{"id":5546,"date":"2008-03-03T15:58:06","date_gmt":"2008-03-03T14:58:06","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"813","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/813\/","title":{"rendered":"C\u2019\u00e9tait un avertissement aux dirigeants"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\">S&eacute;verin C&eacute;cile Abega : C&rsquo;&eacute;tait un avertissement aux dirigeants.<\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>L&rsquo;anthropologue analyse le ph&eacute;nom&egrave;ne de la violence des manifestations qu&rsquo;il relie &agrave; la pauvret&eacute; galopante.<br \/><em><strong> Propos recueillis par Jean Baptiste Ketchateng <\/strong><\/em><\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> <img decoding=\"async\" data-expand=\"600\" class=\"lazyload\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns%3D'http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2F2000%2Fsvg' viewBox%3D'0 0 1 1'%2F%3E\" data-src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/cecile_abega.gif\" alt=\"\" \/><strong>Avez-vous &eacute;t&eacute; surpris par l&rsquo;ampleur des violences qui ont fait une vingtaine de morts en cinq jours?<\/strong><br \/>Il faut d&rsquo;abord dire que les manifestions sont int&eacute;ressantes par la forme qu&rsquo;elles ont prises, dans la mesure o&ugrave; elles se d&eacute;roulaient dans plusieurs villes. Ensuite, il faut relever qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas un visage : nous n&rsquo;avons pas un leader de la revendication, qui se met en avant. Mais si elles ont pu se d&eacute;rouler en tant d&rsquo;endroits, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a quand m&ecirc;me une structuration derri&egrave;re. <br \/>Ce qui m&rsquo;a int&eacute;ress&eacute;, c&rsquo;est cependant l&rsquo;absence de leader qui f&eacute;d&egrave;re des initiatives friables, impalpables et finit par leur donner une forme, une puissance. C&rsquo;est tr&egrave;s important parce qu&rsquo;au Cameroun nous avons un ph&eacute;nom&egrave;ne qui &eacute;rode les leaderships politiques et civils. Tous ces leaderships sont aujourd&rsquo;hui d&eacute;consid&eacute;r&eacute;s. On a comme une difficult&eacute; &agrave; voir &eacute;merger de nouveaux leaders, alors que le milieu politique est riche et que la soci&eacute;t&eacute; civile se reconstitue. Or, si nous n&rsquo;avons pas un leader, nous n&rsquo;avons pas une conscience, une voix forte qui parle, une direction qui est clairement imprim&eacute;e. <br \/>Apparemment, il y a eu deux mouvements : celui des transporteurs en gr&egrave;ve que les gens ont bien compris et partag&eacute; ; un deuxi&egrave;me mouvement semble avoir profit&eacute; de celui-l&agrave; pour transformer la manifestation &agrave; caract&egrave;re socio-&eacute;conomique en mouvement &agrave; caract&egrave;re politique. Mais comme il n&rsquo;y avait pas une direction, cette crise politique s&rsquo;est transform&eacute;e en quelque chose d&rsquo;un peu incontr&ocirc;lable. Des enfants de la rue manifestants, des gens d&eacute;pos&eacute;s selon des t&eacute;moignages pour faire des barricades, des ch&ocirc;meurs, etc. <\/p>\n<p><strong>Quand vous d&eacute;chiffrez une coordination derri&egrave;re ces mouvements, cela veut dire que vous n&rsquo;&ecirc;tes pas surpris, que vous voyiez des acteurs sociaux se pr&eacute;parer ?<\/strong><br \/>Je suis plut&ocirc;t surpris que la violence n&rsquo;ait pas atteint un seuil plus &eacute;lev&eacute;. Si on compare la situation &agrave; celle du d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 avec les villes-mortes, avec la crise politique qui accompagne la transition du monopartisme au multipartisme, nous voyons qu&rsquo;il y avait alors un discours qui s&rsquo;est ethnicis&eacute;. Nous n&rsquo;avons pas eu le m&ecirc;me discours cette fois. Dans ce que j&rsquo;ai &eacute;cout&eacute;, les gens disaient : nous sommes d&rsquo;accord, nous comprenons les manifestations. Il y avait un fond commun qui est le mal vivre &eacute;norme. Alors que les revenus sont bloqu&eacute;s, les denr&eacute;es de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; sont plus ch&egrave;res, et avec l&rsquo;augmentation, il y a des p&eacute;nuries.<br \/>Pendant ce temps, la classe politique semble n&rsquo;&ecirc;tre pr&eacute;occup&eacute;e que par la r&eacute;vision constitutionnelle. Cette r&eacute;vision elle-m&ecirc;me vise &agrave; jouer sur le destin politique d&rsquo;un individu, &agrave; allonger ad vitam aeternam le mandat pr&eacute;sidentiel. Les gens ont donc l&rsquo;impression que ce probl&egrave;me-l&agrave; est bien plus important que les probl&egrave;mes auxquels ils sont confront&eacute;s. Ce mouvement arrive donc en concordance avec les frustrations de la population. <\/p>\n<p><strong>En r&eacute;ponse il y a eu une r&eacute;pression &eacute;galement violente. Le gouvernement semblait surpris. Peut-on dire que c&rsquo;&eacute;tait d&eacute;mesur&eacute; ?<\/strong><br \/>La r&eacute;ponse de l&rsquo;Etat n&rsquo;&eacute;tait pas appropri&eacute;e. C&rsquo;est une r&eacute;ponse qui ne s&rsquo;adressait pas &agrave; la question pos&eacute;e. La r&eacute;ponse &eacute;tait disproportionn&eacute;e parce que tr&egrave;s souvent il s&rsquo;agissait de groupes &eacute;pars. M&ecirc;me s&rsquo;il y avait une coordination derri&egrave;re, elle n&rsquo;a pas lanc&eacute; des forces group&eacute;es. Avec une police plus intelligente on aurait pu contenir mieux ces manifestations, avoir moins de casses et moins de morts. <br \/>Ce n&rsquo;est pas la violence qui peut &ecirc;tre la r&eacute;ponse parce que le probl&egrave;me est r&eacute;el. M&ecirc;me le policier qui r&eacute;prime a une femme qui se plaint du prix de l&rsquo;huile, du riz, des bananes, etc., qui est tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;. Et le probl&egrave;me de la vie ch&egrave;re n&rsquo;est pas un probl&egrave;me camerounais, il se produit dans d&rsquo;autres pays. Mais il revient &agrave; nos autorit&eacute;s d&rsquo;y trouver une solution. Les revenus sont par exemple bloqu&eacute;s depuis longtemps. L&rsquo;on ne doit pas s&rsquo;attendre &agrave; ce que le petit peuple se donne la r&eacute;ponse lui-m&ecirc;me.<\/p>\n<p><strong>Si des deux c&ocirc;t&eacute;s l&rsquo;on use de violences, sans pouvoir &ecirc;tre entendu, allons-nous nous installer dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; l&rsquo;usage de la force est le mode d&rsquo;expression ? <\/strong><br \/>Vous avez oubli&eacute; un troisi&egrave;me point. S&rsquo;il y a des gens qui se sont organis&eacute;s pour faire la gr&egrave;ve et un troisi&egrave;me groupe qui a structur&eacute; le mouvement dans plusieurs villes. C&rsquo;est qu&rsquo;il y a une frustration, une incompr&eacute;hension connue. Aux derni&egrave;res &eacute;lections l&eacute;gislatives, on l&rsquo;a vu, les gens ne sont pas all&eacute;s voter. Le peuple montrait qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas int&eacute;ress&eacute; au calendrier politique. On a cette divergence du peuple qui ne suit pas ses dirigeants. On a un front de personnes qui en est conscient, bien qu&rsquo;ils ne soient pas en avant. Le marasme du peuple peut &ecirc;tre exploit&eacute; par ce deuxi&egrave;me front. <\/p>\n<p><strong>Mais de qui s&rsquo;agit-il ?<\/strong><br \/>Ne sp&eacute;culons pas. Il y en a qui ont dit : c&rsquo;est le Sdf&hellip; Non. Je travaille sur les donn&eacute;es et je n&rsquo;en ai pas vu qui disent qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un tel. Mais quand vous analysez la forme que les choses ont prise : des blocages de la circulation, des manifestations similaires, cela veut dire qu&rsquo;il y a eu organisation. <br \/>La question est d&eacute;sormais de savoir si la r&eacute;ponse de cette derni&egrave;re sera politique ou simplement opportuniste. La question interpelle aussi le pouvoir afin de savoir s&rsquo;il est capable d&rsquo;interpr&eacute;ter correctement les &eacute;v&eacute;nements. <\/p>\n<p><strong>A propos de la violence des peuples du Cameroun et des Africains noirs en g&eacute;n&eacute;ral, l&rsquo;on a souvent pr&eacute;tendu qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne domestiqu&eacute; par la palabre. Avons-nous des Camerounais d&rsquo;un type nouveau, favorables &agrave; la violence ?<\/strong><br \/>Les gens analysent mal l&rsquo;histoire. Tout d&rsquo;abord, il faut rappeler que l&rsquo;accession &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance s&rsquo;est faite chez nous par la guerre. Le Camerounais sait revendiquer ses droits quand il le faut. Ensuite, par rapport aux autres africains, le Camerounais, est tr&egrave;s proc&eacute;durier. Au moment o&ugrave; les S&eacute;n&eacute;galais et les Ivoiriens vont revendiquer leurs ind&eacute;pendances &agrave; Paris, les Camerounais qui savent qu&rsquo;ils ne sont pas une colonie fran&ccedil;aise, mais que la situation de leur pays a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e par la Sdn dont l&rsquo;Onu est l&rsquo;h&eacute;riti&egrave;re, ils vont &agrave; l&rsquo;Onu n&eacute;gocier. Or l&rsquo;Onu c&rsquo;est une institution avec ses proc&eacute;dures. Cela date de l&rsquo;&eacute;poque allemande.<br \/>Sur le plan &eacute;conomique, jusque l&agrave;, le Cameroun a &eacute;t&eacute; &eacute;pargn&eacute; en raison de la disponibilit&eacute; des denr&eacute;es alimentaires. Les crises &eacute;taient ressenties d&rsquo;une mani&egrave;re superficielle, elles n&rsquo;atteignaient pas le quotidien au point de compromettre le lendemain. Il y avait &eacute;galement une classe moyenne qui se formait. Quand il y a une classe moyenne, les probl&egrave;mes politiques se r&eacute;solvent plut&ocirc;t par la n&eacute;gociation.<br \/>Aujourd&rsquo;hui, les Camerounais ont de moins en moins &agrave; manger parce que nous avons deux villes de plus d&rsquo;un million d&rsquo;habitants : Yaound&eacute; et Douala. Avant, on &eacute;tait un pays essentiellement rural, aujourd&rsquo;hui on est devenu un pays essentiellement urbain, m&ecirc;me si les r&eacute;sultats du dernier recensement ne sont pas publi&eacute;s. Il faut se souvenir qu&rsquo;au recensement de 1987, nous &eacute;tions &agrave; 48% de taux d&rsquo;urbanisation. Si nous sommes au-dessus de 50% d&eacute;sormais, cela veut dire que chaque paysan doit produire pour lui-m&ecirc;me et pour un citadin. <br \/>En plus, nous ne produisons pas seulement pour nous-m&ecirc;me, mais &eacute;galement pour la Guin&eacute;e Equatoriale, pour le Gabon, pour le Tchad et le Nigeria. Je suis du Centre. Si vous allez dans les plantations vous retrouverez des &Eacute;quato-guin&eacute;ens, des Gabonais, qui viennent acheter dans les champs. Il faut compter en plus qu&rsquo;il y a eu une am&eacute;lioration du r&eacute;seau routier sud, ce qui permet une meilleure &eacute;vacuation des produits vers les march&eacute;s frontaliers.<br \/>Le syst&egrave;me agricole n&rsquo;a cependant pas &eacute;t&eacute; am&eacute;lior&eacute;. C&rsquo;est donc une tr&egrave;s forte tension que subit le march&eacute; vivrier. Nous mangeons donc de moins en moins bien et le quotidien est de moins en moins assur&eacute;. Les gens vont donc avoir &agrave; partir de ce stade des r&eacute;actions bien plus vives.<\/p>\n<p><strong>D&rsquo;o&ugrave; la difficult&eacute; que l&rsquo;on a eu &agrave; reconna&icirc;tre le jeune casseur d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, en comparaison &agrave; son pr&eacute;d&eacute;cesseur des ann&eacute;es 1990 ?<\/strong><br \/>Les jeunes d&rsquo;hier, lorsqu&rsquo;ils avaient un probl&egrave;me pouvaient se replier au village. Aujourd&rsquo;hui, combien peuvent le faire ? Il y a bien plus de jeunes qui n&rsquo;ont d&rsquo;autres espaces de d&eacute;finition que la ville. Il y a une mutation &eacute;norme entre les deux cat&eacute;gories de jeunes. Lorsque nous disons aux jeunes de 20 ans : le Cameroun est un pays o&ugrave; coule le lait et le miel, il ne nous croit pas parce qu&rsquo;il n&rsquo;a v&eacute;cu que la crise. <\/p>\n<p><strong>Finalement, l&rsquo;on se retrouve donc en face de blocs qui ne se comprennent pas du fait des changements sociaux. Comment faire pour &eacute;viter qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas que des rapports violents comme moyens d&rsquo;&eacute;change ?<\/strong><br \/>Il y a une responsabilit&eacute; de ceux qui dirigent. Ils se sont port&eacute;s candidats pour tenir les r&ecirc;nes de l&rsquo;attelage. Ils ont donc cette responsabilit&eacute;, personne ne les a contraint, il faut qu&rsquo;ils l&rsquo;assument. Mais on n&rsquo;est pas rassur&eacute; parce que le discours qu&rsquo;on a entendu est plut&ocirc;t revanchard et violent. C&rsquo;est un discours qui n&rsquo;a tenu aucun compte du probl&egrave;me fondamental qui est celui d&rsquo;une population qui souffre.<\/p>\n<p><strong>Il est donc &agrave; craindre que cette violence se reproduise, avec peut-&ecirc;tre une ampleur plus importante&hellip;<\/strong><br \/>Je suis optimiste parce que nous avons les conditions pour que &ccedil;a aille mieux. Cependant, est-ce que les hommes qui dirigent sont disponibles pour ramener de meilleures conditions de vie ? Telle est la question. Les populations se sont prononc&eacute;es, mais il n&rsquo;y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas comprendre. C&rsquo;est aux dirigeants de comprendre et de ne pas faire diversion. La modification de la Constitution par exemple n&rsquo;a pas l&rsquo;importance qu&rsquo;on veut lui accorder.<br \/>Remarquons enfin, puisque nous parlons de la violence, que tous les pays africains qui se sont engag&eacute;s sur la voie de la modification de la Constitution ont connu la violence. Et il faut le comprendre. La limitation des mandats n&rsquo;existait pas en effet dans notre Constitution, elle a &eacute;t&eacute; introduite en 1996. Ceux qui l&rsquo;ont fait n&rsquo;ont peut-&ecirc;tre pas mesur&eacute; toute son importance, mais les populations, elles, l&rsquo;ont fait. C&rsquo;est un garde-fou auquel la population tient.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S&eacute;verin C&eacute;cile Abega : C&rsquo;&eacute;tait un avertissement aux dirigeants. L&rsquo;anthropologue analyse le ph&eacute;nom&egrave;ne de la violence des manifestations qu&rsquo;il relie &agrave; la pauvret&eacute; galopante. 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