{"id":5538,"date":"2008-03-03T15:46:49","date_gmt":"2008-03-03T14:46:49","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"805","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/805\/","title":{"rendered":"Le Cameroun danse au bord du pr\u00e9cipice"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\">Analyse : <br \/><\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Le politiste recommande une lecture attentive du thermom&egrave;tre qui indique la pouss&eacute;e de fi&egrave;vre au lieu de le casser par une r&eacute;pression aveugle<br \/><em><strong> Par Eric Mathias Owona Nguini* <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> Avec la conjoncture &eacute;meuti&egrave;re que le Cameroun &agrave; connu ces derniers jours, du samedi 23 f&eacute;vrier au jeudi 28 f&eacute;vrier 2008, on a pu observer un terrible d&eacute;cha&icirc;nement de violence, de protestation et de provocation autant que de r&eacute;pression. Une puissante onde de choc expressive d&rsquo;une agressivit&eacute; et d&rsquo;une hostilit&eacute; de forte intensit&eacute; a travers&eacute; de nombreux secteurs et segments ou de nombreux s&eacute;diments de la soci&eacute;t&eacute; camerounaise. La dynamique d&rsquo;effervescence et de coalescence cr&eacute;&eacute;e par ce d&eacute;ferlement et d&eacute;cha&icirc;nement &eacute;meutiers, a suscit&eacute; une violence sociale venant ext&eacute;rioriser les frustrations et tensions de nombreux groupes engag&eacute;s dans une vie fortement d&eacute;vastatrice et d&eacute;pr&eacute;datrice.<\/p>\n<p>La conjoncture &eacute;meuti&egrave;re qui a fortement secou&eacute; de nombreuses villes camerounaises (Douala, Yaound&eacute;, Bamenda, Bafang, Obala, Njombe &ndash; Penja, etc.) a donn&eacute; lieu &agrave; une v&eacute;ritable escalade porteuse de fortes tensions pour la stabilit&eacute; et la s&eacute;curit&eacute; du Cameroun comme maill&eacute;e par de multiples tensions et missions politiques, &eacute;conomiques, sociales et culturelles. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un &eacute;pisode nouveau de violences collectives r&eacute;v&eacute;latrices de la circulation des diff&eacute;rentes contraintes traversant une soci&eacute;t&eacute; camerounaise oscillant entre inertie et changement. L&rsquo; &laquo;&eacute;nergie sociale&raquo; d&eacute;pens&eacute;e de mani&egrave;re agressive dans ces turbulences &eacute;meuti&egrave;res ou dans leur ferme et s&eacute;v&egrave;re r&eacute;pression, est r&eacute;v&eacute;latrice des crispations cr&eacute;&eacute;es par les dynamiques dissym&eacute;triques de distribution et de redistribution des chances d&rsquo;autorit&eacute; et de pouvoir, d&rsquo;utilit&eacute; et d&rsquo;&eacute;change ou d&rsquo;identit&eacute; et de statut. La conjoncture &eacute;meuti&egrave;re qu&rsquo;a travers&eacute;e le Cameroun est un analyseur de la pression et de l&rsquo;oppression cr&eacute;&eacute;es par la g&eacute;n&eacute;ralisation du d&eacute;veloppement in&eacute;gal et d&eacute;loyal.<\/p>\n<p>L&rsquo;onde de violence protestataire et contre protestataire qui a mis une grande partie du Cameroun dans un v&eacute;ritable &eacute;tat de panique g&eacute;n&eacute;rale correspond &agrave; un arbre complexe en termes de causes et de raisons, de processus et de m&eacute;canismes, de dispositifs et de motifs ou de mobiles et de sources. Pour cerner cette situation de fortes fluidit&eacute;s et turbulences sociopolitiques et socio-&eacute;conomiques, il convient de ne pas perdre de vu l&rsquo;h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute; des conduites et des actes qui se sont manifest&eacute;s au cours de cet &eacute;pisode. Les dynamiques critiques &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans ce processus de fluidit&eacute; rel&egrave;vent de jeux et enjeux politiques (discordance et dissonance des liens de repr&eacute;sentations et de m&eacute;diation ; affrontements de groupes de pression et d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, lutte pour ce contr&ocirc;le du pouvoir central) ; &eacute;conomique (probl&egrave;me de la vie cher de l&rsquo;inflation et de la sp&eacute;culation caract&eacute;ris&eacute;e) ou sociales (in&eacute;galit&eacute; sociale, criarde,) et culturelles (manipulations identitaires des tensions exprim&eacute;es). <\/p>\n<p>L&rsquo;onde de choc qui a travers&eacute; le Cameroun est un processus intersectoriel et intentionnel d&rsquo;agitations et de mobilisation faites de pouss&eacute;es &eacute;meuti&egrave;res et\/ou insurrectionnelles de violences ou et\/de pouss&eacute;es s&eacute;curitaires et\/ou contre insurrectionnelle de violence o&ugrave; l&rsquo;on a vu comment se forme une br&egrave;che dans l&rsquo;&eacute;corce spatio-temporel et structuro-fonctionnel de la soci&eacute;t&eacute; englobante camerounaise, br&egrave;che qui lib&egrave;re des pulsions puissantes de violence contestataire et protestataire &agrave; travers lesquelles on note de fortes tensions entre int&eacute;gration valoris&eacute;e, d&eacute;sir&eacute;e et int&eacute;gration frustr&eacute;e et d&eacute;valoris&eacute;e. En effet, cette puissante pouss&eacute;e d&rsquo;indocilit&eacute; et d&rsquo;incivilit&eacute; a constitu&eacute; un moment fort expressif d&rsquo;une crispation imminente de nombreux acteurs collectifs (agences) ou individuels (agents) autour de luttes concernant leurs conditions, positions et situations d&rsquo;int&eacute;gration et d&rsquo;identification aux lieux et &eacute;minents, valorisants, attrayants et pr&eacute;pond&eacute;rants dans la division sociale du travail et des fonctions au Cameroun.<\/p>\n<p><strong>Vuln&eacute;rabilit&eacute;s<\/strong><br \/>L&rsquo;onde de choc qui a travers&eacute; le Cameroun entre le 25 f&eacute;vrier et le 27 f&eacute;vrier, a montr&eacute; que le pays &eacute;tait expos&eacute; &agrave; de multiples vuln&eacute;rabilit&eacute;s politiques, &eacute;conomique, techniques, strat&eacute;giques et psychiques. Elle a notamment montr&eacute; que le syst&egrave;me gouvernant confront&eacute; &agrave; des dynamiques collectives d&rsquo;incertitude pouvait rapidement &ecirc;tre menac&eacute; par la mont&eacute;e des probl&egrave;mes de contr&ocirc;le, de conduite et de pilotage. Confront&eacute;s &agrave; une telle fen&ecirc;tre critique, les diff&eacute;rents dispositifs gouvernementaux et institutionnels ont montr&eacute; une faible capacit&eacute; &agrave; canaliser les incertitudes cr&eacute;&eacute;es par un processus &eacute;meutier dont le dynamique complexe a comport&eacute; des nivaux spontan&eacute;es, parodiques spongieux puis sponsoris&eacute;s d&rsquo;action contre institutionnelle. La crise &eacute;meuti&egrave;re a ainsi conduit &agrave; une v&eacute;ritable paralyse d&eacute;cisionnelle, institutionnelle dans les principaux centres urbains et m&eacute;tropolitains de pouvoir que sont Douala et Yaound&eacute;.<\/p>\n<p>Le syst&egrave;me gouvernant constitu&eacute; autour du pouvoir central a vu son autorit&eacute; par un d&eacute;cha&icirc;nement &eacute;meutiers qui a conduit &agrave; de nombreuses atteintes aux personnes et aux biens, lib&eacute;rant de terribles pulsions d&rsquo;agressivit&eacute; centre les repr&eacute;sentants (fonctionnaires civils ou militaires) et repr&eacute;sentant de l&rsquo;Etat du parti dominant ou des r&eacute;seaux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts et d&rsquo;influences li&eacute;es au groupe face &agrave; l&rsquo;&eacute;tonnante passivit&eacute; ou sous-r&eacute;activit&eacute; des institutions gouvernantes &agrave; r&eacute;sorber la prolif&eacute;ration de cette violence collective par des moyens pacifiques. Le Leadership central de l&rsquo;Etat camerounais a d&ucirc; recourir &agrave; un usage intensif et massif de la coercition physique pour &eacute;viter une cristallisation de la crise capable de contenir et de r&eacute;duire une dynamique de crise sociale mena&ccedil;ant de subvertir le pouvoir institutionnel contr&ocirc;l&eacute; par le pr&eacute;sident Biya et son groupe dominant. En effet, le contr&ocirc;le dirigeant b&eacute;n&eacute;ficiant au r&egrave;gne a &eacute;t&eacute; momentan&eacute;ment mis &agrave; mal par cette &eacute;ruption &eacute;meuti&egrave;re.<\/p>\n<p>L&rsquo;onde de violence produite par le choc de la coercition &eacute;meuti&egrave;re et de la coercition contre &eacute;meuti&egrave;re s&rsquo;est inscrite dans une conjoncture soci&eacute;tale de tension (divergences et crispations politique, institutionnel et strat&eacute;giques autour de la r&eacute;vision constitutionnelle, perspective d&rsquo;une gr&egrave;ve des transporteurs contre la hausse des prix du carburant, inconfort des m&eacute;nages et agents &eacute;conomiquement d&eacute;munis et d&eacute;favoris&eacute;s face &agrave; la hausse continue des prix des denr&eacute;es de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; ; r&eacute;unie des man&oelig;uvres commerciaux et\/ou financi&egrave;re de sp&eacute;culation ; ch&ocirc;mage end&eacute;mique, inefficacit&eacute; des politiques social de redistribution etc.). En clair, l&rsquo;&eacute;pisode de violence collective qui a travers&eacute; le Cameroun est une expression symptomatique d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; crisp&eacute;e parce que gripp&eacute;e, d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; d&eacute;sabus&eacute;e par le triomphe de passe droit sur les droits, de l&rsquo;arbitraire sur l&rsquo;arbitrage.<\/p>\n<p>Au del&agrave; de la complexit&eacute; de ses mod&egrave;les de structuration et de ses mod&egrave;les d&rsquo;op&eacute;ration. L&rsquo;&eacute;pisode de violences critiques gouvern&eacute; par la tension entre agressivit&eacute; protestataire et s&eacute;v&eacute;rit&eacute; contre protestataire, a &eacute;t&eacute; un signal d&rsquo;un rel&egrave;vement g&eacute;n&eacute;ral de la tension dans les supports sociaux camerounais. Ce d&eacute;cha&icirc;nement de pulsions violentes est indicateur du jeu conflictuel entre forces d&rsquo;inertie et forces de changement, entre puissances d&rsquo;ordre et de d&eacute;sordre, entre dynamique d&rsquo;&eacute;quit&eacute; ou d&rsquo;&eacute;galit&eacute; et dynamique d&rsquo;iniquit&eacute; et d&rsquo;in&eacute;galit&eacute;. Un tel d&eacute;ferlement d&rsquo;indocilit&eacute; et d&rsquo;incivilit&eacute; r&eacute;v&egrave;le la mont&eacute;e aussi extr&ecirc;me de probl&egrave;mes de gouvernabilit&eacute; et de responsabilit&eacute;. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un processus r&eacute;v&eacute;lateur d&rsquo;un malaise complexe li&eacute; &agrave; la faible consolidation et validation de syst&egrave;mes institutionnels et fonctionnels d&rsquo;activit&eacute; et d&rsquo;interactivit&eacute; politiques &eacute;conomique, sociaux et culturels disposant d&rsquo;une forte et d&rsquo;une haute l&eacute;gitimit&eacute; et efficacit&eacute;. Ceci exprime la cristallisation de r&eacute;actions encha&icirc;n&eacute;es et accumul&eacute;es de d&eacute;forme &agrave; des probl&egrave;mes syst&eacute;miques et end&eacute;miques.<\/p>\n<p><strong>Turbulences<\/strong><br \/>Les coups de boutoir et de semonce port&eacute;s par les diff&eacute;rents bandes d&rsquo;&eacute;meutiers et les diff&eacute;rentes vagues d&rsquo;&eacute;meutes ont d&eacute;truit de nombreux biens et entra&icirc;n&eacute; de nombreux morts, suscitant en r&eacute;action la mise en action et &agrave; feu de dispositif s&eacute;curitaire gouvernant (police, puis gendarmerie, corps militaires) face &agrave; la p&eacute;n&eacute;tration de cette vague contestataire dans la capitale politique Yaound&eacute;, sanctuaire du pouvoir central menac&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre converti en th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;action de la subversion indirecte puis semi-directe du r&eacute;gime Biya-Rdpc. L&rsquo;appareil gouvernant a convoqu&eacute; ses vieux m&eacute;canismes r&eacute;flexes s&eacute;curitaires. Ce recours brutal &agrave; un maintien de l&rsquo;ordre ferme, nerveux et frileux est une r&eacute;action r&eacute;sultant d&rsquo;une rapide expansion de la turbulence &eacute;meuti&egrave;re dans le sacro-saint domaine central du pouvoir qu&rsquo;est Yaound&eacute;.<\/p>\n<p>Confront&eacute; &agrave; la furie d&eacute;vastatrice d&rsquo;escouades &eacute;meuti&egrave;res engag&eacute;es dans une contestation violente de l&rsquo;autorit&eacute; et de la l&eacute;gitimit&eacute; politique autant que de l&rsquo;efficacit&eacute; et de la capacit&eacute; &eacute;conomique de l&rsquo;ordre &eacute;tabli, les agences principales ou auxiliaires du pouvoir central (administration centrale, administration territoriale, r&eacute;seaux du parti) ont &eacute;t&eacute; paralys&eacute;es par une v&eacute;ritable panique g&eacute;n&eacute;rale et paniqu&eacute;s par une incontestable paralysie d&eacute;cisionnelle. Le syst&egrave;me gouvernant d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; par de nombreuses suspicions internes, a connu un r&eacute;el blocage de sa capacit&eacute; &agrave; r&eacute;agir en raison de l&rsquo;&eacute;vanouissement attentiste et opportuniste de tous les interm&eacute;diaires politiques op&eacute;rant au profit du pouvoir central (grands barons et hautes &eacute;lites du r&eacute;gime, &eacute;lite interm&eacute;diaire, parti gouvernant, chefs et notables associ&eacute;s &agrave; la machinerie au pouvoir, op&eacute;rateurs &eacute;conomiques associ&eacute;s aux coteries dirigeantes, d&eacute;put&eacute;s et conseillers municipaux du Rdpc, leaders et cadres de l&rsquo;opposition institutionnelle ou d&eacute;loyale). Priv&eacute; de ses ressources expressives et persuasives et incapable d&rsquo;offrir des ressources r&eacute;tributives exig&eacute;es ou revendiqu&eacute;es par des &eacute;meutiers en furie, le pouvoir central &eacute;tait contraint de s&rsquo;appuyer sur la capacit&eacute; coercitive des forces de l&rsquo;ordre.<\/p>\n<p>Si la d&eacute;marche de fermet&eacute; choisie par le pouvoir central et son chef a r&eacute;ussi &agrave; canaliser la pouss&eacute;e &eacute;meuti&egrave;re, cette orientation s&eacute;curitaire profil&eacute;e par rapport aux besoins gouvernants de r&eacute;duction de la vague protestataire, n&rsquo;a pas permis de poser explicitement les mesures politiques &agrave; m&ecirc;me de faire qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse pas du premier moment d&rsquo;une v&eacute;ritable zone de turbulences. La v&eacute;rit&eacute; de la situation commande de prendre en compte positivement et constructivement les probl&egrave;mes socio-&eacute;conomiques de pauvret&eacute;, de mis&egrave;re et d&rsquo;&eacute;tranglement par la hausse vertigineuse des prix. Au r&eacute;alisme s&eacute;curitaire d&rsquo;une reprise en main d&rsquo;une situation susceptible d&rsquo;&eacute;voluer vers une subversion du pouvoir, il convient d&rsquo;adjoindre un pragmatisme utilitaire recherchant &agrave; r&eacute;soudre ou &agrave; r&eacute;duire les probl&egrave;mes qui ont servi (m&ecirc;me &agrave; titre de pr&eacute;texte) de d&eacute;clencheur de la crise. <\/p>\n<p>Instrumentalis&eacute;s ou non, manipul&eacute;s compl&egrave;tement ou en partie par des groupes d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et de pression li&eacute;s aux forces officielles d&rsquo;opposition o&ugrave; &agrave; une action d&eacute;loyale de coteries gouvernantes appuy&eacute;s par des puissances ext&eacute;rieures contestant le pouvoir du pr&eacute;sident Biya, les &eacute;meutes sont un signal des diff&eacute;rentes tensions et frustrations de la soci&eacute;t&eacute; camerounaise. Afin qu&rsquo;elles ne correspondent &agrave; une simple phase d&rsquo;accalmie d&rsquo;un processus d&rsquo;agitation qui pourra rebondir, il convient que les diff&eacute;rentes forces politiques et sociales s&rsquo;en fassent une repr&eacute;sentation allant au-del&agrave; de sommaires th&eacute;ories du complot. C&rsquo;est au coeur de la politisation conflictuelle de ces terribles violences &eacute;meuti&egrave;res et contre-&eacute;meuti&egrave;res qu&rsquo;il convient de sonder les raisons de (re) construire un compromis minimal autour du syst&egrave;me politique, &eacute;conomique et social et de son architecture, compromis qui menace d&rsquo;&ecirc;tre pulv&eacute;ris&eacute; par les divergences autour de la r&eacute;vision de la constitution, les disputes socio-&eacute;conomiques et la menace d&rsquo;une mont&eacute;e aux extr&ecirc;mes de tensions ethno r&eacute;gionales. Le Cameroun ne doit pas danser au bord d&rsquo;un pr&eacute;cipice&hellip;<\/p>\n<p><em>*Enseignant &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Yaound&eacute; II &#8211; Soa <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Analyse : Le politiste recommande une lecture attentive du thermom&egrave;tre qui indique la pouss&eacute;e de fi&egrave;vre au lieu de le casser par une r&eacute;pression aveugle Par Eric Mathias Owona Nguini* Avec la conjoncture &eacute;meuti&egrave;re que le Cameroun &agrave; connu ces derniers jours, du samedi 23 f&eacute;vrier au jeudi 28 f&eacute;vrier 2008, on a pu observer [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"adace-sponsor":[],"class_list":["post-5538","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5538","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5538"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5538\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5538"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5538"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5538"},{"taxonomy":"adace-sponsor","embeddable":true,"href":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/adace-sponsor?post=5538"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}