{"id":5533,"date":"2008-03-03T15:42:17","date_gmt":"2008-03-03T14:42:17","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"800","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/800\/","title":{"rendered":"Des impacts ind\u00e9l\u00e9biles sur l\u2019\u00e9conomie"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\"><br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Au-del&agrave; des pillages orchestr&eacute;s ici et l&agrave;, le manque &agrave; gagner s&rsquo;av&egrave;re tr&egrave;s lourd pour le Cameroun.<br \/><em><strong> Eug&egrave;ne Dipanda  <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> Quatre jours d&rsquo;immobilit&eacute; abrutissante. Une f&acirc;cheuse inactivit&eacute; dans la quasi-totalit&eacute; des secteurs productifs. Des investissements lourds qui partent en fum&eacute;e, etc. 72 heures apr&egrave;s la bourrasque, il est encore embryonnaire de pr&eacute;tendre &agrave; un quelconque bilan. Tout au plus, les analystes sont unanimes sur un fait : le pr&eacute;judice est &eacute;norme pour l&rsquo;&eacute;conomie nationale. La gr&egrave;ve lanc&eacute;e par les transporteurs revendiquant une diminution du prix du carburant &agrave; la pompe, qui s&rsquo;est progressivement mu&eacute;e en une insurrection incontr&ocirc;lable, a, en effet, laiss&eacute; des traces dans la plupart des villes du pays. Et particuli&egrave;rement &agrave; Douala, c&oelig;ur de cible de l&rsquo;&eacute;conomie camerounaise et principal foyer des tensions. <\/p>\n<p>Quelques clich&eacute;s : plus de 80 % des stations services de la ville ont &eacute;t&eacute; vandalis&eacute;es. Leurs recettes journali&egrave;res, &agrave; en croire les op&eacute;rateurs du secteur, sont estim&eacute;es en moyenne &agrave; 0,5 millions Fcfa. Particuli&egrave;rement vis&eacute;s, les kiosques du Pari mutuel urbain camerounais (Pmuc) ont &eacute;t&eacute; d&eacute;truits ou ont servi de bois de chauffe aux pyromanes. Des entreprises de microfinance et m&ecirc;me certaines banques classiques, ont re&ccedil;u la visite des &eacute;meutiers. Lesquels ont d&eacute;truit des &eacute;difices et, quelquefois, emport&eacute; d&rsquo;importantes sommes d&rsquo;argent. La grande distribution n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; &eacute;pargn&eacute;e. Dans la plupart des quartiers, boutiques, magasins divers, boulangeries et autres restaurants, ont &eacute;t&eacute; saccag&eacute;s. Dix camions rutilants ont &eacute;t&eacute; br&ucirc;l&eacute;s chez un concessionnaire, Sidem, situ&eacute; dans la zone a&eacute;roportuaire de Douala. Ses propri&eacute;taires parlent d&rsquo;une perte s&egrave;che de plus d&rsquo;un milliard de francs Cfa !<\/p>\n<p>Et le tour est loin d&rsquo;&ecirc;tre fait. Les agences Aes-Sonel de Bonamoussadi et Snec de Makepe, par exemple, ont &eacute;t&eacute; pill&eacute;es et des v&eacute;hicules appartenant &agrave; ces entreprises br&ucirc;l&eacute;s. Le centre provincial des Imp&ocirc;ts de Douala 13e &agrave; Bonamoussadi a &eacute;t&eacute; mis &agrave; sac, et son coffre-fort emport&eacute;. Pareil pour la mairie et la sous-pr&eacute;fecture de Douala V, en partie ou totalement incendi&eacute;es. Le centre de distribution des Brasseries du Cameroun (Sabc) de Ndokoti, lui, est rest&eacute; ferm&eacute; pendant tout ce temps, obligeant des dizaines de camions &agrave; garer, dans l&rsquo;attente d&rsquo;une hypoth&eacute;tique livraison de boissons. Pas moyen donc, pour les bars, de se ravitailler.<br \/>M&ecirc;me la presse en a subi les contrecoups. Depuis le 25 f&eacute;vrier dernier, aucun journal de la place n&rsquo;a pu &ecirc;tre imprim&eacute;, ni &ecirc;tre distribu&eacute;, encore moins &ecirc;tre normalement vendu. Certaines imprimeries, &agrave; l&rsquo;instar de Macacos &agrave; Douala, auront d&rsquo;ailleurs provisoirement ferm&eacute; leurs portes.<\/p>\n<p><strong>Budget de l&rsquo;Etat<\/strong><br \/>Dans le secteur des transports, aucun bus n&rsquo;a pu partir de Douala pour Yaound&eacute;. Sur place dans la capitale &eacute;conomique, la Soci&eacute;t&eacute; camerounaise des transports urbains (Socatur) a vu l&rsquo;un de ses nouveaux bus totalement calcin&eacute;, et dix autres fracass&eacute;s &agrave; l&rsquo;aide de pierres. Dans une ville voisine, Mbanga, la Soci&eacute;t&eacute; des plantations locale a perdu plusieurs de ses plants de bananiers. L&rsquo;usine de conditionnement de la banane de Njomb&eacute;, elle, a &eacute;t&eacute; d&eacute;truite et br&ucirc;l&eacute;e. En filigrane, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs toute la sous r&eacute;gion Afrique centrale qui aura plus ou moins ressenti le d&eacute;r&egrave;glement &eacute;conomique du Cameroun. La preuve, plusieurs dizaines de camions transportant des marchandises en direction du Tchad, de la Rca, du Gabon et du Congo, sont rest&eacute;s bloqu&eacute;s &agrave; Douala pendant toute la dur&eacute;e de la paralysie des activit&eacute;s. Certains importateurs estiment &agrave; environ un million Fcfa dans chaque cas, les co&ucirc;ts suppl&eacute;mentaires li&eacute;s &agrave; ce stationnement prolong&eacute;. Voil&agrave; pour la partie visible de l&rsquo;iceberg&hellip;<\/p>\n<p>Au-del&agrave; de l&rsquo;aspect optique des impacts, la facture de la crise sociale enregistr&eacute;e la semaine derni&egrave;re s&rsquo;av&egrave;re, en effet, plus douloureuse encore. Imaginons, par exemple, l&rsquo;affr&eacute;teur d&rsquo;un bateau ayant accost&eacute; au Port autonome de Douala (Pad) lors du d&eacute;clenchement des manifestations, lundi. Parce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas pu se d&eacute;charger de sa cargaison du fait de l&rsquo;arr&ecirc;t des activit&eacute;s sur la place portuaire, il est tenu de payer la bagatelle de 22 millions de Fcfa suppl&eacute;mentaires par jour d&rsquo;attente. Par ailleurs, selon des chiffres avanc&eacute;s officiellement, le Pad produirait des recettes oscillant entre 2 et 3 milliards Fcfa par jour. Ce qui &eacute;quivaudrait &agrave; quelque 8 &agrave; 12 milliards Fcfa de manque &agrave; gagner du fait de l&rsquo;insurrection. Pour ce qui est des recettes fiscales et douani&egrave;res, le ministre des Finances a &eacute;t&eacute; formel : le blocage des activit&eacute;s en quatre jours p&egrave;se plus de 16 milliards Fcfa ; c&rsquo;est-&agrave;-dire, a &eacute;bauch&eacute; M. Essimi Menye, &laquo;Environ le quart d&rsquo;une augmentation de salaires des agents de l&rsquo;Etat de 12% !&raquo;.<\/p>\n<p>Toutefois, l&rsquo;un des d&eacute;g&acirc;ts les plus importants li&eacute;s &agrave; cette crise sociale concerne le patrimoine routier du Cameroun en pleine r&eacute;habilitation. Dans la quasi-totalit&eacute; des villes o&ugrave; les manifestations ont pris des allures de gu&eacute;rilla, comme un effet de contagion, les jeunes ont manifest&eacute; leur courroux en br&ucirc;lant des pneus us&eacute;s sur la chauss&eacute;e. Ce qui a pour cons&eacute;quence imm&eacute;diate, selon les techniciens des travaux publics, d&rsquo;endommager la couche de bitume. Dans la capitale &eacute;conomique notamment, o&ugrave; la r&eacute;fection des routes est en plein essor, la fra&icirc;cheur de l&rsquo;asphalte la pr&eacute;disposerait &agrave; une d&eacute;gradation plus rapide encore. Du coup, certains &eacute;voquent un &laquo;recommencement&raquo;, si ce n&rsquo;est un &laquo;retour &agrave; la case d&eacute;part&raquo;, avec ces nids de poules effroyables pour les usagers. Une rallonge budg&eacute;taire, pr&eacute;tend-on d&egrave;s lors &agrave; la Communaut&eacute; urbaine de Douala (Cud), est d&eacute;sormais incontournable pour mener les chantiers &agrave; bon port. Une source proche du minist&egrave;re des Travaux publics estime ainsi &agrave; plus de 15 milliards Fcfa, le besoin de financements pour le repl&acirc;trage du goudron dont la durabilit&eacute; a &eacute;t&eacute; hypoth&eacute;qu&eacute;e sous l&rsquo;effet des flammes d&eacute;vastatrices.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au-del&agrave; des pillages orchestr&eacute;s ici et l&agrave;, le manque &agrave; gagner s&rsquo;av&egrave;re tr&egrave;s lourd pour le Cameroun. Eug&egrave;ne Dipanda Quatre jours d&rsquo;immobilit&eacute; abrutissante. 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