{"id":5181,"date":"2007-09-01T18:51:13","date_gmt":"2007-09-01T16:51:13","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"428","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/428\/","title":{"rendered":"TRIBUNE LIBRE : SAM MBENDE"},"content":{"rendered":"\n\n\n<div class=\"titre\">\n<h1>DROIT D&rsquo;AUTEUR :<\/h1>\n<\/div>\n<div class=\"chapo\">&nbsp;COMMENT DES AVOCATS VEREUX ROULENT LE CAFCAM<\/p>\n<p>Par Sam MBENDE (PCA CMC)<\/div>\n<div class=\"texte\">\n<p>Ce qu&rsquo;il est d&eacute;sormais convenu d&rsquo;appeler &laquo; la crise de confiance &raquo; entre les organismes de gestion collective de droit d&rsquo;auteur et des droits voisins de droit d&rsquo;auteur et TOTAL Cameroun S.A. vient de conna&icirc;tre un nouveau d&eacute;veloppement avec l&rsquo;interdiction faite &agrave; cette soci&eacute;t&eacute; sp&eacute;cialis&eacute;e dans la distribution p&eacute;troli&egrave;re par la Cameroon Music Corporation de toute organisation sur l&rsquo;ensemble du territoire camerounais de tout spectacle et autres s&eacute;ances occasionnelles au cours desquels il y&rsquo;aura communication au public des &oelig;uvres appartenant au r&eacute;pertoire de la CMC et &agrave; celui des soci&eacute;t&eacute;s s&oelig;urs, &agrave; l&rsquo;exemple de la SACEM, avec qui l&rsquo;organisme de gestion collective de droit d&rsquo;auteur du domaine musical du Cameroun a sign&eacute; des accords de r&eacute;ciprocit&eacute;. Ce qui traduit en clair une d&eacute;t&eacute;rioration des relations de franche collaboration entre ces deux partenaires.<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette situation, qui va para&icirc;tre &eacute;tonnante, vient ainsi remettre au go&ucirc;t du jour le grand d&eacute;bat actuel concernant l&rsquo;assujettissement de certaines entreprises relevant de la Division des Grandes entreprises de la Direction g&eacute;n&eacute;rale des Imp&ocirc;ts au paiement de la redevance due au titre du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins du droit d&rsquo;auteur. Et les recouvrements forc&eacute;s engag&eacute;s depuis trois semaines par la Commission de lutte contre la piraterie de la CMC aupr&egrave;s des entreprises pirates ne manquent pas de susciter une indignation de la part de l&rsquo;opinion publique qui a du mal &agrave; comprendre le refus de certaines firmes internationales repr&eacute;sent&eacute;es au Cameroun et utilisatrices des &oelig;uvres de l&rsquo;esprit de se conformer aux textes en vigueur. <\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Plus grave, certains conseils v&eacute;reux, sans connaissance aucune sur le droit d&rsquo;auteur, aux &eacute;tats de service nuls et inexistants dans ce domaine complexe du droit de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, en profitent pour provoquer et entretenir un climat de suspicion autour de la Mission de recouvrement mise sur pied par le Ministre d&rsquo;Etat en charge de la Culture le 28 juin 2006 et de la D&eacute;cision N&deg;0001\/MINCULT\/CAB du 13 janvier 2006 initi&eacute;e par le Groupement Inter-patronal du Cameroun et portant sur les modalit&eacute;s de d&eacute;termination, de perception et de recouvrement&nbsp; de la redevance du droit d&rsquo;auteur.<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire de vouloir r&eacute;pondre &agrave; ces avocats d&rsquo;un nouveau genre. Il me para&icirc;t cependant utile, en tant que sp&eacute;cialiste du droit d&rsquo;auteur, de m&rsquo;exprimer sur le sujet et de justifier pourquoi certaines entreprises sont usagers du droit d&rsquo;auteur.&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; En attendant, il importe de rappeler rapidement que le droit d&rsquo;auteur n&rsquo;est pas une invention camerounaise. Institu&eacute; depuis plusieurs ann&eacute;es d&eacute;j&agrave; par de nombreux autres pays, il est r&eacute;gi au Cameroun par la loi N&deg; 2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 relative au droit d&rsquo;auteur et aux droits voisins du droit d&rsquo;auteur &agrave; laquelle s&rsquo;ajoutent le d&eacute;cret d&rsquo;application N&deg; 2001\/956\/PM du 1er novembre 2001 fixant les modalit&eacute;s d&rsquo;application de la loi susvis&eacute;e, la D&eacute;cision N&deg; 0001\/MINCULT\/CAB du 13 janvier 2006 fixant les modalit&eacute;s de d&eacute;termination,&nbsp; de perception et de recouvrement de la redevance due au titre du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins et de bien d&rsquo;autres textes compl&eacute;mentaires en la mati&egrave;re. Sans oublier les Conventions internationales ratifi&eacute;es par le Cameroun : la Convention de Berne pour la protection des &oelig;uvres litt&eacute;raires et artistiques, l&rsquo;Accord sur les aspects des droits de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle&hellip;&nbsp; <\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; D&rsquo;entr&eacute;e, il n&rsquo;est pas inutile de relever que l&rsquo;article 3 (1) de la loi N&deg; 2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 prot&egrave;ge diverses &oelig;uvres du domaine litt&eacute;raire ou artistique. Entre autres : les &oelig;uvres litt&eacute;raires et les programmes d&rsquo;ordinateurs ; les compositions musicales&nbsp; avec ou sans parole ; les &oelig;uvres de dessin, de peinture, de lithographie, de gravure &agrave; l&rsquo;eau forte ou sur le bois ; les sculptures ; les &oelig;uvres dramatiques, dramatico-musicales, chor&eacute;graphiques et pantomimiques cr&eacute;&eacute;es pour la sc&egrave;ne des &oelig;uvres audiovisuelles&hellip;&nbsp; <\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp; Des &oelig;uvres de l&rsquo;esprit qui pr&eacute;c&egrave;dent, les entreprises relevant de la Division des Grandes entreprises de la Direction g&eacute;n&eacute;rale des Imp&ocirc;ts en sont-elles effectivement utilisatrices : de mani&egrave;re essentielle ou &agrave; titre accessoire ? C&rsquo;est ici que le distinguo fait entre l&rsquo;usage essentiel et massif d&rsquo;une part et l&rsquo;usage accessoire d&rsquo;autre part a toute son importance. Car, non seulement le montant d&rsquo;une redevance due au titre du droit d&rsquo;auteur d&eacute;pend du volume de l&rsquo;utilisation des &oelig;uvres prot&eacute;g&eacute;es dans la sph&egrave;re d&rsquo;une entreprise mais, plus important encore &agrave; relever, celles des entreprises, dont l&rsquo;utilisation des &oelig;uvres prot&eacute;g&eacute;es n&rsquo;est pas av&eacute;r&eacute;e, ne sont pas concern&eacute;es par les redevances du droit d&rsquo;auteur. En clair : toutes les entreprises issues de la Division des Grandes entreprises de la Direction g&eacute;n&eacute;rale des Imp&ocirc;ts ne sont pas assujetties au paiement de la redevance due au titre du droit d&rsquo;auteur.&nbsp; <\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;article 24 (1) de la loi N&deg;2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 pr&eacute;cise &agrave; cet effet que &laquo; la r&eacute;mun&eacute;ration de l&rsquo;auteur est proportionnelle aux recettes d&rsquo;exploitation &raquo;. L&rsquo;alin&eacute;a 2 dudit article est encore plus illustratif : &laquo;la r&eacute;mun&eacute;ration peut &ecirc;tre forfaitaire dans les cas suivants : la base de calcul de la participation proportionnelle ne peut pratiquement &ecirc;tre d&eacute;termin&eacute;e, les frais de contr&ocirc;le sont hors de proportion avec les r&eacute;sultats &agrave; atteindre ; l&rsquo;utilisation de l&rsquo;&oelig;uvre ne pr&eacute;sente q&rsquo;un caract&egrave;re accessoire par rapport &agrave; l&rsquo;objet exploit&eacute;. &raquo; <\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au cours de nos visites dans les entreprises, les patrons, dans la plupart des cas, disent toujours ne pas &ecirc;tre concern&eacute;s par le droit d&rsquo;auteur d&egrave;s lors qu&rsquo;ils n&rsquo;organisent pas des concerts et des projections cin&eacute;matographiques au sein de leurs structures. Certains, en allant au-del&agrave;, ne manquent pas souvent de relever que l&rsquo;Etat pr&eacute;l&egrave;ve d&eacute;j&agrave; une redevance audio-visuelle. Cette taxe, faut-il le souligner, que l&rsquo;Etat impose aux citoyens et qui n&rsquo;a rien &agrave; voir avec une redevance du droit d&rsquo;auteur. Laquelle d&eacute;pend uniquement de l&rsquo;utilisation effective par un usager d&rsquo;une ou des &oelig;uvres prot&eacute;g&eacute;es &agrave; des fins commerciales ou non. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de rappeler que le droit d&rsquo;auteur n&rsquo;est ni un imp&ocirc;t, ni une taxe. C&rsquo;est le salaire diff&eacute;r&eacute; des auteurs, des cr&eacute;ateurs. En conclusion, la redevance audio-visuelle fix&eacute;e par l&rsquo;Etat est une taxe. La redevance du droit d&rsquo;auteur est une r&eacute;tribution du cr&eacute;ateur. C&rsquo;est, me semble t&rsquo;il, deux choses distinctes.<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tenu par un devoir de transparence, li&eacute; par le respect que nous devons &agrave; ces patrons d&rsquo;entreprises qui sont en r&eacute;alit&eacute; nos partenaires, je me dois de dire que le probl&egrave;me concerne l&rsquo;usage d&rsquo;une &oelig;uvre, quel qu&rsquo;en soit le genre, au sein d&rsquo;une entreprise, lieu o&ugrave; une collectivit&eacute; rassembl&eacute;e travaille. <br \/>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br \/>&nbsp;&nbsp;&nbsp; C&rsquo;est l&rsquo;entreprise, repr&eacute;sent&eacute;e par ses dirigeants ou &agrave; travers les membres de son personnel, qui proc&egrave;de d&rsquo;une mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre &agrave; la reproduction ou &agrave; la repr&eacute;sentation des &oelig;uvres de l&rsquo;esprit parce que c&rsquo;est dans son int&eacute;r&ecirc;t, direct ou indirect. Une telle initiative de la part des patrons rend par cons&eacute;quent l&rsquo;entreprise interm&eacute;diaire entre le public et l&rsquo;&oelig;uvre. Pour ce fait, l&rsquo;autorisation des ayants droit doit &ecirc;tre pr&eacute;alablement sollicit&eacute;e et une r&eacute;mun&eacute;ration&nbsp; vers&eacute;e aux soci&eacute;t&eacute;s de droit d&rsquo;auteur. C&rsquo;est le principe cardinal et le fondement m&ecirc;me du droit d&rsquo;auteur. L&rsquo;article 25 de la loi N&deg;2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 le pr&eacute;cise clairement : &laquo; le b&eacute;n&eacute;ficiaire de l&rsquo;autorisation doit rechercher une exploitation effective conforme aux usages de la profession et &agrave; la nature de l&rsquo;&oelig;uvre &raquo;. Tous les avocats sont-ils toujours impr&eacute;gn&eacute;s des usages de notre profession et de la nature de nos &oelig;uvres ? Cette question m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre pos&eacute;e aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; On peut ainsi reprocher aux entreprises le fait de ne pas respecter le droit d&rsquo;auteur. Mais comment pourraient-elles se sentir concern&eacute;es ? De nos jours, les &oelig;uvres de l&rsquo;esprit ont p&eacute;n&eacute;tr&eacute; de toutes parts les entreprises qui sont des lieux publics pour devenir bien souvent l&rsquo;accessoire indispensable &agrave; leurs activit&eacute;s. On pourrait par exemple citer la musique d&rsquo;attente sur certains standards t&eacute;l&eacute;phoniques, les t&eacute;l&eacute;chargements des &oelig;uvres, les &eacute;crans de t&eacute;l&eacute;vision qui distillent la musique, les films et autres &agrave; longueur de journ&eacute;es, les clubs priv&eacute;s, les cantines et les voitures publicitaires au sein de ces entreprises. Je ne parlerais pas des photocopieuses en libre acc&egrave;s, voire des graveurs et des serveurs &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des entreprises qui servent &eacute;galement &agrave; diffuser les musiques et que les employ&eacute;s peuvent utiliser &agrave; leur guise, au su ou &agrave; l&rsquo;insu des patrons, &agrave; des fins professionnelles ou non, &agrave; des fins commerciales ou non.<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp; A l&rsquo;heure de l&rsquo;Internet et de l&rsquo;Intranet, source profonde du multim&eacute;dia, diverses entreprises disposent, chacune, d&rsquo;un site aujourd&rsquo;hui. Pour cela, elles sollicitent bien souvent des &oelig;uvres litt&eacute;raires et artistiques pour alimenter leurs sites. Malheureusement, sans l&rsquo;autorisation des soci&eacute;t&eacute;s de droit d&rsquo;auteur et au d&eacute;triment des ayants-droit. <br \/>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br \/>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br \/>&nbsp;&nbsp;&nbsp; S&rsquo;agissant des modalit&eacute;s de paiement de la redevance due au titre du droit d&rsquo;auteur, et dans l&rsquo;&eacute;lan participatif du ministre d&rsquo;Etat en charge de la Culture, aucun texte ne devant &ecirc;tre impos&eacute; aux usagers, dix huit n&eacute;gociations ont eu lieu pendant de longs mois entre le Minist&egrave;re de la Culture, la Commission Permanente de M&eacute;diation et de Contr&ocirc;le des soci&eacute;t&eacute;s de droit d&rsquo;auteur, les organismes de gestion collective de droit d&rsquo;auteur et les entreprises repr&eacute;sent&eacute;es par le Groupement Inter-patronal du Cameroun.<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; C&rsquo;est la r&eacute;sultante de tous ces pourparlers qui a abouti &agrave; la D&eacute;cision N&deg; 0001\/MINCULT\/CAB du 13 janvier 2006 portant sur les modalit&eacute;s de d&eacute;termination, de perception et de recouvrement de la redevance due au titre du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins. D&rsquo;o&ugrave; vient-il donc que certaines entreprises veuillent contester ladite D&eacute;cision plus d&rsquo;un an apr&egrave;s ? Dr&ocirc;le de formule, n&rsquo;est-ce pas ? Dr&ocirc;le, synonyme d&rsquo;&eacute;trange et de surprenant. Pourtant, ces avocats savent pertinemment qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de possibilit&eacute; pour eux ni d&rsquo;un recours gracieux aupr&egrave;s du Ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; de la culture, ni d&rsquo;un recours en annulation aupr&egrave;s de la Chambre administrative de la Cour supr&ecirc;me. Alors, pourquoi refusent-ils toujours d&rsquo;admettre qu&rsquo;ils se sont fourvoy&eacute;s et, par-del&agrave;, qu&rsquo;ils ont tromp&eacute; et continuent de tromper les patrons d&rsquo;entreprises, Terrible &eacute;quation n&rsquo;est-ce pas ?<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et pour notre &eacute;dification, cet extrait du curieux compte-rendu d&rsquo;un avocat, dont j&rsquo;ai pu obtenir copie, d&rsquo;une s&eacute;ance de travail tenue le 20 avril 2007 entre les avocats des entreprises appartenant au CAFCAM d&rsquo;une part, le Pr&eacute;sident de la CPMC d&rsquo;autre part, le PCA et le Directeur g&eacute;n&eacute;ral de la CMC de troisi&egrave;me part : &laquo; &hellip;Nous avons pu obtenir cette amorce de n&eacute;gociation en raison de la mobilisation commune de nos entreprises. Il est important de ne pas rel&acirc;cher la pression et de continuer &agrave; montrer notre d&eacute;termination &agrave; obtenir l&rsquo;annulation ou du moins la reformulation de cette d&eacute;cision inique et infond&eacute;e en droit jusqu&rsquo;&agrave; la signature d&rsquo;un accord juste et &eacute;quitable&hellip; &raquo;&nbsp; Vous avez dit canulars ? En tout cas, &agrave; chacun de nous d&rsquo;en faire son propre jugement. <\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bien plus, aujourd&rsquo;hui que la D&eacute;cision N&deg;0001\/MINCULT\/CAB du 13 janvier 2006 fait son bonhomme de chemin, pourquoi verser dans un juridisme n&eacute;gatif alors que ladite D&eacute;cision n&rsquo;est pas coercitive ? Son article 4 (5) propose &agrave; cet effet une alternative : &laquo; tout usager est libre, s&rsquo;il l&rsquo;estime plus conforme &agrave; ses int&eacute;r&ecirc;ts, de refuser son insertion dans l&rsquo;une des cat&eacute;gories vis&eacute;es plus haut et de n&eacute;gocier avec le repr&eacute;sentant des organismes de gestion collective, sous l&rsquo;arbitrage de la Commission Permanente de M&eacute;diation et de Contr&ocirc;le des soci&eacute;t&eacute;s de droit d&rsquo;auteur, le montant de la redevance qui sera d&eacute;termin&eacute; sur le crit&egrave;re de l&rsquo;utilisation effective des &oelig;uvres prot&eacute;g&eacute;es et qui lui sera propre &hellip;&raquo; <\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Face &agrave; une telle ouverture, on est en droit de s&rsquo;interroger sur la gesticulation de ces avocats v&eacute;reux, conseils des entreprises appartenant au Cercle d&rsquo;affaires fran&ccedil;ais au Cameroun (CAFCAM), qui versent dans le mensonge et le dilatoire. Ils savent pourtant que la D&eacute;cision susvis&eacute;e&nbsp; ne leur est m&ecirc;me pas opposable d&egrave;s lors que les entreprises ont la possibilit&eacute;&nbsp; de n&eacute;gocier directement avec les organismes de gestion collective de droit d&rsquo;auteur. C&rsquo;est ici qu&rsquo;on comprend sans doute l&rsquo;enjeu, ces conseils tenant absolument &agrave; justifier les gros honoraires que leur versent leurs clients alors qu&rsquo;ils n&rsquo;ont rien &agrave; d&eacute;fendre en r&eacute;alit&eacute;. Toute chose assimilable &agrave; de &laquo; l&rsquo;arnaque &raquo; pour reprendre leur propre terme qu&rsquo;ils affectionnent pour qualifier la redevance du droit d&rsquo;auteur. Quelques entreprises appartenant au CAFCAM l&rsquo;ont d&rsquo;ailleurs vite compris en se ravisant. Aussi ont-elles finalement choisi de n&eacute;gocier directement avec les soci&eacute;t&eacute;s de droit d&rsquo;auteur en payant leurs redevances du droit d&rsquo;auteur.<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour celles des entreprises qui le souhaiteraient, et pour leur &eacute;viter le chemin de l&rsquo;hyst&eacute;rie juridique dans lequel quelques quidams sont en train de les embarquer, je voudrais les rassurer que sur la question de l&rsquo;entreprise comme usager du droit d&rsquo;auteur, la CMC et ses experts, notamment son Directeur g&eacute;n&eacute;ral, Jean Claude LAURENT, ancien cadre sup&eacute;rieur de la SACEM avec 37 ans d&rsquo;exp&eacute;rience, sont &agrave; leur disposition. Sans condition aucune.<br \/>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br \/>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si la loi N&deg; 2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 consacre la protection du droit d&rsquo;auteur au Cameroun, il faut admettre que cette disposition l&eacute;gale n&rsquo;est pas litt&eacute;rature. Le titre VI de la loi sur le droit d&rsquo;auteur parle ainsi des infractions, des sanctions et des proc&eacute;dures. Et l&rsquo;article 81 (f) assimile &laquo; le d&eacute;faut de versement ou le retard injustifi&eacute; de versement d&rsquo;une r&eacute;mun&eacute;ration pr&eacute;vue par la loi &raquo; &agrave; la contrefa&ccedil;on. Rien d&rsquo;&eacute;tonnant donc que les recouvrements forc&eacute;s actuellement en cours soient men&eacute;s par la Commission de lutte contre la piraterie de la CMC. Et nous resterons vigilants et fermes dans la perception de nos droits. Par ailleurs, le mouvement va se radicaliser dans les prochains jours avec l&rsquo;implication des syndicats et autres associations d&rsquo;artistes venus de nos dix provinces&nbsp; D&rsquo;o&ugrave; notre insistance in fine : la redevance du droit d&rsquo;auteur ne peut en aucun cas &ecirc;tre per&ccedil;ue comme une taxe ou un imp&ocirc;t. Plus que cette derni&egrave;re, elle est assimil&eacute;e &agrave; la cr&eacute;ance salariale de l&rsquo;artiste. Et cela est tout aussi vrai en France, en Belgique&hellip; Bref, dans tous les pays ayant ratifi&eacute; la Convention de Berne.<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans la franche collaboration que les soci&eacute;t&eacute;s de droit d&rsquo;auteur ont d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;asseoir avec tous leurs partenaires, autant il est souhaitable qu&rsquo;elles fassent preuve de compr&eacute;hension puisque ces entreprises sont nos partenaires privil&eacute;gi&eacute;s, autant il est souhaitable que les entreprises fassent preuve de franche collaboration. Et dans le strict respect des l&eacute;gislations nationale et internationale en tenant compte des usages de notre profession.<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp; Il est important de noter avec force que l&rsquo;objectif du Minist&egrave;re de la Culture et du GICAM n&rsquo;&eacute;tait pas la r&eacute;pression mais la n&eacute;gociation aux fins de la pr&eacute;servation des int&eacute;r&ecirc;ts des uns et des autres dans un climat de l&eacute;galit&eacute;, de confiance r&eacute;ciproque et de s&eacute;r&eacute;nit&eacute;.<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp; On pourra &eacute;piloguer &agrave; souhait sur la r&eacute;volution actuellement en cours au Cameroun au sujet du droit d&rsquo;auteur. Aucune &oelig;uvre humaine n&rsquo;&eacute;tant parfaite, il faut n&eacute;anmoins avoir l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; de reconna&icirc;tre au moins le m&eacute;rite du Ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; de la Culture, Son Excellence Ferdinand L&eacute;opold OYONO, et du Pr&eacute;sident du GICAM, Andr&eacute; SIAKA, d&rsquo;avoir mis sur pied la premi&egrave;re plate-forme sur le droit d&rsquo;auteur dans notre pays. A la post&eacute;rit&eacute; de la parfaire. <\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp; Ma reconnaissance va &eacute;galement au Pr&eacute;sident de la Commission Permanente de M&eacute;diation et de Contr&ocirc;le, le Professeur Magloire ONDOA, &agrave; l&rsquo;expert Olivier BEHLE, Ma&icirc;tre Henri JOB, Hermine BOLLO et DOUALLA DOUALLA (SJ CAMRAIL), Elys&eacute;e GOUATTER (ex legal adviser GUINNESS), Solange ASSEN (SJ ORANGE S.A.) et aux dirigeants des quatre soci&eacute;t&eacute;s de droit d&rsquo;auteur. Je n&rsquo;oublie pas ELOHIM, le Dieu tout puissant, qui a rendu possible cette r&eacute;volution car il dit une chose et elle s&rsquo;accomplit.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br \/>Sam MBENDE&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br \/>(PCA CMC)<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DROIT D&rsquo;AUTEUR : &nbsp;COMMENT DES AVOCATS VEREUX ROULENT LE CAFCAM Par Sam MBENDE (PCA CMC) Ce qu&rsquo;il est d&eacute;sormais convenu d&rsquo;appeler &laquo; la crise de confiance &raquo; entre les organismes de gestion collective de droit d&rsquo;auteur et des droits voisins de droit d&rsquo;auteur et TOTAL Cameroun S.A. vient de conna&icirc;tre un nouveau d&eacute;veloppement avec l&rsquo;interdiction [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-5181","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5181","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5181"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5181\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5181"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5181"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5181"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=5181"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}