{"id":5244,"date":"2007-12-13T10:57:12","date_gmt":"2007-12-13T09:57:12","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"496","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/496\/","title":{"rendered":"Les quatre jours qui ont \u00ab\u00a0tu\u00e9\u00a0\u00bb l&rsquo;Upc"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong>T&eacute;moignage : <\/strong><\/p>\n<hr color=\"#bbbbbb\" size=\"1\" \/><em>Sim&eacute;on Kuissu raconte le congr&egrave;s du parti nationaliste au sortir de la clandestinit&eacute; en 1991.<br \/><em><strong>Jean Baptiste Ketchateng <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr color=\"#eeffee\" size=\"1\" \/>Pourquoi le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Upc le plus &quot;court&quot;-il n&rsquo;a dirig&eacute; le parti que de d&eacute;cembre 1991 &agrave; avril 1992- de l&rsquo;histoire a-t-il &eacute;crit cet essai qui est plus une histoire analys&eacute;e des 17 derni&egrave;res ann&eacute;es de la vie du mouvement nationaliste camerounais? La r&eacute;ponse se trouve peut-&ecirc;tre &agrave; la derni&egrave;re page de couverture de l&rsquo;ouvrage r&eacute;cemment publi&eacute; &agrave; Paris par Menaibuc. &quot;L&rsquo;Upc, rappelle Simeon Kuissu, a &eacute;t&eacute; pens&eacute;e par ses fondateurs comme un instrument au service d&rsquo;une fin, la souverainet&eacute; du Kamerun et l&rsquo;am&eacute;lioration continue des conditions de vie et d&rsquo;existence de ses populations&quot;. Mais &agrave; Bamougoum, village au c&oelig;ur de l&rsquo;Ouest, lors du congr&egrave;s qui s&rsquo;y tint du 19 au 22 d&eacute;cembre, les h&eacute;ritiers de l&rsquo;acte du 10 avril 1948 l&rsquo;ont oubli&eacute;.<\/p>\n<p>&quot;Quel projet cet organe dirigeant est-il sens&eacute; mettre en &oelig;uvre&quot;, s&rsquo;interroge l&rsquo;auteur en parlant de la direction du parti qui est &eacute;lue &agrave; ce rassemblement public des up&eacute;cistes, contraints depuis 36 ans &agrave; la clandestinit&eacute;. Celui qui &eacute;crit ces lignes dubitatives est pourtant le &quot;dirigeant le mieux &eacute;lu&quot; de ce congr&egrave;s. Pourtant, pense-t-il, &quot;la lecture des minutes et des travaux donne le sentiment que le congr&egrave;s de Bamougoum avait pour objet la prise de contr&ocirc;le de l&rsquo;Upc &quot;Manidem&quot; par des acteurs organis&eacute;s impliqu&eacute;s dans sa pr&eacute;paration politique&quot;. R&eacute;unie &agrave; Bamougoum, l&rsquo;Upc fid&egrave;le &agrave; la ligne de Um Nyobe, Ernest Ouandie, F&eacute;lix Moumi&eacute; n&rsquo;avait donc pas pour seuls adversaires les &quot;camarades&quot; ralli&eacute;s au r&eacute;gime de Yaound&eacute; et les dirigeants de celui-ci. &quot;Le congr&egrave;s fut f&ecirc;t&eacute; comme un succ&egrave;s par les th&eacute;oriciens de la rupture avec les anciens, (dont Ekane Anicet &eacute;tait le chef de file), parce que &quot;nous sommes rest&eacute;s entre nous&quot; comme ils voulaient&rdquo;. <\/p>\n<p><strong>Batailles <\/strong><br \/>&ldquo;La plupart des anciens ne sont pas venus&hellip;&quot;, souligne par exemple l&rsquo;auteur. En effet, certains acteurs politiques qui se r&eacute;clament de l&rsquo;Upc se r&eacute;uniront quelques jours plus loin &agrave; Nkongsamba, avec la b&eacute;n&eacute;diction de Yaound&eacute;. Pour Kuissu, l&agrave; est tout le probl&egrave;me. Et, il n&rsquo;est pas &eacute;tonnant que la question de &quot;l&rsquo;unit&eacute; de l&rsquo;Upc soit&quot; demeur&eacute;e enti&egrave;re au lendemain des deux congr&egrave;s. D&rsquo;apr&egrave;s lui, il aurait fallu rapprocher les deux blocs, comme il essaya de le faire. La terrible bataille au sein du parti nationaliste, connue sous le nom de la &quot;d&eacute;marcation&quot; avait commenc&eacute;. Mais elle ne sera pas guid&eacute;e, dans le camp des up&eacute;cistes qui se voulaient continuateurs de l&rsquo;ouvrage entam&eacute; par Ruben Um Nyobe et ses compagnons, par la volont&eacute; d&rsquo;avancer ensemble vers le but originel. N&rsquo;est-ce pas la raison pour laquelle, r&eacute;pondant &agrave; la d&eacute;mission de Sim&eacute;on Kuissu, la direction de l&rsquo;Upc qu&rsquo;elle &quot;luttait pour le contr&ocirc;le du parti&quot; et non pour l&rsquo;avancement des id&eacute;es up&eacute;cistes, s&rsquo;interroge par exemple l&rsquo;auteur. <\/p>\n<p>Qui &eacute;crit l&agrave;, sa part de v&eacute;rit&eacute; dans l&rsquo;histoire tumultueuse de la plus vieille organisation politique camerounaise. Pour autant, reconna&icirc;t-il, cette explication des quatre journ&eacute;es de Bamougoum et du contexte qui les ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute;es et suivies ne l&rsquo;absout pas. Aurait-il pu en &ecirc;tre diff&eacute;remment quand ces heures terribles qu&rsquo;il conte mettent en exergue des hommes et des femmes qui ont fait trembler le r&eacute;gime de Yaound&eacute;, aux prises avec de basses consid&eacute;rations tribales? Le tribalisme, une sorte de paravent que les up&eacute;cistes ont port&eacute; durant ce congr&egrave;s et qui les a emp&ecirc;ch&eacute;s de voir les fameuses &quot;t&acirc;ches urgentes&quot; qu&rsquo;&agrave; travers les d&eacute;cennies d&rsquo;histoire du Cameroun ils ont pourtant su bien d&eacute;finir. Comble des paradoxes pour le parti qui voulait justement aller au-del&agrave; des tribus pour comprendre l&rsquo;essentiel : l&rsquo;instrument qui lib&egrave;rera le Cameroun ne peut-&ecirc;tre un sigle mythique, ni un conglom&eacute;rat de dirigeants assoiff&eacute;s de reconnaissance.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>T&eacute;moignage : Sim&eacute;on Kuissu raconte le congr&egrave;s du parti nationaliste au sortir de la clandestinit&eacute; en 1991.Jean Baptiste Ketchateng Pourquoi le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Upc le plus &quot;court&quot;-il n&rsquo;a dirig&eacute; le parti que de d&eacute;cembre 1991 &agrave; avril 1992- de l&rsquo;histoire a-t-il &eacute;crit cet essai qui est plus une histoire analys&eacute;e des 17 derni&egrave;res ann&eacute;es [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-5244","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5244","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5244"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5244\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5244"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5244"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5244"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=5244"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}