{"id":5491,"date":"2008-02-20T12:53:54","date_gmt":"2008-02-20T11:53:54","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"758","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/758\/","title":{"rendered":"Une cabale contre Me Ngalle Miano"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span><br \/><\/span><\/p>\n<p class=\"style23\">Les ennuis qu&rsquo;a r&eacute;cemment eus l&rsquo;avocat avec son bailleur font suite &agrave; une longue affaire pleine de rebondissements. Dans laquelle la Cnps ne joue pas franc jeu&hellip; <\/p>\n<p class=\"texte\">La presse a fait &eacute;chos ces derniers jours de l&rsquo;expulsion, puis de la r&eacute;admission de Me Jean-Paul Ngalle-Miano (avocat au barreau du Cameroun) de son cabinet sis dans l&rsquo;immeuble dit Zenith II appartenant &agrave; la Cnps (Caisse nationale de pr&eacute;voyance sociale) et situ&eacute; au quartier Bonanjo &agrave; Douala.<br \/> Pour bien comprendre cette scabreuse affaire, il faut remonter au 23 mai 1997 lorsque la Cnps et le cabinet d&rsquo;avocat Ngalle-Miano un contrat de bail. Un an plus tard, pr&eacute;cis&eacute;ment le 13 mai 1998, la Cnps constitue Me Ngalle-Miano en vue du recouvrement par tous les moyens et voies de droit, de sa cr&eacute;ance d&rsquo;un montant de 2,84 milliards de Fcfa sur l&rsquo;Oncpb (Office national de commercialisation des produits de base) en liquidation. Apr&egrave;s de longues tractations, l&rsquo;avocat parviendra &agrave; obtenir le r&egrave;glement de la somme de 600 millions de Fcfa. En 2001, Me Jean-Paul Ngalle-Miano adresse alors une note d&rsquo;honoraires d&rsquo;un montant de 85, 4 millions de Fcfa &agrave; la Cnps. En l&rsquo;absence d&rsquo;une r&eacute;action de la part de cette derni&egrave;re, l&rsquo;avocat saisit le repr&eacute;sentant du b&acirc;tonnier dans la province du Littoral. Cette d&eacute;marche aboutit a une conciliation entre les deux parties. Le montant des honoraires de Me Ngalle-Miano est ramen&eacute; &agrave; 35 millions de Fcfa. Huit millions de Fcfa lui sont vers&eacute;s peu apr&egrave;s. Laissant un reliquat de 27 millions de Fcfa qui restent impay&eacute;s jusqu&rsquo;&agrave; ce jour.<br \/> Pour le recouvrement de ce reliquat, Me Ngalle-Miano s&rsquo;associe &agrave; un autre avocat au barreau du Cameroun, ayant lui aussi des cr&eacute;ances &agrave; la Cnps. Mais, leurs nombreuses requ&ecirc;tes sont rest&eacute;es infructueuses. Mais passant outre cette cr&eacute;ance impay&eacute;e, La Cnps adresse en juin 2005 une assignation &agrave; Me Ngalle Miano pour le paiement de 21,6 millions de Fcfa d&rsquo;arri&eacute;r&eacute;s de loyers. C&rsquo;est le point de d&eacute;part d&rsquo;un v&eacute;ritable chass&eacute;-crois&eacute; <\/p>\n<p><span style=\"font-weight: bold;\"> Compensation<\/span><br \/> En r&eacute;action, ce dernier fait d&eacute;livrer un jour plus tard &agrave; la Cnps une assignation en compensation par-devant le tribunal de grande instance du Wouri &agrave; Douala. Et en septembre 2005, il fait servir &agrave; la Cnps une assignation en discontinuation des poursuites aupr&egrave;s du juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s du tribunal de premi&egrave;re instance de Douala Bonanjo. A son tour en novembre 2005, la Cnps assigne, par exploit, le cabinet de Me Jean-Paul Ngalle Miano en expulsion par-devant le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s du tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute; centre administratif. Mais, le 1er f&eacute;vrier 2006, le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s du Tpi de Douala-Bonanjo ordonne la mise en discontinuation des poursuites jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;issue de la proc&eacute;dure de compensation. Une ordonnance contre laquelle la Cnps rel&egrave;ve appel avant d&rsquo;introduire une requ&ecirc;te aux fins de sursis &agrave; ex&eacute;cution. Laquelle avait ensuite &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e irrecevable en l&rsquo;Etat en mars 2007.<br \/> Or, entre temps, le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s du Tpi de Yaound&eacute; centre administratif avait, malgr&eacute; l&rsquo;incomp&eacute;tence ratione loci (incomp&eacute;tence territoriale), rendu une d&eacute;cision ordonnant l&rsquo;expulsion du cabinet de Me Ngalle-Miano de l&rsquo;immeuble. Cette d&eacute;cision est prise aussi en passant outre l&rsquo;ordonnance du 1er f&eacute;vrier 2006 du juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s du Tpi de Douala Bonanjo ordonnant la discontinuation des poursuites jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;issue de la proc&eacute;dure de compensation qui est encore en cours au Tgi du Wouri. Et l&rsquo;expulsion survenue vendredi dernier se fait en violation des dispositions de la loi N&deg; 90\/059 du 19 d&eacute;cembre 1990 portant organisation de la profession d&rsquo;avocat.<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: bold;\"> Interrogations<\/span><br \/> Cette loi dispose en son article 22 : &ldquo; le cabinet d&rsquo;avocat est inviolable. Aucune perquisition ne peut y &ecirc;tre effectu&eacute;e, sauf pour saisir des documents ou objets en rapport avec une proc&eacute;dure judiciaire, lorsque l&rsquo;avocat est lui-m&ecirc;me mis en cause ou que les documents ou objets concern&eacute;s sont &eacute;trangers &agrave; l&rsquo;exercice de sa profession. La perquisition est effectu&eacute;e par le magistrat comp&eacute;tent, en pr&eacute;sence de l&rsquo;avocat, du b&acirc;tonnier ou de son repr&eacute;sentant. Elle est effectu&eacute;e dans les conditions qui pr&eacute;servent le secret professionnel et la digit&eacute; de l&rsquo;avocat. &rdquo;.<br \/> D&rsquo;apr&egrave;s des sources proches des milieu de la justice, l&rsquo;expulsion de Me Ngalle-Miano de son cabinet vendredi dernier survient alors que celui-ci a &eacute;t&eacute; constitu&eacute; pour d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts de l&rsquo;Etat du Cameroun dans certains dossiers d&eacute;licats impliquant la Cnps et nombre de ses dirigeants. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;interrogation d&rsquo;un confr&egrave;re de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, qui a n&eacute;anmoins voulu s&rsquo;exprimer sous le couvert de l&rsquo;anonymat : &ldquo; cette courte expulsion avait-elle pour objectif inavou&eacute; de subtiliser de pr&eacute;cieux documents qu&rsquo;il d&eacute;tiendrait, surtout au moment o&ugrave; Me Ngalle-Miano &eacute;tait cens&eacute; se trouver &agrave; Paris ? &rdquo; Il s&rsquo;appuie d&rsquo;ailleurs sur le fait que ce cabinet a d&eacute;j&agrave; fait l&rsquo;objet d&rsquo;au moins un cambriolage dans un pass&eacute; r&eacute;cent. Un autre avocat au barreau du Cameroun s&rsquo;&eacute;tonne de la &ldquo; curieuse complaisance du parquet g&eacute;n&eacute;ral du Wouri qui, en ordonnant l&rsquo;assistance de la force publique dans cette expulsion a viol&eacute; les dispositions de l&rsquo;article 22 de la loi N&deg; 90\/059. Le parquet g&eacute;n&eacute;ral de Douala n&rsquo;a pas cru devoir saisir le b&acirc;tonnier ou son repr&eacute;sentant afin que les dispositions relatives au secret professionnel et &agrave; la dignit&eacute; d&rsquo;avocat soient respect&eacute;es &rdquo;.<br \/> En attendant la r&eacute;ponse &agrave; ces questions, l&rsquo;on apprend que Me Ngalle-Miano a d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; saisi le ministre de la justice et la pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pour les informer de cette action des dirigeants de la Cnps &ldquo; qui tenteraient ainsi de le discr&eacute;diter et de neutraliser les actions qu&rsquo;il a entreprises pour le compte de l&rsquo;Etat. &rdquo; A qui profite finalement ce crime ? <\/p>\n<p> Franck Ndoumb&eacute; Diwouta<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les ennuis qu&rsquo;a r&eacute;cemment eus l&rsquo;avocat avec son bailleur font suite &agrave; une longue affaire pleine de rebondissements. 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