{"id":4496,"date":"2012-03-29T21:40:25","date_gmt":"2012-03-29T19:40:25","guid":{"rendered":""},"modified":"2012-03-29T21:40:25","modified_gmt":"2012-03-29T19:40:25","slug":"4496","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/4496\/","title":{"rendered":"Richard Bona: \u00abJ&rsquo;ai d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 2012 ann\u00e9e sabbatique dans ma carri\u00e8re\u00bb"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Le c\u00e9l\u00e8bre bassiste camerounais a atterri \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport international de Douala mardi, 20 mars 2012 dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi. Dans cet entretien qu&rsquo;il a accept\u00e9 d&rsquo;accorder au Messager, Richard Bona repr\u00e9cise ses motivations dans son nouveau combat pour les femmes, parle de sa carri\u00e8re et bien s\u00fbr du droit d&rsquo;auteur au Cameroun. \u00abJe pense que c&rsquo;est un combat noble et qu&rsquo;il est temps qu&rsquo;on donne \u00e0 la femme la place qu&rsquo;elle m\u00e9rite.\u00bb &#8211; <\/p>\n<p>Le c&eacute;l&egrave;bre bassiste camerounais a atterrit &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport international de  Douala mardi, 20 mars 2012 dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi. Pour ceux qui pensaient  que c&rsquo;est une farce, ils ont eu l&rsquo;occasion de v&eacute;rifier la v&eacute;racit&eacute; de  cette &laquo;rumeur&raquo; mercredi 21 mars 2012 &agrave; la conf&eacute;rence de presse que  l&rsquo;artiste a donn&eacute;e dans un h&ocirc;tel de la ville de Douala. M. Bona s&rsquo;est  pr&eacute;sent&eacute; curieusement sous un terrain qu&rsquo;on ne lui conna&icirc;t pas, du moins  pas jusqu&rsquo;ici, celui de la femme qu&rsquo;il dit d&eacute;j&agrave; d&eacute;fendre depuis des  ann&eacute;es &agrave; travers ses chansons. Cette fois, il a d&eacute;cid&eacute; de ne plus  seulement d&eacute;noncer &agrave; travers des notes de musique, les injustices et  in&eacute;galit&eacute;s Qu&rsquo;elle subit au quotidien mais de s&rsquo;engager aux c&ocirc;tes d&rsquo;une  plate-forme intitul&eacute;e &laquo;ensemble pour la parit&eacute;&raquo;. Pr&eacute;sid&eacute;e par Mme Mongue  Din, cette association se donne pour devoir d&#8217;emmener la soci&eacute;t&eacute; &agrave;  accepter la parit&eacute; hommes\/femmes. Un combat jug&eacute; noble par l&rsquo;artiste qui  a promis pendant cet &eacute;change de le porter sur la sc&egrave;ne internationale.  Dans cet entretien qu&rsquo;il a accept&eacute; d&rsquo;accorder au <i>Messager<\/i>, Richard Bona repr&eacute;cise ses motivations dans ce combat, parle de sa carri&egrave;re et bien s&ucirc;r du droit d&rsquo;auteur au Cameroun. <\/p>\n<p>\n<b>Qu&rsquo;est ce qui justifie votre pr&eacute;sence au Cameroun en ce moment?<\/b> <\/p>\n<p>J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; invit&eacute; par ces valeureuses femmes qui essaient plus ou  moins d&rsquo;inscrire la parit&eacute; au Cameroun. Je pense que c&rsquo;est un combat  noble et qu&rsquo;il est temps qu&rsquo;on donne &agrave; la femme la place qu&rsquo;elle m&eacute;rite. <\/p>\n<p>\n<b>Pourquoi avoir accept&eacute; de vous engager en faveur des femmes,  notamment pour d&eacute;fendre la parit&eacute; et non pour d&rsquo;autres maux dont elles  souffrent?<\/b> <\/p>\n<p>On a choisi pour l&rsquo;instant de soigner un mal. La parit&eacute; ne va pas  soigner tous les maux, on ne pr&eacute;tendra non plus que cette parit&eacute; soigne  la l&egrave;pre. Non. Je pense plut&ocirc;t qu&rsquo;il faut commencer quelque part. La  pire des choses, c&rsquo;est de ne jamais rien faire et se dire qu&rsquo;il y a trop  de maux. On a commenc&eacute; par la parit&eacute;, d&rsquo;autres personnes s&rsquo;engageront  pour d&rsquo;autres combats. Les femmes souffrent de plusieurs in&eacute;galit&eacute;s que  ce soit sur le plan du travail ou de la famille. Comme je l&rsquo;ai dit tout &agrave;  l&rsquo;heure, il faut que les femmes soient sensibilis&eacute;es sur leurs droits.  Qu&rsquo;elles sachent qu&rsquo;elles ont le droit d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;panouie. C&rsquo;est important  pour elle et pour l&rsquo;homme aussi. Une femme qui est contente &agrave; la maison,  &eacute;l&egrave;ve mieux ses enfants, aime mieux son mari et s&rsquo;occupe bien de ses  t&acirc;ches m&eacute;nag&egrave;res. Or si elle est frustr&eacute;e, elle ne pourra rien faire.  C&rsquo;est important que la femme fasse des choses selon ses aspirations,  c&rsquo;est cela la parit&eacute;. Nous ne disons pas que la femme c&rsquo;est l&rsquo;homme,  comme l&rsquo;ont pr&eacute;tendu certains tout &agrave; l&rsquo;heure. La femme et l&rsquo;homme sont  deux &ecirc;tre diff&eacute;rents qui sont compl&eacute;mentaires. <\/p>\n<p>\n<b>Que pensez-vous de la situation de la femme camerounaise compar&eacute;e &agrave; celle des pays que vous visitez &agrave; travers le monde?<\/b> <\/p>\n<p>&Ccedil;a d&eacute;pend des pays. Aux Etats-Unis par exemples, il y a des progr&egrave;s  qui ont &eacute;t&eacute; faits m&ecirc;me s&rsquo;il reste encore du travail &agrave; faire sur certains  aspects. Mais au Cameroun, on commence juste un combat nouveau.  Pourquoi ne pas inclure dans les grandes r&eacute;alisations un programme  parit&eacute;? Ce serait une bonne chose. Et puis, il faut pr&eacute;ciser que c&rsquo;est  de bonne augure, on n&rsquo;est pas l&agrave; pour faire la guerre. C&rsquo;est parce qu&rsquo;on  aime aussi notre pays. Les femmes abattent un travail remarquable au  quotidien. Je parle de nos m&egrave;res, de nos s&oelig;urs et de mes amies. Quand je  vivais &agrave; Bonakouamouang, nos mamans g&eacute;raient tout seules et elles le  font encore jusqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. je pense que les hommes ont eu quelques  bonnes ann&eacute;es, il est temps qu&rsquo;il y ait un peu d&rsquo;&eacute;quilibre, que la  balance se penche un peu du c&ocirc;t&eacute; de la femme pour lui redonner un autre  &eacute;lan. Ce sera pour le bien de tout le monde. <\/p>\n<p>\n<b>Vous avez d&eacute;cr&eacute;t&eacute; 2012, l&rsquo;ann&eacute;e sabbatique dans votre carri&egrave;re musicale. M. Bona est-il plein aux As ou simplement fatigu&eacute;?<\/b> <\/p>\n<p>Non! Je n&rsquo;ai jamais fait ce m&eacute;tier pour de l&rsquo;argent. Surtout pas  heureusement. J&rsquo;ai d&rsquo;autres moyens de me faire de l&rsquo;argent. Je n&rsquo;ai  jamais pris du temps off depuis que je joue de la musique. Je suis  toujours en train de travailler. Cette ann&eacute;e, je l&rsquo;ai d&eacute;cr&eacute;t&eacute;  sabbatique. Et puis ce n&rsquo;est pas encore fait parce que je suis en train  de voir dans quelle mesure changer d&rsquo;avis et r&eacute;duire cette p&eacute;riode &agrave; six  mois. Pourtant au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e, j&rsquo;&eacute;tais parti pour 12 mois,  maintenant mon manager me dit que d&egrave;s le 1er juillet, il faudra  repartir. Je ferai peut-&ecirc;tre finalement six mois mais je me sens bien,  comme nouveau, pr&ecirc;t d&rsquo;attaque encore. J&rsquo;ai commenc&eacute; un tout petit peu &agrave;  lessiver certains concerts. L&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, j&rsquo;en ai fait 159 de deux  heures en gros par prestation. Sans compter les voyages parce que je ne  preste pas sur place. C&rsquo;est trop. Il faut savoir se reposer. <\/p>\n<p>\n<b>Parlant de musique, quel regard portez-vous sur celle qui est jou&eacute;e en ce moment au Cameroun?<\/b> <\/p>\n<p>Je ferai un mauvais avocat si je porte un jugement sur la musique  qui se joue au Cameroun parce que je ne vis pas ici. En ce moment, je ne  sais pas ce qui s&rsquo;y passe musicalement donc je ne pourrai donner un  avis. Mais les Camerounais comme on le sait, sont tr&egrave;s dou&eacute;s. Ce sont  d&rsquo;excellents musiciens. J&rsquo;ai travaill&eacute; r&eacute;cemment pour une jeune  chanteuse, Charlotte Dipanda sur un morceau, pour un autre jeune aussi,  Blick Mbassi&#8230;pour les autres, je ne sais vraiment pas. <\/p>\n<p>\n<b>On ne vous entend pratiquement pas sur la question du droit d&rsquo;auteur au Cameroun&#8230;<\/b> <\/p>\n<p>&Ccedil;a existe le droit d&rsquo;auteur au Cameroun? (Rires). Pour moi, il n&rsquo;existe pas au Cameroun. Vraiment &ccedil;a ne m&rsquo;int&eacute;resse pas. <\/p>\n<p>\n<b>Vous ne passerez donc pas &agrave; la caisse de la Socam pendant votre  s&eacute;jour au Cameroun, rentrer en possession de vos droits issus des  derni&egrave;res r&eacute;partitions?<\/b> <\/p>\n<p>Non. Je n&rsquo;ai jamais rien re&ccedil;u de la Socam et je n&rsquo;attends rien d&rsquo;elle. Franchement. <\/p>\n<p>\n<b>Dans vos projets &agrave; venir, peut-on esp&eacute;rer avoir une acad&eacute;mie de musique de M. Bona au Cameroun?<\/b> <\/p>\n<p>Si vous cr&eacute;ez une acad&eacute;mie de musique, je viendrai enseigner. Je  n&rsquo;ai pas de probl&egrave;me. C&rsquo;est mon travail, je suis enseignant dans une  &eacute;cole &agrave; New-York. Si on m&rsquo;invite, je viendrai faire ce que je sais  faire. Je ne pourrai en revanche pas initier quelque chose dans le genre  au Cameroun parce que j&rsquo;estime qu&rsquo;il ne faut pas m&eacute;langer les  d&eacute;partements. C&rsquo;est en fait le probl&egrave;me chez nous, on veut faire des  choses qu&rsquo;on ne ma&icirc;trise pas. Je ma&icirc;trise une chose, laissez moi ne  faire que celle-l&agrave;. A chacun son poste.                                <\/p>\n<p>\n<span style=\"font-family: arial; font-size: 9pt; color: #CC3300;\">Adeline TCHOUAKAK<\/span> | <span style=\"font-family: arial; font-size: 9pt; color: #000000;\">Le Messager<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le c\u00e9l\u00e8bre bassiste camerounais a atterri \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport international de Douala mardi, 20 mars 2012 dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi. 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