{"id":4529,"date":"2012-08-02T10:01:17","date_gmt":"2012-08-02T08:01:17","guid":{"rendered":""},"modified":"2012-08-02T10:01:17","modified_gmt":"2012-08-02T08:01:17","slug":"4529","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/4529\/","title":{"rendered":"G-Laurentine Eyebe Assiga, un produit de la fili\u00e8re \u00e9dition de l\u2019ESSTIC"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Elle est chef de service d&rsquo;\u00e9dition et de production des magazines \u00e0 la SOPECAM depuis juin 2009 &#8211; <\/p>\n<p style=\"font-size:10pt\"><b>Selon vous, la fili&egrave;re &eacute;dition est-elle une fili&egrave;re prometteuse?<\/b><br \/>\nJe ne dirai pas que c&rsquo;est une fili&egrave;re prometteuse, mais c&rsquo;est une  fili&egrave;re tr&egrave;s riche. Il faut d&rsquo;abord faire la diff&eacute;rence avec la  conception de l&rsquo;imagerie populaire qui renvoie l&rsquo;&eacute;dition uniquement au  livre. L&rsquo;&eacute;dition en tant que fili&egrave;re scientifique enseign&eacute;e dans les  &eacute;coles de communication est un carrefour des m&eacute;tiers de la  communication. Elle englobe plusieurs domaines: l&rsquo;&eacute;dition du livre,  l&rsquo;&eacute;dition presse (relative &agrave; la publication des produits &eacute;ditoriaux  tablo&iuml;ds, magazines), l&rsquo;&eacute;dition audiovisuelle (relative &agrave; la radio et la  t&eacute;l&eacute;vision), l&rsquo;&eacute;dition cin&eacute;matographique (cin&eacute;ma), l&rsquo;&eacute;dition  publicitaire (conception des produits publicitaires), l&rsquo;&eacute;dition musicale  (production, management des artistes, relations presse). Par ces  domaines, l&rsquo;&eacute;diteur s&rsquo;apparente &agrave; un &eacute;rudit de la communication parce  qu&rsquo;il doit au pr&eacute;alable ma&icirc;triser tous les autres m&eacute;tiers de la  communication pour faire fonctionner le sien. Vous ne serez donc pas  surpris de voir des &eacute;diteurs sortis de l&rsquo;Esstic (Ecole Sup&eacute;rieure des  Sciences de l&rsquo;Information et de la Communication, ndlr), la seule &eacute;cole,  pour l&rsquo;instant, qui forme des &eacute;diteurs complets au Cameroun, tr&egrave;s cal&eacute;s  en relations publiques, publicit&eacute;, documentation, journalisme,  management d&rsquo;artiste, management d&rsquo;entreprises de presse, etc.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"photo\">\n<div align=\"center\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" height=\"416\" border=\"0\" width=\"478\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 478 416'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/journalducameroun.com\/images\/articles\/34\/1340883543325.jpg\" \/><\/div>\n<p><span><i>&copy; Journalducameroun.com<\/i><\/span>                 <br \/>\n<span>G-Laurentine Eyebe Assiga, form&eacute;e en &eacute;dition &agrave; l&rsquo;Esstic<\/span><\/div>\n<p style=\"font-size:10pt\"><b>Vous, quelle est votre sp&eacute;cialit&eacute;?<\/b> <br \/>\nPersonnellement, je me suis sp&eacute;cialis&eacute;e en &eacute;dition de presse et de  mani&egrave;re plus pointue encore en management des entreprises de presse.  L&rsquo;&eacute;diteur dans ce domaine doit ma&icirc;triser toute la cha&icirc;ne de production  d&rsquo;un journal, de sa conception &agrave; sa diffusion. Ainsi, il a des  enseignements en journalisme (r&eacute;daction des articles), secr&eacute;tariat de  r&eacute;daction, infographie, photographie, mark&eacute;ting &eacute;ditorial, psychologie  de l&rsquo;&eacute;crit, techniques d&rsquo;imprimerie, management, linguistique&hellip; En  secr&eacute;tariat de r&eacute;daction, par exemple, un &eacute;diteur ne va pas attendre dix  ans d&rsquo;exp&eacute;rience professionnelle comme le journaliste pur pour exercer  cette fonction au sein d&rsquo;une r&eacute;daction. D&egrave;s la deuxi&egrave;me ann&eacute;e de  formation, il est d&eacute;j&agrave; op&eacute;rationnel.<\/p>\n<p><b>Quels sont les d&eacute;bouch&eacute;s de la fili&egrave;re &eacute;dition?<\/b><br \/>\nLes d&eacute;bouch&eacute;s sont nombreux. De fa&ccedil;on plus d&eacute;taill&eacute;e, chaque domaine  offre des opportunit&eacute;s d&rsquo;emploi &agrave; l&rsquo;&eacute;diteur. Il peut travailler dans une  agence de communication, une cellule de communication, dans une  r&eacute;daction (presse &eacute;crite), dans une soci&eacute;t&eacute; de production de musique,  dans une cha&icirc;ne de radio ou de t&eacute;l&eacute;vision, en t&eacute;l&eacute; par exemple, vous  attendez parler de chef d&rsquo;&eacute;dition, dans une imprimerie, pour ne citer  que ceux-l&agrave;.<\/p>\n<p><b>Cela suppose-t-il qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de probl&egrave;mes?<\/b><br \/>\nLe grand probl&egrave;me de cette fili&egrave;re aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est le manque de  promotion autour et surtout les pr&eacute;jug&eacute;s qui l&rsquo;entourent, car tr&egrave;s  souvent r&eacute;duite uniquement au livre. Lorsque nous &eacute;tions encore &agrave;  l&rsquo;&eacute;cole (29&egrave;me  promotion), nous avons cr&eacute;&eacute; le Cercle des &eacute;tudiants en  &eacute;dition (Ceredi) dont le but &eacute;tait justement de promouvoir la fili&egrave;re.  Nous avons en 1999, par exemple, organis&eacute; un salon &agrave; ce propos au cercle  municipal de Yaound&eacute;. Des camarades comme Th&eacute;ophile Ntouba, Anatole  Abessolo (aujourd&rsquo;hui attach&eacute; au cabinet du ministre de la Culture et  des arts) et Ekobena, &eacute;taient les managers de l&rsquo;artiste Jeannot Hen&rsquo;s de  regrett&eacute;e m&eacute;moire. Depuis le mois de mai, nous avons entrepris de  relancer les activit&eacute;s sous une autre forme associative,  puisque nous  sommes d&eacute;j&agrave; tous op&eacute;rationnels sur le terrain. Notre association se  nomme &laquo;Promo Edit 29&raquo;. Elle veut aller au-del&agrave; de la simple promotion de  la fili&egrave;re. Elle veut organiser des sessions de formation, des  festivals&hellip;<\/p>\n<p><b>Avez-vous eu du mal &agrave; trouver un boulot apr&egrave;s votre sortie de l&rsquo;&eacute;cole?<\/b><br \/>\nPas du tout. Je n&rsquo;ai pas connu l&rsquo;angoisse de la recherche d&rsquo;emploi. J&rsquo;ai  &eacute;t&eacute; rep&eacute;r&eacute;e par MM. Alain Blaise Batongue et Haman Mana, en 1999, alors  DP (directeur de publication ndlr) et R&eacute;dacteur en chef de  l&rsquo;hebdomadaire <i>Mutations<\/i>, aujourd&rsquo;hui quotidien. J&rsquo;&eacute;tais en  deuxi&egrave;me ann&eacute;e. Je suis all&eacute;e faire mon stage acad&eacute;mique en septembre &agrave;  (i Mutations). Le premier jour, tous les autres stagiaires (12) sont  rentr&eacute;s avant 17h. Je suis rest&eacute;e seule pour voir comment fonctionne la  r&eacute;daction: r&eacute;daction des articles, mise en page, impression, etc. J&rsquo;ai  relu les morasses ce soir-l&agrave;, en mettant en exergue le code  typographique, la psychologie de l&rsquo;&eacute;crit fra&icirc;chement appris &agrave; l&rsquo;&eacute;cole.  Alors quand M. Haman Mana revient, vers 19h, pour lire les morasses, il  se rend compte qu&rsquo;il n&rsquo;a plus grand-chose &agrave; corriger et demande la  personne qui a d&rsquo;abord relu les copies. Roger Alain Takam, secr&eacute;taire de  r&eacute;daction de l&rsquo;&eacute;poque, lui r&eacute;pond, c&rsquo;est la nouvelle stagiaire. Il me  fait appeler dans son bureau. J&rsquo;y suis all&eacute;e avec beaucoup  d&rsquo;appr&eacute;hension croyant que j&rsquo;avais fait une gaffe. Mais non, il m&rsquo;a  plut&ocirc;t f&eacute;licit&eacute;e en m&rsquo;encourageant &agrave; continuer (J&rsquo;ai dormi sur la  machine de photogravure &agrave; l&rsquo;imprimerie ce soir-l&agrave;). A l&rsquo;&eacute;poque, il n&rsquo;y  avait pas de poste de relecture. C&rsquo;est avec moi qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; ouvert. Ce  qui fait qu&rsquo;&agrave; la fin de mon stage, il m&rsquo;a dit que j&rsquo;&eacute;tais retenue pour  un stage pr&eacute;-emploi. J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; recrut&eacute;e finalement et je suis rest&eacute;e  pendant 8 ans officiant &agrave; la fois comme journaliste, metteur en page et  secr&eacute;taire de r&eacute;daction assistant. Apr&egrave;s mon d&eacute;part de <i>Mutations<\/i>  en juillet 2007, j&rsquo;ai int&eacute;gr&eacute; la direction de la r&eacute;daction des magazines  de la Sopecam en ao&ucirc;t de la m&ecirc;me ann&eacute;e sur conseil de Madame le  directeur g&eacute;n&eacute;ral. Aujourd&rsquo;hui, je supervise particuli&egrave;rement le service  d&rsquo;&eacute;dition et de production des magazines dont <i>Nyanga<\/i>, le mensuel people, et <i>Week-End Sports et Loisirs<\/i>.  Je dis d&rsquo;ailleurs merci &agrave; ma hi&eacute;rarchie et &agrave; tous ces grands fr&egrave;res et  grandes s&oelig;urs du m&eacute;tier qui ont cru en moi. Je dois avouer qu&rsquo;en faisant  le concours d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; l&rsquo;Esstic, en 1998, j&rsquo;avais plut&ocirc;t opt&eacute; pour le  journalisme pur, c&rsquo;est ma passion depuis la classe de 5&egrave;me. A la  derni&egrave;re minute, l&rsquo;ancien directeur, Marc Joseph Omgba, me conseille de  choisir l&rsquo;Edition o&ugrave; j&rsquo;allais avoir un compl&eacute;ment de formation plus  technique. Au d&eacute;part, l&rsquo;id&eacute;e ne m&rsquo;enchantait gu&egrave;re, mais aujourd&rsquo;hui, je  lui dis merci.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5 style=\"font-size:10pt\">Par Diane Nanyan &#8211; 04\/07\/2012<br \/>\njournalducameroun.com<\/h5>\n<p style=\"font-size:10pt\">\n&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elle est chef de service d&rsquo;\u00e9dition et de production des magazines \u00e0 la SOPECAM depuis juin 2009 &#8211; Selon vous, la fili&egrave;re &eacute;dition est-elle une fili&egrave;re prometteuse? Je ne dirai pas que c&rsquo;est une fili&egrave;re prometteuse, mais c&rsquo;est une fili&egrave;re tr&egrave;s riche. 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