{"id":5175,"date":"2007-08-27T15:37:05","date_gmt":"2007-08-27T13:37:05","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"422","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/422\/","title":{"rendered":"Frank Ba&rsquo;ponga : J&rsquo;ai un projet avec Krotal"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><em>Le rappeur gabonais parle de son deuxi&egrave;me album et compare les politiques culturelles des deux pays. <br \/><em><strong>Propos recueillis par Marion Obam, &agrave; Libreville <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr color=\"#eeffee\" size=\"1\" \/><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/frank_baponga.gif\" align=\"left\" border=\"1\" alt=\"\" \/><strong>Lors de la troisi&egrave;me &eacute;dition de la Nuit de la Musique tenue &agrave; Libreville le 16 ao&ucirc;t 2007, vous avez annonc&eacute; la sortie prochaine de votre deuxi&egrave;me album. Qu&rsquo;en est-il?<\/strong><br \/>Je me rapproche effectivement de la sortie de mon deuxi&egrave;me album toujours avec le label Eben entertainment, car voici bient&ocirc;t deux ans que je travaille dessus. J&rsquo;ai commenc&eacute; au Ghana &agrave; cause de certaines influences qui m&rsquo;ont int&eacute;ress&eacute;, notamment le high life, qui est une fusion entre les m&eacute;lodies populaires et le rap. En quinze ans de carri&egrave;re, j&rsquo;ai eu le temps de m&ucirc;rir mon travail. Je recherche pour mon deuxi&egrave;me album &agrave; cr&eacute;er une rupture qui ne s&rsquo;&eacute;loignerait pas de mon originalit&eacute;, mais qui s&rsquo;ouvrirait aux musiques du monde. D&eacute;j&agrave; dans Mo&rsquo;fire, le premier album, je ne faisais pas exclusivement du rap, car aujourd&rsquo;hui pour avoir une exposition internationale, il faut au-del&agrave;, en terme de fronti&egrave;res musicales, des influences locales.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;album parle de quoi?<\/strong><br \/>Pour le moment le projet est de l&rsquo;appeler Karnivore. Mais quand on travaille sur un album, le titre est susceptible de changer &agrave; tout moment. Il y&rsquo;a des featuring avec Singuela et Meiway. Cet opus parle d&rsquo;amour. J&rsquo;en re&ccedil;ois tellement que j&rsquo;essaye de le partager avec le maximum de personnes. Cela se fait aussi &agrave; travers le bonheur que l&rsquo;on peut procurer par le biais de la musique. L&rsquo;album parle aussi de spiritualit&eacute;. Pour moi le pouvoir n&rsquo;est pas politique, il est culturel. Le vrai pouvoir n&rsquo;est pas magique, il est naturel et mystique. Je parle aussi des sc&egrave;nes quotidiennes de la vie qui doivent nous amener &agrave; changer. Une faute, l&rsquo;est parce qu&rsquo;on la commet une fois. Lorsqu&rsquo;on la r&eacute;p&egrave;te, c&rsquo;est qu&rsquo;on est b&ecirc;te. Il faut apprendre &agrave; tirer les le&ccedil;ons des choses qui nous arrivent. <\/p>\n<p><strong>Quelle est cette obsession bestiale qui vous anime, car vous vous faites appeler &quot;l&rsquo;animal&quot; et votre second album s&rsquo;intitule &quot;Karnivore&quot;?<\/strong><br \/>J&rsquo;essaye de me rattacher &agrave; mes racines pour ne pas tomber dans la perversit&eacute;. Aujourd&rsquo;hui le vice a pris le dessus et nous vivons vraiment dans la ville de Sodome. Ce sont mes racines africaines qui m&rsquo;ont prot&eacute;g&eacute;. Si je me fais appeler l&rsquo;animal, c&rsquo;est que l&rsquo;homme est devenu toc toc. Quand il a pens&eacute; qu&rsquo;il est devenu l&rsquo;animal le plus intelligent et que l&rsquo;humanit&eacute; faisait de lui un &ecirc;tre sup&eacute;rieur et qu&rsquo;il pouvait tout faire : d&eacute;truire les races, la faune et la flore, la biodiversit&eacute;, les m&oelig;urs &agrave; travers des pratiques avilissantes pour l&rsquo;homme. L&rsquo;Eternel est mon berger, je me consid&egrave;re comme sa brebis. <\/p>\n<p><strong>Que devient le projet de faire un duo avec le Camerounais Krotal?<\/strong><br \/>En fait, le feat avec Krotal c&rsquo;est pour son album &agrave; lui. Et &ccedil;a tient toujours. En tout cas, c&rsquo;est quelque chose qui me tient &agrave; c&oelig;ur. C&rsquo;est quelqu&rsquo;un que j&rsquo;admire et que je respecte beaucoup. Il est tr&egrave;s fort. Nous nous sommes connus par Cd interpos&eacute;s. J&rsquo;avais son album et il connaissait quelques-uns uns de mes morceaux. La premi&egrave;re rencontre s&rsquo;est tr&egrave;s bien pass&eacute;e au feeling et au niveau professionnel nous nous sommes d&eacute;couverts beaucoup de point commun. Nous avons les m&ecirc;mes influences, la m&ecirc;me &eacute;cole. C&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui a un potentiel immense. Je ne sais pas quelle est l&rsquo;importance de la musique urbaine au Cameroun, mais ici Krotal aurait d&eacute;j&agrave; un statut de star internationale et cit&eacute; en exemple aux jeunes. La politique culturelle au Gabon est diff&eacute;rente, car elle agit et accompagne les artistes. Ce n&rsquo;est pas le cas au Cameroun. Pourtant Krotal est un bosseur. Aujourd&rsquo;hui la jeunesse africaine a besoin de rep&egrave;re des gens qui ont r&eacute;ussi, non pas avec les relations et les compromissions, mais avec la force du travail et leur courage.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le rappeur gabonais parle de son deuxi&egrave;me album et compare les politiques culturelles des deux pays. Propos recueillis par Marion Obam, &agrave; Libreville Lors de la troisi&egrave;me &eacute;dition de la Nuit de la Musique tenue &agrave; Libreville le 16 ao&ucirc;t 2007, vous avez annonc&eacute; la sortie prochaine de votre deuxi&egrave;me album. 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