{"id":54,"date":"2006-06-14T15:00:10","date_gmt":"2006-06-14T13:00:10","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-06-14T15:00:10","modified_gmt":"2006-06-14T13:00:10","slug":"54","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/54\/","title":{"rendered":"Kum\u2019a Ndumb\u00e8 III : Un prince tout Afric\u2019Avenir"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p>Si Kum\u2019a Ndumbe III a le titre de prince, il en a aussi l\u2019\u00e9toffe. Portrait d\u2019un homme qui, au-del\u00e0 du Wouri, \u0153uvre \u00e0 la (re)d\u00e9couverte de la culture africaine. &#8211; <embed src=\"http:\/\/www.youtube.com\/v\/mVdErrICXFs&amp;rel=1\" width=\"425\" height=\"355\" type=\"application\/x-shockwave-flash\" wmode=\"transparent\"><\/embed><br \/><embed><\/embed><\/p>\n<p>Kum&rsquo;a Ndumb&egrave; III<br \/>Un prince tout Afric&rsquo;Avenir<\/p>\n<p><a target=\"_blank\" href=\"www.africavenir.org\"><\/a><a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.africavenir.org\/\"><img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" alt=\"\" border=\"0\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"..\/bibliotheque\/africavenir.jpg\" \/><\/a><\/p>\n<p>&ldquo; La modernit&eacute; doit s&rsquo;inscrire dans la tradition &rdquo;, explique Kum&rsquo;a Ndumbe III, prince de sang dont les anc&ecirc;tres r&eacute;gnaient sur le royaume B&egrave;l&egrave;-B&egrave;l&egrave; qui comprend les actuels villages de Bonassama, Bonab&eacute;ri, Bonendal&eacute;, Bojongo, Sodiko, Bonamatoumb&eacute; et les &icirc;les Djebal&egrave;. C&rsquo;est donc naturellement qu&rsquo;il a implant&eacute; sa fondation, Afric&rsquo;Avenir, au c&oelig;ur de son ancien fief : Bonab&eacute;ri. &ldquo; J&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute;, en 1993, de cr&eacute;er une fondation afin que le peuple africain puisse se relever : se purifier puis rena&icirc;tre &rdquo;, explique-t-il, install&eacute; dans sa biblioth&egrave;que o&ugrave; jonchent des dizaines d&rsquo;ouvrages sur l&rsquo;Afrique, dont un des plus anciens date de 1887. &ldquo; Ces livres traitent de l&rsquo;histoire africaine mais sont pourtant difficilement trouvables au Cameroun. J&rsquo;ai voulu que cette fondation puisse servir de lieu de recherches. &rdquo; Pour le prince, la trag&eacute;die v&eacute;cue par l&rsquo;Afrique est une des plus douloureuses et des plus longues, se perp&eacute;tuant encore aujourd&rsquo;hui sous le joug des dictateurs du continent. &ldquo; Mais, j&rsquo;ai la certitude qu&rsquo;apr&egrave;s cinq si&egrave;cles de d&eacute;shumanisation, l&rsquo;Afrique accouchera d&rsquo;un tr&eacute;sor ! &rdquo;, affirme-t-il, confiant.<br \/>Sa lign&eacute;e princi&egrave;re lui impose certaines responsabilit&eacute;s auxquelles il ne veut pas se d&eacute;rober. Apr&egrave;s dix ans pass&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger o&ugrave; il a fait ses &eacute;tudes, Kum&rsquo;a Ndumbe III d&eacute;cide de s&rsquo;investir pour la &ldquo; renaissance &rdquo; de son pays. Docteur en &eacute;tudes germaniques et histoire, major de promotion, Kum&rsquo;a Ndumbe III obtient facilement, &agrave; la sortie de la fac en 1970, un poste d&rsquo;enseignant &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Lyon. Il est aussi professeur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Berlin, et d&egrave;s 1979 &agrave; celle de Yaound&eacute;. &ldquo; Ainsi, j&rsquo;ai pass&eacute; vingt ans entre deux continents : l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique. &rdquo; Mais la fondation qu&rsquo;il cr&eacute;e a besoin de lui : il d&eacute;cide donc de s&rsquo;installer d&eacute;finitivement dans la ville qui l&rsquo;a vu na&icirc;tre. &ldquo; Je voulais cr&eacute;er un endroit o&ugrave; le citoyen puisse se ressourcer afin de comprendre d&rsquo;o&ugrave; il vient, pour savoir o&ugrave; il va. Et la tradition est une fa&ccedil;on de se ressourcer ! &rdquo; Pour le prince, &ldquo; un &ecirc;tre humain qui n&rsquo;a plus de tradition est une personne sans &acirc;me qui devient un d&eacute;stabilis&eacute; de la modernit&eacute;. &rdquo; Dans une perspective presque religieuse, le prince entend offrir &ldquo; aux Africains en g&eacute;n&eacute;ral, aux Camerounais en particulier, ainsi qu&rsquo;&agrave; nos amis du Nord, la possibilit&eacute; de se r&eacute;concilier avec l&rsquo;univers, avec les anc&ecirc;tres. &rdquo;<\/p>\n<p>Entre tradition et modernit&eacute;<br \/>De ses exp&eacute;riences, en Afrique et en Europe, l&rsquo;universitaire a constat&eacute; que l&rsquo;homme moderne se comportait en ma&icirc;tre du monde. &ldquo; C&rsquo;est une erreur de croire une chose pareille ! Quand on va sur la lune, on ne fait que d&eacute;couvrir des lois qui existent depuis des mill&eacute;naires, on n&rsquo;invente rien ! L&rsquo;homme n&rsquo;est qu&rsquo;une partie de cet univers qu&rsquo;il doit respecter. &rdquo; Il est intransigeant sur les m&eacute;faits de la colonisation : &ldquo; Les structures coloniales et post-coloniales ont d&eacute;pouill&eacute; l&rsquo;Africain de son &acirc;me et l&rsquo;&eacute;ducation contemporaine ne fait que recoloniser mentalement nos enfants. &rdquo; D&rsquo;o&ugrave; son initiative de cr&eacute;er un espace enti&egrave;rement d&eacute;di&eacute; aux Africains et &agrave; leurs cultures. &ldquo; Nous organisons des forums de dialogue sur des th&egrave;mes qui int&eacute;ressent les Camerounais comme le r&ocirc;le des &eacute;coles ou des &eacute;glises, les strat&eacute;gies de survie, sur le tribalisme, les cons&eacute;quences du Sida&hellip; &rdquo;<br \/>Autre initiative pour que les Africains se r&eacute;approprient leur culture : le mois du cin&eacute;ma africain qui se termine ce samedi (le 17 juin). &ldquo; Comme l&rsquo;Africain a &eacute;t&eacute; d&eacute;tourn&eacute; de lui-m&ecirc;me, il ne veut plus d&eacute;couvrir sa propre culture ! Et changer les mentalit&eacute;s est un travail de longue haleine. &rdquo;, constate le prince. Ainsi, cet &eacute;v&eacute;nement n&rsquo;a pas eu le succ&egrave;s escompt&eacute; : &ldquo; Le cin&eacute;ma n&rsquo;est pas encore entr&eacute; dans les m&oelig;urs des habitants de Douala contrairement aux forums qui font, &agrave; chaque fois, salle comble. &rdquo; Mais, l&rsquo;action de cet homme ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas l&agrave;. Amoureux des lettres, le prince a publi&eacute; non moins d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;ouvrages dont une dizaine r&eacute;cemment publi&eacute;e en langue allemande.<br \/>&ldquo; J&rsquo;ai constat&eacute; qu&rsquo;il &eacute;tait plus ais&eacute; de trouver mes livres &agrave; Cuba qu&rsquo;au Cameroun ! &rdquo;, ironise l&rsquo;&eacute;crivain. Ainsi, au travers de pi&egrave;ces de th&eacute;&acirc;tre, de recueils de po&egrave;mes ou d&rsquo;essais politiques, Kum&rsquo;a Ndumbe III scrute la culture et l&rsquo;histoire du continent africain. &ldquo; Dans la pi&egrave;ce &ldquo;Kafra Biatanga&rdquo;, qui est un jeu de mot &agrave; partir de Biafra Katanga, j&rsquo;ai voulu r&eacute;fl&eacute;chir sur la fa&ccedil;on dont on fabrique une guerre. Dans &ldquo;Lumumba&rdquo;, je dresse une satire historique sur l&rsquo;h&eacute;ritage de la corruption depuis la colonisation&hellip; L&rsquo;Afrique est tr&egrave;s souvent au c&oelig;ur de mes r&eacute;flexions. &rdquo; Actuellement le prince &eacute;crit un ouvrage de science politique sur la pr&eacute;vention des conflits. &ldquo; L&rsquo;avenir de l&rsquo;Afrique r&eacute;side dans sa capacit&eacute; &agrave; inventer son futur. Et cela ne pourra &ecirc;tre fait que si le pass&eacute; est ma&icirc;tris&eacute; ! &rdquo; <\/p>\n<p>Par Fabienne PINEL (Stagiaire)<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si Kum\u2019a Ndumbe III a le titre de prince, il en a aussi l\u2019\u00e9toffe. 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