{"id":5150,"date":"2007-06-09T03:56:46","date_gmt":"2007-06-09T01:56:46","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"391","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/391\/","title":{"rendered":"Musique : Le cri folklorique de Stella Mouna"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><em>Le premier album de la Camerounaise est b&acirc;ti autour de rythmes traditionnels.<br \/><em><strong>Eug&egrave;ne Dipanda <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" \/><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/stella_mouna.gif\" align=\"left\" border=\"1\" \/>Y a qu&rsquo;&agrave; voir la composition de l&rsquo;\u00e9quipe artistique pour avoir une id\u00e9e de la qualit\u00e9 de l&rsquo;&oelig;uvre. Pour la toute premi&egrave;re production musicale de sa carri&egrave;re, Stella Mouna semble, en effet, avoir voulu frapper un coup. Tenez : Toto Guillaume &agrave; la guitare, Jean Claude Naimro aux claviers, Guy Nsangue &agrave; la basse, Doddy Drums aux percussions, et une certaine Charlotte Dipanda aux ch&oelig;urs. Bref, le genre de cr&egrave;me dont chaque artiste en r&ecirc;ve pour les orchestrations. Un regroupement de talents vocaux et instrumentistes, qui donne une sorte de singularit\u00e9 &agrave; &quot;Essewe&quot;, le titre de l&rsquo;album. En parlant d&rsquo;Essewe justement, ce rythme traditionnel bien connu des peuples de la c&ocirc;te camerounaise et dont Stella Mouna est ressortissante, est celui sur lequel s&rsquo;appui la jeune artiste pour propulser sa carri&egrave;re. Comme pour confirmer son choix aux m\u00e9lomanes, deux chansons de l&rsquo;album portent d&rsquo;ailleurs le m&ecirc;me titre (&quot;Essewe&quot;) ; quoique l&rsquo;un soit le rythme traditionnel pur et l&rsquo;autre, une fusion r\u00e9ussie de makossa et R&amp;B. <br \/>&quot;Dans l&rsquo;univers musical, je ne sais chanter que l&rsquo;essewe, la musique de nos anc&ecirc;tres, celle qui coulent dans nos veines. L&rsquo;essewe nous soutient dans nos chants, parce qu&rsquo;il est la base de beaucoup de musique&quot;, confie Stella Mouna. Laquelle, dans le fond, magnifie l&rsquo;amour (&quot;Ongu&egrave;l&egrave;&quot;, &quot;Ndol&rsquo;am&quot;, &quot;Nya Mulema&quot;), d\u00e9crie la vanit\u00e9 des Hommes (&quot;Bene to nje&quot;) et l&rsquo;infid\u00e9lit\u00e9 (&quot;Trahison&quot;), remet les berceuses famili&egrave;res au go&ucirc;t du jour et invite tout le monde &agrave; danser, &agrave; faire la f&ecirc;te avec elle (&quot;Sekele&quot;).<\/p>\n<p><strong>Tradition <\/strong><br \/>Mais dans ce premier album, l&rsquo;artiste semble \u00e9galement vouloir d\u00e9voiler l&rsquo;\u00e9tendue de son talent. Pour s&rsquo;en convaincre, les 14 titre de son album vont de l&rsquo;essewe, \u00e9voqu\u00e9 plus haut, au makosa typique, en passant par ce qu&rsquo;elle nomme le &quot;R&amp;B ethnic&quot;, , le zouk love, l&rsquo;Afro-zouk, le dance hall, le reggae tone et m&ecirc;me la rumba. &quot;Issue d&rsquo;une famille d&rsquo;artistes de p&egrave;re en fils, Stella Mouna fait partie de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de chanteuses dites &agrave; voix authentique. Son premier album de 14 titres est la r\u00e9sultante de quinze ann\u00e9es d&rsquo;exp\u00e9rience dans la world groove&hellip;&quot;, pr\u00e9sente-t-on la chanteuse dans une note commise par ses promoteurs. Au regard de son parcours dans le show-biz, le premier album de Stella Mouna sonne, en effet, comme une cons\u00e9cration. Depuis son int\u00e9gration pr\u00e9coce dans un groupe de musique local, &quot;Mabwalo&quot;, l&rsquo;envie de devenir une &quot;vraie&quot; artiste n&rsquo;a pas cess\u00e9 de l&rsquo;animer. C&rsquo;est donc logiquement qu&rsquo;elle s&rsquo;installe en France en 1990, alors qu&rsquo;elle a &agrave; peine 20 ans. Depuis lors, Stella a fait du chemin, pr&ecirc;tant de temps en temps sa voix &agrave; la r\u00e9alisation d&rsquo;albums de ses confr&egrave;res a&icirc;n\u00e9s, dont ceux de Guillaume Tell, son fr&egrave;re qui lui a mis le pied &agrave; l&rsquo;\u00e9trier.<\/p>\n<p>Sa maquette en poche, le d\u00e9clic se fera cependant avec la rencontre qu&rsquo;elle fait avec quelques arrangeurs c\u00e9l&egrave;bres de la place parisienne, &agrave; l&rsquo;instar de Toto Guillaume et Karim Louisar, qui vont l&rsquo;aider &agrave; peaufiner la pr\u00e9paration de son &oelig;uvre. Pour le reste, on remarquera dans le produit fini que tr&egrave;s peu de place est accord\u00e9 &agrave; la parlotte. L&rsquo;instrument y est pr\u00e9pond\u00e9rant, et la voix principale, un peu trop appliqu\u00e9e. Cerise sur le g&acirc;teau n\u00e9anmoins, Stella Mouna b\u00e9n\u00e9ficiera, au cours de l&rsquo;enregistrement, du soutien vocal de plusieurs artistes, dont un certain Miss&egrave; Ngoh, qui n&rsquo;aura pas r\u00e9sist\u00e9 &agrave; l&rsquo;appel de c&oelig;ur contenu dans &quot;Essewe&quot;. Un retour aux sources que Stella Mouna conseille d&rsquo;ailleurs en des termes suggestifs : &quot;n&rsquo;oublions pas nos racines et nos anc&ecirc;tres&hellip;&quot;.<\/p>\n<p><strong>fiche technique<\/strong><br \/>Album : Essewe<br \/>Auteur compositeur : Stella Mouna (Esther Tell), avec Karim Louisar et Guillaume Tell<br \/>Nombre de titres : 14<br \/>Production : KME Prod<br \/>A \u00e9couter : Mun&rsquo;am, Nya mulema, Sekele, Essewe<br \/>Invit\u00e9: Miss&egrave; Ngoh <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le premier album de la Camerounaise est b&acirc;ti autour de rythmes traditionnels.Eug&egrave;ne Dipanda Y a qu&rsquo;&agrave; voir la composition de l&rsquo;\u00e9quipe artistique pour avoir une id\u00e9e de la qualit\u00e9 de l&rsquo;&oelig;uvre. Pour la toute premi&egrave;re production musicale de sa carri&egrave;re, Stella Mouna semble, en effet, avoir voulu frapper un coup. 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