{"id":5558,"date":"2008-03-06T00:28:26","date_gmt":"2008-03-05T23:28:26","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"826","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/826\/","title":{"rendered":"Paul Biya, roi du Cameroun"},"content":{"rendered":"\n\n\n<p><span><br \/><\/span><\/p>\n<p class=\"style23\">Avec la modification de la constitution aux fins de s&rsquo;arroger un nouveau mandat &agrave; la t&ecirc;te du Cameroun, Paul Biya s&rsquo;aligne sur des dictateurs qui ont fait honte &agrave; l&rsquo;Afrique, et pr&eacute;sente le Cameroun comme une authentique dictature tropicale. Reste &agrave; savoir quel pourrait &ecirc;tre le co&ucirc;t et la forme du d&eacute;nouement de cette propension &agrave; l&rsquo;&eacute;ternit&eacute; politique. <\/p>\n<p class=\"texte\">Il manquait probablement quelque d&eacute;tail pour faire du Cameroun une authentique dictature, digne h&eacute;riti&egrave;re de celles des Mobutu Sese Seko et de Gnassingb&eacute; Eyadema. En s&rsquo;engageant &agrave; manipuler la constitution &agrave; son seul b&eacute;n&eacute;fice, dans le vain espoir de s&rsquo;&eacute;terniser au pouvoir, Paul Biya peut d&eacute;sormais se r&eacute;jouir de rentrer dans le portrait robot du dictateur des tropiques dans tout ce qu&rsquo;il a de burlesque et d&rsquo;inqui&eacute;tant. Ils ont tout en commun : la recherche de la long&eacute;vit&eacute; record ou de la pr&eacute;sidence &agrave; vie (voire la recherche de l&rsquo;immortalit&eacute; politique), l&rsquo;exc&egrave;s d&rsquo;assurance (d&rsquo;arrogance ?), la rh&eacute;torique volontariste qui tranche avec les pratiques surann&eacute;es, le culte de leur image, l&rsquo;achat des consciences, le client&eacute;lisme politique, l&rsquo;instrumentalisation de l&rsquo;ethnie et des autres donn&eacute;es sociologiques, les violations massives des libert&eacute;s individuelles les plus &eacute;l&eacute;mentaires. <br \/> Tout commence &agrave; partir de l&rsquo;accession au pouvoir. Dans une dictature primaire comme celle qu&rsquo;est devenue le Cameroun, soit le chef est impos&eacute; au pouvoir par des artifices institutionnels (succession dans les dynasties royales ou imp&eacute;riales, m&eacute;canismes constitutionnels taill&eacute;s sur mesure dans certains autres cas) ou il s&rsquo;impose par la force. Paul Biya a fait les deux. D&rsquo;abord impos&eacute; par des artifices constitutionnels par Ahmadou Ahidjo qui esp&eacute;rait pouvoir continuer &agrave; le manipuler, Paul Biya s&rsquo;est finalement impos&eacute; par lui-m&ecirc;me &agrave; tout le monde, comme on le sait, dans des circonstances tragiques, g&eacute;n&eacute;r&eacute;es il est vrai par quelques nostalgiques. Arriv&eacute; au pouvoir dans des conditions qui n&rsquo;ont rien de d&eacute;mocratique, le dictateur n&rsquo;accorde que peu de foi aux vertus du suffrage universel transparent et &eacute;quitable, expression par excellence de la d&eacute;mocratie. Et c&rsquo;est bien ce que vit le Cameroun. La seconde caract&eacute;ristique de la dictature r&eacute;side donc dans les m&eacute;thodes de conservation du pouvoir. Dans une dictature qui s&rsquo;assume, le vote n&rsquo;a qu&rsquo;une fonction cosm&eacute;tique. Puisqu&rsquo;en cette &egrave;re de r&eacute;gimes politiques en cours d&rsquo;uniformisation dans le monde entier, il serait inconvenant pour un chef d&rsquo;Etat, fut-il un potentat assum&eacute;, de se maintenir au pouvoir sans les onctions institutionnelles qui lui permettraient de sauver les apparences d&rsquo;une d&eacute;mocratie. <\/p>\n<p> Parodies d&rsquo;&eacute;lections gagn&eacute;es d&rsquo;avance<br \/> Au Cameroun donc, le pouvoir de Paul Biya d&eacute;cide de confisquer le droit de vote et m&ecirc;me le vote tout-court tout en organisant r&eacute;guli&egrave;rement des parodies d&rsquo;&eacute;lections gagn&eacute;es d&rsquo;avance par le parti pr&eacute;sidentiel. Et, comme l&rsquo;indique Georges Cl&eacute;menceau, par d&eacute;finition, &ldquo;Une dictature est un pays dans lequel on n&rsquo;a pas besoin de passer toute une nuit devant son poste pour apprendre le r&eacute;sultat des &eacute;lections &rdquo;. Et c&rsquo;est bien le cas au Cameroun. Ainsi, le r&eacute;gime s&rsquo;arrange- avec un grand succ&egrave;s, il faut le reconna&icirc;tre- &agrave; priver les Camerounais de l&rsquo;exercice de leur droit de vote &agrave; travers des inscriptions s&eacute;lectives et des man&oelig;uvres de flou qui emp&ecirc;chent les inscrits d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; leurs documents, sans parler des centaines de milliers de Camerounais de l&rsquo;&eacute;tranger priv&eacute;s du droit de vote. Sachant que sa marge de popularit&eacute; est maigre, le r&eacute;gime multiplie des moyens de contr&ocirc;ler le processus &eacute;lectoral &agrave; son seul profit, sachant que sa survie ne d&eacute;pend que de sa capacit&eacute; &agrave; ruser avec le suffrage universel. <br \/> Enfin, lorsque le vote est effectu&eacute;, il n&rsquo;est pas surprenant que les r&eacute;sultats proclam&eacute;s ne refl&egrave;tent pas ceux des urnes. Albert Nzongang, un opposant, a de la sorte &eacute;t&eacute; surpris de ne pas avoir de vote favorable dans le bureau o&ugrave; il a vot&eacute; pour lui-m&ecirc;me&hellip; En tout cas, dans le registre des fraudes &eacute;lectorales, le r&eacute;gime certainement a beaucoup apport&eacute; &agrave; cette science dans le monde. A la place du droit de vote, oppose, depuis 25 ans, un droit de vol dont la devise est que &ldquo; la ch&egrave;vre broute l&agrave; o&ugrave; elle est attach&eacute;e &rdquo;, sous entendu que chacun qui en a l&rsquo;opportunit&eacute; doit s&rsquo;approprier les ressources nationales &agrave; sa port&eacute;e ou sous son contr&ocirc;le. Une logique qui prosp&egrave;re encore et qui, comme on sait, a mis l&rsquo;&eacute;conomie camerounaise en pi&egrave;ces et compromis les perspectives de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social. Tout en superposant des g&eacute;n&eacute;rations de frustr&eacute;s qui ne vont certainement pas attendre beno&icirc;tement que le pouvoir soit un jour mis aux ench&egrave;res au sein de l&rsquo;&eacute;lite &ldquo; dirigeante &rdquo;. <br \/> Tout comme le vote, l&rsquo;organisation institutionnelle du pays, comprenant la s&eacute;paration des pouvoirs, est essentiellement cosm&eacute;tique. Dans une dictature qui se respecte, l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, comme la justice, est &agrave; la botte, pour ne pas dire au service du r&eacute;gime. En la mati&egrave;re, les exemples sont l&eacute;gion, le dernier en date &eacute;tant le discours prononc&eacute; par le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du parti au pouvoir face aux d&eacute;put&eacute;s, les mena&ccedil;ant de d&eacute;ch&eacute;ance de leur mandat si jamais ils n&rsquo;ob&eacute;issaient pas aux injonctions du parti r&eacute;gnant et continuaient de revendiquer plus de d&eacute;mocratie dans le fonctionnement du parlement. Les parlementaires se sont content&eacute;s d&lsquo;acquiescer. <br \/> La constitution de clans install&eacute;s dans les rentes perp&eacute;tuelles de l&rsquo;Etat constitue un des autres piliers de cette dictature. Cette tribu du ventre, comme le d&eacute;signe C&eacute;lestin Monga, o&ugrave; on ne trouve pour seules ambitions convergentes que le partage du g&acirc;teau national, sert jusqu&rsquo;ici de rempart au r&eacute;gime contre les vell&eacute;it&eacute;s -du reste atones- de r&eacute;sistance de la soci&eacute;t&eacute; civile ou de ce qui reste de l&rsquo;opposition. Comme chez les d&eacute;funts Mobutu ou Eyadema (p&egrave;re), et comme c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; le cas au Cameroun, c&rsquo;est &agrave; cette clique de pr&eacute;varicateurs que le pr&eacute;sident laisse le soin de jouer la farce d&eacute;mocratique et de mettre le bon peuple au pas, selon la logique de Gustave Lebon qui veut qu&rsquo;un dictateur ait &agrave; sa botte des centaines de sous dictateurs, souvent anonymes, qui se chargent de tyranniser la population. <br \/> Naturellement, cette propension &agrave; occulter la v&eacute;rit&eacute; au b&eacute;n&eacute;fice d&rsquo;une autre, cr&eacute;&eacute;e de toutes pi&egrave;ces par les rentiers du r&eacute;gime, engendre le culte du chef, qui va souvent de pair avec son isolement des r&eacute;alit&eacute;s. Paul Biya, d&eacute;j&agrave; otage du pouvoir dont il appr&eacute;cie le faste et les gloires, devient de surcro&icirc;t otage de ce qu&rsquo;on nomme abusivement comme &eacute;tant son entourage. En fait d&rsquo;entourage, et c&rsquo;&eacute;tait aussi le cas chez Mobutu, il s&rsquo;agit davantage de complices dans le contr&ocirc;le et le pillage des ressources nationales, coopt&eacute;s par le soin du pr&eacute;sident qui peut &agrave; tout moment les chasser de sa table. L&rsquo;expression &ldquo; entourage &rdquo; est justement abusive, parce qu&rsquo;au-del&agrave; de cette convergence des int&eacute;r&ecirc;ts essentiellement alimentaire ces personnes ne partagent avec le pr&eacute;sident aucun id&eacute;al, aucune id&eacute;ologie politique connue, ni m&ecirc;me un quelconque h&eacute;ritage historique qui fonderait un compagnonnage politique. Dans cette ambiance d&rsquo;autocratie qui distille ses charit&eacute;s au gr&eacute; des ralliements, le culte de la personne -le chef en l&rsquo;occurrence- est une caract&eacute;ristique essentielle de la dictature, puisqu&rsquo;elle est indispensable &agrave; l&rsquo;ascension sociale et politique des ambitieux et au maintien de ceux qui sont d&eacute;j&agrave; &agrave; table. <br \/> La derni&egrave;re vague de motions de soutien au pr&eacute;sident de la r&eacute;publique a donn&eacute; &agrave; voir que le Cameroun n&rsquo;a rien &agrave; apprendre des thurif&eacute;raires de r&eacute;gime d&eacute;chu de Mobutu Sese Seko. Outre la presse aux ordres, les hommes qui veulent attirer l&rsquo;attention du chef d&eacute;veloppent des ing&eacute;nieries inattendues pour faire le culte du pr&eacute;sident. Le tout, pour parvenir &agrave; la quasi d&eacute;ification du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dont on n&rsquo;est pas loin de souhaiter l&rsquo;immortalit&eacute;. Car, sans lui, il n&rsquo;y aurait presque pas d&rsquo;air &agrave; respirer. Et lorsqu&rsquo;il ne sera pas l&agrave;, il ne restera plus qu&rsquo;&agrave; dissoudre le pays. Car, selon ces courtisans jamais &agrave; cours d&rsquo;inspiration, le Cameroun n&rsquo;est rien sans le pr&eacute;sident Paul Biya. R&eacute;sumons pour eux : le Cameroun sera avec Biya ou ne sera pas. <\/p>\n<p> Abhorre la concurrence et la contradiction<br \/> Dans un tel contexte o&ugrave; le chef est aussi omniscient qu&rsquo;omnipotent, il est malvenu de vouloir trouver la moindre asp&eacute;rit&eacute; &agrave; la surface polie du bilan du r&eacute;gime. Comme toutes les dictatures, le r&eacute;gime de Yaound&eacute; abhorre la concurrence et la contradiction. Le propre des dictatures, notamment autocrates, est le r&egrave;gne sans partage, la tentation permanente d&rsquo;instaurer un parti ultra dominant l&agrave; o&ugrave; il ne peut plus &ecirc;tre unique. De fait, le pouvoir a consacr&eacute; l&rsquo;essentiel de son &eacute;nergie &agrave; &eacute;liminer -politiquement, s&rsquo;entend- ses adversaires. C&rsquo;est de cette volont&eacute; de r&eacute;duire le peuple au silence que vient l&rsquo;atomisation de l&rsquo;Upc, le rapetissement de l&rsquo;Undp, la fabrication de majorit&eacute;s d&eacute;mesur&eacute;es au parlement et les folles rumeurs distill&eacute;es sur les autres leaders politiques pour les compromettre et les discr&eacute;diter aux yeux d&rsquo;une opinion largement hostile au r&eacute;gime et &agrave; ses mani&egrave;res ostentatoires d&rsquo;afficher ses nouveaux riches r&eacute;cemment coopt&eacute;s &agrave; table. <br \/> On croirait d&rsquo;ailleurs que le mal &ecirc;tre et la mis&egrave;re entretenue de l&rsquo;immense majorit&eacute; des Camerounais et une m&eacute;canique bien planifi&eacute;e pour les pousser, autant que possible, au ralliement ou, &agrave; d&eacute;faut, &agrave; l&rsquo;exil, comme en t&eacute;moignent les longues files devant des diff&eacute;rents consulats de Yaound&eacute;, y compris les consulats des pays dont les ressortissants envient le Cameroun. Il est vrai que moins ils sont nombreux sur le territoire, moins il y en a pour contester le droit de vol du r&eacute;gime en place et de ses &eacute;l&eacute;ments. <br \/> Quoi qu&rsquo;il en soit, il est incontestable que le r&eacute;gime de Yaound&eacute;, comme ceux d&rsquo;Eyadema ou de Mobutu, se sert de la pr&eacute;carit&eacute; sociale et de la mis&egrave;re g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e pour conforter leur pouvoir. Dans un climat de p&eacute;nurie g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e, les d&eacute;crets bienfaiteurs du chef de l&rsquo;Etat sont tellement esp&eacute;r&eacute;s que personne n&rsquo;ose le critiquer de peur d&rsquo;y perdre sa carri&egrave;re (cela s&rsquo;est vu r&eacute;cemment avec ce directeur d&rsquo;&eacute;cole sanctionn&eacute; &agrave; pour avoir os&eacute; constater qu&rsquo;il &eacute;tait anormal que des enfants soient assis &agrave; m&ecirc;me le sol dans les salles de classe, faute de tables bancs). Ultime trait commun aux dictatures, les forces de l&rsquo;ordre deviennent de plus en plus, parfois &agrave; leur insu, des milices &agrave; la solde d&rsquo;un homme. On a ainsi vu l&rsquo;arm&eacute;e d&eacute;filer l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, en proclamant &ldquo;honneur et fid&eacute;lit&eacute; &agrave; son excellence Paul Biya &rdquo;. On voit la m&ecirc;me arm&eacute;e r&eacute;primer dans le sang la moindre revendication populaire qui viserait &agrave; r&eacute;clamer un l&eacute;ger mieux &ecirc;tre (r&eacute;pression sanglante des manifestations d&rsquo;Abong-Bang o&ugrave; les jeunes r&eacute;clamaient le r&eacute;tablissement de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;). Si l&rsquo;&eacute;lite qui a trouv&eacute; place &agrave; la table du r&eacute;gime pr&eacute;tend que le Cameroun se porte bien, la grande majorit&eacute; silencieuse, qui n&rsquo;a que la p&eacute;nurie &agrave; consommer, a pour seuls droits et devoirs de se le tenir pour dit, sinon, gare &agrave; l&lsquo;arm&eacute;e. <br \/> Ainsi, avec soin, Paul Biya a construit un syst&egrave;me dictatorial raffin&eacute;, qui pr&eacute;sentait jusqu&rsquo;ici quelques dehors de d&eacute;mocratie. Aujourd&rsquo;hui, la dictature camerounaise appara&icirc;t plus caricaturale, digne de celles criminelles ou bouffonnes qui ont fait et continuent de faire honte &agrave; l&rsquo;Afrique et &agrave; son histoire. Le plus vicieux est que dans le cas du Cameroun, ceux qui conduisent le pays &agrave; l&rsquo;aventure ne sont jamais &agrave; court de discours aussi g&eacute;n&eacute;reux que bien inspir&eacute;s sur la d&eacute;mocratisation et le d&eacute;veloppement. S&rsquo;ils pratiquent l&rsquo;anti-d&eacute;mocratie &agrave; la perfection, ils savent pourtant ce que devrait &ecirc;tre la vraie d&eacute;mocratie, puisqu&rsquo;ils s&rsquo;en r&eacute;clament tous les jours. Pour m&eacute;moire, le dictateur Zairois Mobutu Sese Seko, au plus fort de son r&egrave;gne de plomb et de sang, tenait des discours de plus en plus emphatiques et auto-glorificateurs sur son &oelig;uvre de construction nationale et les progr&egrave;s de la d&eacute;mocratisation que personne ne voyait. Exactement comme au Cameroun. <br \/> Le plus dur r&eacute;side dans le d&eacute;nouement de ces aventures qui semblent amuser beaucoup de ceux qui se croient immortels. Si Fran&ccedil;ois Mitterrand estime qu&rsquo; &ldquo; Un dictateur n&rsquo;a pas de concurrent &agrave; sa taille tant que le peuple ne rel&egrave;ve pas le d&eacute;fi &rdquo;, Franklin Delano Roosevelt avertit : &ldquo; Les chutes futures des dictatures co&ucirc;tent &agrave; l&rsquo;humanit&eacute; bien plus que n&rsquo;importe quelle chute d&rsquo;une d&eacute;mocratie &rdquo;. L&rsquo;histoire nous enseigne que le d&eacute;nouement des aventures dictatoriales a toujours un co&ucirc;t &eacute;conomique, historique, social et surtout humain, que Paul Biya devra avoir la sagesse d&rsquo;&eacute;pargner &agrave; son pays.<\/p>\n<p> Fran&ccedil;ois Bambou<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec la modification de la constitution aux fins de s&rsquo;arroger un nouveau mandat &agrave; la t&ecirc;te du Cameroun, Paul Biya s&rsquo;aligne sur des dictateurs qui ont fait honte &agrave; l&rsquo;Afrique, et pr&eacute;sente le Cameroun comme une authentique dictature tropicale. 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