{"id":5172,"date":"2007-08-16T19:03:49","date_gmt":"2007-08-16T17:03:49","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"417","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/417\/","title":{"rendered":"O\u00f9 est pass\u00e9 le Collectif SOS artistes"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong>Solidarit&eacute; : <\/strong><\/p>\n<hr color=\"#bbbbbb\" size=\"1\" \/><em>Tr&egrave;s actif lors des obs&egrave;ques d&rsquo;Essindi Mindja en 2005, l&rsquo;association est rest&eacute;e assez discr&egrave;te dans ses actions.<br \/><em><strong>Eug&egrave;ne Dipanda <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr color=\"#eeffee\" size=\"1\" \/>Il y a une semaine, jour pour jour, mourrait Massa Batr&eacute;, le c&eacute;l&egrave;bre com&eacute;dien camerounais, &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital central de Yaound&eacute;. Ren&eacute; Njike dans le civil, celui qu&rsquo;on consid&eacute;rait comme l&rsquo;un des pr&eacute;curseurs des sketches populaires au Cameroun est d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; 67 ans des suites d&rsquo;une h&eacute;patite B qui le rongeait depuis une douzaine d&rsquo;ann&eacute;es, comme l&rsquo;affirment ses proches. Quelques temps avant son d&eacute;c&egrave;s, Massa Batr&eacute; aurait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;assistance &quot;morale et financi&egrave;re&quot; des membres du Collectif SOS artistes, &agrave; en croire Mbanga-Kack, le porte-parole de ce regroupement &quot;d&rsquo;amis de la culture&quot;, qui a &eacute;t&eacute; mis sur pied il y a un peu plus de deux ans. &quot;Maintenant que le pire est advenu, nous devons nous organiser dans les prochains jours pour l&rsquo;organisation d&rsquo;obs&egrave;ques dignes au d&eacute;funt, qui &eacute;tait un professionnel tr&egrave;s respect&eacute;&quot;, rassure Mbanga-Kack.<br \/>Courant ao&ucirc;t 2005, alors que le cin&eacute;aste Abbia Moukoko combat encore contre la mort, le Collectif SOS artistes est encore l&agrave;. Entre les centres hospitaliers o&ugrave; Abbia Moukoko suit des soins intensifs et le domicile de l&rsquo;artiste, les membres de l&rsquo;association vont jouer un r&ocirc;le d&eacute;terminant en terme d&rsquo;assistance diverse, jusqu&rsquo;&agrave; sa mort survenue le 31 ao&ucirc;t. Mais, l&rsquo;action la plus &eacute;clatante du Collectif SOS artistes est intervenue quelques mois plus t&ocirc;t, pour le cas de Essindi Mindja, com&eacute;dien bien connu des Camerounais et m&ecirc;me des Africains, d&eacute;c&eacute;d&eacute; dans la nuit du 25 au 26 juillet 2005 &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Saint-Louis de Paris.<\/p>\n<p>L&rsquo;humoriste &eacute;tait malade, tr&egrave;s malade. Il souffrait d&rsquo;une &quot;fatigue g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e due &agrave; un surmenage&quot;, expliquaient d&rsquo;abord les membres de la famille. Essindi Mindja &eacute;tait en plein tournage du film &quot;Les Saignantes&quot; de Jean-Pierre Bekolo, lorsque sa sant&eacute; a commenc&eacute; &agrave; d&eacute;gringoler. A l&rsquo;h&ocirc;pital Jamot, les m&eacute;decins d&eacute;couvriront qu&rsquo;il souffre d&rsquo;une &quot;masse pulmonaire&quot;. Il vomissait du sang et maigrissait au fil des jours. Les soins s&rsquo;av&egrave;rent particuli&egrave;rement on&eacute;reux, et le com&eacute;dien n&rsquo;a pas assez d&rsquo;argent pour y faire face. Hubert Mono Ndjana, l&rsquo;ancien Pca de la Soci&eacute;t&eacute; civile de la litt&eacute;rature et des arts dramatiques (Sociladra) va lui octroyer une aide de 100.000 Fcfa pour l&rsquo;achat de quelques m&eacute;dicaments. Mais, l&rsquo;argent est insuffisant. Le patient, selon les m&eacute;decins, doit &ecirc;tre &eacute;vacu&eacute; en Europe pour des soins appropri&eacute;s. Une demande d&rsquo;aide adress&eacute;e au minist&egrave;re de la Culture demeure lettre morte&hellip;<br \/>C&rsquo;est en ce moment que va na&icirc;tre un &eacute;lan de solidarit&eacute; sans pr&eacute;c&eacute;dent autour de l&rsquo;artiste. Ses confr&egrave;res Kouokam Nar6, Claude Ndam, Bassek ba Kobhio et m&ecirc;me des journalistes comme Mbanga-Kack, sont &agrave; la baguette. Il est question de mobiliser rapidement de l&rsquo;argent pour l&rsquo;&eacute;vacuation sanitaire de Essindi Mindja. Tr&egrave;s vite, l&rsquo;&eacute;lan de c&oelig;ur ainsi d&eacute;clench&eacute; devient une affaire quasi nationale. <\/p>\n<p><strong>Mobilisation <\/strong><br \/>Un concert de solidarit&eacute; est organis&eacute; &agrave; Yaound&eacute;. Plus de 23 millions Fcfa sont dans la cagnotte. Le com&eacute;dien peut enfin sortir du pays, sous l&rsquo;&oelig;il des cameras de t&eacute;l&eacute;visions nationales. Trop tard, h&eacute;las, puisqu&rsquo;il mourra quelques jours seulement apr&egrave;s son hospitalisation. Selon les membres du Collectif SOS artistes, l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;Essindi Mindja s&rsquo;&eacute;tait alors consid&eacute;rablement d&eacute;grad&eacute;, alors qu&rsquo;un spectacle initi&eacute; en son nom se tenait dans la capitale fran&ccedil;aise.<br \/>N&rsquo;emp&ecirc;che, comme il l&rsquo;avait d&eacute;j&agrave; fait pour son &eacute;vacuation sanitaire, le Collectif SOS artistes a tenu &agrave; accompagner &quot;dignement&quot; le d&eacute;funt dans sa derni&egrave;re demeure. Malgr&eacute; les nombreux soup&ccedil;ons de d&eacute;tournement de l&rsquo;argent collect&eacute; par l&rsquo;association, et en d&eacute;pit du comportement affich&eacute; par la famille de Essindi Mindja, aupr&egrave;s de qui l&rsquo;&eacute;lan de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; suscit&eacute; par le Collectif a sembl&eacute; faire na&icirc;tre des app&eacute;tits divers, tout se sera finalement bien d&eacute;roul&eacute;. A la grande satisfaction des initiateurs du Collectif, qui, assure Kouokam Nar6, ont travaill&eacute; de fa&ccedil;on b&eacute;n&eacute;vole avant et apr&egrave;s la mort de leur &quot;ami&quot;.<\/p>\n<p>Depuis ces &eacute;v&eacute;nements malheureux, le Collectif SOS artistes semble cependant entr&eacute; en hibernation. Et pourtant, Mbanga-Kack indique que &quot;Le Collectif avait des ambitions claires : devenir une structure permanente, qui ne s&rsquo;occuperait pas seulement des artistes en difficult&eacute;, mais aller au-del&agrave; ; c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;am&eacute;lioration de leur condition et de leur cadre professionnel&quot;. &quot;Depuis lors, nous n&rsquo;avons pas beaucoup d&rsquo;activit&eacute;s, mais les statuts ont &eacute;t&eacute; adopt&eacute;s, et l&rsquo;association est pr&eacute;sid&eacute;e par Bassek ba Kobhio&quot;, poursuit le porte-parole. Cependant, selon Claude Ndam, &quot;Il est vraiment important de relancer les choses. Madame Essindi nous a r&eacute;cemment appel&eacute;, parce qu&rsquo;elle souhaite &eacute;difier la tombe de son mari. Je n&rsquo;ai pas encore rencontr&eacute; les autres membres, mais il y a &eacute;galement le cas de Massa Batr&eacute; qui nous interpelle&hellip;&quot;<br \/>Pour comprendre cette l&eacute;thargie apparente, il faudrait peut-&ecirc;tre interroger le mode de fonctionnement du Collectif. L&rsquo;association repose principalement sur les contributions de m&eacute;c&egrave;nes. Ses membres y op&egrave;rent donc un travail bas&eacute; sur les relations publiques. &quot;Chacun essaye de mettre son carnet d&rsquo;adresses &agrave; contribution pour des collectes diverses. Malgr&eacute; tout, nos moyens restent assez modestes. C&rsquo;est peut-&ecirc;tre ce qu explique que nous ne puissions &ecirc;tre, pour l&rsquo;instant, en activit&eacute;s en temps r&eacute;el. Toutefois, avec un peu de volont&eacute;, les choses devraient se mettre progressivement en place&quot;, t&eacute;moigne Mbanga-Kack.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Solidarit&eacute; : Tr&egrave;s actif lors des obs&egrave;ques d&rsquo;Essindi Mindja en 2005, l&rsquo;association est rest&eacute;e assez discr&egrave;te dans ses actions.Eug&egrave;ne Dipanda Il y a une semaine, jour pour jour, mourrait Massa Batr&eacute;, le c&eacute;l&egrave;bre com&eacute;dien camerounais, &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital central de Yaound&eacute;. 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