{"id":5212,"date":"2007-11-16T16:04:35","date_gmt":"2007-11-16T15:04:35","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"463","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/463\/","title":{"rendered":"Philosophes camerounais"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong>Renc&rsquo;Art : <\/strong><em><br \/>La vitalit&eacute; de la pens&eacute;e philosophique au Cameroun est av&eacute;r&eacute;e. <br \/><em><strong>Par Marcellin Vounda Etoa* <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr color=\"#eeffee\" size=\"1\" \/>Le colloque international qui se tient du 13 au 16 novembre 2007 au palais des congr&egrave;s sur le th&egrave;me : la philosophie et les interpr&eacute;tations de la mondialisation en Afrique, &agrave; l&rsquo;initiative du cercaphi que pr&eacute;side le professeur Njoh Mouelle, les publications anciennes, r&eacute;centes et annonc&eacute;es de penseurs camerounais viennent rappeler &agrave; l&rsquo;opinion l&rsquo;extraordinaire foisonnement de ce domaine de connaissance dans notre pays. Aucun autre champ du savoir ne peut se pr&eacute;valoir d&rsquo;autant de ressources humaines, actives et productives d&rsquo;&oelig;uvres de qualit&eacute;. <\/p>\n<p>A la liste des penseurs dont la renomm&eacute;e est d&eacute;j&agrave; &eacute;tablie, dress&eacute;e par le Pr. Fame Ndongo dans son discours d&rsquo;ouverture du colloque international de Yaound&eacute;, le 13 novembre dernier, il faudrait au moins ajouter le j&eacute;suite Meinrad Hebga et Basile Jul&eacute;at Fouda. Pour le premier cit&eacute;, on peut expliquer la difficult&eacute; qu&rsquo;il a &agrave; &ecirc;tre philosophe chez lui par la complexit&eacute; du champ qu&rsquo;il explore : les ph&eacute;nom&egrave;nes para normaux et par les in&eacute;vitables querelles d&rsquo;&eacute;coles qui sont heureusement un ferment de la pens&eacute;e. Il est donc heureux de constater &agrave; son sujet que le d&eacute;bat se d&eacute;place progressivement des questions d&rsquo;opinion aux questions de fond, sous tendues par des publications comme celle que le Pr. Eboussi Boulaga a cordonn&eacute;e et &eacute;dit&eacute;e sous le titre : La dialectique de la foi et de la raison, hommage &agrave; Pierre Meinrad Hebga (Yaound&eacute;, Terroirs, 2007). Le Dr Jacques Chatu&eacute; de l&rsquo;universit&eacute; de Dschang vient quant &agrave; lui de r&eacute;habiliter Basile Jul&eacute;at Fouda qu&rsquo;on tendait &agrave; oublier depuis son long exil sanitaire et familial en France, &agrave; travers un bel ouvrage intitul&eacute; : Basile Jul&eacute;at Fouda, idiosyncrasie d&rsquo;un philosophe africain (Paris, l&rsquo;Harmattan, 2007).<\/p>\n<p>Les &eacute;pigones de ces p&egrave;res fondateurs dont notre pays devrait &ecirc;tre fier sont malheureusement moins nombreux et peu visibles. Mono Ndjana, Nkolo Foe, Ndebi Biya, Charles Dimi, Godefroy Tangwa, sans &ecirc;tre exhaustif, sont de ce petit nombre. On pourrait expliquer leur d&eacute;ficit de visibilit&eacute; par la faible diffusion de leurs ouvrages, parfois publi&eacute;s &agrave; compte d&rsquo;auteur ou par des &eacute;diteurs ne disposant pas d&rsquo;une r&eacute;elle capacit&eacute; de diffusion. Car une chose est de s&rsquo;auto&eacute;diter, de se faire &eacute;diter, une autre est de faire circuler sa pens&eacute;e et ses productions. Heureusement, pour la tradition qui fait de Yaound&eacute; une place forte de la pens&eacute;e africaine et de la philosophie, les &eacute;pigones des grands ma&icirc;tres sont eux-m&ecirc;mes talonn&eacute;s de pr&egrave;s par une g&eacute;n&eacute;ration qui leur br&ucirc;le parfois la politesse par la qualit&eacute; de ses publications, le courage de ses prises de position et la pertinence de ses vues. On compte ainsi une bonne quinzaine de philosophes et de penseurs qui montent progressivement en puissance, o&ugrave; qui sont au sommet de leur art : Achille Mbembe, Bidima Godefroy, Malolo Dissake, Lucien Ayissi, Jacques Chatu&eacute;, Ludovic Lado, Nsame Mbongo, Charles Ossah, Emile Kenmogne, Emboussi Nyano sont quelques uns d&rsquo;entre eux. <\/p>\n<p>L&rsquo;un des m&eacute;rites de plusieurs des philosophes camerounais, c&rsquo;est d&rsquo;avoir pu rayonner &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle globale par des publications faites &agrave; partir de leur terroir. Yaound&eacute; d&rsquo;o&ugrave; est partie la grande remise en cause de la pens&eacute;e de Senghor, o&ugrave; se sont mises en place les lignes de r&eacute;sistance &agrave; l&rsquo;irrationnel dans la gestion politique de nos pays, o&ugrave; s&rsquo;est cristallis&eacute;e la r&eacute;flexion sur les conf&eacute;rences nationales en Afrique et o&ugrave; se sont pos&eacute;s les jalons du d&eacute;veloppement&hellip; appara&icirc;t ainsi comme l&rsquo;une des principales places fortes de la philosophie en Afrique. L&rsquo;autre m&eacute;rite qu&rsquo;on devrait reconna&icirc;tre &agrave; plusieurs de nos &quot; oracles des temps modernes &quot;, selon l&rsquo;expression du Pr. Fame Ndongo, c&rsquo;est l&#8217;emprise avec la r&eacute;alit&eacute; quotidienne et les probl&egrave;mes auxquels notre soci&eacute;t&eacute; fait face. Toutefois, par certains c&ocirc;t&eacute;s, ce discours reste moralisateur, lorsque nos philosophes, adoss&eacute;s &agrave; l&rsquo;illusion de la toute puissance des lumi&egrave;res, croient en la bont&eacute; naturelle de l&rsquo;homme et mettent sur le compte de l&rsquo;ignorance tous les errements de notre nature dont les causes sont pourtant plus profondes. <\/p>\n<p>* Directeur des &eacute;ditions CLE<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Renc&rsquo;Art : La vitalit&eacute; de la pens&eacute;e philosophique au Cameroun est av&eacute;r&eacute;e. 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