{"id":5556,"date":"2008-03-05T23:20:48","date_gmt":"2008-03-05T22:20:48","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"824","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/824\/","title":{"rendered":"155 jeunes d\u00e9shabill\u00e9s au tribunal"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p class=\"surtitre\"> APRES LES MANIFESTATIONS <\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a class=\"titre\"> <\/a><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\" class=\"texte\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em> Traitement inhumain. Condamnations presque automatiques. Des avocats d&eacute;noncent des proc&egrave;s politiques. <\/em><\/span><\/p>\n<p> Des centaines de jeunes, pris par les forces de l&rsquo;ordre lors du mouvement populaire de revendications sociales du 25 au 28 f&eacute;vrier 2008, ont maille &agrave; partir avec la justice sur l&rsquo;ensemble du territoire. Au terme de proc&egrave;s ultra exp&eacute;ditifs d&eacute;nonc&eacute;s par des avocats, certains sont d&eacute;j&agrave; condamn&eacute;s et d&eacute;tenus dans diff&eacute;rentes maisons d&rsquo;arr&ecirc;t. Ceux qui attendent encore leur sort passent devant la barre. C&rsquo;est le cas &agrave; Douala, comme dans toutes les villes o&ugrave; les manifestations ont brill&eacute; par leur virulence : Yaound&eacute;, Bamenda, Kumba, Bafoussam, Bafang, Dschang, Nkongsamba, etc. Selon des avocats, les pr&eacute;venus, impitoyablement trait&eacute;s, sont pr&eacute;sent&eacute;s devant des juges qui ne demandent qu&rsquo;&agrave; &eacute;tablir leur culpabilit&eacute;, en tentant de violer les proc&eacute;dures. <br \/> Hier mardi 04 mars 2008 au tribunal de premi&egrave;re instance de Douala &ndash; Bonanjo, les 155 manifestants d&eacute;f&eacute;r&eacute;s sont arriv&eacute;s au palais de justice d&eacute;shabill&eacute;s. Ces jeunes affirment que les forces de l&rsquo;ordre ont &ocirc;t&eacute; leurs v&ecirc;tements depuis les diff&eacute;rents lieux de d&eacute;tention (police judiciaire et commissariats, principalement) pour mieux les soigner. Au moment de les passer &agrave; la barre alors qu&rsquo;ils &eacute;taient tout nus, Me Alice Nkom, avocat, a interpell&eacute; le tribunal pour s&rsquo;indigner du traitement inhumain de ces manifestants arr&ecirc;t&eacute;s et traduits devant les tribunaux. C&rsquo;est &agrave; ce moment qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; admis &agrave; se v&ecirc;tir. Mais la plupart est rest&eacute;e nu-pieds. <br \/> Pendant leur audition &agrave; la barre, ils ont d&eacute;voil&eacute; les atrocit&eacute;s dont ils ont &eacute;t&eacute; les victimes. &ldquo;Nous avons sign&eacute; les proc&egrave;s verbaux sous les coups de crosses des fusils, les bastonnades au courant &eacute;lectrique des enqu&ecirc;teurs, etc. &rdquo;, d&eacute;noncent-ils, avant d&rsquo;ajouter : &ldquo;On ne nous a ni fait lire chacun de nos proc&egrave;s verbaux finaux, ni lu pour nous &rdquo;. Sur la base de ces d&eacute;clarations, la d&eacute;fense a requis l&rsquo;invalidation de leur inculpation. La plupart d&rsquo;entre eux est en effet accus&eacute;e de vol, destruction et attroupement sur la chauss&eacute;e pendant les manifestations. Au-del&agrave;, les avocats observent des d&eacute;faillances proc&eacute;durales parmi lesquels le d&eacute;faut d&rsquo;affichage du r&ocirc;le. En l&rsquo;absence de cet &eacute;l&eacute;ment, on ne sait pas qui est effectivement traduit devant le tribunal ; ce qui fait que certains parents recherchent toujours o&ugrave; pourraient se trouver leurs enfants port&eacute;s disparus depuis bient&ocirc;t une semaine.<\/p>\n<p> <strong> &ldquo; Attroupement <br \/> sur la voie publique &rdquo;<\/strong><br \/> Suite aux d&eacute;nonciations, la machine judiciaire semble se d&eacute;ployer autrement. Si les premiers jours elle a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s exp&eacute;ditive, elle est maintenant coinc&eacute;e avec la pr&eacute;sence des avocats. Jusqu&rsquo;&agrave; 18 h hier, une seule affaire &eacute;tait par exemple jug&eacute;e &agrave; Bonanjo. Celle-ci oppose le minist&egrave;re public et la station Mobil Bonakouamouang aux jeunes Njimambou, Njiase Zaccharia et Noudambou (&eacute;tudiant de droit &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Douala). Ils sont poursuivis pour coaction de destruction, vol et attroupement sur la voie publique. Selon le proc&egrave;s-verbal de la police judiciaire, ces trois jeunes gens ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s avec 24 bidons d&rsquo;huile de moteur de 2,5 litres chacun, un extincteur de pr&egrave;s de 40 kg, des caisses de vins et de bi&egrave;res. Ce qu&rsquo;ils d&eacute;mentent. Ils disent avoir &eacute;t&eacute; pris alors qu&rsquo;ils sortaient d&rsquo;un restaurant derri&egrave;re le Coll&egrave;ge de la Salle. Pour Me Bravant Bayiha, avocat, le proc&egrave;s-verbal est invraisemblable, &ldquo; car avec leurs six mains, il est impossible de transporter toute cette cargaison.&rdquo; <br \/> Finalement, ces jeunes ont &eacute;t&eacute; reconnus &ldquo; non coupables &rdquo; de destruction et de vol. En revanche, leur culpabilit&eacute; a &eacute;t&eacute; retenue pour le motif d&rsquo;attroupement sur la voie publique. Par cons&eacute;quent, ils sont condamn&eacute;s &agrave; un an d&rsquo;emprisonnement ferme, 29.650 Fcfa d&rsquo;amende chacun et trois mois de contrainte par corps. &ldquo; Une parodie de justice, mieux un proc&egrave;s en sorcellerie &rdquo;, affirme Me Bravant Bayiha.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p>Par Mathieu Nathana&euml;l NJOG<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>APRES LES MANIFESTATIONS Traitement inhumain. Condamnations presque automatiques. Des avocats d&eacute;noncent des proc&egrave;s politiques. Des centaines de jeunes, pris par les forces de l&rsquo;ordre lors du mouvement populaire de revendications sociales du 25 au 28 f&eacute;vrier 2008, ont maille &agrave; partir avec la justice sur l&rsquo;ensemble du territoire. 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