{"id":4635,"date":"2013-04-25T21:58:07","date_gmt":"2013-04-25T19:58:07","guid":{"rendered":""},"modified":"2013-04-25T21:58:07","modified_gmt":"2013-04-25T19:58:07","slug":"4635","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/4635\/","title":{"rendered":"Bonafied de Richard Bona : quand un soleil arrive \u00e0 son z\u00e9nith"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Bonafied, le septi\u00e8me album de Richard Bona, sonne comme un savant m\u00e9lange d\u2019une cuiller\u00e9e de jazz, d\u2019une bonne dose de pop africaine et m\u00eame d\u2019un filet de tango. Un floril\u00e8ge de sonorit\u00e9s d\u00e9pouill\u00e9es, travers\u00e9es d\u2019acoustique, de percussions, d\u2019un soup\u00e7on de balafon, de d\u00e9licieuses notes pianot\u00e9es ou de bien belles cordes puissantes de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Un album intimiste et authentique, port\u00e9 par le magnifique brin de voix de ce t\u00e9nor camerounais.  &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" width=\"500\" height=\"269\" alt=\"\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 500 269'%2F%3E\" data-src=\"\/f\/artpublic\/bibliotheque\/Image\/BONAF.jpg\" \/><\/p>\n<p>\n<\/strong><\/p>\n<p>A l&rsquo;&eacute;coute de son don de m&eacute;lodiste, le surnom de &quot;Sting africain&quot;,  dont est affubl&eacute; Richard Bona, para&icirc;t incongru. Car cet artiste,  consid&eacute;r&eacute; comme l&rsquo;un des meilleurs bassistes du monde, poss&egrave;de cette  qualit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre relativement inclassable. Et, &agrave; chaque nouvel album, il  parvient &agrave; se d&eacute;lester de l&rsquo;&eacute;tiquette qu&rsquo;on voudrait lui coller. A  l&rsquo;&eacute;coute de sa musique, il est agr&eacute;able de constater &agrave; quel point le  jazz, notamment, ne conna&icirc;t aucune barri&egrave;re, m&ecirc;me linguistique. Richard  Bona a beau chanter en langue Duala, il sait p&eacute;n&eacute;trer ce genre jusqu&rsquo;au  plus profond de ses entrailles. Il faut dire que l&rsquo;homme a fait ses  classes, en &eacute;cumant les bo&icirc;tes de jazz parisiennes, aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;artistes  de la m&ecirc;me superbe veine, comme Salif Keita ou Manu Dibango.<\/p>\n<p>Bonafied commence par Dunia e, chanson &eacute;vocatrice d&rsquo;ensoleillement,  sur laquelle le chanteur joue, dans un coin un peu ombrag&eacute;, de sa  guitare acoustique. Dunia signifiant &quot;ici-bas&quot;, c&rsquo;est donc le sens de la  vie que chante ce passionn&eacute;, avec un peu d&rsquo;amertume n&eacute;anmoins, li&eacute;e au  rejet d&rsquo;une musique traditionnelle qui n&rsquo;a pas encore r&eacute;v&eacute;l&eacute; tous ses  secrets. Dans un style flirtant amoureusement avec le latin jazz, le  titre Mut&rsquo;esukudu insiste sur une orchestration a&eacute;r&eacute;e. Chaque note de  piano prend garde &agrave; ne pas empi&eacute;ter sur l&rsquo;espace d&eacute;di&eacute; &agrave; la trompette, &agrave;  la basse et aux percussions. Un deuxi&egrave;me morceau encore tr&egrave;s reposant, &agrave;  l&rsquo;image de la plupart des titres de l&rsquo;opus. Mais, c&rsquo;est sans compter  sur l&rsquo;&eacute;clectisme de Richard Bona qui, sur Janjo La Maya, fait surgir  l&rsquo;accord&eacute;on et donne naissance &agrave; ce qu&rsquo;il serait normal d&rsquo;appeler le  tango camerounais.<\/p>\n<p>Et d&rsquo;autres titres, propices &agrave; bien plus que de simples claquements  de doigts, pars&egrave;ment le disque ici et l&agrave;. Sur l&rsquo;&eacute;tonnant Akwappella, une  voix chaleureuse s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve d&rsquo;un peu partout et laisse jaillir des ch&oelig;urs  charg&eacute;s de claquements de bouche, sur lesquels se pose d&eacute;licatement le  chant. Mais le titre le plus dansant reste Diba La Bobe, bien rythm&eacute; par  des percussions &agrave; l&rsquo;allure joliment traditionnelle. Mulema est  peut-&ecirc;tre la chanson la plus repr&eacute;sentative de l&rsquo;album, tant sa tournure  s&rsquo;apparente &agrave; la plus inspir&eacute;e des ballades lyriques. Richard Bona fait  des allers-retours entre la basse et la guitare, le temps d&rsquo;introduire  cet instrument si particulier qu&rsquo;est le balafon. Un instrument que l&rsquo;on  retrouve sur une autre perle, La fille d&rsquo;&agrave; c&ocirc;t&eacute;, en duo avec la voix de  porcelaine de la chanteuse Camille.<\/p>\n<p>Richard Bona est sans doute l&rsquo;un des meilleurs ennemis de la  m&eacute;diocrit&eacute;. Il est respect&eacute; des plus grands, de Mike Stern &agrave; Quincy  Jones, ce qui est largement m&eacute;rit&eacute;. Bonafied ne fait donc qu&rsquo;amplifier  un peu plus l&rsquo;aura de ce talent &agrave; l&rsquo;&eacute;tat brut. En d&eacute;finitif, nous avons  l&agrave; un album esth&eacute;tique et chaleureux, &agrave; l&rsquo;image de la personnalit&eacute;  avenante du grand monsieur qui l&rsquo;a compos&eacute;.<\/p>\n<p>Par <strong>Augustin<br \/>\nfnac.com<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<div style=\"display:none\" id=\"dc_vk_code\">&nbsp;<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bonafied, le septi\u00e8me album de Richard Bona, sonne comme un savant m\u00e9lange d\u2019une cuiller\u00e9e de jazz, d\u2019une bonne dose de pop africaine et m\u00eame d\u2019un filet de tango. 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