun&egrave;re qu&rsquo;en fonction  de ce qui a &eacute;t&eacute; collect&eacute;. Si &nbsp;vous ne faites pas d&rsquo;album, si vous ne  faites pas tourner votre r&eacute;pertoire, vous ne pourrez pas toucher de  droits d&rsquo;auteur cons&eacute;quents &raquo;.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Et encore, ajoute Joe Mboule, artiste musicien, &laquo; il faudrait &ecirc;tre  auteur et pas simplement interpr&egrave;te et il faudrait que vos &oelig;uvres soient  enregistr&eacute;es &raquo;. Les derni&egrave;res r&eacute;partitions oscillent entre 25 000 et 2  500 000 francs Cfa. Et le maillot jaune n&rsquo;est pas all&eacute; &agrave; un artiste.  Plut&ocirc;t &agrave; un &eacute;diteur dans le portefeuille duquel on trouve plusieurs  artistes. Seuls des artistes de renom s&rsquo;en sortent avec &laquo; quelque chose &raquo;  de consistant.&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\"><strong>Contingences<\/strong><\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">Sauf que recevoir 500 000 francs Cfa ou m&ecirc;me davantage sur une p&eacute;riode  d&rsquo;un an ou de six mois peut ne rien signifier lorsqu&rsquo;on conna&icirc;t les  contingences auxquelles les artistes de ce rang doivent faire face.  Certains m&egrave;nent des activit&eacute;s parall&egrave;les &agrave; leur carri&egrave;re et chacun, &agrave;  Douala, sait que Papillon est un homme d&rsquo;affaires. Seuls les plus connus  et les plus professionnels tirent leur &eacute;pingle du jeu, surtout quand  ils tournent &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Or, avertit Joe Mboule, &laquo; quand on n&rsquo;est pas  professionnel, on bricole. Tr&egrave;s peu sont des professionnels. La mis&egrave;re  ambiante qu&rsquo;on conna&icirc;t dans le milieu artistique est la r&eacute;sultante de ce  cafouillage dans lequel nous vivons &raquo;. Jay Lou Ava reconna&icirc;t qu&rsquo;il y a,  &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, plus de possibilit&eacute;s. &laquo; Je vends mes Cd, je fais des  concerts, je fais de la musique pour documentaires et &ccedil;a rapporte &raquo;. En  attendant, le plus gros de l&rsquo;orchestre vivote au pays.&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify; \" id=\"cke_pastebin\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: right; \"><em>St&eacute;phane Tchakam<\/em><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9tribution. Droits d\u2019auteur, vente de disques et autres prestations sc\u00e9niques ne suffisent toujours pas \u00e0 assurer le minimum aux artistes. &#8211; &nbsp; Un coup de gueule pour commencer. 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