{"id":5531,"date":"2008-03-03T15:40:49","date_gmt":"2008-03-03T14:40:49","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"798","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/798\/","title":{"rendered":"Yaound\u00e9 : La psychose reste de mise"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Les activit&eacute;s ont repris dans la capitale qui a rev&ecirc;tu les attributs d&rsquo;une ville en &eacute;tat de si&egrave;ge.<br \/><em><strong> Brice R. Mbodiam <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> La pluie fine qui s&rsquo;est abattue sur la ville de Yaound&eacute; dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi de jeudi, 28 f&eacute;vrier dernier, semble avoir emport&eacute; avec elle la vague de violence qui s&rsquo;est empar&eacute;e de la capitale camerounaise d&egrave;s lundi soir, 25 f&eacute;vrier 2008. Apr&egrave;s quatre jours d&rsquo;&eacute;chauffour&eacute;es entre forces de l&rsquo;ordre et des populations qui avaient transform&eacute; certains carrefours de la ville en brasier, les taximen ont tous repris du service d&egrave;s vendredi, 29 f&eacute;vrier. Idem pour les populations de la capitale qui ont recommenc&eacute; &agrave; vaquer &agrave; leurs occupations habituelles. On a pu ainsi les voir prendre d&rsquo;assaut les d&eacute;bits de boissons, pour enfin humecter des gosiers ass&eacute;ch&eacute;s par quatre jours de soif : les bars ayant ferm&eacute;s soit par prudence, soit sous la menace de manifestants particuli&egrave;rement hargneux. Une hargne encore redout&eacute;e par les fonctionnaires et les &eacute;l&egrave;ves des coll&egrave;ges publics et priv&eacute;s de Yaound&eacute;, qui ont brill&eacute; par leur absence &agrave; leurs postes respectifs vendredi dernier.<\/p>\n<p>Cependant, comme dans le secteur des transports et des banques, la journ&eacute;e de vendredi a &eacute;galement &eacute;t&eacute; celle de la reprise des activit&eacute;s commerciales. Notamment en ce qui concerne les &eacute;choppes des quartiers et les grandes surfaces de la capitale : Score, Skt, diverses boulangeries (Calafatas, Acropole, Centrale&hellip;), Reliance, etc. Mais la plus grande affluence a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e dans les march&eacute;s &agrave; partir de samedi, 1er mars 2008. &laquo;On dirait que tout Yaound&eacute; s&rsquo;est donn&eacute; rendez-vous &agrave; Mokolo&raquo;, s&rsquo;est exclam&eacute; St&eacute;phanie Kwemo, une m&eacute;nag&egrave;re rencontr&eacute;e hier dimanche au quartier Biyem-assi. M&ecirc;me la surench&egrave;re qui s&rsquo;est install&eacute;e sur les &eacute;tals (lire article ci-dessous) n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; cette derni&egrave;re de faire le plein de provisions. Surtout que, selon une rumeur qui s&rsquo;est r&eacute;pandue comme une tra&icirc;n&eacute;e de poudre d&egrave;s vendredi matin dans la capitale, les &laquo;casseurs&raquo; pourraient revenir &agrave; la charge d&egrave;s cette matin&eacute;e de lundi, 3 mars 2008.<\/p>\n<p>Cette crainte de voir le soul&egrave;vement populaire de la semaine derni&egrave;re se prolonger d&egrave;s ce lundi est accr&eacute;dit&eacute;e par la forte pr&eacute;sence des militaires dans la ville. Pratiquement &agrave; tous les grands carrefours de la capitale, l&rsquo;arm&eacute;e camerounaise a d&eacute;ploy&eacute;, par dizaine, des &eacute;l&eacute;ments du Bataillon d&rsquo;intervention rapide (Bir), une unit&eacute; sp&eacute;ciale charg&eacute;e de combattre le ph&eacute;nom&egrave;ne des coupeurs de route et de s&eacute;curiser les zones frontali&egrave;res. Selon des informations dignes de foi, ces militaires lourdement arm&eacute;s, qui donnent l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; la fois sourds et muets, ont &eacute;t&eacute; d&eacute;p&ecirc;ch&eacute;s de Bertoua (1er Bir) de Maroua (3&egrave;me Bir) et de Koutaba o&ugrave; les &eacute;l&eacute;ments devant constituer le 2&egrave;me Bir, dont la base sera Douala, sont actuellement en formation.<\/p>\n<p><strong>Parodie de proc&egrave;s<\/strong><br \/>Gilets pare-balles sur le torse et kalachnikov au point, la pr&eacute;sence de ces militaires &eacute;clipse celle des gendarmes, qui, eux, sillonnent la ville &agrave; bord de pick-up 4&#215;4 ou de camions. Une fois la nuit tomb&eacute;e, l&rsquo;on peut &eacute;galement voir des chars lance eau de la police, commun&eacute;ment appel&eacute;s &laquo;Abraham, stationn&eacute;s dans certains carrefours. Heureusement, depuis vendredi, ces &eacute;l&eacute;ments des forces arm&eacute;s et de la police sont plut&ocirc;t disciplin&eacute;s. Aucun incident n&rsquo;a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; jusqu&rsquo;ici. Contrairement aux exactions commises entre lundi et jeudi derniers.<br \/>En effet, d&egrave;s le d&eacute;but de la gr&egrave;ve des taximen le lundi, 25 f&eacute;vrier dernier, les forces de l&rsquo;ordre ont soit violent&eacute;, soit proc&eacute;d&eacute; &agrave; des arrestations de jeunes gens qui avaient &eacute;rig&eacute; des barricades dans des quartiers tels que Emombo, Essos, Ekounou, Mokolo, etc.<\/p>\n<p> Mardi le 26 f&eacute;vrier aux aurores, apr&egrave;s qu&rsquo;un h&eacute;licopt&egrave;re de l&rsquo;arm&eacute;e a r&eacute;pandu du gaz lacrymog&egrave;ne sur Bonamoussadi, le quartier estudiantin de la capitale qui a pourtant brill&eacute; par une relative qui&eacute;tude, des militaires y ont ensuite effectu&eacute; une descente muscl&eacute;e : plusieurs chambres d&rsquo;&eacute;tudiants ont &eacute;t&eacute; d&eacute;fonc&eacute;es et leurs occupants violent&eacute;s. Sc&eacute;nario identique mercredi le 27 f&eacute;vrier, peu apr&egrave;s le discours du chef de l&rsquo;Etat, qui a eu le don d&rsquo;&eacute;chauffer les esprits de certains cop&rsquo;s de Bonamoussadi.<br \/>Paul Biya a alors &eacute;t&eacute; contraint &agrave; s&rsquo;adresser &agrave; la nation camerounaise apr&egrave;s que les violences soient mont&eacute;s d&rsquo;un cran &agrave; Yaound&eacute;, dans la matin&eacute;e du mercredi 27 f&eacute;vrier. Ce, malgr&eacute; la lev&eacute;e, la veille vers 23h, du mot d&rsquo;ordre de gr&egrave;ve des transporteurs qui ont obtenu une modique r&eacute;duction de 6 Fcfa sur le prix du super. En r&eacute;ponse &agrave; cette &laquo;magnanimit&eacute; gouvernementale&raquo;, des habitants de la ville aux sept collines ont plut&ocirc;t transform&eacute; certains quartiers en v&eacute;ritables champs de bataille. La riposte des forces de l&rsquo;ordre ne s&rsquo;est pas faite attendre. Bilan : plusieurs coups de feu tir&eacute;s pour dissuader les manifestants, des bless&eacute;s et des arrestations &agrave; la p&egrave;le, parodie de proc&egrave;s puis condamnations h&acirc;tives de pr&eacute;tendus &laquo;casseurs&raquo;, une cinquantaine d&rsquo;&eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;&eacute;cole priv&eacute;e les sapins de Biyem-Assi intern&eacute; &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital du coin pour avoir inhal&eacute; du gaz lacrymog&egrave;ne&hellip;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les activit&eacute;s ont repris dans la capitale qui a rev&ecirc;tu les attributs d&rsquo;une ville en &eacute;tat de si&egrave;ge. Brice R. Mbodiam La pluie fine qui s&rsquo;est abattue sur la ville de Yaound&eacute; dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi de jeudi, 28 f&eacute;vrier dernier, semble avoir emport&eacute; avec elle la vague de violence qui s&rsquo;est empar&eacute;e de la capitale camerounaise [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-5531","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5531","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5531"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5531\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5531"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5531"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5531"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=5531"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}