{"id":5108,"date":"2007-02-15T04:14:10","date_gmt":"2007-02-15T03:14:10","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"343","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/343\/","title":{"rendered":"Belka Tobis : Je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 en prison"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><em>Revenu au Cameroun &agrave; la faveur des spectacles, l&rsquo;artiste parle de son dernier album. <br \/><em><strong>Propos recueillis par Dippah Kayess\u00e9 <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" \/><strong>Vous voil&agrave; enfin au Cameroun&hellip;Comment s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 l&rsquo;accueil?<\/strong><br \/>Il faut dire que ce fut un tr&egrave;s grand moment de retrouvailles. Pour quelqu&rsquo;un parti du pays depuis un bon bout de temps et qui n&rsquo;avait pas jou\u00e9 devant son aimable public, j&rsquo;ai eu quelques appr\u00e9hensions. Mais, plus de peur que de mal. A la descente d&rsquo;avion, il y avait du beau monde pour m&rsquo;accueillir. Tout le monde a tenu &agrave; m&rsquo;accompagner jusqu&rsquo;&agrave; mon h&ocirc;tel. Et le 10 f\u00e9vrier dernier au Parc des princes &agrave; Bali, &agrave; l&rsquo;occasion de mon premier spectacle, ce fut encore la grande communion avec mon public. Debout, le public a chant\u00e9 avec moi tout au long du spectacle. Dans la rue, je re&ccedil;ois continuellement des sourires, des mots de gratitude&hellip; c&rsquo;est sympa. <\/p>\n<p><strong>Qu&rsquo;est ce qui justifie que vous soyez rest\u00e9 longtemps sans mettre les pieds au Cameroun?<\/strong><br \/>Un artiste ne se d\u00e9place pas comme un touriste. Pour l&rsquo;artiste, tout est programm\u00e9 &agrave; l&rsquo;avance, des contrats sign\u00e9s, des r\u00e9servations d&rsquo;h&ocirc;tel&hellip;. Il vaut mieux attendre quelque part plut&ocirc;t que de se faire rouler dans la farine. J&rsquo;\u00e9tais l&agrave; l&rsquo;ann\u00e9e derni&egrave;re au mois de mars pour une s\u00e9rie de spectacles. Malheureusement, &agrave; cause des incompr\u00e9hensions avec les organisateurs, j&rsquo;ai choisi de repartir sans toutefois jouer. Parti tout r\u00e9cemment en France, il fallait d&rsquo;abord me battre pour mon int\u00e9gration sociale, chose toujours pas facile. De toutes les fa&ccedil;ons, je reste tr&egrave;s attach\u00e9 au Cameroun o&ugrave; vivent tous ceux qui me sont chers. <\/p>\n<p><strong>Dans le milieu des artistes, on a entendu parl\u00e9 de votre s\u00e9jour pr\u00e9sum\u00e9 en prison. Qu&rsquo;en \u00e9tait-il exactement? <\/strong><br \/>(Eclats de rire). Je n&rsquo;ai jamais \u00e9t\u00e9 en prison pour quelle que raison que ce soit. Je m&egrave;ne une vie d&rsquo;artiste assez paisible et sans probl&egrave;me en France. Il faut avouer que la vie d&rsquo;un homme est faite d&rsquo;amis et de d\u00e9tracteurs. Malheureusement, ces derniers sont toujours plus nombreux. Il est vrai que je suis rest\u00e9 un long moment sans faire signe de vie ; mais cela ne devrait pas &ecirc;tre une source d&rsquo;inspiration malsaine pour mes d\u00e9tracteurs. En dehors de quelques spectacles aux cot\u00e9s de Chantal Ayissi et de Ben Decca, seul dans mon coin, je travaillais sur mon nouvel album. <\/p>\n<p><strong>Votre chanson Aye Mok est-elle une r\u00e9ponse &agrave; vos d\u00e9tracteurs?<\/strong><br \/>Avant d&rsquo;&ecirc;tre une r\u00e9ponse &agrave; mes nombreux d\u00e9tracteurs, c&rsquo;est d&rsquo;abord une lettre faite &agrave; ma maman. Ag\u00e9e aujourd&rsquo;hui de 75 ans, la crise cardiaque est aux abois et la moindre mauvaise nouvelle pourrait facilement l&rsquo;emporter. Elle a beaucoup souffert ces derniers temps des mille et une fausses histoires racont\u00e9es &agrave; mon sujet. Je suis heureux de savoir qu&rsquo;elle a bien per&ccedil;u le message et que, pour elle, la vraie version c&rsquo;est celle de son fils et rien d&rsquo;autre. Depuis mon arriv\u00e9e, elle ne cesse de danser et de fredonner les mots de cette chanson. <\/p>\n<p><strong>Depuis la France, aviez-vous les \u00e9chos des nouveaut\u00e9s musicales au Cameroun?<\/strong><br \/>Pour un artiste, c&rsquo;est \u00e9vident. J&rsquo;ai toujours gard\u00e9 une oreille attentive sur les mouvements des autres artistes. J&rsquo;ai eu des \u00e9chos de Narcisse Pryze, Sergeo Polo&hellip; et bien d&rsquo;autres qui nous arrosent de leurs sonorit\u00e9s. Il faut reconna&icirc;tre que les musiciens camerounais portent assez haut l&rsquo;\u00e9tendard du pays en d\u00e9pit des probl&egrave;mes qu&rsquo;ils rencontrent au quotidien. Ce n&rsquo;est toujours pas encourageant de transpirer &agrave; grosses gouttes pour r\u00e9aliser une &oelig;uvre et de ne pas b\u00e9n\u00e9ficier de ses fruits. <\/p>\n<p><strong>Vous d\u00e9barquez au Cameroun au moment o&ugrave; votre album fait fureur. Vous vous y attendiez?<\/strong><br \/>Je ne suis nullement surpris par les effets que produit cet album dans les c&oelig;urs des m\u00e9lomanes. Ce n&rsquo;est pas la premi&egrave;re fois qu&rsquo;un tel accueil est r\u00e9serv\u00e9 &agrave; mes &oelig;uvres. Ce fut pareil en 1995 avec le premier et en 1997 avec le second. Belka Tobis est donc un habitu\u00e9 des succ&egrave;s &agrave; grande \u00e9chelle. J&rsquo;ai beaucoup de respect pour les m\u00e9lomanes. Il est hors de question pour moi de leur livrer n&rsquo;importe quoi. L&rsquo;album actuellement sur le march\u00e9 est le r\u00e9sultat d&rsquo;un travail sacr\u00e9 et de longue haleine. <\/p>\n<p><strong>Et si vous parliez de cet album.<\/strong><br \/>En gros, j&rsquo;ai mis quatre ans pour \u00e9crire les textes et la musique de cet album. Unique gar&ccedil;on, j&rsquo;ai de tous les temps \u00e9t\u00e9 entour\u00e9 par mes s&oelig;urs raison pour laquelle cet album est en partie d\u00e9di\u00e9 &agrave; la femme, m&egrave;re de l&rsquo;humanit\u00e9. D&rsquo;autre part, les textes, je ne vais jamais les chercher loin, je m&rsquo;inspire de la vie autour de moi. Conscient de la dimension que je voulais donner &agrave; ce produit, j&rsquo;ai pris contact avec Toto Guillaume pour son arrangement. N&rsquo;oublions pas que Toto Guillaume reste un des meilleurs arrangeurs de la musique camerounaise. L&rsquo;album est sur le march\u00e9 depuis pratiquement huit mois. Il faut avouer que mes albums d\u00e9marrent toujours timidement. En plus de &ccedil;&agrave;, celui-ci a eu quelques probl&egrave;mes au niveau de la promotion. C&rsquo;est la maison Flash qui devait assurer sa distribution. La fermeture de cette maison &agrave; la derni&egrave;re minute va porter un grand coup &agrave; l&rsquo;album. <\/p>\n<p><strong>Maintenant que vous &ecirc;tes l&agrave;, comptez-vous rester longtemps ? Quel est le programme de votre s\u00e9jour?<\/strong><br \/>Je viens pour une s\u00e9rie de spectacles programm\u00e9s depuis Paris. J&rsquo;ai commenc\u00e9 samedi dernier au Parc des princes de Bali. Je poursuivrai au Cin\u00e9ma le Wouri le vendredi 16 f\u00e9vrier et au coll&egrave;ge de la Salle &agrave; Douala le samedi 17 f\u00e9vrier en compagnie de Annie Anzouer, Hey Aladji. Apr&egrave;s Douala nous nous rendrons &agrave; Yaound\u00e9 pour un concert programm\u00e9 le 18 f\u00e9vrier. Depuis mon arriv\u00e9e, je suis sollicit\u00e9 par des organisateurs de spectacles qui voudraient bien me voir me produire dans quelques boites de nuit de la place et autres cabarets. Je reste ouvert &agrave; toutes les propositions. Apr&egrave;s quoi, je repartirai en France pr\u00e9parer la sortie prochain d&rsquo;un Dvd plein d&rsquo;images, tel est d&rsquo;ailleurs mon projet pour cette ann\u00e9e. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revenu au Cameroun &agrave; la faveur des spectacles, l&rsquo;artiste parle de son dernier album. Propos recueillis par Dippah Kayess\u00e9 Vous voil&agrave; enfin au Cameroun&hellip;Comment s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 l&rsquo;accueil?Il faut dire que ce fut un tr&egrave;s grand moment de retrouvailles. Pour quelqu&rsquo;un parti du pays depuis un bon bout de temps et qui n&rsquo;avait pas jou\u00e9 devant [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"audio","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[14,15,23,24,31,35],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-5108","post","type-post","status-publish","format-audio","hentry","category-archives","tag-cool","tag-creative","tag-modern","tag-new","tag-style","tag-top","post_format-post-format-audio"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5108","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5108"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5108\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5108"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5108"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5108"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=5108"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}