{"id":5160,"date":"2007-07-05T22:17:37","date_gmt":"2007-07-05T20:17:37","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"401","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/401\/","title":{"rendered":"Musique : La couleur caf\u00e9 de Yvette Bassega"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><em>Le premier album de la jeune camerounaise est un d&eacute;routant pot pourri de sonorit&eacute;s africaines.<br \/><em><strong>Marion Obam <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr color=\"#eeffee\" size=\"1\" \/><!--g src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/.gif\" align=\"left\" border-->C&rsquo;est une voix forte, celle de Serge Epoh. Surgie des profondeurs de la for&ecirc;t, et comme un tam-tam, elle annonce et pr&eacute;sente &quot;Couleur caf&eacute;&quot; aux m&eacute;lomanes, sous la forme imag&eacute;e d&rsquo;un conte. A partir de cet interlude d&eacute;nomm&eacute; &quot;l&rsquo;heure du conte&quot;, le positionnement est clair. On ne sortira pas des percussions africaines tout au long des treize titres du premier album de Yvette Bassega. Et ce n&rsquo;est pas plus mal. De Temps en temps, la guitare, le piano et la batterie viendront apporter une dynamique &agrave; la cadence du d&eacute;part, mais on d&eacute;couvre avec beaucoup de bonheur que la voix et un simple battement de mains peuvent aussi, sans fausses notes, suppl&eacute;er admirablement aux instruments modernes. <\/p>\n<p>Cette ballade folklorique est un fleuve de d&eacute;couverte des rythmes bantous, o&ugrave; Yvette Bassega, avec sa voix suave et m&eacute;lancolique, pr&eacute;sente des tranches de vie quotidiennes ; mais aussi, dresse un pont entre les richesses culturelles et les habitudes modernes qui nous d&eacute;tournent de notre identit&eacute;. Pourtant, tout cela est orchestr&eacute; avec go&ucirc;t. Pour laisser le temps d&rsquo;appr&eacute;cier, l&rsquo;album est dans une structure particuli&egrave;re. Il y a des interm&egrave;des apr&egrave;s chaque deux ou trois chansons. Ils ne sont pas, heureusement, inscris dans le m&ecirc;me registre. Apr&egrave;s l&rsquo;heure du conte, Yvette Bassega dans &quot;Yegl&eacute; yegl&eacute;&quot;, m&ecirc;le le fran&ccedil;ais et l&rsquo;anglais avec une choriste, pour r&eacute;affirmer uniquement &agrave; l&rsquo;aide de leurs voies nettes et propres &quot;qu&rsquo;elles ne veulent en aucun cas changer leur identit&eacute;&quot;. Puis, ce sont divers bruits de la for&ecirc;t, les cris d&rsquo;oiseaux, les bruissements de feuilles d&rsquo;arbre, les croassements des grenouilles, etc., qui s&rsquo;associent aux claquements des mains de l&rsquo;artiste, dans &quot;Gwet&quot;, pour relater les premiers pas des jeunes filles pub&egrave;res dans le monde des &quot;grands&quot;. <\/p>\n<p>Dans &quot;Couleur caf&eacute;&quot;, Yvette Bassega, les doigts pos&eacute;s sur son orgue, accompagn&eacute;e de bassiste, de contre bassiste et de percussionnistes, distille une musique engag&eacute;e, tr&egrave;s rythm&eacute;e, et dont la substance a l&rsquo;air de sortir des profondeurs de la philosophie africaine, comme des contes, les l&eacute;gendes, les mythes et les berceuses. Le premier album de l&rsquo;&quot;Epi d&rsquo;or de la chanson universitaire&quot; en 2003, est en effet un savant m&eacute;lange de Blues et de jazz, principalement dans les titres &quot;Woman Tears&quot; et &quot;Couleur caf&eacute;&quot;. Puis, dans les titres &quot;Lilagal&quot;, &quot;Nsan Bai&quot; et &quot;Bolo Yanga&quot;, arrive un style plus heurt&eacute;, compil&eacute;s aux rythmes du makun&egrave; et du mahongo si ch&egrave;res aux peuples bassa du Cameroun.<br \/>Un l&eacute;ger saupoudrage de Bolobo et l&rsquo;Essew&eacute; viennent par ailleurs donner une couleur sawa au travail de Yvette Bassega, qui a marqu&eacute; cet album d&rsquo;une empreinte musicale forte, en harmonisant notamment le piano et les instruments de musique traditionnels. El&egrave;ve de Eko Roosevelt, Yvette Bassega a d&rsquo;ailleurs invit&eacute; le vieux briscard dans son album. Ils y forment un duo d&rsquo;une grande qualit&eacute;, rehauss&eacute; par un groupe d&rsquo;instrumentistes talentueux, &agrave; l&rsquo;instar de Calvin Yug et St&eacute;phane Ekongolo. Entre tradition et modernit&eacute;, on peut donc conclure que Yvette Bassega a trouv&eacute; sa voie.<\/p>\n<p><strong>Rep&egrave;res<\/strong><br \/>Album : Couleur caf&eacute;<br \/>Auteur compositeur : Yvette Bassega<br \/>Sortie : Juillet 2007<br \/>Producteur : Yvette Bassega<br \/>Nombres de titres : 13<br \/>A &eacute;couter : Bolo Yanga, Nsan mbai, Couleur caf&eacute;, Sai, Woman Tears,<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le premier album de la jeune camerounaise est un d&eacute;routant pot pourri de sonorit&eacute;s africaines.Marion Obam C&rsquo;est une voix forte, celle de Serge Epoh. Surgie des profondeurs de la for&ecirc;t, et comme un tam-tam, elle annonce et pr&eacute;sente &quot;Couleur caf&eacute;&quot; aux m&eacute;lomanes, sous la forme imag&eacute;e d&rsquo;un conte. 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