{"id":5062,"date":"2006-11-30T19:45:29","date_gmt":"2006-11-30T18:45:29","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"293","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/293\/","title":{"rendered":"Transport urbain : Bonab\u00e9ri &#8211; Bonanjo en bateau"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong>Transport urbain : Bonab\u00e9ri &#8211; Bonanjo en bateau<\/strong> <\/p>\n<p><em>Un consortium Canado-camerounais se propose de lancer ce mode de transport au mois de mai 2007 &agrave; Douala.<br \/><em><strong>Brice R. Mbodiam <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" \/>200 Fcfa pour une travers\u00e9e du fleuve Wouri entre Bonab\u00e9ri et Bonanjo, le quartier administratif de la ville de Douala. La travers\u00e9e d&rsquo;une dur\u00e9e de 12 minutes se fera sur 6 &agrave; 10 bateaux d&rsquo;une capacit\u00e9 de 200 places chacun. C&rsquo;est l&rsquo;activit\u00e9 &agrave; laquelle va s&rsquo;atteler, d&egrave;s le mois de mai 2007, la soci\u00e9t\u00e9 anonyme Hywater, filiale du consortium Canado-camerounais Hyti. Lequel consortium se propose \u00e9galement d&rsquo;installer au Cameroun deux autres entreprises : Hycenter, sp\u00e9cialis\u00e9e dans la formation et le recyclage des chauffeurs de gros porteurs, ainsi que les techniciens de maintenance en m\u00e9canique, \u00e9lectronique, \u00e9lectricit\u00e9, gestion des transports, etc. et Hyrail, un centre de distribution des pi&egrave;ces d\u00e9tach\u00e9es et de r\u00e9vision des \u00e9quipements ferroviaires. C&rsquo;est la substance d&rsquo;un point de presse donn\u00e9e hier, mercredi 22 novembre 2006, dans les locaux du Haut commissariat du Canada &agrave; Yaound\u00e9, par Pascal Balata Bayl, l&rsquo;un des coordonnateurs de ce projet susceptible de g\u00e9n\u00e9rer mille emplois en 3 ans, selon les promoteurs. <\/p>\n<p>A l&rsquo;observation, et ainsi que l&rsquo;aurait fait savoir le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 du gouvernement aupr&egrave;s de la Communaut\u00e9 urbaine de Douala aux responsables du projet -&agrave; en croire Pascal Balata Bayl lui m&ecirc;me- l&rsquo;activit\u00e9 la plus b\u00e9n\u00e9fique pour les populations sera le transport par bateau entre Bonab\u00e9ri et Bonanjo. En effet, ces deux quartiers de la capitale \u00e9conomique distants de 800 m&egrave;tres (&agrave; partir des deux berges du Wouri) sont actuellement reli\u00e9s par une route bitum\u00e9e de 6 kilom&egrave;tres (en passant par le Port) &agrave; 8 kilom&egrave;tres (en passant par Akwa). En plus de la travers\u00e9e, qui dure souvent plusieurs heures aux heures de pointe, le transport entre les deux quartiers (en taxi ou en moto-taxi) co&ucirc;te actuellement 400 Fcfa (Bonab\u00e9ri-Rond point Deido-Bonanjo), voire 500 &agrave; 600 Fcfa du fait des embouteillages sur le pont du Wouri.<\/p>\n<p>Ces co&ucirc;ts sont inf\u00e9rieurs &agrave; l&rsquo;investissement en carburant que consentent les propri\u00e9taires de v\u00e9hicules ralliant chaque jour les deux quartiers, pour des raisons professionnelles. A l&rsquo;intention de ceux-ci, Pascal Balata Bayl rassure que les b&acirc;teaux de Hywater pourront \u00e9galement transporter des v\u00e9hicules. De quoi faire des \u00e9conomies aussi bien en num\u00e9raires qu&rsquo;en temps pour les automobilistes et les usagers des transports en commun de ces deux quartiers de la capitale \u00e9conomique. Lesquels habitants et bien d&rsquo;autres Camerounais peuvent, par ailleurs, participer &agrave; la mise en place du consortium Hyfi &agrave; travers l&rsquo;achat d&rsquo;obligations. Car, dans le capital de 100 millions Fcfa de Hyfi (60% pour le Canada et 40% pour les camerounais, dont \u00e9ventuellement la Soci\u00e9t\u00e9 nationale d&rsquo;investissement (Sni), qui a donn\u00e9 &quot;un accord de principe jusqu&rsquo;ici&quot;, selon Pascal Balata Bayl) 800 obligations d&rsquo;une valeur d&rsquo;un million Fcfa chacune sont mises &agrave; la disposition du public.<\/p>\n<p><strong>Placement obligataire<\/strong><br \/>Il s&rsquo;agit-l&agrave; du tout premier appel du public au placement hors march\u00e9 financier au Cameroun. Une option sous-tendue, apprend-on, par le d\u00e9sir d&rsquo;associer les populations camerounaises dans ce projet. &quot;Nous n&rsquo;avons pas obtenu la preuve de l&rsquo;efficacit\u00e9 de la Douala stock Exchange (Dsx, Bourse des valeurs mobili&egrave;res de Douala). Nous ne pouvons pas confier 5,5 milliards Fcfa et un milliard d&rsquo;\u00e9pargne de monsieur Tout-le-monde &agrave; une telle institution&quot;, affirme Pascal Balata Bayl, avant de poursuivre : &quot;La loi qui institut la Dsx exclut ce type de projet de la cotation. Pour entrer &agrave; la Dsx, il faut pr\u00e9senter au moins trois bilans [c&rsquo;est-&agrave;-dire avoir fonctionn\u00e9 au moins pendant trois ans], ce qui exclut d&rsquo;office les projets nouveaux&quot;.<\/p>\n<p>Pour souscrire &agrave; une obligation, explique les responsables du projet, il suffit de se pr\u00e9senter &agrave; un guichet de Afriland First Bank (un partenaire dudit projet), o&ugrave; un compte est ouvert. Apr&egrave;s le versement d&rsquo;un million Fcfa, l&rsquo;obligataire re&ccedil;oit un coupon sur la base duquel Ma&icirc;tre Marceline Enganalim, notaire &agrave; Douala, lui remet un contrat dont une copie a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e au cours du point de presse d&rsquo;hier &agrave; Yaound\u00e9. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un contrat, soutiennent les promoteurs du projet, doublement s\u00e9curis\u00e9 par les parties camerounaise et canadienne. Par le biais de ce placement, l&rsquo;obligataire, qui peut revendre son obligation apr&egrave;s trois ans exclusivement aux partenaires canadiens du projet, peut tirer des int\u00e9r&ecirc;ts annuels de 120 mille Fcfa. Soit un taux de 12 % ; tandis que, affirme Antoine-Marie Tiki, un expert financier impliqu\u00e9 dans le projet, le m&ecirc;me placement dans une banque classique rapporterait des int\u00e9r&ecirc;ts de 4,7 5% seulement chaque ann\u00e9e. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Transport urbain : Bonab\u00e9ri &#8211; Bonanjo en bateau Un consortium Canado-camerounais se propose de lancer ce mode de transport au mois de mai 2007 &agrave; Douala.Brice R. Mbodiam 200 Fcfa pour une travers\u00e9e du fleuve Wouri entre Bonab\u00e9ri et Bonanjo, le quartier administratif de la ville de Douala. 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