{"id":5044,"date":"2006-10-27T23:47:01","date_gmt":"2006-10-27T21:47:01","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"275","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/275\/","title":{"rendered":"M\u00e9moire : A la recherche des oeuvres de Ren\u00e9 Philo"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong>M\u00e9moire : A la recherche des oeuvres de Ren\u00e9 Philombe<\/strong> <\/p>\n<p><em>Cinq ans apr&egrave;s la mort de l&rsquo;\u00e9crivain camerounais, son fils tente de reconstituer un patrimoine disparu.<br \/><em><strong>Jules Romuald Nkonlak<\/strong><\/em><\/em> <\/p>\n<hr size=\"1\" \/>Il y a 5 ans, presque jour pour jour, mourait Ren\u00e9 Philombe, l&rsquo;un des grands noms de la litt\u00e9rature camerounaise. Au moment o&ugrave; sa famille, ses proches et autres connaissances avaient une pens\u00e9e pour celui qui s&rsquo;est \u00e9teint le 25 octobre 2001 &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital d&rsquo;Efok, son fils, Ren\u00e9 Lea Philombe, continue de courir apr&egrave;s les oeuvres \u00e9crites par l&rsquo;homme de lettres avant son d\u00e9c&egrave;s. Le jeune homme, &acirc;g\u00e9 aujourd&rsquo;hui de 29 ans et \u00e9tudiant &agrave; l&rsquo;universit\u00e9 de Yaound\u00e9, invite en fait, &agrave; traversun texte qu&rsquo;il a intitul\u00e9 &quot;A la recherche des oeuvres de mon p&egrave;re&#8230;&quot;, tous ceux qui pourraient disposer d&rsquo;exemplaires de ces ouvrages, de les mettre &agrave; sab disposition.<\/p>\n<p>Comment est on arriv\u00e9 &agrave; cette situation o&ugrave; la famille de Ren\u00e9 Philombe, cinq ann\u00e9es seulement apr&egrave;s son d\u00e9c&egrave;s, ne soit pas en possesion des ouvrages de ce dernier ? Le fils parle d&rsquo;une tornade qui, en septembre 2001, alors que Philombe \u00e9tait intern\u00e9 &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital central de Yaound\u00e9, une tornade a emport\u00e9 le toit de sa maison &agrave; Batschenga, conduisant &agrave; la destruction des livres et manuscrits qui s&rsquo;y trouvaient.<br \/>Ren\u00e9 L\u00e9a Philombe consid&egrave;re donc comme son devoir de reconstituer ce qu&rsquo;il d\u00e9signe &quot;le patrimoine culturel&quot; de son p&egrave;re. Il accuse notamment le dramaturge Gilbert Doho, actuellement aux Etats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, d&rsquo;avoir conserv\u00e9 un manuscrit de l&rsquo;\u00e9crivain d\u00e9funt, intitul\u00e9 &quot;Au del&agrave; des escaliers&quot;, qui raconte comment un jeune homme paralys\u00e9 des jambes r\u00e9ussit &agrave; franchir des obstacles et &agrave; r\u00e9ussir dans la vie.<br \/>D\u00e9j&agrave;, le fils affirme qu&rsquo;il a retrouv\u00e9 le manuscrit d&rsquo;une autobiographie inachev\u00e9e de son p&egrave;re, qu&rsquo;il s&rsquo;est engag\u00e9 &agrave; achever. Cette oeuvre, si elle para&icirc;t un jour, permettra de rappeler au monde qui \u00e9tait celuyi que l&rsquo;on na connu sous le pseudonyme de Ren\u00e9 Philombe, et qui naquit sous le nom de Yaya, avant de devenir Louis Philippe Omb\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p>Le fils, &agrave; qui il a donn\u00e9 son pseudonyme, raconte que Ren\u00e9 Philombe est n\u00e9 en 1930 &agrave; Ngaound\u00e9r\u00e9. A cette \u00e9poque, son p&egrave;re est \u00e9crivain et interpr&egrave;te et grand ami du lamido de Ngaound\u00e9r\u00e9 dont il donne le nom, Yaya, &agrave; celui qui vient de na&icirc;tre. Mais sur insistance des pr&ecirc;tres de l&rsquo;\u00e9glise catholique, le jeune homme sera rebaptis\u00e9.<br \/>Apr&egrave;s son Certificat d&rsquo;\u00e9tudes primaires et \u00e9lementaires, le jeuen Omb\u00e9d\u00e9 rejoint l&rsquo;Ecole primlaire sup\u00e9rieure de Dshang, d&rsquo;o&ugrave; il sera exclu apr&egrave;s avoir \u00e9t\u00e9 &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;une gr&egrave;ve. Il revient donc dans son village Ndji (Batschenga), o&ugrave; il se lance dans la culture du tabac. Deux ans plus tard, il est re&ccedil;u au concours des secr\u00e9taires adjoint de police. Affect\u00e9 &agrave; Douala, il se distingue par son militantisme au sein de l&rsquo;Union des populations du Cameroun. Cela lui vaudra d&rsquo;ailleurs quelques ennuis avec sa hi\u00e9rarchie.<\/p>\n<p>A partir de 1955, Ren\u00e9 Philombe tombe malade. Il perdra l&rsquo;usage de ses deux jambes. Clou\u00e9 sur place, il se retourne vers une passion qu&rsquo;il avait d\u00e9j&agrave; et que Lilian Kesteloot, enseignante fran&ccedil;aise, va encourager. Ce qu&rsquo;il consid&egrave;re au debut comme un divertissement deviendra sa carri&egrave;re. &quot;Lettres de ma cambuse&quot; sera sa premi&egrave;re nouvelle publi\u00e9e. Par la suite, Ren\u00e9 Philombe aura produit une vingtaine d&rsquo;oeuvres (romans, po&egrave;mes, pi&egrave;ces de th\u00e9&acirc;tre), &agrave; l&rsquo;instar de &quot;Un sorcier blanc &agrave; Zangali&quot;, L&rsquo;homme qui te ressemble, Sola ma ch\u00e9rie, Hymne d&rsquo;Adis-Abeba, A l&rsquo;aube du tam-tam in Hallalis, Sur la tombe de mon p&egrave;re, etc. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00e9moire : A la recherche des oeuvres de Ren\u00e9 Philombe Cinq ans apr&egrave;s la mort de l&rsquo;\u00e9crivain camerounais, son fils tente de reconstituer un patrimoine disparu.Jules Romuald Nkonlak Il y a 5 ans, presque jour pour jour, mourait Ren\u00e9 Philombe, l&rsquo;un des grands noms de la litt\u00e9rature camerounaise. 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