{"id":4675,"date":"2013-10-03T14:49:36","date_gmt":"2013-10-03T12:49:36","guid":{"rendered":""},"modified":"2013-10-03T14:49:36","modified_gmt":"2013-10-03T12:49:36","slug":"4675","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/4675\/","title":{"rendered":"ETIENNE MBAPPE REVIENT AVEC UN SUPERBE ALBUM"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>IMPRESSIONS SUBJECTIVES<br \/>\nde Chantal Ep\u00e9e &#8211; <\/p>\n<div class=\"n\">\n<div class=\"clearover\"><\/p>\n<p>Cela fait environ deux semaines voire un peu plus que j&rsquo;ai le  privil&egrave;ge d&rsquo;&eacute;couter Pater Noster, l&rsquo;album d&rsquo;Etienne Mbappe qui para&icirc;t  aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>De vous &agrave; moi, j&rsquo;entretiens avec l&rsquo;univers de cet artiste une  relation singuli&egrave;re. Sa musique est de celles avec lesquelles j&rsquo;entre en  dialogue, probablement parce que j&rsquo;y trouve des espaces pour loger une &eacute;motion, une catharsis ou tout simplement une danse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les deux premiers albums m&rsquo;avaient accueillie sans difficult&eacute;, comme  si quelque part ils avaient &eacute;t&eacute; &eacute;crits pour moi ou pour des personnes  comme moi. C&rsquo;est en &eacute;crivant sur les musiques d&rsquo;Etienne que j&rsquo;ai fond&eacute; le concept d&rsquo;impressions subjectives sur les musiques, ne  pr&eacute;tendant &agrave; rien d&rsquo;autre que de dire l&rsquo;&eacute;change, la conversation que  j&rsquo;entretiens avec une note, une onomatop&eacute;e, un solo, une rupture dans la rythme etc.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ce que je livre ici est de la m&ecirc;me veine, c&rsquo;est subjectif et assum&eacute; comme tel en d&eacute;pit d&rsquo;une information objective ou une autre.<\/p>\n<p>Voici donc quelques jours, que je suis avec lui. Je chemine avec sa  musique. Avec ce troisi&egrave;me opus que j&rsquo;ai attendu avec tremblement. Il  est vrai que quand on aime un univers et qu&rsquo;il fait &eacute;cho en nous &nbsp;on ne voudrait pas qu&rsquo;il nous d&eacute;&ccedil;oive. Ce tremblement n&rsquo;avait  bien entendu rien &agrave; voir avec&nbsp; un quelconque doute sur le talent de  l&rsquo;homme. Pour moi, il n&rsquo;est plus &agrave; prouver.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mais voil&agrave;, apr&egrave;s&nbsp;<strong>Misiya<\/strong>&nbsp;(premier album incroyable !) et&nbsp;<strong>Su la Take<\/strong>&nbsp;(qui a r&eacute;ussi &agrave; &eacute;lever un d&eacute;bat d&eacute;j&agrave; magistral) que pouvait faire Etienne pour m&rsquo;&eacute;pater ? H&eacute; bien&#8230; Il a r&eacute;ussi &agrave; me prendre&nbsp;en otage avec <strong>Pater Noster<\/strong>.&nbsp;  Je dois cependant &agrave; la v&eacute;rit&eacute; de dire que le rapt n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; imm&eacute;diat,  tant j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; surprise par les nouvelles explorations musicales dans lesquelles il  nous convie. Il a fallu que je laisse mes pr&eacute;suppos&eacute;s, mes attentes  d&rsquo;une r&eacute;p&eacute;tition d&rsquo;un son, d&rsquo;un &eacute;moi d&rsquo;hier, pour aller l&agrave; o&ugrave; l&rsquo;artiste d&eacute;sirait m&#8217;emmener. Comme il est heureux qu&rsquo;il ne se soit pas  r&eacute;p&eacute;t&eacute; et qu&rsquo;il ait ouvert de nouveaux champs &agrave; explorer, de nouvelles  &eacute;motions vers lesquelles se hisser. L&rsquo;art est cr&eacute;ation et non clonage. Etienne Mbappe est artiste.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Avec ce nouveau disque, Etienne Mbappe nous force &agrave; sortir de nos  zones de confort pour le red&eacute;couvrir, pour r&eacute;apprendre &agrave; l&rsquo;entendre.  Avec sa musique, difficile pour l&rsquo;auditeur de devenir un &laquo;vieux couple&nbsp;&raquo; scl&eacute;ros&eacute; dans des habitudes.<\/p>\n<p>D&eacute;couvrir &agrave; nouveau qui l&rsquo;on aime &eacute;vite l&rsquo;ennui. Cela &eacute;vite d&rsquo;&eacute;couter sans entendre. En cela il m&rsquo;a eue!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;une des choses que j&rsquo;aime dans la musique d&rsquo;Etienne Mbappe c&rsquo;est  qu&rsquo;elle offre une d&eacute;couverte permanente des morceaux qu&rsquo;il nous propose.  Aucun de ses albums pr&eacute;c&eacute;dents ne s&rsquo;est us&eacute; &agrave; mes oreilles et &agrave; mes &eacute;motions. Son univers ne se ride pas. C&rsquo;est en soi un  exploit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Avec ce nouvel album, Etienne Mbappe surprend dans les d&eacute;couvertes  musicales dans lesquelles il nous invite. La pr&eacute;sence des musiques  sah&eacute;liennes et nord-africaines sont inattendues pour qui a &eacute;cout&eacute; ses deux premiers albums. Encore que, quand on fait attention au  compositeur et au musicien qu&rsquo;est Etienne Mbappe, on n&rsquo;est pas surpris  qu&rsquo;il nous invite &agrave; sortir des sentiers battus plut&ocirc;t que de demeurer dans des sentiers s&eacute;curis&eacute;s par des succ&egrave;s ant&eacute;rieurs.<\/p>\n<p>En revanche les th&eacute;matiques sont dans la continuit&eacute; de chemins  explor&eacute;s auparavant, t&eacute;moignant d&rsquo;une forme de v&eacute;rit&eacute; et d&rsquo;une coh&eacute;rence  interne de l&rsquo;auteur. Cela est plut&ocirc;t rassurant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Etienne Mbappe chante l&rsquo;amour que l&rsquo;on partage et qui a besoin de soins&nbsp;<strong>(We mba tiki<\/strong>[1]),&nbsp;l&rsquo;amour trahi, celui qui ins&eacute;curise&nbsp;<strong>(Es&rsquo;Eyaye<\/strong>[2].&nbsp;Cette<strong>&nbsp;<\/strong>chanson  est en passant un Makossa d&rsquo;anthologie&nbsp;! Impossible de rester sto&iuml;que &agrave;  son &eacute;coute. Le corps ais&eacute;ment son ind&eacute;pendance au rythme de la musique et des superbes onomatop&eacute;es qu&rsquo;il  livre). Il chante l&rsquo;espoir et la pers&eacute;v&eacute;rance quand on a un but &agrave;  atteindre&nbsp;<strong>(Welisane<\/strong>[3]&nbsp;Sur ce morceau, la guitare de&nbsp;<strong>C&eacute;dric Baud<\/strong>&nbsp;est somptueuse<strong>).&nbsp;<\/strong>Etienne chante son Cameroun&nbsp;<strong>(God Bless Cameroun<\/strong>[4]), les trahisons personnelles et familiales&nbsp;<strong>(Ye Bobe<\/strong>[5]),&nbsp;son rapport &agrave; son m&eacute;tier (<strong>O Dini longue<\/strong>,  chanson bouleversante de beaut&eacute; comme on p&eacute;n&egrave;tre la solitude de  l&rsquo;artiste qui vit son m&eacute;tier et ses al&eacute;as comme faisant partie de son sacerdoce  rendre les siens et le monde heureux par sa musique). Il explore les  mesquineries que l&rsquo;artiste qu&rsquo;il est subit&nbsp;: il ne se laissera pas d&eacute;vier de son chemin&nbsp;<strong>(Lambe Toyi<\/strong>[6])&nbsp;d&rsquo;autant<strong>&nbsp;<\/strong>&nbsp;qu&rsquo;il est enracin&eacute; dans un amour, dans une famille qui le garderont de se perdre dans les voyages auxquels l&rsquo;invite son m&eacute;tier (<strong>Dimbea pimbea<\/strong>). De sa voix, il explore cette douloureuse solitude n&eacute;e de l&rsquo;exil<strong>(Nyuw&eacute;<\/strong>[7])&nbsp;qui habite certaines personnes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo;&nbsp; ici a une port&eacute;e universelle. Le chanteur va aussi &agrave; la  rencontre des douleurs de l&rsquo;enfantement d&rsquo;une Afrique qui n&rsquo;en finit pas  de g&eacute;mir afin de na&icirc;tre enfin &agrave; la libert&eacute;&nbsp;<strong>(Gao Mali<\/strong>[8],&nbsp;&nbsp;et &agrave; la prise en main de son destin&nbsp;<strong>(Di Temi Wonja<\/strong>[9]).Avec&nbsp;<strong>Esua<\/strong>[10]&nbsp;le chanteur pr&eacute;vient l&rsquo;air de rien de ne pas le chercher. Son calme, annonce-t-il n&rsquo;est pas signe de faiblesse.<\/p>\n<p>Sur toutes ces chansons, la voix de&nbsp;<strong>Cate Petit<\/strong>&nbsp;accompagne et soutient celle du chanteur avec beaut&eacute;. Leur complicit&eacute; est manifeste.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pater Noster<\/strong>, la chanson qui donne le titre &agrave;  l&rsquo;album raconte le voyage douloureux d&rsquo;un fils qui voit sa m&egrave;re  affronter une de ces terribles maladies qui d&eacute;fient les connaissances de la m&eacute;decine, usant le malade et &eacute;rodant les c&oelig;urs de ceux qui  l&rsquo;aiment et le voient captif d&rsquo;un mal dont on ne sort pas.<\/p>\n<p>Le chant d&eacute;bute par une onomatop&eacute;e g&eacute;mie. Etienne chante cette m&egrave;re  dont la foi n&rsquo;est pas &eacute;branl&eacute;e par l&rsquo;&eacute;preuve en d&eacute;pit de l&rsquo;affection  dont elle souffre. Il honore cette femme qui ne c&egrave;de pas de terrain sur son rapport &agrave; la transcendance et la foi en celui qu&rsquo;elle  appelait&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;notre P&egrave;re&nbsp;&raquo;, Pater Noster&nbsp;<\/em>en latin. Si la maladie l&rsquo;a rendue fragile, elle demeure solide et in&eacute;branlable dans son rapport &agrave; son Dieu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Alors que sa m&egrave;re affronte les &eacute;rosions dues &nbsp;&agrave; la maladie, le fils invoque le Dieu auquel sa m&egrave;re croit&nbsp;:&nbsp;<em>Pater Noster, toi qui habite dans les cieux, d&eacute;verse sur ta servant des b&eacute;n&eacute;dictions abondantes, honore sa fid&eacute;lit&eacute;, et quand viendra le jour du grand passage re&ccedil;ois la dans ta pr&eacute;sence<\/em>.<\/p>\n<p><em>&nbsp;&laquo;&nbsp;Chante pour maman, pour notre m&egrave;re dans cette vie et  maintenant. Nul ne conna&icirc;t ni le jour ni l&rsquo;heure.&nbsp; Pater Noster, d&eacute;verse  tes b&eacute;n&eacute;dictions sur ta servante, b&eacute;nis ma m&egrave;re et quand viendra l&rsquo;heure du repos, re&ccedil;ois-l&agrave; dans ta pr&eacute;sence.<\/em><\/p>\n<p>La chanson est parsem&eacute;e d&rsquo;onomatop&eacute;es et de cris qui &eacute;treignent  l&rsquo;&eacute;moi. Autour de la troisi&egrave;me minute (entre 3mn06- 3mn08) il est un cri  qui m&rsquo;&eacute;branle. Il dit plus que les mots l&rsquo;invocation, la supplique du fils &agrave; celui &agrave; que la m&egrave;re a servi tout au long de son  existence.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C&rsquo;est une chanson qui ouvre des espaces cathartiques pour ceux qui  ont crois&eacute; l&rsquo;agonie d&rsquo;une m&egrave;re, ou d&rsquo;un &ecirc;tre cher. Pour ceux &agrave; qui il  n&rsquo;est rest&eacute; que la pri&egrave;re.<\/p>\n<p>L&rsquo;onomatop&eacute;e finale est celle non du chanteur, mais celle du fils.  Elle en soi message et espace identificatoire. On l&rsquo;entend au plus  profond de soi quand on march&eacute; sur des sentiers similaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;aurais jamais pens&eacute;&nbsp;&raquo;,<\/em>&nbsp;chante Etienne,&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;que vous  profiteriez de l&rsquo;enterrement de ma m&egrave;re qu&rsquo;on venait d&eacute;poser aupr&egrave;s de  mon p&egrave;re et du fils qu&rsquo;elle avait perdu pour d&eacute;voiler la laideur de vos visages cach&eacute;s et pour  d&eacute;verser des tombereaux de m&eacute;chancet&eacute;.&nbsp;Vous avez d&eacute;truit le cercle  familial et invit&eacute; la honte dans un jour de douleur infinie. Jamais je n&rsquo;oublierai ce que vous avez fait&raquo;<\/em><\/p>\n<p>C&rsquo;est une s&eacute;quence de la chanson&nbsp;<strong>Ye bobe<\/strong>[11].&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;Je mets &agrave; l&rsquo;amende le clan qui s&rsquo;est comport&eacute; de mani&egrave;re indigne. En revanche je ne rejette ni ne condamne les sages et les initi&eacute;s de mon peuple.&nbsp;&raquo;<\/em><\/p>\n<p><em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>Curieusement le chanteur nous entra&icirc;ne sur un rythme vivant,  entra&icirc;nant, festif. Pour cette chanson, le musicien &eacute;vite l&rsquo;&eacute;cueil d&rsquo;une  chanson lente, m&eacute;lancolique satur&eacute;e de pathos. Il choisit le bolobo, qui rythmait nos jeux d&rsquo;enfants, comme pour dire adieu &agrave; une  forme d&rsquo;innocence qui lui sugg&eacute;rait un id&eacute;al familial qui n&rsquo;avait  peut-&ecirc;tre jamais &eacute;t&eacute;. R&eacute;sonances.<\/p>\n<p>Le rythme nous dit sugg&egrave;re aussi qu&rsquo;il n&rsquo;est pas rest&eacute; prisonniers  des liens de la m&eacute;chancet&eacute;. Il laisse ceux qui ont agi avec indignit&eacute;  aux cons&eacute;quences de leurs actions, &agrave; une justice immanente peut-&ecirc;tre, au karma pour ceux qui l&rsquo;appellent ainsi. Faire danser sur un  moment sismique, il faut le faire. Chapeau.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Nyuw&eacute;<\/strong>&nbsp;&nbsp;parle de la solitude de celui qui est loin de  chez lui, qui se sent faiblir comme s&rsquo;il r&eacute;alisait que sa s&egrave;ve vitale  se trouve au milieu des siens. Cette solitude fait de celui dont il est question un infirme &eacute;motionnel. Pour lui la  vie est lutte dans des v&ecirc;tements d&rsquo;orphelin. En &eacute;coutant la chanson on  le sentiment que le c&oelig;ur de ce migrant solitaire est va s&rsquo;arr&ecirc;ter s&rsquo;il ne trouvait pas un chemin pour rentrer au milieu des  siens.<\/p>\n<p>Le choix du ralentissement m&eacute;lodique semble faire l&rsquo;&eacute;tat des lieux  des m&eacute;lancolies de celui qui est priv&eacute; des siens et survit dans  l&rsquo;ailleurs en attendant ce jour o&ugrave; la transcendance ouvrira enfin une voie vers le retour. Le c&oelig;ur bat au ralenti coup&eacute; de ces  fondamentales pulsations inh&eacute;rentes au lieu d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;on vient, du lieu qui  quelque part rattache &agrave; la terre, du lieu que les solitudes de l&rsquo;exil magnifient, irisent, parent d&rsquo;une beaut&eacute; qui accentue la  tristesse et qui fait flancher le c&oelig;ur<em>&laquo;&nbsp;mulema boti boti<strong>[12]<\/strong>&nbsp;&raquo;<\/em><\/p>\n<p><em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>L&rsquo;album Pater Noster, d&eacute;voile plus qu&rsquo;avant le panafricanisme  d&rsquo;Etienne Mbappe qui explore des rythmes d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et  d&rsquo;Afrique du Nord et a les yeux ouverts sur l&rsquo;Afrique enti&egrave;re. Etienne Mbappe, depuis Misiya a montr&eacute; que pour lui le son ne primait  pas sur le sens. C&rsquo;est un chanteur qui a des choses &agrave; dire et qui cis&egrave;le  ses textes pous les exprimer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Observateur de son temps il prom&egrave;ne ses regards sur ce que l&rsquo;on a appel&eacute; &laquo;&nbsp;les printemps arabes&nbsp;&raquo;&nbsp;<strong>( Di Temi Wonja<\/strong>[13]),&nbsp;l&rsquo;aspiration &agrave; la libert&eacute; qui aura &eacute;t&eacute; f&ecirc;t&eacute;e notamment en Tunisie. L&rsquo;homme invite, notamment avec le solo de violon de&nbsp;<strong>Cl&eacute;ment Janinet<\/strong>&nbsp;qui  embraye sur le rythme Chaabi &agrave; replonger dans les explosions de joie et dans les c&eacute;l&eacute;brations cons&eacute;cutives &agrave; la chute de dirigeants tels que  Moubarak ou Ben Ali. Le chanteur restitue simplement le temps de cet  espoir-l&agrave;, avant que d&rsquo;autres r&eacute;alit&eacute;s&hellip;&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lee musicien est un amoureux des rythmes qui est fascin&eacute; par le c&ocirc;t&eacute;  hypnotique qu&rsquo;ils peuvent prendre. C&rsquo;est tout naturellement qu&rsquo;il est  s&eacute;duit par les rythmes d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.<\/p>\n<p>Directeur musical de&nbsp;<strong>Salif Ke&iuml;ta<\/strong>&nbsp;entre f&eacute;vrier 1990  et les ann&eacute;es 1992-1993, le musicien a baign&eacute; dans les modes musicaux  mandingues (que l&rsquo;on pourrait classer dans le mode phrygien). C&rsquo;est en cette p&eacute;riode qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; s&eacute;duit par cette  mani&egrave;re particuli&egrave;re de jouer de la guitare qui fait que quelquefois le  son de la guitare se rapproche de la Kora[14]&nbsp;ou du Kamala[15]&nbsp;N&rsquo;goni[16].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sur l&rsquo;album pr&eacute;c&eacute;dent, l&rsquo;on entendait le Kamala N&rsquo;goni jou&eacute; par&nbsp;<strong>Harouna Samak&eacute;<\/strong>par l&rsquo;instrumentiste de Salif Ke&iuml;ta, sur &nbsp;&laquo;&nbsp;<strong><em>Na yo nde<\/em><\/strong>&nbsp;&raquo; sommet de m&eacute;lancolie.<\/p>\n<p>Etienne Mbappe a aussi &eacute;t&eacute; au contact des musiques sah&eacute;liennes en travaillant en studio sur des albums de&nbsp;<strong>Ali Farka Tour&eacute;<\/strong>[17]&nbsp;et&nbsp;<strong>Toumani Diabat&eacute;<\/strong>[18], la rencontre avec les univers de ces artistes et  plus tard avec Toumani Diabate notamment, fera &eacute;merger une chanson qu&rsquo;il  portait en lui depuis des ann&eacute;es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le cheminement d&rsquo;Etienne Mbappe avec les rythmes mandingues et les  musiques sah&eacute;liennes et l&rsquo;amour pour cette r&eacute;gion du monde &nbsp;donneront  naissance &agrave;&nbsp;<strong>We mba Tiki<\/strong>[19]. (Montre<em>-moi ton amour tous les jours n&rsquo;attends pas que je sois mort  pour le faire. En retour je t&rsquo;aimerai d&rsquo;un amour pur. Ranimons sans  cesse les braise de notre amour. Tu m&rsquo;es pr&eacute;cieuse, mon amour)<\/em>&nbsp;On l&rsquo;attendrait ici sur des rythmes lents, mais Etienne  Mbappe choisit d&rsquo;en faire une d&eacute;claration d&rsquo;amour scand&eacute;e sur des  rythmes mandingues. C&rsquo;est une chanson d&rsquo;une beaut&eacute; envo&ucirc;tante.&nbsp;<\/p>\n<p>Pour rendre un son qui rapproche de la Kora Etienne Mbappe joue du  Cavaquinho[20]dont il m&eacute;lange les sons avec ceux d&rsquo;une une guitare pour  avoir des sons octav&eacute;s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Gao Mali<\/strong>&nbsp;: est un morceau de musique bouleversant.  Il vous &eacute;treint l&rsquo;&eacute;moi d&egrave;s les premi&egrave;res notes. Le choix artistique et  musical d&rsquo;Etienne est ici d&rsquo;aller vers l&rsquo;&eacute;pure.<\/p>\n<p>Marqu&eacute; par la d&eacute;vastation r&eacute;cente de la ville de Gao et le d&eacute;nuement  dans lequel se sont trouv&eacute;s ses habitants, fragilis&eacute;s par des personnes  porteuses d&rsquo;une vision unique et extr&ecirc;me de l&rsquo;organisation d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute;, Etienne Mbappe choisit la simplicit&eacute; pour  dire Gao apr&egrave;s les assauts des int&eacute;gristes. Il y a peu de mots, peu  d&rsquo;instruments, juste une guitare et un violon. Le violon portant les g&eacute;missements d&rsquo;une ville bless&eacute;e tandis qu&rsquo;aux soupirs de  douleur et d&rsquo;espoir, Etienne Mbappe pr&ecirc;te sa voix. Etienne est attach&eacute;  au Mali. Il ne pouvait demeurer hors de Gao. A d&eacute;faut de s&rsquo;y poser physiquement au fa&icirc;te de la crise, il s&rsquo;est laiss&eacute; habiter par  les cris de Gao qui sont parvenus jusqu&rsquo;&agrave; lui. Dans cette chanson, il  nous invite &agrave; contempler cette ville du Mali. A regarder ce qu&rsquo;elle est devenue. Pour la dire, la musique est &eacute;pur&eacute;e comme le  d&eacute;nuement dans lequel se retrouve Gao et la d&eacute;vastation dans le c&oelig;ur de  ceux qui ont vu passer les int&eacute;gristes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Avec&nbsp;<strong>Siseya<\/strong>, Etienne chante l&rsquo;amour en se  r&eacute;inventant, s&rsquo;inspirant des rythmes du Sahel qui l&rsquo;ont inspir&eacute;. &nbsp;Siseya  est, en plus d&rsquo;&ecirc;tre une chanson qui parle d&rsquo;amour, du besoin de communiquer et de veiller &agrave; ce que des murs ne s&rsquo;&eacute;rigent pas  entre les amants. C&rsquo;est la chanson d&rsquo;un homme qui reconna&icirc;t avoir failli  dans l&rsquo;entretien de la communication et veut amener la personne aim&eacute;e &agrave; sortir du silence. Mais au-del&agrave; de cette dimension  duelle du sentiment amoureux, Siseya est aussi une d&eacute;claration d&rsquo;amour &agrave;  ce Sahel qui fait vibrer ses sens et son c&oelig;ur.<\/p>\n<p>Etienne Mbappe est un artiste qui refuse r&eacute;solument de rester enferm&eacute;  dans un style, dans des cases musicales asphyxiantes. La musique est  mouvement, vibration et vie. Pater Noster en est la d&eacute;monstration. Ceux qui l&rsquo;ont vu sur sc&egrave;ne savent qu&rsquo;un morceau n&rsquo;est  pas immuable il aime promener ses cr&eacute;ations d&rsquo;un univers musical &agrave; un  autre. Il aime faire respirer ses cr&eacute;ations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Avec&nbsp;<strong>God bless Cameroun<\/strong>, Etienne Mbappe invite  chacun de ses compatriotes &agrave; montrer son amour pour le Cameroun en  travaillant pour lui et en y &oelig;uvrant pour la paix afin d&rsquo;all&eacute;ger le fardeau du pays et de travailler &agrave; voir se lever sur lui  une aube nouvelle. Aurore qui vient apr&egrave;s qu&rsquo;une nuit interminable nous a  emp&ecirc;ch&eacute;s de r&eacute;fl&eacute;chir aux lendemains.<\/p>\n<p><em>&laquo;&nbsp;Une aube nouvelle se profile. Que Dieu b&eacute;nisse mon pays pour que son fardeau ne soit pas lourd<\/em>&nbsp;&raquo;. Apr&egrave;s&nbsp;<strong>Cameroun o mulema<\/strong>[21]&nbsp;qui  parlait de nostalgie, ici il appelle &agrave; l&rsquo;action, Nous avons tant d&rsquo;amour pour ce  pays que les mots ne suffiraient pas pour le dire. La chanson devrait  plaire &agrave; ceux qui l&rsquo;attendent sur des rythmes jazzy.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pater Noster est un bel album, superbement produit et r&eacute;alis&eacute; par  Etienne Mbappe et Cedric Baud. Cinq apr&egrave;s avoir us&eacute; notre  welisane[22]&nbsp;il nous rappelle d&rsquo;entr&eacute;e de jeu que le temps, quelquefois prend son temps mais, qu&rsquo;au terme de la patience l&rsquo;on peut  d&eacute;crocher une p&eacute;pite. CQFD&nbsp;!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D&rsquo;un album sur l&rsquo;autre, je trouve que vocalement, Etienne Mbappe  progresse tant techniquement que dans sa capacit&eacute; &agrave; communiquer une  &eacute;motion.&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C&rsquo;est un bien bel ouvrage que vous nous livrez monsieur.<\/p>\n<p>Na som mun&rsquo;a Africa. Merci fils d&rsquo;Afrique.&nbsp;<\/p>\n<p>Ponda e yoki nongo ponda. Lengele. Mwenge mu timbi po. Mu dodi na bam<\/p>\n<p>(Le temps prend son temps quelquefois. Nous avons attendu. Le disque est enfin l&agrave;. Il est magnifique)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&copy; Chantal EPEE<\/p>\n<div>http:\/\/chantalepee.com<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.qobuz.com\/album\/pater-noster-etienne-mbappe\/3760002142067#\" target=\"_blank\"><strong>TELECHARGEZ ET ECOUTEZ L&rsquo;ALBUM PATER NOSTER DE ETIENNE MBAPPE<\/strong><\/a><\/p>\n<p><br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr width=\"33%\" size=\"1\" align=\"left\" \/>\n<div>\n<p>[1]&nbsp;Tu m&rsquo;es ch&egrave;re<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[2]&nbsp;Que de mani&egrave;res (vantardise)<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[3]&nbsp;La patience, la pers&eacute;v&eacute;rance<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[4]&nbsp;Que Dieu b&eacute;nisse le Cameroun<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[5]&nbsp;C&rsquo;est g&acirc;t&eacute;&nbsp;J<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[6]&nbsp;Tendez l&rsquo;oreille (Ecoutez la voix)<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[7]&nbsp;La solitude<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[8]&nbsp;La ville de Gao au Mali<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[9]&nbsp;Nous sommes libres<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[10]&nbsp;Lutte traditionnelle (bagarre)<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[11]&nbsp;C&rsquo;est g&acirc;t&eacute;&nbsp;!&nbsp; C&rsquo;est mauvais&nbsp;!&nbsp;J<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[12]&nbsp;Le c&oelig;ur qui faiblit<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[13]&nbsp;Nous sommes libres<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[14]&nbsp;<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kora\" target=\"_blank\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kora<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[15]&nbsp;Kam&eacute;l&eacute; N&rsquo;goni<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[16]&nbsp;<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/N%27goni\" target=\"_blank\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/N&rsquo;goni<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[17]&nbsp;<strong>Ali Farka Tour&eacute;<\/strong>, n&eacute; le&nbsp;<a title=\"31 octobre\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/31_octobre\" target=\"_blank\">31<\/a>&nbsp;<a title=\"Octobre 1939\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Octobre_1939\" target=\"_blank\">octobre<\/a>&nbsp;<a title=\"1939 en musique\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1939_en_musique\" target=\"_blank\">1939<\/a>&nbsp;&agrave;&nbsp;<a title=\"Kanau (page inexistante)\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/w\/index.php?title=Kanau&amp;action=edit&amp;redlink=1\" target=\"_blank\">Kanau<\/a>&nbsp;(<a title=\"Mali\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mali\" target=\"_blank\">Mali<\/a>) et d&eacute;c&eacute;d&eacute; le<a title=\"7 mars\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/7_mars\" target=\"_blank\">7<\/a>&nbsp;<a title=\"Mars 2006\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mars_2006\" target=\"_blank\">mars<\/a>&nbsp;<a title=\"2006 en musique\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/2006_en_musique\" target=\"_blank\">2006<\/a>&nbsp;&agrave;&nbsp;<a title=\"Bamako\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bamako\" target=\"_blank\">Bamako<\/a>&nbsp;&eacute;tait un musicien et chanteur&nbsp;<a title=\"Mali\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mali\" target=\"_blank\">malien<\/a>. Il &eacute;tait consid&eacute;r&eacute; comme l&rsquo;un des guitaristes de blues africain les plus importants.<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ali_Farka_Tour%C3%A9\" target=\"_blank\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ali_Farka_Tour%C3%A9<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[18]&nbsp;<strong>Toumani Diabat&eacute;&nbsp;<\/strong>est un musicien malien, n&eacute; le&nbsp;<a title=\"10 ao&ucirc;t\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/10_ao%C3%BBt\" target=\"_blank\">10 ao&ucirc;t<\/a>&nbsp;<a title=\"1965\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1965\" target=\"_blank\">1965<\/a>&nbsp;&agrave;&nbsp;<a title=\"Bamako\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bamako\" target=\"_blank\">Bamako<\/a>,<a title=\"Mali\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mali\" target=\"_blank\">Mali<\/a>. Il est consid&eacute;r&eacute; comme l&rsquo;un des plus grands joueurs de&nbsp;<a title=\"Kora\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Kora\" target=\"_blank\">kora<\/a>.<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Toumani_Diabat%C3%A9\" target=\"_blank\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Toumani_Diabat%C3%A9<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[19]&nbsp;Tu m&rsquo;es pr&eacute;cieuse et ch&egrave;re.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[20]&nbsp;Petite guitare tr&egrave;s utilis&eacute;e dans les musiques des mondes  lusophones ( Br&eacute;sil, du Cap vert, Angola Portugal) qui permet d&rsquo;avoir  des sons aigus.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[21]&nbsp;Extrait de Misiya (Premier album)<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>[22]&nbsp;Patience<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>IMPRESSIONS SUBJECTIVES de Chantal Ep\u00e9e &#8211; Cela fait environ deux semaines voire un peu plus que j&rsquo;ai le privil&egrave;ge d&rsquo;&eacute;couter Pater Noster, l&rsquo;album d&rsquo;Etienne Mbappe qui para&icirc;t aujourd&rsquo;hui. De vous &agrave; moi, j&rsquo;entretiens avec l&rsquo;univers de cet artiste une relation singuli&egrave;re. Sa musique est de celles avec lesquelles j&rsquo;entre en dialogue, probablement parce que j&rsquo;y [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-4675","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4675","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4675"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4675\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4675"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4675"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4675"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=4675"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}