{"id":5076,"date":"2006-12-11T13:45:46","date_gmt":"2006-12-11T12:45:46","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"307","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/307\/","title":{"rendered":"RENAUD RODRIGUE ZEH"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\"><span class=\"surtitre\"><a><strong>&ldquo; On est victime d&rsquo;une certaine marginalisation &rdquo;<\/strong> <\/a><\/span><\/p>\n<p class=\"texte\" align=\"justify\"><span class=\"Style3\"><strong><font size=\"2\"><font color=\"#666666\"><span class=\"Style32 Style43\"><em>Tr&egrave;s connu sous le nom d&rsquo;Ibanez, il est &agrave; la fois bassiste et l&rsquo;un des &ldquo; lead vocal &rdquo; du groupe Efazik. Tout en faisant le tour d&rsquo;horizon de la tourn\u00e9e, il s&rsquo;indigne de la maigreur des \u00e9v&egrave;nements culturels dans le septentrion et de la marginalisation dont les trois provinces sont victimes. <\/em><\/span><\/p>\n<p><\/font><\/font>Quelle est la raison d&rsquo;&ecirc;tre de cette tourn\u00e9e qui vous a permis de vous produire dans les grandes villes du Cameroun et qui s&rsquo;est s&rsquo;achev\u00e9e en apoth\u00e9ose vendredi dernier ?<\/strong><br \/>L&rsquo;initiative est du R\u00e9seau culturel des Alliances franco camerounaises et des Centres culturels fran&ccedil;ais du Cameroun. La tourn\u00e9e a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e de fa&ccedil;on professionnelle. Tout s&rsquo;est bien pass\u00e9, car on est parti de Garoua, notre ville de r\u00e9sidence, pour le premier concert qui a eu lieu dans la ville de Dschang le 28 novembre. Apr&egrave;s, nous avons jou\u00e9 &agrave; Bamenda, Douala, Bu\u00e9a, Yaound\u00e9. Le clou a \u00e9t\u00e9 Garoua o&ugrave; nous avons retrouv\u00e9 notre charmant public avec qui la communion a \u00e9t\u00e9 parfaite. Nous avons cl&ocirc;tur\u00e9 cette grande tourn\u00e9e avec le groupe Bu&rsquo;k&rsquo;ru&rsquo; de Dschang qui nous a rendu la politesse en acceptant de ne nous accueillir chez eux au d\u00e9but de la tourn\u00e9e, et en venant c\u00e9l\u00e9brer la fin en f&ecirc;te chez nous, &agrave; Garoua. L&rsquo;ampleur de la tourn\u00e9e est perceptible et palpable d&rsquo;autant plus que c&rsquo;est une tourn\u00e9e nationale. Lorsqu&rsquo;on sait que ce sont des occasions assez rares dans le pays et plus encore dans le septentrion, on comprend que c&rsquo;est une aubaine pour nos deux groupes. Le plus grand avantage est que cette tourn\u00e9e est organis\u00e9e dans un r\u00e9seau professionnel. Cela aurait pu &ecirc;tre diff\u00e9rent si on avait proc\u00e9d\u00e9 autrement.<\/p>\n<p><strong>Parlons de la quotidiennet\u00e9 du groupe, de la perception de la culture dans toutes ses composantes dans le septentrion et plus particuli&egrave;rement &agrave; Garoua<\/strong><br \/>C&rsquo;est difficile d&rsquo;en parler. Dans le septentrion, on est pratiquement coup\u00e9 de tout. On est victime d&rsquo;une certaine marginalisation. Comment expliquer que malgr\u00e9 toutes les richesses culturelles et les tr\u00e9sors touristiques que regorge le septentrion, on n&rsquo;a pas un \u00e9v\u00e9nement culturel majeur, ni un festival de la taille du &ldquo; gondo &rdquo; ou du &ldquo; nguon &rdquo; ? On travaille en r\u00e9sidence artistique &agrave; l&rsquo;alliance franco-camerounaise qui nous donne le mat\u00e9riel n\u00e9cessaire. Il est certes vrai qu&rsquo;on reste connect\u00e9 au vu des influences qui viennent, de mani&egrave;re sporadique, nous retrouver dans le septentrion. Cela fait un an et demi que Efazik est en r\u00e9sidence. Nous travaillons en \u00e9troite collaboration avec d&rsquo;autres musiciens de la ville, on fait des spectacles. Apr&egrave;s la tourn\u00e9e on va entrer en atelier de cr\u00e9ation. Pour ce qui est du comportement des autres artistes dans la diversit\u00e9 des arts et de la culture du septentrion, j&rsquo;avoue que nous sommes ici, en marge de l&rsquo;\u00e9volution des choses. Tout para&icirc;t statique et fig\u00e9. Rien ne bouge, on ne ressent pas vraiment le mouvement. Pensez-vous qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas un v\u00e9ritable bureau de la Cmc &agrave; Garoua. Une absence qui se v\u00e9rifie \u00e9galement pour ce qui est des trois autres soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective. Et, pourtant, il y a des artistes &agrave; Garoua. Tout se passe comme si on \u00e9tait coup\u00e9s des r\u00e9alit\u00e9s du pays et qu&rsquo;on \u00e9voluait en vase clos. On a le sentiment que les r\u00e9formes commencent et s&rsquo;arr&ecirc;tent au grand centre sud, au grand ouest et au littoral. Celles des structures qui par exemple essayent de garder la t&ecirc;te dans l&rsquo;eau pour assurer la repr\u00e9sentation des soci\u00e9t\u00e9s de gestion collective du droit d&rsquo;auteur, sont moribondes. Elles vibrent en contradiction avec la dynamique nationale. <\/p>\n<p><strong>Que dire de la programmation des spectacles et de la vivacit\u00e9 de la culture en g\u00e9n\u00e9ral dans ces trois provinces ? <\/strong><br \/>Il y a tr&egrave;s peu de programmation des spectacles ici. On n&rsquo;en a pratiquement pas, si oui, de fa&ccedil;on \u00e9pistolaire. On fait des efforts pour se connecter mais en vain. Il y a des talents qui \u00e9mergent, il y a des jeunes qui travaillent beaucoup, mais ce sont des efforts qui ne sont pas valoris\u00e9s. Il arrive qu&rsquo;on initie un projet artistique, mais celui-ci ne permet pas l&rsquo;\u00e9panouissement r\u00e9el de son auteur. Or, le talent ne sert &agrave; rien s&rsquo;il n&rsquo;est pas exploit\u00e9. En faisant le tour des villes comme Maroua et Ngaound\u00e9r\u00e9, beaucoup de jeunes font des grandes choses, mais il leur manque des soutiens. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;&agrave; aller se balader au &ldquo; Ngaound\u00e9r\u00e9 university music &rdquo;, au club Caliao &agrave; Maroua ou ici &agrave; l&rsquo;alliance franco-camerounaise de Garoua. Il y a des gens qui ont envie d&rsquo;exprimer quelque chose. Ils ne demandent, ne souhaitent qu&rsquo;&agrave; obtenir une chance pour s&rsquo;en sortir. Pour un meilleur \u00e9panouissement de la culture dans le grand nord, il faut que les jeunes et tous les talents en g\u00e9n\u00e9ral, soient canalis\u00e9s et aid\u00e9s dans leur travail. Sinon on continuera &agrave; enrichir la r\u00e9gion des hommes artistiquement dou\u00e9s mais qui ne seront jamais \u00e9mancip\u00e9s. On attend le Fenac de pied ferme, pour montrer la musique sah\u00e9lienne, celle que fait le groupe Efazik : la poterie, l&rsquo;artisanat, le th\u00e9&acirc;tre&hellip; Tout ce qui est art en somme. Peut-&ecirc;tre qu&rsquo;apr&egrave;s ce rendez-vous, on verra le septentrion autrement. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par par Souley ONOHIOLO <br \/>Le 11-12-2006<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&ldquo; On est victime d&rsquo;une certaine marginalisation &rdquo; Tr&egrave;s connu sous le nom d&rsquo;Ibanez, il est &agrave; la fois bassiste et l&rsquo;un des &ldquo; lead vocal &rdquo; du groupe Efazik. 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