{"id":5553,"date":"2008-03-05T23:00:08","date_gmt":"2008-03-05T22:00:08","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"820","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/820\/","title":{"rendered":"Dans le laboratoire d\u2019un appel \u00e0 la haine"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><strong><font color=\"#000000\">Mfoundi  : Dans le laboratoire d&rsquo;un appel &agrave; la haine<\/font><\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#bbbbbb\" \/> <em>Sous le pr&eacute;texte du soutien au chef de l&rsquo;Etat et de la pr&eacute;servation de l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; de la capitale, une &quot; d&eacute;claration des forces vives du Mfoundi &quot; a &eacute;t&eacute; produite, avec des termes haineux et des relents de tribalisme.<br \/><em><strong>  Une enqu&ecirc;te de Junior Binyam, Jean Baptiste Ketchateng et Jean Francis Belibi <\/strong><\/em> <\/em><\/p>\n<hr size=\"1\" color=\"#eeffee\" \/> Ce n&rsquo;&eacute;tait pas une apr&egrave;s-midi de vendredi ordinaire pour les habitants de Yaound&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral, et surtout pour les membres de l&rsquo;Association fraternelle pour l&rsquo;entraide et la solidarit&eacute; des &eacute;lites du Mfoundi (Asfesem) en particulier. La capitale camerounaise, mieux que toutes les autres villes du pays concern&eacute;es par le mouvement de paralysie qui s&rsquo;est empar&eacute; du pays depuis le d&eacute;but de la semaine, r&eacute;apprenait &agrave; vivre. Elle qui s&rsquo;est subitement trouv&eacute;e asphyxi&eacute;e par un mouvement insurrectionnel qui faisait suite &agrave; la gr&egrave;ve des transporteurs initi&eacute;e apr&egrave;s la hausse des prix du carburant. <br \/>Surpris par l&rsquo;ampleur du mouvement qui a cess&eacute; de faire de Yaound&eacute; cet endroit s&ucirc;r qui respire et qui est par cons&eacute;quent le gage d&rsquo;un Cameroun qui vit, les membres de l&rsquo;Asfesem, qui regroupe au-del&agrave; des &eacute;lites, les principales familles de la capitale, sous la houlette de Andr&eacute; Mama Fouda, ci-devant ministre de la Sant&eacute; publique, ont d&eacute;cid&eacute; de &quot; r&eacute;agir &quot; et de crier leur ras-le-bol de la situation v&eacute;cue quelques jours plus t&ocirc;t.<br \/>C&rsquo;est donc sous la forme de communiqu&eacute;s radio abondamment relay&eacute;s par les m&eacute;dias officiels, sans doute compte tenu de l&rsquo;urgence de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, que les membres de cette association sont convoqu&eacute;s pour le vendredi 29 f&eacute;vrier 2008 &agrave; 16 heures &agrave; l&rsquo;esplanade de la maison du parti Rdpc du Mfoundi, aux confins de la voirie municipale. Il est donc question pour les &quot; Filles et fils du Mfoundi &quot; de se prononcer sur le climat ambiant au Cameroun et de prendre des dispositions pour &quot; mieux assurer la d&eacute;fense de la capitale &quot;. Un contexte qui n&rsquo;est pas sans rappeler une autre rencontre du m&ecirc;me type qui se tenait &agrave; l&rsquo;esplanade de l&rsquo;H&ocirc;tel de ville en 1991, au plus fort des mouvements qui avaient secou&eacute; les autres villes du Cameroun, et lorsque Paul Biya s&rsquo;&eacute;tait fendu d&rsquo;un &quot;tant que Yaound&eacute; respire, le Cameroun vit &quot;.<\/p>\n<p><strong>D&eacute;clarations <\/strong><br \/>On pouvait ainsi distinguer dans la foule du millier de personnes pr&eacute;sente, des &eacute;lites qui se sont d&eacute;plac&eacute;es ici, les Charles Etoundi, C&eacute;cile Bomba Nkolo, J&eacute;r&ocirc;me Emilien Abondo, Antoine Depadoue Essomba Eyenga, tous les adjoints au d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du Gouvernement originaires du Mfoundi, Marie Madeleine Fouda, Martin Aristide Okouda, Emile Onamb&eacute;l&eacute; Zibi, Anastasie Mbongo, Sylvie Okeng, Beaufort Essomba, Jeanne Ottou, l&rsquo;ancien maire de Yaound&eacute; 4, quelques maires originaires du Mfoundi qui ont pu quitter la salle des travaux de leur 4&egrave;me conclave qui se d&eacute;roulait au palais des Congr&egrave;s de Yaound&eacute;&hellip; <br \/>Au chapitre des absences remarqu&eacute;es, on signalera celles des autres ministres en fonction originaires de la capitale, Laurent Serge Etoundi Ngoa, Augustin Edjoa, mais aussi Gilbert Tsimi Evouna, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du Gouvernement aupr&egrave;s de la Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute;, sans doute pris dans le tourbillon de la rencontre des maires signal&eacute;e plus haut, mais dont on conna&icirc;t n&eacute;anmoins les antagonismes avec &quot; son fr&egrave;re &quot; Mama Fouda, chaque fois qu&rsquo;il s&rsquo;agit du contr&ocirc;le de la ville de Yaound&eacute;.<\/p>\n<p> On remarquera tout de m&ecirc;me la signature de l&rsquo;&eacute;dile de la capitale au bas du document qui sanctionnera la rencontre&hellip;<br \/>Ces batailles pour le contr&ocirc;le de la capitale seront d&rsquo;ailleurs au menu de certaines communications parmi la dizaine d&eacute;livr&eacute;e au cours des &eacute;changes. Si la plupart des interventions, de Andr&eacute; Mama Fouda, l&rsquo;homme-orchestre, &agrave; Charles Etoundi, en passant par Emile Onamb&eacute;l&eacute; Zibi, C&eacute;cile Bomba Nkolo, pour ne citer que celles l&agrave;, vont dans le sens de la mise sur pied d&rsquo;un dispositif pour &quot;la protection de la capitale&quot;, on appr&eacute;ciera fortement celle de Andr&eacute; Simon Edzoa, de la famille des &quot;Baba&quot;, qui d&eacute;noncera ces &quot;multiples recours au peuple du Mfoundi chaque fois que l&rsquo;&eacute;lite voudra se positionner pour faire croire &agrave; son soutien au chef de l&rsquo;Etat&quot;, avant de d&eacute;noncer &quot; le d&eacute;nuement dans lequel vivent les enfants du Mfoundi&quot;. &quot; Avec quoi voulez-vous que nous d&eacute;fendions la capitale quand celle-ci sera encore attaqu&eacute;e?&quot;, lancera-t-il sous un tonnerre d&rsquo;applaudissements de la foule pr&eacute;sente. <\/p>\n<p>Tout ira sur le m&ecirc;me ton jusqu&rsquo;&agrave; la lecture &agrave; la tomb&eacute;e de la nuit de &quot; La d&eacute;claration des &eacute;lites du Mfoundi &quot; par l&rsquo;ancien ministre des Forces arm&eacute;es, J&eacute;r&ocirc;me Emilien Abondo. Une d&eacute;claration mise au point quelques heures auparavant au cours d&rsquo;un conclave restreint qui avait eu pour cadre le cabinet du ministre de la Sant&eacute; publique et dont les passages les plus saillants sont: &quot; A la suite du chef de l&rsquo;Etat, nous avertissons&hellip; tous ceux qui seraient tent&eacute;s de r&eacute;&eacute;diter chez nous les actes de vandalisme&hellip;Qu&rsquo;il soit donc entendu que d&eacute;sormais nous r&eacute;pondons (sic) aux coups par coup. A partir de maintenant, &oelig;il pour &oelig;il, dent pour dent&hellip;En outre nous invitons fermement les pr&eacute;dateurs venus d&rsquo;ailleurs, de quitter rapidement et d&eacute;finitivement notre sol&hellip;&quot;. Sur le champ, personne se de rendra compte des contours guerriers de ladite d&eacute;claration qui sera salu&eacute;e par des applaudissements.<\/p>\n<p><strong>Antagonismes <\/strong><br \/>La suite se jouera dans les m&eacute;dias. Il est question pour les auteurs de la rencontre de Yaound&eacute; de lui donner le maximum de publicit&eacute; afin de faire savoir au Prince que l&rsquo;on travaille pour lui. Premiers espaces vis&eacute;s, les m&eacute;dias de service public, notamment l&rsquo;&eacute;dition du journal parl&eacute; de 20 heures ce vendredi, au cours de laquelle, et selon des informations puis&eacute;es &agrave; bonne source, le pr&eacute;sentateur de service refuse de prendre la responsabilit&eacute; de la lecture d&rsquo;une d&eacute;claration qu&rsquo;il trouve incendiaire. <br \/>Andr&eacute; Mama Fouda, surpris de constater que la Crtv refuse de donner lecture de &quot;sa d&eacute;claration&quot; alors que celle de l&rsquo;une de ses coll&egrave;gues du gouvernement est bien relay&eacute;e, s&rsquo;en ouvre au directeur de l&rsquo;Information Tv de l&rsquo;Office. Le &quot;pr&eacute;judice&quot; sera r&eacute;par&eacute; le lendemain sous la forme d&rsquo;une d&eacute;claration qu&rsquo;une &eacute;quipe de la t&eacute;l&eacute;vision d&rsquo;Etat ira enregistrer tr&egrave;s t&ocirc;t le samedi matin &agrave; la r&eacute;sidence du ministre de la Sant&eacute; publique au quartier Obobogo. Andr&eacute; Mama Fouda fera une synth&egrave;se de la d&eacute;claration de la veille. Aucune difficult&eacute; par contre du c&ocirc;t&eacute; du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune qui publiera ce &quot;pamphlet de la haine&quot; d&egrave;s son &eacute;dition du lundi 03 mars 2008. On en &eacute;tait encore l&agrave; que le D&eacute;l&eacute;gu&eacute; du Gouvernement aupr&egrave;s de la Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute;, Gilbert Tsimi, dont on se demandera si la r&eacute;action se situe en droite ligne des batailles avec le ministre de la Sant&eacute; publique, ou s&rsquo;il tenait &agrave; se d&eacute;marquer d&rsquo;un document dont il n&rsquo;a pas participer &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration. <\/p>\n<p>Dans &quot; sa &quot; d&eacute;claration lue sans probl&egrave;me &agrave; la Crtv radio lundi au journal de 17 heures et reprise hier par le quotidien Cameroon Tribune, Gilbert Tsimi Evouna vient d&eacute;plorer &quot; le ton quelque peu belliqueux de ladite d&eacute;claration &quot;, et tient &agrave; &quot; rassurer toutes les populations de la cit&eacute; capitale, ind&eacute;pendamment de leur appartenance ethnique, politique ou religieuse, qu&rsquo;elles sont chez elle &agrave; Yaound&eacute; &quot;, m&ecirc;me s&rsquo;il pr&eacute;cise en ce qui concerne la s&eacute;curit&eacute; de la capitale que &quot; La Communaut&eacute; urbaine pour sa part &hellip; a pris des dispositions appropri&eacute;es pour garantir sa s&eacute;curit&eacute;&hellip; &quot;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mfoundi : Dans le laboratoire d&rsquo;un appel &agrave; la haine Sous le pr&eacute;texte du soutien au chef de l&rsquo;Etat et de la pr&eacute;servation de l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; de la capitale, une &quot; d&eacute;claration des forces vives du Mfoundi &quot; a &eacute;t&eacute; produite, avec des termes haineux et des relents de tribalisme. 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